Ça n'arrête pas lol


Chapitre 180 : Mission accomplie

Minos appose des baisers doux, pleins de dévotion, sur la peau dorée de son Garuda de frère.

Ce dernier gît dans un demi-sommeil.

Le Népalais pure-souche possède un joli hâle doré. "Comme un biscuit tout droit sorti du meilleur four infernal." a un jour comparé Minos.

Plusieurs fils viennent attacher les poignets du Garuda pour les lier et les faire monter haut.

"Nos !..." bien éveillé à présent, prêt au sursaut de retour.

"Oh, laisse-moi donc m'amuser un peu, Garuda..." venant mordiller chaque bille de chair.

J'observe leurs jeux de près.

"Arrête ça tout de suite, Nos." grogné en cascade.

"Sais-tu seulement combien de temps cela prend-t-il pour parvenir à un tel niveau de maîtrise, Cos ?..."

"Je m'en contrefiche, Nos. Arrête. Dernier avertissement."

Griffon chevauche Garuda. "Encore un peu, Cos..."

Son entrejambe est adorablement renflée. L'effet est de toute beauté. Sa spécialité, exercée sous forme de bondage, a toujours eu un fort pouvoir aphrodisiaque sur sa personne.

Le cosmos d'Aiacos gronde en guise de semonce.

Griffon n'en a cure et renforce l'emprise des liens sur les poignets solides du Garuda.

"NOS !" effectuant une prise de ses jambes, basculant hors de la couche d'un mouvement efficace des hanches, se retrouvant au sol à chevaucher le Griffon.

Petit rire échauffé de Minos. "Better ?..." lui rappelant ses poignets liés.

Je viens de me glisser en bord du lit pour les épier.

Sur une montée de cosmos, Minos projette Aiacos contre le mur nu de la vaste chambre.

Ce dernier jure en bon népalais, fixant Minos comme s'il allait le faire cramer dans la seconde.

Minos se redresse calmement.

"MINOS !" tonne le Garuda.

Ce dernier a un petit mouvement des doigts commandant le lien retenant toujours les poignets immobilisés.

Le cosmos d'Aiacos dessine des flammes capables de ronger n'importe quoi.

Les hostilités sont officiellement ouvertes.

Je me demande lequel va céder le premier...

Minos soupire, relâchant progressivement les poignets d'Aiacos.

"Game over." dis-je, presque déçue.

"Partie remise serait un terme plus exact." précise Minos.

"Venez me faire l'amour, tous les deux." demandais-je, renversée sur le lit, tendant les bras vers eux.

Ils finissent par y venir, chacun prenant possession d'une partie de mon corps pour la gâter.

"Mes Juges chéris..." doigts égarés dans leurs chevelures respectives.


Aiacos demeure en retrait du groupe.

Lune hausse les épaules. "Toujours aussi mauvais perdant."

"Ça va, Lune, n'en rajoute pas, s'il te plaît." riais-je.

Nous avons tenu de dresser une embuscade à notre ennemi commun. Il faut frapper fort et vite.

Et c'est Rogue qui va tenir le rôle de l'appât.

Minos immobilisera, grâce à sa technique, le sorcier cible.

Aiacos subtilisera la baguette de notre ennemi.

Rhadamanthys lui enverra une "Greatest Caution" en pleine face histoire de l'assommer.

Loki et Lune s'emploieront à lui arracher la formule au moyen d'une potion, concoctée par Snape, dont il faudra l'asperger tour à tour.

Aisé lorsqu'on y pense. Pas tant...


"Je ne le sens pas, ce plan." grogne Aiacos, en chemin.

"Nous devons y croire, Cos." dis-je.

"Je serai plutôt d'avis de le faire cramer directement sur place."

"Et comment ferons-nous pour récupérer les précieuses pages pillées à notre Seigneur, Cos ?" questionne Minos.

"J'espère simplement que le cas ne fera pas école." pensive.

"Un sort pourrait tenir vos précieux volumes scellés. Mais ce serait avec contrepartie." amène Loki.

"Tiens tes sales pattes éloignées de nos volumes, toi !" grogne Aiacos.

Loki esquisse un bref sourire.


Le plan était en train de parfaitement se dérouler... si Loki n'avait pas décidé de jouer au malin à la dernière minute !... Après que Lune ait vidé une première fiole sur le sorcier, Loki, lui, a décidé de nous toiser tous avec mépris puis a fait disparaître la fiole d'un tour de passe-passe.

