don't give up (even when i'm gone)

Chapitre 16

oOo

Sansa se souvient du jour où elle a vu Joffrey Baratheon pour la première fois, ici même, dans la cour de Winterfell, le jour où elle a cru voir son prince charmant.

Le jour où elle a cru tomber amoureuse.

Oh, comme elle se trompait. Ce n'était qu'une illusion, un rêve d'enfant qui a fini par virer au cauchemar.

Jamais elle n'aurait cru que ce rêve finirait par devenir réalité.

Jamais elle n'aurait cru que son prince serait en fait une princesse.

Alors que Yara la serre toujours contre elle, une voix la fait reprendre contact avec ce qui se passe autour d'elle.

« Ce n'est pas trop tôt ! » s'esclaffe Arya d'un petit air supérieur. « Je le savais. »

Sansa se souvient alors qu'elles ne sont pas seules. Elle s'écarte légèrement de Yara et se tourne vers sa petite sœur.

« Arya. »

Celle-ci roule des yeux et, après avoir fait un signe de tête amical à Yara, consent à les laisser seules et retourne à l'intérieur du château. Sansa se sent rougir sous le regard brûlant de Yara. Elle lui prend la main.

« Viens. »

Elles se dirigent vers le Bois sacré pour avoir un peu d'intimité et s'arrêtent sous l'arbre cœur avant de se regarder les yeux dans les yeux, l'eau et la glace se rencontrent, se rencontrent vraiment, et tout ça brûle bien plus fort que le feu. Yara appuie son front contre celui de Sansa.

« Si tu savais combien j'ai attendu ce moment... » murmure Yara.

« Vraiment ? »

« Quand tu es venue à Pyke j'ai réalisé... j'ai réalisé que j'étais tombée amoureuse de toi. Je n'ai pas cessé de penser à toi depuis. Je craignais que tu ne partages pas mes sentiments. »

Elle lui prend la main et y dépose un doux baiser.

« Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse en ce moment. »

(Oh, mais Sansa le sait, elle le sait parce qu'elle ressent exactement la même chose.)

« Je crois... je crois que mes sentiments ont changé il y a un moment déjà mais je ne voulais pas me l'avouer. J'avais peur. »

« Peur ? »

Sansa laisse échapper un petit rire gêné.

« Je dois être stupide. Je n'ai jamais ressenti ça pour personne avant toi. Et je pensais à à Joffrey, à Ramsay, je... »

Yara pose un doigt sur ses lèvres.

« Tu n'es pas stupide, Sansa. Tu es la personne la plus intelligente que je connaisse. Je sais... je sais que ces monstres t'ont fait beaucoup de mal. Si tu savais à quel point j'aimerais qu'ils soient encore en vie pour les tuer de mes propres mains... »

Sansa sourit faiblement.

« Mais je suis différente. Je ne te ferai jamais de mal, je te le promets. »

« Je sais. Je te fais confiance. »

Comme pour appuyer ses paroles, Sansa se penche vers elle et l'embrasse de nouveau.

(Alors c'est ça, le goût du bonheur ? C'est mieux que tout ce à quoi j'ai pu penser.)

Sansa jette un œil à la neige qui recouvre le Bois sacré avant de sourire malicieusement.

« Je t'avais promis une bataille de boules de neige, je crois... »

« Oh, vraiment ? »

Yara s'éloigne et ramasse une poignée de neige.

« Tu ferais mieux de t'enfuir, Sansa. »

Mais Sansa ne bouge pas, la regarde les yeux brillants. Elle ne fuira pas, elle ne fuira plus.

(Elle est vraiment à la maison, maintenant.)

.

Elles sont complètement gelées quand elles rentrent dans le château pour se réchauffer.

« Ça me rappelle le soir où nous nous sommes baignées, » dit Yara en se frottant les bras.

