Ils sont insatiables... malgré la gravité de la situation.
Chapitre 179 : Enfers vs Magie
"Les vies de ces Juges sont résolument profondes de mystères. J'ai même eu du mal à situer toutes leurs réincarnations." admet Rogue, sur le chemin du retour avec Lune.
"Tu as... lu les mémoires des Juges ?" cillant.
"L'occasion était bien trop tentante !..." regard joueur.
Lune rit. "Tu n'en manques pas une, Professeur !..."
"Je ne leur fais absolument pas confiance." grogne Aiacos, contrarié.
"Nous n'avons pas le choix, Lillebror." le tempère Minos. "Il s'agit là d'une alliance temporaire."
Aiacos crame un garde qui passe à proximité. Ses hurlements sont un délice aux oreilles du Juge.
"Nous avons affaire à un grand mage, Cos. Il nous faut des armes ajustées pour nous permettre de ramener sa tête à notre Seigneur." affirme Minos.
Les femmes en noir se pressent, sachant pertinemment qu'il vaut mieux éviter de se trouver dans le chemin du Juge habité par la colère.
Minos les observe d'un œil morne, amusé par le mouvement de panique que la rage de son frère inspire.
"Tu peux tout aussi bien demeurer ici et cramer la quasi-totalité de ton équipage - je te saurai gré d'y inclure ta précieuse Aile."
Aiacos lui adresse un regard meurtrier.
"Bien." annonce Minos, se redressant. "En attendant d'en savoir plus sur notre adversaire, j'ai une Léviathan à satisfaire."
"Aiacos est en rage." m'annonce Minos, caressant ma hanche, allongé, tandis que je demeure assise, lisant, bras glissé sous sa tête.
"Ça lui passera."
"Toi, que penses-tu de ce Snape ?"
"Hmm... sorcier très puissant, semble-t-il. Puisque nous sommes confrontés à un phénomène magique, autant faire appel aux plus calés en la matière, ne penses-tu pas ?" me retournant de moitié, sensible à ses attouchements.
Minos m'appelle de tout son corps ; venant me frôler de sa cuisse, caresses plus appuyées sur ma hanche.
"Tu es... en appétit, Griffon."
Il me répond par un sourire.
Glissant une main sur l'arrière, je le cueille à l'aveugle, appréciant de le sentir déjà renflé.
Il se cale un peu mieux contre ma paume, venant faire pression sur ma main pour accentuer l'attention, bouche s'entrouvrant de délice.
"Attends..." abandonnant ma lecture pour venir m'allonger sur sa couche, paume appuyant la dureté des caresses.
Son menton se lève de délice. "Oooooh... mmm..."
"Là ?..."
"Oui, oui... c'est... parfait..." jouant des hanches contre ma paume, arrimant une main à ma fesse. "Si tu savais... ce qui me travers en ce moment même..." sur un petit rire coupable.
"J'aimerai beaucoup." m'installant mieux, prête à entendre la confession.
"C'est..." petit rire. "... inimaginable la façon dont... tu me fais m'emballer..." venant jouer d'une main dans les cheveux encadrant mon visage. "A tel point que je... n'ai envie de te partager avec aucun de mes frères."
"Cela tombe bien, je n'ai d'yeux que pour toi, Griffon." cherchant sa belle bouche.
Ses paupières frémissent durant le baiser et il laisse passer un soupir délicat.
"Tu sais... je me suis toujours demandée pourquoi... le gardien de la douzième et dernière maison s'est ainsi porté à la tête de ton assaut contre le Sanctuaire..."
"Ooooh... Albafica me voulait... plusieurs fois, il a évoqué mon nom assorti de mon titre, cherchant à me faire descendre dans l'arène... il me voulait. Réellement. Indiscutablement. Outrageusement." revenant au baiser, l'attisant un peu plus. "Albafica voulait me cueillir. Comme on cueille une rose ténébreuse dans un jardin."
"Et toi... tu es descendu, Juge."
"Ah... oui. Il me réclamait tant. Personne ne m'a jamais incité au duel avec une telle force de persuasion... Rose... dorée..." levant la main comme s'il avait encore le pouvoir de s'octroyer quelques pétales.
