don't give up (even when i'm gone)

Chapitre 11

oOo

Yara,

J'ai pensé à vous ce matin. C'était un peu idiot, d'ailleurs. Je me dirigeais vers le Bois sacré avec ma sœur, nous nous sommes agenouillées pour prier – oui, même Arya. Elle ne priait plus non plus, elle avait cessé de le faire il y a bien longtemps, pourtant je l'ai entendue supplier les dieux de protéger Jon. Cela m'a touchée, et puis cela m'a inquiétée. Vous n'en savez rien, bien sûr, mais Arya a des capacités un peu... particulières. Arya est forte, bien plus forte que moi, pourtant il semble que les prières soient la seule arme qu'il lui reste. Et ça me terrifie. Si même Arya n'a plus rien d'autre pour aider Jon, qu'ai-je donc ? J'avais une louve, autrefois, elle s'appelait Lady. J'ai prié pour que son esprit protège Jon. Lui aussi a un loup, un loup blanc qui s'appelle Fantôme mais il a dû le laisser à Winterfell. Je ne l'ai pas revu depuis longtemps, je pense qu'il s'est enfui, exactement comme la louve d'Arya, Nymeria – voilà une autre histoire dont j'ai honte. Je vous la raconterai peut-être la prochaine fois que nous nous verrons. J'ai un peu pleuré.

Rassurez-vous, ce n'est pas pour ça que j'ai pensé à vous – vous me faites sourire, pas pleurer. Arya pleure très rarement et elle n'est pas aussi douée que Brienne pour trouver des paroles réconfortantes. Alors que j'essuyais mes larmes, j'ai reçu une boule de neige sur le visage – vous voyez pourquoi j'ai pensé à vous, maintenant ?

Pendant un instant j'ai eu l'impression de retomber en enfance. Nous avons fait une bataille de boules de neige. J'ai arrêté de pleurer et j'ai ri... ça faisait du bien.

J'espère que vous allez bien,

Sansa.

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Sansa,

J'ai été très heureuse de revoir votre lettre. Je vais très bien, je vous remercie. Je comprends vos inquiétudes, j'espère que les prières vont apportent un peu de réconfort – pour ma part, je m'adresse assez souvent au Dieu Noyé, la plupart des Fer-Nés le font. J'ai prié pour Theon, j'espère qu'il a pu trouver la paix là où il est, là où plus rien ne lui arrivera – ce qui est mort ne saurait mourir.

Vous êtes aussi forte que votre sœur, Sansa, même si vous n'en avez pas conscience, je vous l'assure. Je suis certaine que Jon prie lui aussi pour vous, qu'il ne souhaite que vous voir heureuses. Je suis ravie que vous ayez pu vous amuser et flattée que vous ayez pensé à moi (même à distance, vous continuez de me faire fondre). J'espère que nous aurons l'occasion de faire une autre bataille de boules de neige quand je reviendrai à Winterfell.

Je serais bien entendue heureuse que vous me parliez de votre louve, Lady. Quoi qu'il se soit passé, ne soyez pas trop dure avec vous-même, je vous en prie.

Pour ma part, j'essaye d'effacer toutes les traces du passage d'Euron Greyjoy sur les Îles de Fer. Saviez-vous que tous les scorpions n'ont pas été détruits ? Je me demande ce que je dois en faire.

Avec toute mon affection,

Yara.

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Sansa observe pensivement la cour de Winterfell. Brienne a finalement renoncé à se servir d'une épée et regarde Arya et Podrick s'entraîner, les sourcils froncés. Le pauvre Podrick a bien du mal à conserver son épée plus de quelques secondes face à Arya, elle ne cesse de lui faire des reproches teintés d'amusement. Sansa admire la patience de sa sœur qui, par miracle, ne semble pas se lasser de ce combat beaucoup trop facile pour elle.