« Oui, c'est vrai. Je crois que je n'ai jamais eu aussi froid de ma vie. »

(Ce n'est pas tout à fait exact, bien sûr – Sansa avait froid mais dans le même temps, elle brûlait alors que son corps était pressé contre celui de Yara.)

« Je peux demander aux domestiques de te préparer un bain chaud, si tu veux, » dit Sansa.

« C'est une bonne idée... mais je crois que rien ne le réchaufferait plus que ta présence. »

Sanse se fige. Une boule se forme dans sa gorge alors qu'elle commence à paniquer.

(Prendre un bain avec Yara. Est-ce qu'elle veut...)

Yara a remarqué son expression gênée et inquiète, son sourire meurt sur ses lèvres.

« Sansa. Je plaisantais, c'est tout. »

« Oh... je vois. »

Elle se détourne avant que Yara n'ait le temps de la voir rougir et reprend son chemin, de plus en plus mal à l'aise. Pourquoi est-elle aussi gênée ? Elle s'est déjà baignée avec Yara, elle l'a vue nue, Yara l'a vue nue, alors quel est le problème ?

C'était différent. Nous n'étions encore que des amies. J'ai l'air d'une idiote... qu'est-ce que Yara va penser ?

Sansa est soulagée de croiser Brienne. Celle-ci tient Renly dans ses bras. Yara, qui a deviné son mal-être, dit :

« Je vais te laisser, Sansa. »

« Me laisser ? » répond t-elle en fronçant les sourcils.

« Ne t'en fais pas, je ne vais nulle part. Je te vois tout à l'heure, d'accord ? »

« Oui... oui, d'accord. »

Elle lui donne un doux baiser avant de s'éloigner. Sansa se mord la lèvre.

Je l'ai déçue.

Les gazouillements de Renly la tirent de ses pensées. Sansa lui caresse la joue, troublée.

« Je suis heureuse pour vous, ma dame, » dit Brienne.

« Oh... merci, Brienne, » répond t-elle en se forçant à sourire.

Lorsqu'elle lui propose de porter Renly, Sansa accepte immédiatement – voilà qui lui changera peut-être les idées.

« Est-ce que tout va bien ? » s'inquiète Brienne.

Elle la connaît trop bien pour ne pas remarquer que quelque chose ne va pas. Sansa est tentée de mentir mais renonce.

(Il y a déjà trop de mensonges dans sa vie.)

« Je crois... je crois que j'ai déçu Yara. »

« La décevoir ? Mais pourquoi donc ? »

« Eh bien... je ne sais pas... j'ai peur qu'elle me trouve trop... »

(Jamais elle n'aurait imaginé avoir ce genre de conversation avec Brienne...)

« … trop prude. »

Brienne réalise de quoi elle est en train de parler. Sansa s'aperçoit alors qu'elle n'est pas la seule à être terriblement mal à l'aise.

« Si Yara vous aime, ma dame, vous n'avez pas à vous inquiéter. Jaime... »

Elle s'interrompt, peinée, comme si aimer et Jaime n'avaient pas leur place dans la même phrase.

« Jaime a été très patient avec moi, » soupire t-elle.

Sansa baisse de nouveau les yeux vers Renly. Il ressemblera à son père, elle le sait. Un rappel constant du fait qu'il ne soit plus là.

« Je suis désolée, Brienne. »

« Ne vous en faites pas pour moi, ma dame. C'est à vous que vous devez penser. »

(Et Yara ? Que va t-elle penser ?)

.

Yara part à la recherche d'Arya et la trouve dans l'armurerie.

« Nous n'avons pas eu l'occasion de parler depuis mon arrivée, » dit-elle en s'avançant vers elle.

Arya s'esclaffe.

« Vous aviez l'air si occupée avec ma sœur que je ne voulais pas déranger. »

Yara sourit sans grande conviction. Arya fronce les sourcils.

« Est-ce qu'il y a un problème ? »

« Eh bien.. je crois que j'ai effrayé Sansa, » admet Yara.