"Tu es descendu et tu l'as tenu en ton pouvoir."
"C'était, je dois bien l'avouer, un moment délicieux. Plus mes fils pénétraient ses chairs, plus l'excitation grimpait en moi... Plus mes actes étaient odieux, plus la Rose se rétractait..." améthystes fixés sur ce pan de son passé, pupilles à la dérive, englouti par une panoplie de sensations extraordinaires.
"Ce devait être un combat magnifique, Griffon." ouvrant ce qu'il porte pour venir le chevaucher, conquérante.
La sensation le ramène au présent.
Engoncé jusqu'à la garde, il me regarde mouvoir mes hanches à plaisir.
"De mémoire de Griffon, il n'y en a... pas eu deux comme lui..." souriant sur le sort d'Albafica.
"Contresens, Griffon... contres..."
Il s'exécute, donnant des hanches lorsque les miennes replient.
La sensation se précise, se faisant plus aiguë, avant que tout bascule.
"Tu as le sourire, Professeur." constata Lune en entrant dans la salle réservée aux potions de Rogue.
"La raison en est simple : je suis dans mon élément."
Lune prit place sur un tabouret.
"Tu as donc tellement de mal à trouver ta place, toi, un être aussi brillant ?"
"Brillant ?" suivi d'un petit rire. "Tu ne connais rien de mon passé. L'époque où je voulais me cacher, disparaître."
"Oh, comme c'aurait été dommage, Professeur. Pourquoi voulais-tu te cacher ? Te cacher de quoi, d'ailleurs ?... De... qui ?"
Diable, elle ciblait très juste !...
"D'un amour malvenu."
"Oh, je vois." jouant avec quelques fioles. "Et maintenant ? La lumière d'Asgard t'est-elle suffisante ?"
"Je ne suis pas un homme de lumière, Lune. Je suis un homme de l'ombre. Je l'ai toujours été."
"Évidemment. Un bel agent-double, il me semble. Qui va faire tomber celui dont on ne prononce pas le nom dans un piège aux dents ouvertes, prêtes à l'accueillir."
"La moindre erreur nous serait fatale."
"Voyons... nous avons trois Juges des Enfers à nos côtés." cynique.
"Ton histoire avec eux me semble longue et sinueuse." remuant le mélange d'une fiole, tout en surveillant l'alambic.
"Ne fais pas l'innocent. Tu as lu dans mes souvenirs. Tu ne fais que ça. Tu ne t'en prives jamais."
"Ce serait gâcher." avec le sourire qui va bien.
Il en est un qui craint particulièrement Minos. Il s'agit d'Alliochar. Ce Spectre maudit est en charge d'une annexe des Enfers qu'il ne gère pas de façon irréprochable.
Hadès lui a déjà adressé un coup de semonce. Alliochar en a tenu quelques temps compte avant que ses mauvaises habitudes ne reprennent le dessus sur son allégeance au Souverain.
Il vit de rapines plus ou moins masquées, persuadé que Sa Majesté ne mobilisera jamais un Juge pour venir le châtier. Grossière erreur...
"Minos, Spectre de l'Étoile Céleste de la Noblesse du Griffon, mon premier Juge."
"Votre Altesse." ployant genou devant sa grandeur.
"L'heure est venue de nous occuper de ce cher Alliochar. Je sais qu'il craint ta technique plus que tout autre chose. Aussi, je te charge de lui enseigner à quel point me désobéir peut être lourd de conséquences."
"Bien, Majesté." esquissant un sourire particulièrement sadique. "Désirez-vous que je le laisse en vie ?"
"Inutile, Minos. Léviathan se chargera de lui trouver un remplaçant digne de confiance. Va, à présent."
"Puis-je emmener Léviathan avec moi, Seigneur ?"
"Tu as carte blanche, Minos."
"Merci, votre Grandeur." se relevant pour se retirer.
Minos connaît le chemin jusqu'à l'annexe. Il n'a jugé bon de n'être accompagné d'aucune garde.
Le cas d'Alliochar fait partie des affaires internes que le Juge ne souhaite guère ébruiter afin de ne pas ternir la réputation de notre Souverain.
