don't give up (even when i'm gone)
Chapitre 28
oOo
Arya,
Je ne parviens toujours pas à croire que Jon soit mort. Parfois, je pense à ce que je lui raconterai dans ma prochaine lettre avant de me rappeler qu'il n'y aura jamais de prochaine lettre. Je me sens tellement coupable – j'ai son sang sur les mains, je le sais, et je ne parviendrai jamais à m'en débarrasser.
Je ne te le dis pas assez souvent mais je t'aime et j'espère que nous serons bientôt réunies.
Sansa.
.
Sansa,
Je partage ta tristesse – nous avons été réunis si peu de temps. Ne te sens pas coupable, je t'en prie. Tu as toujours tout fait pour nous protéger. Il est mort avec honneur, Sansa, ne l'oublie pas. Père serait fier de lui – moi, je suis fière de lui et je sais que tu l'es aussi.
Je t'aime aussi.
Arya.
.
Sansa soupire, l'angoisse ne la quitte pas, Bran lui a dit que Jorah, Sam et les enfants étaient en route vers le Nord mais elle ne parvient pas à être rassurée, elle imagine les cheveux d'argent de Duncan et Jaenerya briller sous la lumière du soleil, leurs yeux d'améthyste étinceler, Jon a eu de la chance, il ne ressemblait en rien à un dragon, ces deux-là ont tout des Targaryen – le souhait le plus cher de Daenerys risque bien de signer leur arrêt de mort.
Chaque matin, elle demande à Bran comment ils vont. Sa réponse est toujours la même.
« Ils sont en vie. Ils seront bientôt là. »
Alors Sansa n'a pas d'autre choix que de le croire, elle déambule dans les couloirs les bras croisés sur sa poitrine et tente en vain de se calmer. Elle se dirige ensuite vers la cour et observe Renly et Brienne, elle sourit faiblement.
Brienne a expliqué à son fils pourquoi elle lui avait menti, son père était l'ennemi de la reine dragon, elle devait tout faire pour le protéger. Il est encore trop jeune pour véritablement connaître ce qu'est la rancoeur, il a accepté l'explication sans sourciller, ravi d'avoir enfin une mère, ravi de ne plus être qu'un bâtard orphelin.
Elle a failli pleurer lorsqu'il s'est dirigé vers elle et a enroulé les bras autour de ses jambes.
« Je vous aimerai toujours, Lady Sansa. Vous êtes ma deuxième mère. »
Elle aimerait que Yara soit là pour voir ça, cessera t-elle un jour d'avoir mal en pensant à elle ? Sera t-elle un jour capable de regarder son coquillage sans avoir envie de fondre en larmes ?
(Bien sûr que non – Yara était l'amour de sa vie. Son cœur ne battra jamais pour personne d'autre, elle en est sûre.)
Sansa se demande ce que va devenir le royaume. Qui sera le prochain à s'asseoir sur le Trône de Fer ? Quel animal viendra remplacer le dragon ? Est-il possible que le prochain souverain soit pire que Daenerys ?
C'est impossible. Rien n'est pire que le feu, rien du tout.
Les armées qui ont mis fin à son règne occupent toujours Port-Réal. Il sera bientôt temps de s'organiser, de décider, de reconstruire – Sansa sait qu'elle ne doit pas y penser pour l'instant.
Elle a une dernière mission à accomplir.
Où êtes-vous, Jorah ?
.
« Penses-tu que tu vas pouvoir sauver ces enfants, petite colombe ? »
Sansa hoche la tête, le regard déterminé.
« Ce n'est pas la première fois qu'un dragon se cache à Winterfell. »
« C'est vrai... mais tu sais bien que Jon ne ressemblait en rien à un dragon. C'était un loup – les choses sont bien différentes, cette fois. »
Elle hausse les épaules, contrariée.
« Je trouverai un moyen. Je ne peux pas les laisser mourir... je ne peux pas les abandonner. Ils sont innocents. »
(Trop d'innocents ont déjà perdu la vie – elle doit briser ce cycle de violence, elle doit le recouvrir de glace, le geler complètement, l'ensevelir sous la neige.)
Cersei incline la tête.
« Tu serais prête à risquer ta vie pour eux ? Des enfants qui ne sont peut-être même pas de ta famille ? »
Elle prend un risque énorme, elle le sait. Offrir l'asile aux enfants de Daenerys Targaryen, la reine qui a déversé le feu et le sang sur les Sept Couronnes pendant six longues années.
