Les Juges sont en grande forme... malgré une sévère défaite.
Chapitre 176 : Si ce n'est toi, c'est donc ton frère
"Je ne me vois vraiment pas chercher Lune et la tirer par le bras." ronchonnant depuis un moment déjà.
Minos rit. "Peut-être notre Maître devra-t-il se résoudre à se déplacer en personne ?"
"Alliez-vous vraiment vous combattre, Minos ?" parlant de son amorce de duel avec Aiacos.
"Il nous arrive souvent de ne pas être d'accord, ma belle Léviathan. Des chamailleries entre frères." avec un geste qui élude l'intention.
"Vous vous entendiez si bien..." sur un soupir.
"Chacune de nos réincarnations est différente. Celle-ci semble moins apaisée, en effet." se penchant en avant. "Ceci étant, ta petite mise en scène était de toute qualité et je t'en félicite." sur une pupille allumée.
"Elle ne m'amuse plus, Griffon."
"Oh ?" déçu.
"Je ne puis répondre au souhait de notre Seigneur de nous voir tous réunis. Lune n'acceptera jamais de me suivre bien sagement."
"Demande audience à Sa Majesté et explique-lui la situation."
"Autant renoncer au port du surplis tout de suite."
Minos se dresse sur ses coudes. "Je t'interdis, Léviathan." ferme. "Tu blasphèmes."
"Très bien. Je te mets au défi, Minos."
Il pétille d'impatience.
"Rétablis la situation avec Aiacos tandis que je tente de raisonner Lune."
Alors que je m'apprête à quitter le Royaume, Violate s'interpose de son ombre massive.
"Tiens, tiens, tiens..." narquoise, surplis enfilé.
"Pas la peine de nous faire des politesses, Léviathan. Ton petit numéro avec mon Roi ne m'a pas du tout amusée !..."
"J'imagine." sur un sourire plus prononcé encore. "Ton Roi a, foi de Léviathan, très bon goût. Et je ne parle pas que de celui de sa semence." me léchant les lèvres, provocante.
"JE VAIS TE RÉDUIRE AU SILENCE UNE FOIS POUR TOUTES, LÉVIATHAN !" joignant ses poings, projetant une aura brute.
"Brave Violate... décidément, il n'y a pas que les cieux qui te soient inaccessibles !..." me préparant à faire face à l'assaut, développant un cosmos terriblement joueur et sinueux.
"JE VAIS TE METTRE HORS JEU !" lançant sa première attaque.
"C'est... ridicule !... Hopeless Roaring !" la contrant d'un grognement de mon emblème.
Nous nous jaugeons.
"THE SHADOW OF BEHEMOTH !"
L'ombre s'empare de moi et elle s'apprête à frapper.
"Tss. Roughly sinking !" l'ébranlant en ouvrant la terre sous ses pieds.
Elle s'accroche aux parois et s'évite ainsi d'être engloutie, me faisant à nouveau face.
"Assez, Violate." intervient la voix sauvage d'Aiacos.
A son approche, Violate ploie le genou.
"N'encourage pas Léviathan a te porter son attaque ultime."
"Aiacos Sama..." humiliée.
"Regagne notre navire. Immédiatement, Violate." autoritaire.
Elle ne cherche pas à discuter avec le Juge.
Je me redresse une fois qu'elle se trouve hors de portée.
"Je suppose que tu allais partir pour accomplir la quête dont notre Maître t'a chargée, Léviathan ?"
"En effet."
"Que les Ténèbres te soient favorables, Léviathan."
"Minos." foulant la marche du palais.
"Aiacos." prêt à un éventuel assaut. "Es-tu venu terminer ce que nous avions commencé tantôt ?..."
Garuda rit. "N'avons-nous pas mieux à faire en l'absence de Léviathan ?" s'installant sur la banquette, attrapant une coupe.
"Il est exact que nous avons la charge de nos Tribunaux respectifs."
"Voilà bien longtemps que je n'avais plus jugé d'âme, Minos. L'exercice semble me manquer."
"Je t'enverrai plus d'âmes que nécessaire pour combler ta soif de jugements, mon cher Cos." retrouvant un peu de leur complicité de jadis.
Ma mission s'est évidemment soldée par un échec...
Je reviens bredouille et demande audience auprès de Hadès.
"Ainsi donc, Sphinx a rejeté ma demande. Fort bien. Son surplis lui est retiré à tout jamais."
Ouch ! Ça ne rigole pas, dis donc !...
"Tu peux te retirer, Léviathan."
"Seigneur... j'ai été incapable de faire revenir Sphinx parmi nous... j'insiste pour me racheter."