Une fois de plus, il me témoigne une confiance immense.
En chemin :
"As-tu revu Ingrid de Norvège récemment ?"
"Oooooh oui. C'est une adolescente, à présent. Seize ans, tu te rends compte ?" avec une affection certaine dans la voix.
"J'imagine que... la vie lui va bien."
"Mieux que la mort, veux-tu dire ? Si notre Souverain me l'avait demandé..."
"Je sais, Minos. Je connais ta grande dévotion à l'égard de notre Seigneur."
Nos ailes nous posent en bordure du territoire contrôlé par Alliochar. Minos pose l'index sur ses lèvres et nous faisons taire nos cosmos.
Alliochar est visiblement en train de stocker précieusement ce qu'il a subtilisé à Hadès.
Sur une montée vive de cosmos, Minos lâche ses fils, emprisonnant ses membres pour le hisser dans les airs.
"WOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !" surpris et complètement paniqué.
"Alliochar." grogne la voix profonde de Minos.
"Sei... Seigneur Min... Minos !..." agité, obligeant Minos a la brutalité pour le maintenir fermement sous emprise, dans un violent déploiement de cosmos.
"Ton comportement est inadmissible." d'une fermeté indiscutable.
"Sei... Seigneur Minos... je peux... tout expliquer !..."
"Inutile." l'obligeant à une torsion monstrueuse des jambes.
Les hanches rompent, le faisant hurler de douleur.
"Mmm... quelle douce mélopée que voilà." apprécie Minos. "Bien. Les bras, à présent." faisant se luxer les épaules dans des craquements creux sinistres.
Il pendouille, désarticulé. Seule la force des fils terribles de Minos le retiennent au-dessus du sol.
"Alliochar, rappelle-toi que nul ne peut tromper notre Seigneur." est la dernière sentence audible pour ce renégat.
"Pourquoi a-t-il fait cela, à ton avis, Professeur ?"
"Je n'en sais rien encore."
"Tu dois bien avoir un petit avis sur la question, je me trompe ?"
Rogue sourit. "Tu commences à bien me connaître..."
"C'est agaçant ?"
"Plutôt, oui."
"Efface ton sourire pour que ce soit plus crédible, Professeur."
"Peut-être qu'il cherche à asseoir son pouvoir. Ou qu'il a cherché, par ce moyen, à effacer toute trace de son existence."
"Uh ? Le plus grand piège du diable est de faire croire aux humains qu'il n'existe pas ?..."
"C'est un peu le principe, en effet."
Rogue finit la potion et la mit sous fiole. "Où donc est Loki ?"
"Il avait une affaire à traiter du côté de Jotunheim."
"Tiens donc... Y aurait-il de l'agitation du côté des Géants des Glaces ?"
"Lui aussi cherche à asseoir son autorité."
J'ai déjà souvent surpris Minos poser sa main sur l'emplacement du cœur, là où, jadis, la tige de la belle rose empoisonnée s'était fichée.
Le Griffon a ses blessures. Et elles sont d'ordre narcissique.
Minos avait sous-estimé Albafica. Et Albafica en avait fait la démonstration.
Le monstre de cruauté s'était pris une leçon difficile à avaler : terrassé par une fleur - même s'il s'agissait de la reine des fleurs - dont la tige contenait le suc empoisonné d'Albafica.
Minos n'y avait tout d'abord pas cru, se rebellant contre ce fait, provoquant une colère capable à elle seule de rayer un village entier de la carte.
Le Griffon n'était pas que fils. Il était aussi tempête. L'attaque "l'envol du Griffon" était aussi efficace que spectaculaire. Le cosmos, qui jaillissait de lui, se répercutait en souffles violents capables d'éventrer la terre. Passer à travers les moellons épais des habitations ne lui posait pas non plus le moindre souci et il agissait telle une masse, ailes ouvertes, fendant tout ce qui se dressait sur son chemin.
Assurément, Minos possédait un côté nettement destructeur qui tranchait avec la délicatesse sadique de sa "manipulation cosmique".
"Si nous allions voir Ingrid une fois notre mission terminée et les volumes rétablis ?" proposais-je à Minos.
"Léviathan, tu me régales !..."