Elle se demande ce que fait Jon, ce que fait Daenerys. Combien de temps va t-elle encore rester à Peyredragon ? Après son retour à Port-Réal, va t-elle vouloir suivre la trace de ses ancêtres et visiter les Sept Couronnes ?

(Et si elle décide de venir à Winterfell ? Que pourrai-je bien faire pour l'empêcher d'entrer ? Rien du tout.)

Perdue dans ses pensées, elle n'a pas entendu l'entraînement se terminer. Arya se racle la gorge derrière elle. Elle sursaute.

« Oh. L'entraînement est déjà terminé. »

Arya hausse les épaules.

« Je crois que Podrick a eu son compte de bleus pour aujourd'hui. »

Toutes deux sourient légèrement.

« Tu pourrais être plus délicate. »

« Tu plaisantes ? Je le suis déjà beaucoup trop. »

Sansa se détourne et toutes deux parcourent les couloirs, perdues dans leurs pensées.

« Arya ? »

« Oui ? »

« Et si Daenerys décide de venir ici ? »

(Sansa imagine déjà Drogon survoler Winterfell, imagine les flammes menaçantes, la disparition de toute trace de glace.)

« Elle ne viendra pas ici. »

« Comment peux-tu en être aussi sûre ? »

« Pourquoi le ferait-elle ? Elle veut être aimée, Sansa, et elle sait très bien qu'elle ne recevra aucun amour ici. Elle n'en recevra d'ailleurs nulle part, même si elle ne semble pas encore l'avoir compris. »

Sansa ignore si elle doit la croire ou pas – elle en a envie, mais est-ce suffisant ? Ce ne sera pas assez pour éloigner ses cauchemars, en tout cas.

« Les Targaryen visitaient les Sept Couronnes, autrefois. »

« Il me semble qu'ils n'ont pas brûlé une ville entière, eux, » rétorque Arya. « Ne t'inquiète pas, Sansa... même si elle décidait de venir – ce qui n'arrivera pas – Jon nous préviendrait, et nous pourrions nous organiser. »

« Oui... j'imagine que tu as raison. »

Arya se fige soudainement, comme si elle venait d'avoir une idée.

« Sansa ? Est-ce que tu as déjà pensé à visiter le Nord ? »

« Visiter le Nord ? »

« Oui. Les rois Targaryen visitaient leur royaume, allaient à la rencontre des seigneurs et de leurs sujets. Tu pourrais faire la même chose ici. »

« Je ne suis pas une reine, Arya. »

« Mais tu es la gardienne du Nord. Ce sont tes sujets, Sansa. Et je pense... je pense qu'ils aimeraient te voir. Savoir qu'ils ne sont pas seuls, que quelqu'un se soucie d'eux. »

Sansa réfléchit à cette idée, sourit presque amèrement. Oh, elle en rêvait, quand elle était enfant, elle imaginait ses sujets s'incliner sur son passage, l'acclamer, la regarder les yeux brillants, elle, leur reine.

(Je ne suis pas une reine.)

« Tu me promets d'y réfléchir ? »

Elle acquiesce lentement.

« D'accord. »

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(Elle s'éloignerait de Winterfell, mais le Nord est aussi sa maison, n'est-ce pas ?)

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Yara,

Je suis perdue. J'ai besoin de vos conseils. Arya pense que je devrais aller à la rencontre de mes sujets dans le Nord – vous savez que les rois Targaryen rendaient visite aux seigneurs de Westeros lorsqu'ils régnaient. Je crois... je crois que j'ai envie de le faire, montrer à tous ces gens qu'ils ne sont pas seuls, que je suis là et que je les protégerai. J'ai envie de les rassurer, de leur prouver que même si les Immaculés sont partout, je ne les ai pas abandonnés. Mais je me demande... n'est-ce pas le comportement d'une reine ? C'est ridicule, je sais. Mon père se déplaçait souvent dans le Nord. Mais mon père était l'ami du roi Robert... que penserait Daenerys de mon attitude ? Y verrait-elle un affront ? J'imagine qu'elle préférerait que je reste à Winterfell et que je laisse ses Immaculés contrôler les Nordiens.