"Je te charge de rallier un Sphinx dont la valeur et la dévotion à mon égard ne feront pas défaut, Léviathan. A présent, va."
"Bien, ô grand Hadès."
Voilà une mission qui me convient bien mieux !...
Je n'en veux pas du tout à Lune... après tout, le passé demeure le passé et elle semble plutôt tournée vers l'avenir.
Alors que je m'apprête à rejoindre le palais de Minos, Tokusa du Hanuman vient à ma rencontre et m'annonce que je suis attendue sur la galère noire d'Aiacos sur laquelle Minos se trouve.
Je m'y rends, vêtue d'une toge leur faisant honneur.
"Ah !... Spectre du Léviathan !..." m'accueille le maître des lieux.
Minos lève les yeux sur moi.
"Prends place, que mes servantes soient à ton service comme il se doit."
"Quelle mine fatiguée, Léviathan." note Minos.
"Je suis à présent chargée de recruter un nouveau Sphinx."
"Elle a donc décliné l'offre ? L'impudente..." lâche Aiacos.
Minos esquisse un sourire. "Vas-tu te rendre en Asgard afin de la châtier, Aiacos ?"
"Tss. Worthless." à deux doigts de cracher son mépris au sol. "Ceci dit, je lui rappellerai bien à l'occasion qui est son maître. Je ferai mettre cap sur cette cité baignée de lumière qu'est Asgard et... je ferai en sorte que ma galère noire recouvre de son ombre imposante le palais dans lequel elle a trouvé refuge."
"Il va le faire..." chantonne Minos.
Aiacos se lève, foulant le sol d'un pas rageur, se rendent en salle de commandement.
"ESCLAVES ! CAP SUR ASGARD !"
Le navire se met en mouvement, gagnant les cieux avec vitesse.
Aiacos note qu'un de ses hommes est décidé à prendre la fuite, châtiant l'impudent sans plus attendre, trucidant cinq autres d'un coup.
"Ta puissance est phénoménale, Cos." s'amuse Minos.
"Ils sont si faibles, au demeurant." sur un ton baigné de mépris.
Lorsqu'ils reviennent, ils notent que je me suis endormie sur la banquette en leur absence.
Arrêtés devant moi, debout, ils me regardent.
"Qu'elle est belle, ne trouves-tu pas, Nos ?..."
"Absolument." souriant.
Aiacos repousse lentement une mèche de cheveux échappée. Le Garuda, d'ordinaire si sanglant et si sauvage, se fait douceur.
"Le chemin va être long. Autant prendre du repos, qu'en penses-tu, Nos ?"
"Je valide."
J'émerge lentement d'un rêve cotonneux, sentant à quel point leurs deux corps sont entremêlés au mien.
C'est Aiacos qui a premier conscience de mon réveil, main venant chercher du côté de mon sexe, flattant sur la toge.
Le résultat escompté ne se fait guère attendre et j'en geins, corps se tendant par spasmes délicieux à mesure que mon sexe s'ouvre et suinte.
Minos vient de se réveiller lui aussi, devinant, au son et à l'image, ce à quoi se livre son cher frère.
Sa main vient prendre le relais de celle d'Aiacos, glissant habilement sous le tissu.
Un soupir lourd le traverse lorsqu'il note à quel point mon corps est éveillé.
"Uh... je devine qu'elle doit déjà être en état de nous recevoir..." se régale Aiacos.
Minos poursuit, se tendant joliment de son côté. "Elle l'est..."
"Rem... remplissez-moi... mes magnifiques Juges..." les cherchant l'un et l'autre, des bras.
Bref échange de regards.
"A toi l'honneur, Cos."
Le Garuda ne se fait guère prier, jouant à l'entrée moite avant de s'y inviter jusqu'à la garde.
"Oooooh... elle est..." jolie tête de cheveux dodelinant de délice.
"Garudaaaa..." tendue sous son assaut habilement mené.
Minos nous observe tour à tour, allant s'empoigner lorsque l'appel résonne trop fortement dans sa chair.
Garuda cesse. "Je veux... occuper ma place de choix, Minos."
Nous savons tous ce que cela signifie. Le magnifique Garuda a une nette prédilection pour les prises par derrière.
Minos lui cède volontiers la place tandis que je me place dos face au torse agréablement bâti de l'Oiseau mythique.
Son sexe s'ébat, dominateur, entre mes jambes.
Minos vient au-dessus, écartant délicatement la belle érection de son frère d'armes, pour s'inviter en pleine moiteur, perdant les sens à mesure qu'il s'enfonce et bouge.
Son regard bascule entre les deux visages qui lui font face.