Parfois, il faut choisir entre ce qui est juste et ce qui est facile.
« Oui. C'est ce qu'il faut faire. »
La lionne disparaît, vaincue.
.
Jorah et Sam arrivent à Winterfell un soir alors que le soleil se couche et que les étoiles commencent à apparaître dans le ciel. Lorsque leurs chevaux entrent dans la cour, Sansa se précipite vers eux, le cœur battant. Le bébé que Jorah tient dans ses bras hurle.
« Elle a faim, » lui dit-il. « Elle a faim... »
« Tout va bien, Ser Jorah. Vous êtes en sécurité. J'ai fait venir une nourrice pour nourrir l'enfant. »
Il la laisse prendre l'enfant dans ses bras. C'est alors que Sansa remarque qu'il est saisi de tremblements. Alors qu'il tente de descendre de son cheval, il tombe et ne se relève pas.
« Ser Jorah ! »
« Sam ! »
Gilly sort du château et se précipite vers le mestre. Sansa assiste à leurs retrouvailles émouvantes du coin de l'oeil, elle ne sait pas quoi faire, le bébé continue de hurler et Jorah gît inconscient dans la poussière. Jenny et Duncan, une fois descendus du cheval, tombent à genoux à côté du chevalier, le secouent.
« Ser Jorah ! Ser Jorah ! »
Sansa remarque alors à quel point ils ont l'air mal en point, leurs cheveux d'argent sont sales et emmêlés et ils sont maigres, bien trop maigres, comme s'ils n'avaient pas mangé à leur faim depuis des semaines – ce qui est de toute évidence le cas.
« Lady Sansa, » dit Brienne. « Donnez-moi l'enfant. Je vais l'amener à la nourrice. »
Sansa lui tend la petite fille, reconnaissante. Renly observe les jumeaux d'un œil curieux.
« Qui sont-ils, Lady Sansa ? »
« Plus tard, Renly, s'il te plaît. »
Pour une fois, il ne proteste pas et se tait. Sam a lui aussi beaucoup maigri, il tombe de fatigue, se penche au-dessus de Jorah.
« Il est épuisé, » murmure t-il. « C'est... c'est grâce à lui que nous sommes en vie. »
Sansa sent sa gorge se nouer, s'agenouille près du chevalier et le secoue doucement.
(Non, pas encore. Il y a eu bien assez de morts.)
« Ser Jorah ? Ser Jorah ? »
Il finit par ouvrir péniblement les yeux.
« Tout va bien, Ser Jorah, » répète t-elle d'une voix douce.
« Les enfants... »
« Ils vont bien. Ils sont en sécurité. »
Jenny et Duncan sont touchants, ils s'accrochent l'un à l'autre comme si le monde autour d'eux était en train de s'effondrer.
« Pouvez-vous vous lever ? » demande t-elle.
« Je... je crois... »
« Nous allons vous aider. »
Avec l'assistance de Sam, elle l'aide à se lever. Il jette un regard paniqué autour de lui.
« Le bébé... »
« Elle va bien. Je vous l'ai dit, une nourrice s'occupe d'elle. Venez avec moi. »
Lentement, très lentement, elle parvient à le conduire jusqu'à une chambre inoccupée. Les enfants les suivent, les yeux écarquillés, petits dragons perdus au milieu de l'antre du loup.
Jorah s'effondre sur le lit et ferme aussitôt les yeux. Sansa se tourne vers Sam.
« Nous discuterons plus tard. Vous êtes aussi épuisé. Vos enfants et Gilly vous attendent. »
Elle jette un œil aux jumeaux qui observent Jorah d'un regard anxieux.
(Il est tout ce qui leur reste, maintenant.)
« Je vais m'occuper d'eux. »
.
(Alors qu'elle leur prend la main, Sansa se demande comment on pourrait ne serait-ce que penser à leur faire du mal.)
.
Avec beaucoup de douceur, elle leur demande s'ils ont faim. Après avoir échangé un regard, ils acquiescent timidement. Lorsqu'elle les conduit dans les cuisines, ils se jettent sur la nourriture qu'elle pose devant eux. Son regard s'assombrit.
(Quelles horreurs ont-ils vues ? Jon a toujours été évasif dans ses lettres, il ne lui a jamais détaillé avec précision à quoi ressemblait la vie au Donjon Rouge. A quel point ont-ils été marqués par la descente aux enfers de leur mère ?)
Lorsqu'ils ont terminé de manger, elle les guide jusqu'à un bain chaud. Alors qu'elle les aide à se déshabiller, la couronne que n'a pas lâchée Jenny depuis son arrivée attire son attention.