"Tu ne lui as jamais décliné ta véritable identité, je suppose."
"Par Hadès, non !..." petit rire. "... Je demeure cet expatrié norvégien un peu farfelus, établi en France, qui possède une grande admiration pour la famille royale."
"Tu fais quasiment partie de la famille. Tu la connais depuis qu'elle est enfant. Ton attachement pour elle est d'ailleurs fascinant."
"J'avoue avoir été présent lorsqu'elle a poussé son premier cri. Quelle magnifique journée que ce 21 janvier 2004... l'arrivée de ce petit ange blond m'a bouleversé. J'aurai tant aimé pouvoir la prendre dans mes bras à son arrivée au monde. Oh, je ne m'en suis pas privé la nuit suivante dans la nurserie. Elle ne me semble pas avoir été effrayée par les ailes de mon surplis... nous avons, depuis, un lien très fort."
"Un grand Juge d'Hadès, en surplis, dans une nurserie... tu n'as peur de rien, Griffon." riant.
"N'existe-t-il pas un adage qui déclare que lorsqu'on aime, on ne compte pas ?..."
"Severusssss..."
"Seigneur." faisant la courbette devant le très redouté sorcier.
"Quelles nouvelles m'amènes-tu, Severussss ?..."
Il ignorait lequel il détestait le plus : Nagini ou son maître ?... La bête aimait à s'enrouler de plusieurs tours autour des pieds de Rogue. Et c'était là proprement insupportable !...
"Il me semble avoir décelé de l'agitation du côté du Royaume des Morts."
"Tu es observateur, Severussss." allant caresser la tête du reptile. "J'ignore si je dois m'en réjouir ou craindre un tel don..."
Severus déglutit. Ce n'était pas le moment de montrer une once de faiblesse !... Pour se donner du courage, Rogue se mit à penser à Lune. S'il était bien une chose que ce sorcier ne pouvait saisir, c'était bien l'amour. Snape se sentit immédiatement dans une bulle. Ce qu'il ignorait, c'était que Lune lui adressait des ondes positives depuis Asgard. "Allons, Professeur, ne crains point. Je suis avec toi."
"Je n'ai... pas saisi l'intérêt d'une telle attaque aux Enfers." amena Rogue.
Voldemort s'installa sur un fauteuil, appelant Nagini à lui. "Il est pourtant d'une simplicité enfantine, Severussss."
Rogue attendait. Patiemment.
"Le titre de Seigneur des Ténèbres me revient de droit, tu m'entends, Severussss ?!"
"Je peine à croire que seul un titre vous ait poussé à agir."
"Quelle pertinence. Tu es redoutable, Severussss." le soutenant d'un regard reptilien. "En effet, si je venais à effacer toute trace des registres, qui pourrait encore se permettre de me juger, dans le monde souterrain ?"
"Quel plan remarquable." sourit Rogue.
"N'est-ce pas ?"
"Ne craignez-vous pas cependant les Juges d'Hadès ? Tout autant qu'Hadès en personne ?"
"La magie et les sortilèges n'ont jamais vraiment été leur point fort. Ils m'offrent donc un anonymat de premier choix. Mais toi, Severusss..." se penchant subitement en avant, désignant Rogue d'un doigt monstrueusement osseux et déformé. "... je veux que tu gardes un œil sur leurs agissements et que tu me rapportes avec fidélité leurs faits et gestes. Puisque tu as déjà un pied en Enfer."
"Bien, Seigneur. Je vais m'y employer sans tarder." se retirant à petits pas, sur un dernier sifflement de Nagini.
"Regarde-le, Minos..." soufflais-je à l'oreille attentive du Griffon, fixant les yeux sur cette saloperie sexy qu'était le Garuda. "Ne te fait-il point envie ?..."
Petit rire de la part de l'argenté. "Moi non. Toi, visiblement, oui." prenant délicatement un fruit en main.
"Tu n'as pas dû bien regarder, Minos..." m'en pinçant la lèvre, yeux toujours rivés à ce corps superbe, souligné par le port d'un vêtement seyant sombre, qui se meut avec aisance.
"Oooooh si, détrompe-toi. Je connais l'oiseau dont il est question. Je le connais même par cœur. Chaque creux, chaque renflement de sa musculature me sont familiers."