"Ooooooh... je ne saurai dire... précisément en cet instant... duquel d'entre vous j'ai le plus envie..."
Sourires complices des parties adverses.
Le jeu dure un moment, nous poussant jusqu'aux frontières de l'orgasme avant de nous rétracter puis de reprendre.
A la fin, Minos décide de comprimer le magnifique sexe du Roi de Karura contre le mien, exécutant des mouvements et des frottements de plus en plus vifs, visiblement très excité par ce qu'il provoque.
"Tu l'as mérité... Cos..."
A l'allure où vont les choses, nos corps se tendent, faisant pulser un plaisir dangereux à travers chaque fibre de nos êtres.
"Haaaaaaah... Mi... nos !..." le prévient Aiacos.
"Je... je vais jouir !..." en seul appel égaré.
Je le reçois dans et hors de moi, éclaboussant généreusement de sa semence royale.
Devant nous, un Griffon au sexe plus que jamais érigé.
Il s'insère et prend sa part en quelques mouvements de hanches.
"Ooooh... tu nous as manqués, à l'évidence... belle Léviathan..." s'affaissant sur moi une fois les plus belles vagues passées.
"Quel... quelque chose d'énorme approche rapidement ! Va prév... ARGHHHHHHHH !"
La proue du Garudaship vient de s'encastrer dans l'observatoire asgardien.
"Quelle entrée en matière !..." se félicite Minos.
Loki en est immédiatement informé.
"Enfin un peu d'agitation !..." se félicite Lune.
Severus se contente d'un vague haussement de sourcil.
"Manœuvrez pour prendre de la hauteur ! Pulvérisez-moi ces larves !" ordonne Aiacos à son équipage. Les coups de fouet pleuvent.
Le Garudaship se dégage et se fixe sur le ciel radieux d'Asgard.
"Sortez les canons, esclaves !"
L'ombre de l'imposant bâtiment vient se fixer directement sur le palais de la famille royale.
C'est la panique générale à Asgard.
Loki est fou de rage et Lune envisage le navire connu avec sang froid.
"Hmm... des ennemis déclarés ?..." questionne Severus.
"Pas tout à fait. Je prends personnellement la tête de la riposte asgardienne." d'un pas décidé pour rejoindre la base aérienne.
"Ils rassemblent leurs troupes." note Minos.
"Un coup de canon aura tôt fait de les défaire tous. Et je ne parle même pas du Surendra-jit." se délecte Aiacos, au sommet de son art.
Je suis franchement inquiète pour Lune. "Cos... c'est bon, nous pouvons partir à présent. Ils ont compris la leçon."
Le feu qui ronge ses prunelles n'augure rien de bon.
Soudain, un coup terriblement violent ébranle le bâtiment.
C'est Lune, à la tête d'un petit vaisseau spécialement conçu pour l'abordage, qui vient d'éventrer la coque du Garudaship.
Aiacos en est ébahi.
Lune laisse Loki et ses hommes s'occuper de maîtriser l'équipage.
Elle fait irruption dans la salle de pilotage.
"Je ne demande pas qui est l'instigateur d'une telle attaque." fixant son regard sur Aiacos.
Ce dernier rit, fou de rage.
"Je ne suis peut-être plus l'une des vôtres, Juges, mais j'exige de pouvoir vivre en paix."
"Où est-ce que tu t'imagines, ex-Sphinx ?!" grogne le Garuda. "Tu exiges ? Hahahaha ! C'est trop drôle !"
"Aiacos, quiet." dis-je.
"Ce n'est pas une ex-Spectre qui va me faire peur !" se mettant en position de combat.
"Je vais te rabattre le caquet, Juge. Et estime-toi heureux que je ne le fasse pas devant tes hommes."
"Hahahaha ! Oui, c'est trop de bonté !..."
"Aiacos... stop." grognais-je, agacée.
Mais on n'arrête pas ainsi un Garuda en pleine ardeur de combattre !...
Les coups s'engagent entre les deux adversaires.
Lune virevolte, souple.
Aiacos n'est que violence pure.
Un moment, il se prend un coup dans les reins et valdingue contre la barre.
"Je vais te gratifier de la spécialité apprise auprès de l'un des vôtres, tu m'en diras des nouvelles !..." invoquant les flammes noires de Kagaho du Bénou.
L'attaque est connue pour être dévastatrice, capable de venir à bout de tous les surplis.
Elle fait voler en éclats la pièce de poitrine d'Aiacos.
Je me jette devant lui.
"ARRÊTE, LUNE !"
"Léviathan ?..." éberluée. "Qu'est-ce que tu fiches ?! Laisse-moi lui régler son compte !..." avec un geste m'intimant de dégager la place.