Pendant qu'ils barbotent en silence, elle la saisit, caresse le métal du bout des doigts. Elle pensait qu'il s'agissait de la couronne de Daenerys mais ce n'est pas ça.
Son cœur se met à battre plus vite quand elle réalise à qui elle appartenait réellement.
(La tête de lion semble presque la narguer.)
Sansa la repose, les sourcils froncés.
« C'est... c'est mon jouet préféré, » lui explique Jenny d'une petite voix. « C'est Mère qui me l'a donnée. »
Elle lui sourit tranquillement. Cersei Lannister ne viendra pas la hanter aujourd'hui.
« C'est une jolie couronne. Une jolie couronne pour une jolie princesse. »
(Mais Jenny n'est plus vraiment une princesse, n'est-ce pas ? Jenny est comme sa mère des années avant elle, une héritière menacée de mort, des cendres hantent déjà ses yeux violets.)
Ils ne sont pas bien bavards, ne lui posent aucune question, se laissent docilement conduire jusqu'à la chambre qu'elle a fait préparer pour eux.
« Où... où est Ser Jorah ? » demande Duncan. « Et notre petite sœur ? »
« Ils vont bien tous les deux, » le rassure t-elle. « Vous les verrez demain. »
Ils baillent, leurs yeux se ferment, ils essayent de lutter.
« Dormez, les enfants. Dormez... tout va bien, maintenant. »
Lorsqu'ils partent rejoindre le pays des songes, Sansa s'autorise enfin à souffler.
.
(Elle dort mal cette nuit là. Elle a l'impression que quand elle se réveillera, ils seront tous morts – Jorah, les jumeaux, le bébé. Elle a l'impression qu'une menace invisible les guette.)
.
Le lendemain matin, elle se rend dans la chambre de Jorah. Sam s'y trouve déjà et discute avec le chevalier. Elle se racle la gorge pour annoncer sa présence.
« Je vais vous laisser discuter, » dit Sam avant de s'éclipser.
Avec un peu d'hésitation, Sansa s'assoit sur le bord du lit.
« Comment allez-vous ? » demande t-elle.
« J'ai connu mieux, » avoue t-il. « Mais je survivrai. Merci de nous avoir aidés, Lady Stark. »
« Ne me remerciez pas, je suis heureuse de l'avoir fait. »
« Et... les enfants ? »
« Duncan et Jenny dorment encore. La nourrice s'occupe du bébé. Comment s'appelle t-elle ? »
Il baisse la tête.
« Je ne sais pas, » avoue t-il. « C'est... c'est Daenerys qui a choisi le prénom des jumeaux et... le temps manquait... »
(Sansa n'est pas la seule à avoir le cœur brisé dans cette pièce.)
« Je vois. »
Le silence s'attarde pendant quelques secondes.
« Que s'est-il passé ? » finit-elle par demander.
Jorah se redresse avec difficulté et fronce les sourcils, comme si ses souvenirs étaient flous.
« Nous avons fui la capitale pendant la bataille. Nous avons réussi à échapper aux soldats. Je savais... je savais que le Nord était le seul endroit où nous pouvions espérer trouver refuge. Je savais aussi que les enfants étaient en danger. Je devais faire en sorte que personne ne nous voie. »
Sansa repense à l'état dans lequel ils étaient lorsqu'ils sont arrivés, se demande si elle a vraiment envie de connaître la suite.
« Venir ici n'a pas été facile, » souffle Jorah. « Il a fallu trouver du lait pour le bébé... ce que j'ai dû faire... »
Il ne va pas plus loin dans ses explications, la honte est perceptible dans sa voix. Sansa lui presse délicatement le bras pour le rassurer.
« C'est fini, maintenant. »
Ses yeux sont humides lorsqu'il lui répond :
« Vraiment ? »
(Oh, bien sûr que ce n'est pas fini. En fait, ça ne fait que commencer.)
Avant que Sansa n'ait le temps de répondre, les jumeaux font irruption dans la pièce et grimpent sur le lit.
« Ser Jorah ! »
Il leur ouvre ses bras et ils s'y réfugient aussitôt. Sansa se sent de trop, elle murmure un salut et quitte la pièce.
Que dois-je faire ?
.