"Minos..."
"Veux-tu que je l'appelle pour toi, Léviathan ?"
"Tu sais ce que j'adore chez toi, Minos ?... C'est que tu sois si superbement bi."
Il rit suffisamment fort pour attirer l'attention du Garuda.
"Quelque chose d'amusant, Minos ?"
"Léviathan saurait te l'expliquer mieux que moi." posé, regard améthyste pris d'un reflet joueur.
Le Garuda bascule les yeux sur moi - d'un mauve beaucoup plus profond que celui de Minos.
"J'attends, Léviathan."
"Et tu sais à quel point Aiacos déteste attendre, Lév'..." renchérit Minos.
Je me redresse sur les coudes, les avisant du regard, l'un et l'autre.
"Oh, je pense avoir compris." sourit Aiacos.
"Il semblerait que notre Léviathan soit armée de gourmandise pour deux, Lillebror."
Aiacos se retourne sur la banquette, sur le dos, pressant un fruit, d'une main, laissant couler le délicieux nectar jusqu'au fond de sa gorge.
J'en déglutis de ravissement.
"Tu en rajoutes à plaisir, Lillebror." note Minos.
"Je veux que Léviathan en suinte." se léchant les lèvres, fixant sur moi.
"Ooooh, même si je ne suis pas à demeure, je puis en attester." confirme Minos.
Quel plaisir d'être le centre de leur intérêt.
Je les considère bien plus que des hommes ; ce sont des Juges, mes Juges !...
"Bien. Qui commence ? Cos ? Nos ?..." les avisant tour à tour, descendant une main plus bas pour entamer la tension qui me brûle.
"A toi l'honneur, Cos." lui cède Minos.
Garuda a le sourire triomphant en se levant.
Arrivé devant ma couche, Aiacos me soulève la jambe qu'il pose délicatement, cheville contre son épaule. Bref échange de regard avec Minos qui n'en manque pas une miette.
Il octroie quelques caresses à ma jambe nue, se laissant monter gentiment.
Sa main descend toujours plus bas et il glisse sous la dentelle, y constatant, avec un son étranglé, ce qu'il soupçonnait depuis un moment déjà.
"Est-elle... prête comme il le faut, Cos ?..." questionne Minos, pupilles dilatées.
"Oooooh... Nos... elle n'attend... plus que moi." fouillant de plusieurs doigts, érection parfaitement visible sous le pan de sa tunique seyante.
Il y goûte un instant, animal, pupilles à la dérive.
Mes mains montent pour caresser son torse admirablement dessiné et descendre sur ses hanches larges.
"Défaits-toi, Garuda. Et prends-moi ici."
"Directive !..." s'amuse Minos. "Vas-tu te laisser ainsi commander, Aiacos, mon frère ?..."
"Exceptionnellement." presque grogné, se défaisant à la hâte pour se faire saillir.
Cette jolie prune éclose et sa fière courbure sont remarquables.
Aiacos glisse le pouce le long de la hampe, pressant fermement son sexe pour le faire perler de délice. Il suinte déjà des prémisses que mon état lui inspire.
M'ouvrant totalement à lui, il s'engouffre avec aisance, butant jusqu'à la garde, poussant un long soupir vibrant.
Minos le partage, érigé sous la toile de sa tenue, se dégageant pour se caresser.
Aiacos commence à bouger harmonieusement des hanches.
Bientôt, nous en geignons de concert, fous l'un de l'autre, sensations s'amplifiant.
Nous visons l'orgasme à trois ; voilà une prouesse dont seuls les Juges sont capables.
Minos adapte la rythmique de ses mouvements en fonction des élans poussés par son Garuda de frère.
Aiacos m'adresse un regard flou avant de lever le menton.
"Léviathan !... Nos !..." annonçant le point de non-retour.
"Cos !..." Minos et moi, de concert.
Il finit par jouir, surtendu au creux de moi, me gratifiant de jets d'une onctueuse générosité.
Je le suis de très près, contractant autour de lui pour lui faire tout donner.
Derrière nous, la voix de Minos s'élève, giclant sur son ventre nu.