« L'effrayer ? Comment ça ? »

Elle se sent stupide, craint d'avoir déjà tout gâché.

« J'ai... suggéré que nous pourrions prendre un bain ensemble et... elle s'est braquée. »

« Oh. Je vois. »

Arya fronce les sourcils, croise les bras sur sa poitrine.

« Est-ce que vous êtes déçue, Yara ? »

« Déçue ? Que... non ! »

« J'ose espérer que ce n'est pas la seule chose que vous recherchez chez ma sœur. »

Elle secoue immédiatement la tête.

« Non, bien sûr que non ! J'aime Sansa, je l'aime vraiment. Je suis prête à être patiente, j'attendrai aussi longtemps qu'il le faudra. »

Le regard inquisiteur d'Arya ne la quitte pas.

« Je sais ce qu'elle a vécu et... je ne veux pas la blesser davantage, je ne veux pas lui faire du mal, je vous assure. J'ai peur... j'ai peur de mal m'y prendre avec elle. »

(Et s'il était déjà trop tard ? Et si elle avait par mégarde brisé la confiance de Sansa ? Et si...)

« Écoutez, Yara. Je vous crois quand vous dites que vous aimez vraiment Sansa... et elle vous aime aussi, même si elle ne vous l'a pas dit. C'est vrai, elle a énormément souffert, mais elle n'est pas une petite chose fragile, je peux vous l'assurer – j'imagine que vous vous en êtes aperçue. Il faut simplement être patient avec elle, et j'en sais quelque chose. Je pense qu'elle pourra être heureuse avec vous... alors ne l'abandonnez pas. »

« Je ne l'abandonnerai pas. Je ne l'abandonnerai jamais. »

Arya sourit.

« Tant mieux, parce que vous faites partie de sa meute, maintenant. De notre meute. Et nous veillons les uns sur les autres. »

.

(Appartenir à une meute. C'est une drôle de sensation, inconnue mais pas du tout désagréable.)

.

Lorsque Yara retrouve Sansa un peu plus tard, elle ne lui laisse pas le temps de parler.

« Je suis désolée, Sansa. Je n'aurais pas dû te dire ça tout à l'heure. C'était très maladroit de ma part. »

Sansa secoue la tête.

« Non, c'est moi... ma réaction était ridicule, nous nous sommes déjà baignées ensemble après tout. C'est juste que... j'ai peur de te décevoir. »

« Tu ne me décevras jamais, Sansa. Je t'aime. Et je ne ferai rien qui te mette mal à l'aise, d'accord ? »

Elle sourit et acquiesce doucement.

« D'accord. »

Yara l'attire contre elle et respire son parfum de glace et de neige.

(Je ne t'abandonnerai jamais, Sansa. Jamais.)

.

« Tu peux dormir avec moi si tu veux, » murmure Sansa quand le soleil se couche. « Après tout... nous avons déjà dormi ensemble, pas vrai ? »

Elle laisse échapper un petit rire pour cacher sa gêne.

(Les bras de Yara lui manquent, ils lui manquent tellement, cette sensation de paix et de sécurité qu'elle ne parvient pas à trouver sans elle.)

« D'accord... si c'est ce que tu veux. Ne te sens pas obligée. »

« Je t'assure que non. »

Lorsqu'elle entre dans sa chambre, Sansa ne peut s'empêcher de penser à Ramsay, à sa terrible nuit de noces, à toutes les nuits qui ont suivi. Elle peut presque apercevoir son fantôme errer dans la pièce, un sourire cruel sur les lèvres. Elle sursaute quand Yara lui prend délicatement la main et déglutit.

Et maintenant ?

Ses yeux d'eau sont brûlants et elle la regarde avec tant d'amour que Sansa en est étourdie.