J'espère que je ne vous dérange pas avec mes doutes,

Sansa.

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Sansa,

Tout d'abord, sachez que vous ne me dérangez jamais. Je comprends vos inquiétudes, cependant je tiens à vous rassurer : vous ne feriez rien de mal, absolument rien. Vous êtes la gardienne du Nord, il est bien normal que vous souhaitiez aller à la rencontre des Nordiens. Je suis sûre que les Immaculés n'y verront rien d'anormal.

Je vous encourage à écouter votre sœur. N'hésitez pas à m'envoyer une autre lettre, à défaut d'entendre votre voix, j'aime lire les mots que vous écrivez.

Vous me manquez,

Yara.

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« Arya, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. »

Sansa et Arya approchent d'un village situé non loin de Winterfell.

Il est encore temps de faire demi-tour. Il est encore temps de rentrer à la maison, de me mettre en sécurité.

« Tout ira bien, Sansa. Tu es chez toi, ici, qu'importe ce qu'en pense Daenerys. »

J'aimerais fuir, mais je ne le peux pas. Ces gens ont besoin de moi. Je dois être courageuse, comme Arya, comme Brienne, comme Yara.

A l'entrée du village, elles aperçoivent quatre Immaculés qui les regardent passer sans mot dire.

« Tu vois ? » dit Arya. « Pourquoi nous arrêteraient-ils ? Ils n'ont pas reçu d'ordre en ce sens. »

Elle acquiesce doucement. Fort heureusement, il n'y a pas d'autres Immaculés dans ce village : le Nord est vaste, tous ceux qui s'y trouvent y sont dispersés par petits groupes. Sansa descend de son cheval et jette un œil autour d'elle, les villageois leur jettent des regards curieux.

Une petite fille de dégage de l'emprise de sa mère et court vers elle, les yeux brillants.

« Vos cheveux... » dit-elle en désignant sa tresse. « Êtes-vous Sansa Stark ? »

Trop surprise pour répondre, Sansa hoche la tête.

« Ma mère dit que vous avez le sang du loup, » poursuit la petite fille. « Elle dit que les loups géants protègent les forêts du Nord. Puisque vous avez le sang du loup... vous nous protégez aussi, alors ? »

La gorge serrée, elle acquiesce de nouveau.

« Bien sûr. »

La mère de la petite fille se dirige à son tour vers elle, s'incline légèrement, comme intimidée.

« Ma dame... »

« Relevez-vous, je vous en prie. N'ayez pas peur. »

La peur a les yeux violets et les cheveux argentés, la peur est le rugissement du dragon et la chaleur des flammes, Sansa est la glace, les Nordiens sont comme une immense meute, les loups veillent les uns sur les autres.

« Certains pensaient... certains pensaient que vous nous aviez abandonnés, ma dame, » poursuit t-elle en rougissant.

Sansa sent les yeux froids des Immaculés dans son dos. Elle relève la tête.

Je n'ai pas peur.

« Je ne vous abandonnerai pas, » promet-elle d'une voix forte. « Je ne vous abandonnerai jamais. »

D'autres villageois s'approchent timidement, elle prend le temps de les saluer, d'échanger quelques mots avec eux, d'entendre leurs doutes, leurs peurs, leurs souhaits. Il fait froid, terriblement froid, mais une chaleur brûlante fait battre son cœur.

« Ils t'aiment, Sansa, » lui murmure Arya.

(Est-ce donc ça que recherche Daenerys ? L'amour de son peuple ? En cet instant Sansa comprend la mère des dragons, elle comprend ce besoin de se sentir aimée, il n'y véritablement rien de plus grisant.)