"Nous... allons partir."
"QUE RACONTES-TU, LÉVIATHAN ?!" hurle Aiacos, humilié.
Minos grince des dents et serre les poings.
"C'en est assez, Minos, Aiacos." les rappelant à l'ordre.
Lune nous gratifie d'un regard exceptionnellement dur, tour à tour. "OK. Je ne veux plus jamais vous voir franchir le porche sacré d'Asgard, est-ce bien compris ?!"
"LÉVIATHAN, DÉGAGE DE LA !" cherchant à me bousculer pour se relever, la rage au ventre.
"Tiens-les bien en laisse, Lévi." me conseille Lune.
"Hey... tu oublies que le chien, c'est Rhada." sur un ton enjoué.
Lune esquisse un petit sourire avant de quitter la salle.
"Il boude encore ?" questionnais-je.
"Il y a de quoi..." souligne Minos.
"Je vous ai sauvé la vie."
"Nous étions deux Juges contre son armée !..." rétorque Minos.
"Mon pauvre Minos... tu es donc si aveugle ?..." ébahie.
Minos se pince la lèvre.
"Lune est bien plus qu'une simple Spectre. Elle vous aurait mis à terre en quelques prises bien senties."
"Je... l'aurai contrée avec ma technique pendant qu'Aiacos lui aurait..."
"Oh please, don't be ridiculous, Minos !... Comme moi, elle a compilé plusieurs formes de combat. Sa parfaite maîtrise des flammes noires en a été un exemple édifiant. Tu as pourtant bien vu la pièce de poitrine d'Aiacos se fendre sur toute sa longueur, non ?!"
Minos est bousculé, refusant de l'admettre.
Les deux frères sont décidés à bander leurs plaies.
Alors qu'ils cheminent entre les colonnes de marbre d'un couloir d'Antinora, le domaine du Garuda, Minos lâcha discrètement ses fils invisibles sur les poignets de son cadet, les rassemblant d'un geste, faisant monter haut les prisonniers, plaquant Garuda contre le mur sur lequel couraient les veines de la pierre de prix.
"Min..."
Un baiser, presque sauvage, vint clore les lèvres du magnifique Garuda.
Main tenue haute visant à maintenir les poignets d'Aiacos, Minos tenait à sa merci un oiseau de choix et, tandis que le baiser dégénérait agréablement, il remontait, de sa main libre, le haut sombre d'Aiacos.
Le corps du Garuda avait toujours été plus charpenté que celui, fin mais tonique, de Minos.
A en juger par les mains tenues lâches d'Aiacos, ce dernier était tout disposé à devenir le jouet de l'aîné.
Aiacos finit par nouer une jambe autour de celles de Minos, le faisant ployer contre lui.
"Hey... tu crois que tu vas mener la danse, Griffon ?..." sur un regard particulièrement attisé.
"Il s'agit d'une certitude, lillebror." revenant à ses lèvres, prise avec d'autant plus de fermeté.
Ah ! Qu'il était décidément délicieux de tenir ainsi en son pouvoir l'orgueilleux et l'intraitable Garuda !...
Malgré les protestations du bel Aiacos, ses mains liées étaient loin de s'être crispées ou serrées en poings, signe qu'il était à fond dans le jeu.
Minos s'en trouvait dur de gourmandise, attisé par ce que lui offrait le Garuda en retour.
Ces deux-là, malgré leurs chamailleries, avaient toujours matché.
"Que dirait notre chère Léviathan si elle nous voyait ?..."
"Assurément, le spectacle lui conviendrait."
"Mmm... Cos... magnifique Cos..."
"Libère... mes poignets, Nos... j'ai très envie de toi... tout de suite..."
"Tiens sur tes jambes, magnifique Garuda..." ouvrant le pantalon sombre pour l'extirper et le caresser, le rendant fou de sensations.
"Haaaaan... haaaaaah... Nos... Nos..." cherchant la bouche pour la malmener, frustré de ne pouvoir utiliser ses mains.
"Tu es à moi, Garuda... pas à Violate, ni même à Léviathan... tu es à moi." franchement fou de son frère.
Garuda bouge des hanches comme il le peut, se caressant dans le poing de Minos.
Des sons de plus en plus lourds lui échappent.
Il suinte du supplice.
Minos sait si délicatement et précisément le caresser, répartissant la moiteur exquise de ce qui s'écoule de la verge tendue, au moyen du pouce, sur le frein sensible.
"Nos... haaaaaan... Nos !..."
Ce ne sera sans doute pas la première fois que le rouge carmin du tapis sera souillé par des excès charnels comme celui-ci.