"JE VAIS LE TUER !" a alors hurlé le Garuda, développant un cosmos redoutable.

"LOKI !" a grondé Lune.

Le sorcier revenait à lui.

Et il s'en prit à Lune, lui décochant un sort terrible qui se mit à lui faire fondre lentement les membres.

Loki était en panique.

"MAIS QUEL IMBÉCILE, CELUI-LA !"

Rogue grinçait des dents, mâchoire serrée.

Sur mon arcane "Hopeless sinking", je fais ébouler la terre sous les pieds de l'adversaire. Ce dernier hurle en chutant mais a le temps de se changer en serpent pour échapper à l'emprise.

Il nous échappe ainsi, laissant Lune dans un état déplorable.

"Vous avez un antidote ?..." demandais-je à Rogue, proche pour soutenir Lune.

"Lune... je suis... je suis désolé." bredouilla Loki, confus.

Lune le bombarda d'un regard assassin. "Silence, Loki. Tu es... d'une inconséquence !..."


"Quel succès, vraiment, cette opération !..." grognait le Garuda.

"Nous ne sommes pas parvenus à récupérer les pages manquantes et quelqu'un est en train d'en subir les affres..." déplore Minos.

Rogue s'était précipité dans la salle aux potions pour y concocter une formule spéciale.

Lune voyait ses membres fondre rapidement. Des larmes silencieuses roulaient sur ses joues.

Je tâchais de la réconforter comme je le pouvais. Au fond de moi, j'avais étrangement plus confiance en Rogue qu'en Loki.

"Courage, ma belle... il est calé, tu sais. Il va te sortir de là..."


"Bois, Lune."

Lune n'hésita guère longtemps et but la potion. Cette dernière était amère à vous en soulever le cœur.

"J'ai connu mieux niveau goût." admit-elle, courageuse.

"Je n'ai pas pris le temps de peaufiner l'arôme." répondit Rogue, tentant un sourire pour la réconforter.

Au bout d'un moment, ses membres cessèrent d'être consumés.

"Il va falloir attendre un moment encore pour que tout rentre dans l'ordre." dit Rogue. "En attendant, viens donc te reposer." la prenant dans ses bras pour la conduire dans une chambre. "Tu sais..." en chemin. "... même avec les membres fondus, je continuerai de t'aimer."

Lune sourit. "Severus..."


"C'est ennuyeux." sur le chemin du retour direction les Enfers.

"Je ne te le fais pas dire, Griffon." grinçait Rhadamanthys.

"Je n'aurai jamais cru pareille chose de Loki..."

"J'espère ne plus jamais le revoir." serrant le poing.

"Qu'allons-nous dire à notre Seigneur ?..."

Je me figeais.

Il... nous attaquait !

Je fis signe aux Juges de fuir pareille fureur.

Un coup de baguette lui infligea une sévère défaite.

"Sev... Severussss..." n'y croyant visiblement pas.

Rogue, apparu là maintenant qu'il connaissait le chemin jusqu'aux Enfers, le tenait sous la coupe d'un sort terrible.

"Toi... Severussss..." le fixant avec la même incrédulité.

Rogue vida le double d'une fiole détenue par Loki et l'ennemi vomit littéralement les pages pillées à notre Seigneur.

"Je ne vous pardonnerai jamais de vous en être ainsi pris à Lune !"

"Ahhh... l'amour... Severusss... l'amour est une chose... si éphémère..." regard reptilien lançant des éclairs de rage.

Le duel était au sommet. Toute la tension y cumulait, y convergeant sous forme d'arcs énergétiques.

Je donnais un coup de coude à Rhadamanthys.

"Bien vu, Lév' !... GREATEST CAUTION !"

L'onde de choc déstabilisa le sorcier et Rogue put ainsi prendre l'avantage.

Ce duel l'avait épuisé et il s'affaissa sur un genou, vidé, respiration vive.

"Merci, Severus." dis-je, récupérant les précieuses pages. "Je savais que vous étiez plus digne de confiance que Loki. Je vous demande de prendre grand soin de Lune."

Rogue eut un sourire fugace. "Comptez sur moi."


"Lune !..." courant jusqu'à elle, attrapant ses mains intactes dans les miennes. "Tu as l'air d'aller beaucoup mieux."

"Grâce à Severus." sur un sourire doux.

"Des nouvelles de... Loki ?" sur un reniflement.