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« Bravo, petite colombe. Tu es aimée de ton peuple. Ils te considèrent comme leur reine. »

« Je ne suis pas une reine. »

« Oh, Sansa... c'est comme si tu l'étais. Il ne te manque qu'une jolie couronne. »

« Je ne suis pas une reine ! Daenerys est la reine... que ça me plaise ou non. »

Cersei soupire.

« Tu es chanceuse. Tu as une arme que je n'ai jamais eue... l'amour de tes sujets. Moi, ils m'ont craché dessus. Cette arme te sera utile en temps voulu. »

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Yara,

Je vous remercie de m'avoir conseillé de rendre visite à mon peuple. J'ai visité plusieurs villages en compagnie d'Arya, j'ai rencontré plusieurs seigneurs. Ce que je ressens... c'est inexplicable. C'est comme si un soleil s'était allumé à l'intérieur de moi – un soleil de glace, comme vous dites. Je ressens le besoin d'être une bonne dirigeante, de les protéger, de faire en sorte qu'ils soient fiers de moi. Les Nordiens méritent de connaître la paix, ils ont tant souffert. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour les aider.

Encore merci et, je l'espère, à bientôt.

Sansa.

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Sansa,

Je suis véritablement heureuse pour vous. Je suis certaine que tous ces gens n'ont pu que vous admirer et vous aimer. Vous me faites penser à une louve qui protège ses louveteaux – mais c'est bien ce que vous êtes, n'est-ce pas ? Le Nord sera fier d'avoir eu une gardienne telle que vous.

J'ai vraiment hâte de vous revoir,

Yara.

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Chaque matin depuis une semaine, Sansa observe presque craintivement le ventre gonflé de Brienne.

« Ce ne sera plus très long, » lui dit Arya.

« Oui, je sais. »

Elle pense à Gilly, Gilly qui a accouché dans l'antre du dragon, Gilly qui est loin des neiges du Nord, Gilly qu'elle ne peut pas protéger. Oh, Sam est avec elle, bien sûr, et Jon aussi mais malgré tout ça, Sansa ne peut se défaire de l'impression que quelque chose de grave pourrait lui arriver, que Daenerys, dans un accès de folie, s'en prenne au petit Sam et à Jeyne.

« Comment allons-nous faire, Arya ? » demande t-elle d'une voix inquiète. « Nous n'avons plus de mestre maintenant que Sam est à Peyredragon. »

« Ce n'est pas bien grave. Nous avons rencontré plusieurs femmes qui se sont déjà occupées d'accouchements. Nous n'aurons qu'à demander à l'une d'elle de venir. »

Sans qu'elle puisse la contrôler, une vague de panique submerge Sansa, elle voit le roi Robert, Roose Bolton, Ramsay, Daenerys, des étrangers à Winterfell, dans sa maison. Arya a remarqué sa panique, elle lui presse délicatement le bras.

« Sansa. Les Nordiens ne sont pas des étrangers. Ton peuple ne représente pas un danger, ton peuple t'est fidèle. Ton peuple t'aime. »

Elle s'oblige à hocher la tête, se calme un peu.

Tout ira bien. Brienne et l'enfant iront bien. Personne ne viendra leur faire du mal. Personne.

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Yara,

Je suis inquiète. Brienne va accoucher dans quelques jours et je fais des cauchemars chaque nuit. Je vois le dragon les dévorer tous les deux, j'entends Daenerys dire que le sang du lion est souillé et qu'il n'a pas sa place dans son royaume. Je ne dors presque plus, je suis épuisée, j'ai l'impression d'être complètement impuissante.

Vous me manquez beaucoup, j'aimerais tellement que vous soyez près de moi pour me conseiller.

Sansa.

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Sansa,

Votre lettre m'a beaucoup touchée, je suis très contrariée que votre sommeil soit à ce point perturbé. J'aimerais être à vos côtés pour vous rassurer mais je peux simplement vous dire que Brienne ne risque rien : Daenerys n'est pas au courant, et si tout va bien, ne le sera jamais. L'enfant de Brienne sera en sécurité auprès de vous.

