La fin de ce chapitre a également été une surprise pour moi lol Je les croyais perdus à tout jamais... et les voici revenus en force !...
Chapitre 174 : My Lord, my King
"Saviez-vous que vous vous rendez passible de complicité à l'égard du dissident que vous fréquentez ?"
La voix sifflante de Spears me parvient distinctement du fond de cette ruelle de laquelle il se découpe.
"Et quelle en sera la sentence, mon cher Spears ?"
"La même que celle réservée à votre compagnon. La mort."
"Pour ce qui le concerne, vous n'avez plus rien à lui prendre, Spears. Pas même la vie."
"Ne jouez pas à la plus maligne avec moi."
"Ou je risque de me retrouver en interrogatoire serré ? Ou mieux, en salle de tortures ?" cynique.
"Cessez."
"J'ignore encore quels griefs il vous oppose... je compte bien le découvrir. Mais il est certain que vous l'avez mis dans une rage folle, mon cher William."
Il roule des yeux devant l'usage impoli de son prénom.
"Et pour le plonger dans pareil état, il faut vraiment que l'outrage soit immense."
"Dois-je vous rappeler la nature de ses dernières activités ? Avez-vous donc si peu de mémoire ?"
"Je les tiens pour conséquences directes en réponse à vos agissements, mon cher Spears."
"Petite sotte écervelée." agacé.
"Un autre ton, je te prie, Spears." tonne la voix d'Undertaker, alors qu'il se profile à mes côtés.
"Tiens, tiens... lorsqu'on parle du loup..." cynique.
"Je te demande à l'avenir de ne plus importuner ma tendre compagne. Ceci vaut pour ultime avertissement."
"Auriez-vous à nouveau l'audace de vous opposer à moi ?" regard plissé de rage derrière ses verres.
"S'agit-il d'une invitation ?" sur un ton joueur. "Dans ce cas, je me dois de l'honorer." tirant une sotoba de derrière son dos, lui offrant sa forme d'origine. La faux est toujours aussi impressionnante avec ce squelette qui l'orne, grande lame à double tranchant.
Spears bisque. "Il est d'usage de rendre le matériel, dont les faux, au Département lorsqu'on quitte le service, malappris."
"Je n'avais pas le cœur à laisser ainsi derrière moi une si vieille compagne. Désolé, Spears, si mes façons vous déplaisent."
"Elles me sont intolérables, en effet. Vous n'êtes pas un diable mais vous vous en rapprochez." dégainant son sécateur de grande portée.
"J'ignore si la comparaison tient du reproche ou du compliment. Sans doute un savant mélange des deux." armant la faux, prêt à en découdre.
Spears fait tourner la sienne, d'une main agile.
"Uny..." tremblant pour lui.
"Eloigne-toi, my Lady." me poussant lentement sur le côté, désireux de me préserver.
Spears me fixe. "Je m'occuperai de votre cas plus tard."
"Ha ! Quel comique tu fais, Spears !... Pour cela il faudrait parvenir à bout de moi, chose qui semble hors de portée et maintes fois démontrée par le passé."
"Silence, impudent ! Les contrevenants n'ont pas droit à la parole !..."
"Les contrevenant, comme tu dis, auraient pourtant beaucoup à t'apprendre."
"ASSEZ." se portant à l'assaut.
Undy le pare grâce au manche de sa faux, esquivant dans un premier temps puis finissant par monter au créneau, art maîtrisé jusqu'au bout de la faux, virevoltant souplement, longue crinière argentée suivant le mouvement.
Les voici sur deux toits opposés, à se jauger.
"Eh bien, mon cher Spears ? C'est déjà terminé ?"
Spears grince des dents et porte un nouvel assaut, paré aussitôt.
Au moment où Undy se redresse, le manche télescopique de la faux le frappe en pleines côtes, le faisant grimacer d'une douleur vive.
"Ne me sous-estimez pas !"
Un instant, son genou ploie et il prend sur lui pour porter un coup de faux immanquable qui tranche la chair du bras de Spears. Ce dernier serre les dents.
"Animal dégénéré !" grogne le fonctionnaire.
Undy souffre mille douleurs, côtes fêlées sur une bonne longueur. Il esquisse néanmoins un sourire. "Cette fois..."
"Nous nous retrouverons."
Je bande les côtes basses d'Undy. Ce dernier grimace, tentant de sourire pour me rassurer.
"Arrêt de travail ?"
"Tu n'y penses pas, my Lady !..." offusqué.