"Non. Ceci dit, Severus et moi allons quitter Asgard."

"Oh ?"

"Oui, je... j'ai compris tellement de choses, Lévichoute."

Je la prends dans mes bras. "J'espère te revoir bientôt. Donne-moi des nouvelles."

"Je n'y manquerai pas, Lévichoute." me rendant mon étreinte.


"Nous avons, semble-t-il, un petit compte à régler." amena Minos, tournant autour du Garuda.

"Que tu aies l'audace de réclamer..." serrant les poings, laissant monter ce cosmos menaçant.

"Quel merveilleux ramage que le tien, Garuda. Tout en plumes d'orgueil."

"Silence, Griffon."

Je me délecte de leur face-à-face.

Minos monte les mains sur les hanches de son superbe frère, finissant par coller son bassin au sien, nez fourré dans le cou du Garuda.

Aiacos étrangle un son de surprise qui se mue en appréciation.

Minos donne des hanches, ondulant superbement contre le bassin du Garuda.

"Chenapan !..." rieur.

Minos mordille, bravache.

"Je veux être au milieu !..." dis-je, frustrée.

Minos rit et m'invite d'une main.

Je me place, dos contre le torse du Garuda.

Nous ondulons à trois, échauffant nos corps.

Les appréciations nous quittent, soupirées pour la plupart, grognées pour certaines.

"Hadès... nous a décidément... dessinés pour cela..." dis-je, régalée.

Ils sont durs sous leur tenue.

Je suinte pour eux.

Nos sexes ne rêvent que d'une rencontre nue. Ce qui ne tarde pas, victimes tous les trois du même, tyrannique appel.

Tandis que Minos glisse sur l'avant, Aiacos s'ébat derrière.

"Oooooh... quel régal, Léviathan..."

Nos sexes se frottent, développant toujours plus de plaisir, de dureté pour certains et de moiteur pour le dernier.

"Léviathan... haaaan... c'est... terriblement b..."

Ces Messieurs en défaillent totalement, voués au plaisir.

"Je ne sais pl..." se perd Aiacos, tellement pris par les sensations qu'il a l'impression de n'éprouver plus que le vaste plaisir de son membre surtendu, imprégné de ma moiteur.

L'instant d'après, chacun s'amuse à se laisser glisser en moi, jouant là des hanches, avant de céder la place à l'autre.

"Mes Juuuuges !..." folle de plaisir, d'être ainsi remplie à tour de rôle.

Aiacos me fait basculer en avant, main ferme sur la nuque et je termine Minos à la bouche tandis qu'il déverse en moi, derrière.


Lune eut un petit rire joyeux. "Un... train ?..."

"Pas n'importe lequel !..." indiqua Severus, index levé. "Ce train est capable de rallier les gares de l'infini. Nous y serons à l'abri."

"Une... cabine privée ?..." battant des cils. "Insonorisée j'espère... car j'ai bien l'intention de te récompenser comme il se doit, mon beau Professeur."

"Tu ne me dois rien, Lune. Mais... c'est là une proposition que je ne saurai refuser, cela dit."

"J'espère bien ! Le contraire me vexerait profondément !..."

Severus lui prêta sa main pour monter à bord.

Ils disposaient en effet d'un wagon à eux seuls.

Lune était émerveillée.

"Tu as emmené beaucoup de conquêtes ici, Professeur ?"

Petit rire. "Je n'ai aucune conquête, Lune."

"Ooooh oui. Tu es sage, toi." venant se coller à lui, envisageant son nez d'aigle avant d'y glisser une langue curieuse. "Enfin... jusqu'à ce que tu me rencontres..."

Rogue frémit avant de rire.

"Tu aimes ?..."

"C'est... particulier."

Lune glissa les doigts dans les mèches sombres. "Tu m'as plu dès que je t'ai vue aux thermes."

"Tiens donc ?..." l'envisageant d'un air faussement hautain.

"Alors ?... On l'étrenne, ce lit, Professeur ?"

Sur un rire, Severus l'entraîna sur le lit.

Lune prit un énorme plaisir à le dévêtir, se permettant la subtile remarque : "Tu es bien trop emballé, Professeur !..." qui fit rire Severus plutôt que de le vexer.

Elle découvrit chez cet homme une facette totalement différente de celle qu'il donnait habituellement à voir.

Lorsqu'il prit position sur elle, elle était déjà frémissante de caresses et de baisers sur tout le corps.