Nous allons nous revoir bientôt, je vous le promets.

Yara.

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Lorsque le moment est venu, quand les hurlements de Brienne déchirent le silence de la nuit noire, Sansa glisse sa main dans la sienne et la laisse lui broyer les phalanges. Elle a choisi une vieille femme pour s'occuper de l'accouchement, elle l'a choisie parce qu'elle a les yeux doux et l'a regardée avec respect et espoir, elle l'a choisie parce que c'est une Nordienne, et les Nordiens ne la trahiraient jamais pour un dragon et des flammes.

Brienne a les yeux noyés de larmes.

« Je n'y arriverai pas, ma dame... »

« Bien sûr que si. Vous êtes si forte, Brienne. »

« Je ne sais pas... je ne sais pas être mère. »

Sansa se penche et murmure sur le ton de la confidence :

« Vous savez quoi ? Moi non plus... mais ce n'est pas grave. Nous nous entraiderons, et nous protégerons cet enfant. Il sera heureux, je vous le promets. »

Brienne laisse échapper un nouveau hurlement et fait un léger signe de tête. Sansa essaye de faire taire tous ses doutes, toutes ces ombres qui l'empoisonnent, de les repousser très loin de cette chambre. Brienne a besoin d'elle, ce petit lionceau a besoin d'elle, elle ne peut pas se permettre d'avoir peur, elle doit montrer l'exemple, être courageuse.

C'est drôle. Combien de fois me suis-je imaginée dans cette position ? Je pensais que ce serait le plus beau moment de ma vie, le moment où je donnerais un héritier à mon roi, le moment où j'accomplirais mon devoir de reine. A quoi pensais-je donc ? Je n'étais qu'une enfant. Je n'aurais pas su être mère à l'époque. Aujourd'hui, rien n'a changé. Je ne sais pas être mère, Brienne non plus, mais elle compte sur moi. Je ne la laisserai pas tomber.

« Vous y êtes presque, Brienne, » l'encourage t-elle. « Vous allez bientôt rencontrer votre enfant. »

(Un lionceau. Un héritier Lannister. Le fils de Jaime. Le neveu de Cersei et Tyrion. Les lions ne sont plus, maintenant. L'enfant n'aura pas conscience de son héritage rouge et doré – peut-être que c'est pour le mieux.)

Finalement, après de trop longues heures, alors que Sansa ne sent plus sa main, alors que Brienne a la voix brisée d'avoir trop crié, les hurlements d'un bébé s'élèvent dans la pièce. Le cœur de Sansa se réchauffe aussitôt, c'est le son de la victoire, de la vie, du courage.

« C'est un garçon, Brienne, » dit-elle en le déposant dans ses bras.

Brienne lutte pour garder les yeux ouverts, fronce les sourcils, observe longuement le bébé, semble peiner à réaliser que c'est son fils qu'elle tient tout contre son cœur, qu'elle est devenue mère.

« Il... il est beau, » murmure t-elle.

Un large sourire se dessine sur ses lèvres.

« Renly, » dit-elle. « Renly Lann... »

Elle s'interrompt, son visage s'assombrit, elle soupire.

« Renly Snow. »

Sansa sourit légèrement, hoche la tête alors qu'intérieurement, elle brûle de rage.

« C'est un joli prénom. »

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« Je hais votre frère. Cet enfant se serait appelé Renly Lannister s'il était resté, s'il avait épousé Brienne... mais il est parti. Il les a abandonnés. A cause de vous. »

Cersei l'écoute en silence.

« Vous aimait-il donc à ce point ? » demande Sansa, désespérée.

Elle passe une main dans ses longs cheveux, sourit tristement.

« On ne choisit pas qui on aime, petite colombe. »

Alors que Sansa se détourne, elle pense brièvement à deux yeux bleus des yeux d'eau.