"Je te vois mal menuiser un cercueil avec pareille blessure de guerre. Comme je te vois mal remettre cette tâche à Caroline."
"Tu oublies Romain..."
"Ah oui, Romain. Il revient de formation demain ?"
"C'est cela..."
"Je nous prépare un thé ?"
"Quelle délicate attention..."
Je me relève, glissant les mains le long de ses cuisses, venant poser un baiser doux sur ses lèvres, lui arrachant un discret soupir, me rendant en cuisine pour la préparation.
Il m'observe, derrière la cloison transparente. "Quelle vision délicieuse..." régalé.
"Je crains Spears, tu sais."
"Tu m'en diras tant." tentant d'attraper un magazine sur la table basse mais y renonçant face à la douleur lancinante. "Je n'ai jamais vu plus obtus que Spears."
"Sa faux décrit de plus grands cercles que la tienne... là est le problème."
"Je ne pense néanmoins pas qu'il maîtrise la téléportation."
"Nous n'en savons rien."
Caroline frappe et entre. "Patron ? Mme Jefferson est là..."
"Je ne peux hélas la recevoir, Caro line..." depuis le canapé.
Caroline s'avance, découvrant son patron torse nu, côtes bandées.
"Que vous est-il... arrivé ?"
"Une vilaine chute, Caro line."
"Ne mentez pas."
"Une mauvaise rencontre." dis-je depuis la cuisine.
"J'ai préparé la chambre mortuaire, Caro line. Merci de t'occuper de Mme Jefferson et famille."
"Très bien." souriante, regard s'arrêtant sur les jolis seins percés. "A tout à l'heure." retournant vaquer à sa tâche.
J'apporte le plateau avec les tasses fumantes, m'installant à côté de lui, ramenant les jambes sur l'assise, joue posée contre son épaule.
"Je vais pouvoir te bichonner comme jamais." sur un sourire audible.
"Je récupère rapidement, en général. Mais... je peux faire traîner les choses si tel est ton bon souhait." ton coquin.
Je glisse mes doigts entre les siens. "Hmm mmm." autre main allant se perdre du côté des mèches argentées.
"Je suis ravie de pouvoir prendre soin de toi."
"Oh, my Lady." ronronnant presque.
Mais c'était sans compter sur le destin... qui aime particulièrement malmener les vœux pieux.
Alors que je venais acheter quelques douceurs pour mon cher convalescent, dans cette pâtisserie très courue, une voix aussi caressante que claire vint me chatouiller les oreilles.
"Choose your Punisher …
Garuda : charismatic, arrogant, unbreakable
Griffon : player, impudent, untouchable
Wyvern : proud, leader, impulsive."
Inutile que je me retourne. Je reconnaîtrai cette eau de toilette entre mille. Mon sourire s'affine.
Sans même le regarder, je passe commande et règle, m'attardant devant une autre vitrine.
Il ressort de la boutique, venant se placer à côté de moi, paquet tenu à la main.
Mon regard avise son reflet. Toujours aussi séduisant, Griffon.
"Tu as l'air en forme, mon cher Juge."
"Je te trouve une petite mine, au contraire."
"Du temps pour un verre ?"
"Viens donc à l'appartement. Rhada est en clientèle et le Garuda navigue dans les hauts cieux avec notre cher Maître."
"Très bien."
Je mentirai en disant que le voir me laisse de marbre. Au contraire, depuis qu'il m'est apparu, je me tords d'envie de lui... et ça, le Griffon en a une parfaite conscience, dixit le petit sourire qui flotte sur ses lèvres.
Je le suis jusqu'au véhicule. Tiens, encore un qui s'est mis à l'ère électrique avec une Tesla Model S coupé.
Je m'y installe, attachant ma ceinture, retrouvant le parfum de pin qui règne dans le véhicule.
Sa conduite n'a pas changé, volant tenu toujours aussi souplement.
J'observe le jeu sexy de ses cuisses lorsqu'il freine ou accélère.
"Je te plais ?..." joueur.
"Tu m'as toujours plu, Minos."
Ce profil...
Il est certain que nous ne ferons pas que prendre un verre. Mon ventre fait des loopings.
"Tu es haut ?..."
"Il suffirait de très, très peu pour que je le devienne." souriant, coude posé sur le rebord de fenêtre, doigts effleurant sensuellement ses propres lèvres.
"Comment se portent tes frères ?"
"Ils tiennent la forme, je t'en remercie. C'est Violate qui déprime en ce moment vu la façon dont Aiacos s'occupe de notre Maître."