Se guidant soigneusement en elle, tenu par la base, il s'invita centimètre après centimètre.

Lune montait les jambes haut, cherchant son fessier des paumes.

Severus connaissait véritablement la science des corps, érotisme exacerbé.

Elle jouit alors qu'il était arrivé à la garde et il la regarda longuement avant de donner des hanches ; superbe homme mature, à la chevelure en bataille, qui oscillait à plaisir au-dessus d'elle. La vision en était véritablement magique !...


"Nos ?... Et si... la Rose s'était laissée courtisée et avait cédé à tes avances ?..."

Minos éclate de rire.

"Léééév' !..."

"Tu penses que... vous auriez été compatibles ?"

"Hmm... il a jeté tant de hargne et de fougue dans la bataille que ça en était presque érotique."

A mon tour de rire.

"Quelle délicate et dangereuse Rose que celle-ci... la façon dont il s'est jeté à ma tête relevait pratiquement d'un acte de pénétration."

"Minooooos !..."

Il sourit. "Que d'émotions m'ont étreint à cet instant. Le douzième qui s'était fait le premier, rien que pour moi." avisant le joli parterre de fleurs de cette partie des Enfers. "Je pourrai en écrire, des sonnets, sur l'orgueil de mon bel Albafica !..."

"Un acte d'éclat ultime, au cours duquel il avait laissé sa vie en se servant de l'arme la plus pointue de la nature, trompant la vigilance des ailes repliées de l'impressionnant surplis, était venu sublimer le choc de deux adversaires déclarés sur fond de luxure affamée.

Griffon venait de se faire arracher le goût de la victoire, à même la bouche, par un Poisson avisé.

Le baiser, aux relents toxiques, avait été bref, saccadé de souffles divergents.

Albafica venait de cibler le cœur, par les lèvres duquel le poison s'écoulait en un filet carmin, signant la déchéance d'un être qui se voyait pourtant triomphant.

L'attaque, fulgurante, d'une ruse toute féminine, de la délicatesse d'un effleurement de pétale, venait de terrasser le plus sublime des Juges d'Hadès.

Tige engoncée jusqu'au muscle, le Poisson s'effondrait, baigné par une victoire dont l'éclat était terni par la mort. Minos, lui, tenait pourtant encore debout, résolu à apporter une autre victoire à son Maître.

Aujourd'hui, les élans lubriques de jadis ont fait place à ce pincement aigu du ventricule gauche ; là où la tige empoisonnée s'était fichée à tout jamais."

Minos applaudit. "Léviathan !..." régalé.

Je tire ma révérence.


Tout l'art du Griffon réside en une succession de prises et de tractions, mouvements subtiles des phalanges visant à tordre et à broyer, à étirer jusqu'à contre-nature les jointures, savourant la belle mélopée des muscles déchirés et des os brisés. Minos affectionne particulièrement le craquement tragique et creux des hanches et des épaules luxées faisant pendouiller le membre désarticulé. Le corps n'en devenait plus qu'un mannequin manipulable de la plus grotesque des façons, torsion improbable d'une poupée de chair et de sang.

Cos et moi l'admirons à l'entraînement, posés contre le mur.

Généralement les gardes ayant failli à leur mission servent de sujets vivants. Enfin vivants...

Une fois une série de corps désossés empilés derrière lui, Minos s'avance jusqu'à nous.

"Toujours aussi redoutable." dis-je, frappant mon poing contre le sien.

"J'espère que tu m'en as laissé quelques uns, Nos."

"Ooooh... il doit en rester deux ou trois apeurés, par là-bas." avec un geste vague de la main.

"Voilà pourquoi je déteste m'entraîner avec toi, Minos." pestant, en troussant les survivants.

Minos pose son dos contre mur haut de plusieurs mètres, bras venant se croiser, observant d'un œil distrait Aiacos cramer les survivants dans des cris horribles.

"Un souci, Griffon ?..."

"La morne vie de Spectre, Léviathan."

"Nous avions dit que nous irions rendre visite à Ingrid..." triturant l'ornement de son surplis.

Un sourire prend enfin place sur ses lèvres. "Il est vrai, Léviathan, que cette petite promenade sur Terre risque d'être plus divertissante que cette interminable procession d'âmes à juger."


Le Griffon est fébrile, choisissant avec soin les costumes de prix qu'il emportera pour se présenter sous ses plus impeccables atours à la famille royale.

Voyage léger de la capitale jusqu'à Oslo en première.