« Yara, je... »

« Ne dis rien, Sansa. Nous avons le temps. Tout le temps du monde. »

« Tu es sûre ? »

« Certaine. »

Lorsque Yara referme ses bras autour d'elle, Sansa a l'impression d'être retour à Pyke, elle ferme les yeux et imagine le bruit du vent, celui des vagues, l'odeur du sel, rien de tout ça ne lui rappelait Winterfell et pourtant elle se sentait quand même chez elle.

Peut-être que l'endroit où se trouve Yara sera aussi un peu ma maison, maintenant.

« Bonne nuit, Sansa. »

(Yara est avec elle, elle est en sécurité, et elle sera là pour la réconforter même si elle fait un cauchemar. Tout ira bien.)

« Bonne nuit, Yara. »

.

Les jours passent et Yara a l'impression de tomber un peu plus amoureuse de Sansa à chaque instant. Jamais elle n'aurait cru être aussi fleur bleue, et pourtant...

Les choses sont si simples, avec elle. Nous sommes différentes et pourtant si semblables.

Sansa est une guerrière, une louve féroce et douce à la fois, Sansa aime les gâteaux au citron et les couchers de soleil, elle aime broder et lui raconter ses souvenirs d'enfance, lui parler de Theon ; Yara aime Sansa, tout simplement.

Elle sait que Sansa lui fait entièrement confiance et elle trouve ça beau, qu'elle soit parvenue à s'ouvrir à quelqu'un après avoir rencontré tant de monstres qui ont brisé sa confiance, qui l'ont brisée elle, c'est magnifique et Yara ne gâcherait ça pour rien au monde – même pas pour Daenerys.

Elle se demande comment la reine dragon réagirait si elle apprenait la nature de leur relation. Ce n'est certainement pas ce qu'elle avait en tête quand elle a demandé à Yara de se rendre à Winterfell pour établir un contact avec la louve du Nord.

Nous ne faisons rien de mal. Ce n'est pas parce que j'aime Sansa que je vais trahir Daenerys.

(Au fond d'elle-même, Yara sait très bien que la mère des dragons ne verra pas les choses de cette façon.)

Un matin, Sansa reçoit un corbeau en provenance de Port-Réal. Son visage s'assombrit aussitôt.

« Ils sont nés, » déclare t-elle simplement, légèrement amère.

« Ils ? » dit Arya.

« Ce sont des jumeaux. Duncan et Jaenerya. »

Personne n'a l'air de trouver cette annonce particulièrement réjouissante. Brienne resserre sa prise sur Renly. Davos se mord la lèvre et baisse la tête. Sansa et Arya échangent un regard lourd de sens. Même Bran, d'ordinaire impassible, fronce les sourcils.

« Eh bien, la reine a eu ce qu'elle voulait, » reprend Sansa. « La dynastie Targaryen vient bel et bien de renaître de ses cendres. »

Yara ne sait pas quoi en penser. Elle a toujours de l'espoir pour Daenerys, cette reine aux cheveux d'argent qui a jadis fait battre son cœur un peu plus vite, elle a l'espoir que ces enfants lui rappellent qui elle est vraiment, une femme juste qui se bat pour un monde meilleur.

(Il n'y a aucun espoir dans les yeux de glace de Sansa.)

« Je me demande si on verra que ces enfants ont aussi le sang du loup, » lance Arya, pensive.

« Ou de l'ours, » intervient Bran.

Tous les regards se braquent sur lui.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demande Sansa.

Mais elle le sait déjà – elle a compris.

« Tu veux dire que Jorah Mormont est le père de ces enfants ? »

« Peut-être. Il n'y a aucun moyen de le savoir. »

Yara pense à Jorah avec une certaine tristesse. C'est un homme bon, elle le sait, exactement comme Jon. Il n'est pas bien difficile de deviner ce qui l'a attiré dans le lit de Daenerys. Son amour pour elle devait être trop fort pour qu'il résiste – un peu comme ce qu'elle ressent pour Sansa.

Un peu plus tard, Yara lève les yeux vers le ciel et se met à prier.