"Huhuhu ! Tu penses qu'il y a quelque chose entre eux ?"
"Va savoir avec ce foutu rapace !..." amusé.
Nous entrons dans le parking souterrain de la résidence de haut standing.
Nous quittons le véhicule et il me propose sa main.
"Quelle est la dernière âme que tu as gratifiée de ta spécialité ?"
"Hmm... laisse-moi réfléchir... oh, oui, j'y suis !... Un graphiste un peu trop obstiné qui a retravaillé notre logo de façon abominable."
Je pouffe.
"Ça devait être beau..."
Nous prenons place dans la cabine d'ascenseur.
"Tu as toujours beaucoup apprécié me voir faire, Léviathan." venant caresser ma joue de la paume, tendre.
"Je dois avouer... joindre le son à l'image."
Il rit de l'expression. "Je commence sérieusement à ressentir l'étroitesse de mon pantalon..."
"Nos..." m'en pinçant la lèvre.
Nous sortons de la cabine. L'appartement se trouve en attique ; un vaste duplex, fidèle à mon souvenir.
Il me fait entrer, déposant sa veste sur le canapé, allant mettre le petit paquet dans le frigo américain avant de se diriger vers la cave à vins.
"Rosé Muscat ?..."
"Très bon choix."
Nous nous installons dans le canapé, à distance presque respectable. Il ouvre la bouteille - des mains remarquablement agiles - et nous sert, se laissant aller contre le dossier, bras ouvert sur moi.
Nous nous regardons et ce que nous voyons nous plaît énormément.
"Dois-je supplier pour que tu m'embrasses ?..."
"Je t'en prie, non." se rapprochant, posant des lèvres exigeantes sur moi. Le seul contact nous électrise. Pourtant, nous jouons un long moment de nos seules lèvres avant d'user de nos langues, en rajoutant à l'étau qui enserre joliment nos reins.
Je m'en lèche les lèvres. "Exactement comme dans mon souvenir..."
Il rit. "Ma belle, ma superbe Léviathan..." soufflé, happé de désir, caressant mes cheveux, faisant tomber la pince qui les retient, observant la masse dégringoler le long des mes épaules.
Je glisse les mains sur ses cuisses. "Encore, Minos..." y revenant, entrant dans le vif du sujet.
Nos langues... qui se saluent presque poliment avant de glisser à délice pour se caresser, nous arrachant des expressions berçant dans l'indécence, corps tordus de désir, reins soulevés.
"Ooooh... Léviathan... ce que tu m'inspires... en ce moment même..."
"Gratifie-moi de ta spécialité, Minos." le fixant droit dans les améthystes.
Il geint de délice en retour, lâchant ses fils sans tarder, m'emprisonnant les poignets pour les faire monter au-dessus de ma tête, main libre soulevant mon haut pour caresser tout, de mon ventre à mon dos, mes seins, y mêlant une langue agile.
Il se consume littéralement pour moi, sexe n'en pouvant plus d'être ainsi comprimé.
"Nos... Nos !..." folle de lui.
Il se libère habilement, s'extirpant sans tarder.
Me soulevant, il descend ma jupe et mon tanga.
"Comme tu es... frémissante... Léviathan !..." régalé jusqu'au bout du sexe, notant à quel point ses caresses granulent ma peau.
"Griff..."
D'un mouvement de main, il vient me placer entre ses jambes ouvertes, s'invitant, tenu par la base. Nous en suffoquons de délice.
"Oooooh... haaaa... c'est... plus... délicieux encore que... dans mon souv..." se penchant d'avant en arrière, sensations vives vrillées au corps.
Il me libère pour caresser tout mon dos, commençant à donner des hanches sous moi.
Je m'accroche à sa nuque, sous les lourds pans argentés, initiant des mouvements le faisant coulisser à merveille, me tenant soulevée à nouveau par la seule force de son cosmos, lui permettant de s'ébattre sous moi, sans subir le poids de mon corps.
"Griff... Ooooh... par Hadès !... Marionnettiste !..."
"Tu... divagues... Lév'... haaaaaah..." enfonçant les doigts de sa main libre au creux de mon dos, surtendu sous moi, faisant saillir les muscles fins de ses cuisses avant de se déverser sur un rauque éblouissant.
Je le suis de près et il accentue l'effet en me faisant reposer contre lui, me laissant bouger à ma guise pour appeler autant d'orgasmes que nécessaires, m'envisageant avec un sourire presque doux.
Après ces moments, nous nous regardons, souriants, corps moites de l'exercice.