Nous descendons au Grand Hôtel dans lequel Minos a ses habitudes.

Souper raffiné, visite de nuit dans la capitale.

Puis retour à l'hôtel dans la luxueuse suite.

Le Griffon se laisse tomber sur le lit après avoir quitté son pardessus, longue crinière argentée éparpillée sur le dessus de lit. Chose peu ordinaire, il se déchausse sans ouvrir ses lacets, quittant d'un pied, s'aidant de l'autre, ses chaussures de prix.

Il fixe à présent la lueur chaude de la lampe de chevet.

Son humeur est maussade tout comme le temps là-dehors.

Je m'installe à ses côtés, venant caresser sa hanche d'un revers. "Que t'arrive-t-il, mon beau ?..."

"Oh, Léviathan... le poids des années, la charge des siècles. Ce soir, je me sens... excessivement vieux." me regardant avec le sourire, montant la main pour me caresser le visage, dans une douce répétition de phalanges.

"Tu as encore de très beaux restes pour un vieux." venant frotter ma joue contre ses doigts, main prisonnière de la mienne, jouant la carte de l'humour.

"Voilà bien un langage de jeune Spectre." sur le ton de la plaisanterie, reculant la tête pour mieux m'admirer.

"Magnifique Juge... capable de briser les corps d'un seul mouvement de cosmos..."

"J'aime t'entendre chanter mes louanges, Léviathan. C'est plaisant." glissant un revers le long de mes lèvres.

J'entrouvre la bouche de délice tant le toucher est effleurant et subtil.

"Laisse-moi te faire l'amour, Griffon." sur un souffle qui trahit le désir qu'il m'inspire.

"Par quoi vas-tu commencer, ma belle Léviathan ?..." curieux et communiquant.

Je glisse le regard jusqu'au renflement joliment souligné par le pantalon seyant.

"Je suis... tout à toi." retrouvant le sourire.

Je me relève, debout entre ses jambes, tandis qu'il demeure allongé. Ma main le défait jusqu'au boxer foncé. Je le masse de la paume. Lentement. Jusqu'à le faire enfler. Avant de l'extirper et le prendre en bouche, cherchant le contact visuel avec ses améthystes.

J'alterne entre les caresses des lèvres serrées sur la belle prune éclose et la volupté d'une gorge plus profonde.

Il en geint, montant en puissance, soulevé par instant de ce lit king size.

Je le conduis dans des contrées de plaisir, le faisant passer d'une vague à un creux, experte.

Je termine par une langue gourmande le long de la hampe palpitante et fière.

Puis je me sépare de lui pour lécher mes lèvres.

Le goût de Minos est subtil. D'un parfum léger et agréable. Ses fluides corporels sont dotés d'une saveur relativement neutre. Même revenu du champ de bataille, Griffon fouette beaucoup moins qu'un Wyvern et est moins musqué au nez qu'un Garuda qui vient de se déchaîner.

"Ton goût me sied, Griffon." m'en léchant une nouvelle fois les lèvres.

"Quelle heureuse coïncidence." souriant, souffle irrégulier, sexe en appoint.

Minos se redresse et glisse des paumes attentionnées dans mon dos. "Laisse-moi te rendre la pareille, Léviathan."

"Sûr ?..."

"Ooooh oui." me basculant sur le dos pour se couler entre mes jambes.

La langue qui s'aventure, de la pointe, dans chaque pli est un pur régal de chaleur moite.

Minos suçote, lèche, agile. Le clitoris gorgé l'intéresse plus particulièrement et il cherche à en débusquer le moindre contact.

Je me tords de plaisir sur le vaste lit, l'appelant des mains.

Il me retourne soudain et vient se hisser sur moi, se dirigeant d'une main entre mes jambes pour s'y ébattre. "Mmm... Aiacos a raison... ce n'est pas une si mauvaise place..."

Je ris. "Tu viens de le découvrir ?..."

Il place une paume sur ma fesse pour la flatter, poussant plus fort, plus loin.

Ses mèches argentées dévalent sur l'avant. Il récupère une main dans la sienne, glissant ses doigts entre les miens.

"Oooooh ouiiiii !... Griffon !..." folle de sensations.

Il ponctue de rauques chaque poussée et je lui réponds dans les aigus.

Cambré sur moi, fouillant, il glisse un bras sous moi pour venir titiller ma partie la plus sensible.

Un éclat de voix. Je jouis. Et il accélère pour me talonner.