Il y a encore du bon en vous, Daenerys, je le sais. Ne gâchez pas tout, s'il vous plaît. Faites que tout ceci n'ait pas été pour rien.

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(L'eau et le feu ne sont pas faits pour être ensemble. Yara finira par regretter de ne pas avoir appris cette terrible leçon mais à ce moment là il sera trop tard, beaucoup trop tard – la chute sera très dure.)

.

« Tu me manques déjà. »

Le cœur de Sansa se serre. Yara va repartir le lendemain, elle a l'impression que son cœur va se déchirer.

« Tu me manques déjà aussi, » répond Yara en l'embrassant.

Elle se demande comment elle parviendra à s'endormir sans les bras de Yara autour d'elle, sans le bruit rassurant des battements de son cœur. Elle fixe le plafond en soupirant, elle aimerait arrêter le temps pour que cette nuit ne s'achève jamais.

Le corps de Yara est chaud, Sansa se colle davantage contre elle.

Je suis bien, ici. Je suis en sécurité. Je me sens aimée.

Un feu nouveau brûle en elle depuis quelque temps déjà, un feu qui la pousse à serrer Yara contre elle, à lui donner de langoureux baisers.

(Ce feu n'a jamais existé avant, elle pensait que Ramsay l'avait définitivement éteint mais Yara a su le rallumer. Et ça brûle, maintenant, ça brûle tellement fort.)

Sansa caresse la joue de Yara avant de déposer des baisers dans son cou.

« Sansa... » gémit-elle.

(Elle sait que le même feu brûle en Yara depuis longtemps et qu'elle a cherché à l'étouffer pour ne pas la brusquer, pour lui laisser le temps dont elle avait besoin. Elle ne peut que l'aimer davantage pour ça.)

Elle glisse les mains sous les vêtements de Yara. Celle-ci a un léger mouvement de recul.

« Sansa... est-ce que tu es sûre ? » demande t-elle.

Elle n'est pas Ramsay. Ramsay est mort, Ramsay ne reviendra pas. Je dois définitivement l'enterrer, oublier son souvenir, en créer de nouveaux, des souvenirs dont j'aimerai me rappeler.

« Oui. Je... j'en ai envie. »

Elle ne tremble pas quand Yara commence à caresser sa peau.

« Je te fais confiance, » murmure t-elle.

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(L'eau et la glace sont faits pour être ensemble – Sansa sait à présent qu'elle n'avait aucune raison de s'inquiéter.)

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« Quand nous reverrons-nous ? » demande Sansa alors que Yara s'apprête à partir.

Le souvenir de la nuit dernière la fait légèrement rougir. Yara a été parfaite, bien sûr – comment pouvait-elle en douter ?

« Bientôt, je te le promets. »

Elle l'embrasse une dernière fois.

« Tu m'écriras ? »

« Bien sûr, » répond Yara.

Elle monte sur son cheval.

« Emporte mon cœur avec toi, » dit Sansa.

(Quand elle est avec Yara, elle a l'impression de redevenir la petite fille qu'elle était autrefois, celle qui rêvait d'une grande histoire d'amour.)

Yara sourit.

« Prends le mien en échange. »

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Je ne lui ai pas dit que je l'aimais, se dit Sansa alors qu'elle regarde Yara s'éloigner. Ce n'est pas très grave, il y aura d'autres occasions. Nous avons le temps.

(Sansa ne le sait pas encore mais elle se trompe et elle le regrettera amèrement quand il ne lui restera plus qu'un petit coquillage et un océan de larmes.)


"Emporte mon coeur avec toi" et "Prends le mien en échange" sont deux répliques tirées de la saison 2 de Westworld.

Je viens de boucler le chapitre 27 et je viens à peine de rattraper la timeline de la deuxième partie, cette histoire sera donc plus longue que prévu... j'espère que vous n'êtes pas lassés ! ^^'