"Nous voilà... dans un bel état..." caressant mon visage du bout des doigts.
"Griffon..." allant me réfugier dans son cou, bras noués autour de sa nuque.
"Lév'... si longtemps..."
"Tu as toujours été... mon favori... Minos..."
Petit rire flatté, venant nouer ses jambes autour de moi.
"Laisse-moi encore profiter de ce moment, Léviathan... de toi... ooooh... tu m'as tant manqué..." levant la main pour venir caresser ma nuque.
"Je ne comptais pas m'enfuir... mon beau Griffon." dans son cou, le humant sur un petit rire épris. "Nous deux, c'est... phénoménal quand même..."
"Je me plais à croire que nos destins sont liés, ma chère Léviathan."
Je descends les mains pour caresser son ventre qu'il contracte sous l'effet, sensations encore bien présentes. Je l'avise avec le sourire.
"Dis-moi..."
"Oui, ma chère ?..." envisageant mes lèvres.
"C'est une impression ou... ?"
"Ce n'est pas qu'une impression. Tu m'as... réellement manqué."
Je bouge, observant l'effet sur son visage.
Quelle belle vigueur !...
Il n'y a pas ; je reconnais bien là un Juge de sa Seigneurie Hadès.
"Et Rune ?... Se consume-t-il toujours de passion pour le Maître incontesté du premier Tribunal ?..."
Petit rire de Minos. "Ce fait semble en effet immuable. La dernière fois que je me suis approché de son pupitre, sa plume lui a échappé des mains." amusé.
Je fais courir les doigts de chaque côté de son visage, jusque dans les cheveux. "Il y a de quoi, Minos, tu es superbe."
"Tu me flattes." sur un sourire. "Bouge, Léviathan... pour l'amour d'Hadès..."
Je place les mains sur ses épaules, soulevant le bassin en contractant autour de lui, ce qui lui arrache un soupir étranglé de délice.
"Oooooh... oui... oui, Léviathan... c'est... juste... parf..."
"Je vous ai... toujours appartenu... mes Juges !..." folle de lui, revenant chercher ses lèvres.
"Tu as toujours... haaaaa... été notre égale... magnifique Léviathan..." mains courant sur tout mon corps, n'omettant aucun détail.
"Mon superbe Marionnettiste... capable de briser un corps... en deux mouvements de cosmos !..." lui rendant honneur de la bouche.
Ses mains remontent sur mes omoplates, caressantes, bouche venant s'appliquer sur chaque sein.
"Tu y... penses encore ?... Minos ?..."
Il dirige un regard trouble vers le mien.
"A... ta belle Rose ?..."
"Ah... Léviathan... elle m'a... percé le cœur... à tout jam... haaaaah..." alors que mes mouvements prennent un tout autre tour.
"La plus belle... de tout le jardin d'or d'Athéna..."
"La plus... empoison... néé..."
"Mon beau Griffon... pétri de... perversitééééé..." devant les bruits organiques que jouent nos corps.
"Oooooh... haaaaah... Lév' !..." tête allant dodeliner sur le dossier, chevelure argentée éperdue de désordre.
J'enserre ses hanches étroites, le faisant coulisser à merveille. "Donne-moi tout... Griffon..."
Il vibre de tout son être avant de se déverser dans un ultime spasme, sur un nouveau râle d'abdication totale.
"C'est cela... magnifique Griffon... c'est..." me laissant inonder avec force, à croire que cet orgasme là est encore plus dévastateur chez lui que le précédent.
Il exhale un long soupir de contentement une fois la vague passée, ouvrant les bras en croix, sur le bord du dossier.
"Est-ce que... mon Roi est satisfait ?..."
Petit rire baigné d'endorphines en face. "Il l'est... pour le moment."
Je viens mordiller le tracé de sa mâchoire fine.
Nouveau soupir de ravissement. "Léviathan... il me semble que... tu as su faire évoluer ton niveau... déjà excellent à l'époque où... mes frères et moi t'avons laissée..."
"Hmm ? Une façon de me dire à quel point je suis bonne ?" taquine.
"Je ne... me permettrai pas pareille expression... pas avec une personne... de ta qualité spectrale."
"Nos ?" me redressant alors que je picorais son cou.
"Lév' ?"
"Je veux... te voir rendre fou de passion ton Procureur." yeux brillants de perversité.
La lueur de ma fièvre se communique au regard améthyste.
"Très bien... prenons rendez-vous, dans ce cas." sur un sourire particulièrement allumé d'impudicité.