« Que dois-je faire, Yara ? Jorah a raison, ce n'est pas fini. Ces enfants ne seront jamais en sécurité, pas même ici. On les cherchera. On les traquera sans merci. Daenerys a fait trop de mal, elle a condamné ses propres héritiers sans même le savoir. J'aimerais que tu sois là pour me conseiller, j'aimerais que tu me serres contre toi. Que dois-je faire ? »
Seul un souffle de vent lui répond. Il s'enroule autour d'elle et la fait frissonner.
Sansa porte son petit coquillage à son oreille et entend sa chanson d'eau et de glace.
.
« Lady Stark ? »
Alors que Sansa observe les enfants jouer dans la cour, Jorah s'avance vers elle.
« Ser Jorah. »
Jenny et Duncan semblent ravis d'avoir retrouvé Sam et Jeyne. Renly a l'air un peu perdu mais heureux d'avoir de nouveaux camarades de jeu. Brienne les surveille attentivement.
« Ils... ils n'ont pas l'air traumatisés, » dit Sansa.
(Ou n'est-ce qu'une apparence ?)
« Jon et moi avons fait notre possible pour les protéger. »
Il soupire.
« Je lui ai dit de fuir, » reprend t-il. « J'ai essayé de le convaincre... il ne m'a pas écouté. »
« Il ne m'a pas écoutée non plus. »
« C'était un homme bon. Il méritait mieux... bien mieux... »
Jorah semble être plus vieux qu'il ne l'est réellement.
« Je ne crois pas vous l'avoir dit la dernière fois que je suis venu mais... je suis désolé pour Yara Greyjoy. »
Sansa acquiesce doucement.
« Je suppose que je suis désolée pour Daenerys. »
(Elle est désolée qu'elle ait été aussi folle, elle est désolée qu'elle ait laissé tant de cadavres sur son passage elle est désolée que le cœur de Jorah se soit fracassé de la même manière que Yara.)
« Je l'ai tuée, » révèle Jorah.
Cette confession la laisse presque sans voix.
« Quoi ? Je croyais que les Fer-Nés... »
Il secoue la tête, laisse échapper un rire sans joie.
« Ce qu'ils lui auraient fait... je n'ose même pas l'imaginer. Malgré tout ce qu'elle avait fait... je ne pouvais pas la laisser tomber entre leurs mains, vous comprenez ? Je l'aimais. Je l'aimais tellement. »
Sa détresse ne peut que la toucher, elle fait écho à son propre désespoir.
« Je lui ai donné de l'essence de belladone. Elle n'a pas souffert. Elle n'a même pas essayé de protester. Elle savait... elle savait que c'était la fin. Elle savait ce qu'elle était devenue. »
(Peut-être que Daenerys a fini par regarder en arrière, tout compte fait – dommage qu'elle ne l'ait pas fait plus tôt.)
Très fier, Renly montre Soleil-de-Glace aux jumeaux. Ils observent l'arme les yeux ronds.
« Ils m'ont demandé quand ils reverraient leurs parents, » dit Jorah. « Je n'ai pas su quoi leur répondre... ils sont si jeunes. »
« Je suis désolée, » répète Sansa.
Il lui sourit tristement.
« Pas autant que moi. »
.
Un soir, elle s'aperçoit que les jumeaux ont quitté leur chambre pour se réfugier dans celle de Jorah.
Non, Jorah. Ils ne sont pas orphelins.
.
« Ils ne pourront pas rester ici indéfiniment, » dit Sansa à Brienne.
Elle tient dans ses mains une lettre d'Arya.
Sansa,
Je suis soulagée que les enfants soient en sécurité, mais que comptes-tu faire exactement ? Certains de nos soldats sont rentrés à Accalmie, leur disparition n'est pas passée inaperçue – je t'épargne les détails de ce que les Fer-Nés ont fait au cadavre de Daenerys. Il paraît qu'elle était déjà morte quand ils l'ont trouvée.
Tiens moi au courant,
Arya
« Je ne sais pas quoi faire, » reprend t-elle.
(Les dragons sont-ils condamnés à s'éteindre ?)
Jorah se promène avec le bébé, les aperçoit et les rejoint.
« Comment va t-elle ? »
« Elle va bien, Lady Stark... grâce à vous. »
Elle sourit, observe les yeux bleus de l'enfant, elle est certaine que le sang du loup ne coule pas dans ses veines.
« Nous parlions des jumeaux, » reprend Sansa. « Vous savez qu'ils ne sont pas en sécurité ici, Ser Jorah. »
Il acquiesce, l'air grave.
« Je suis désolé que notre présence vous mette en danger. »
« Il ne s'agit pas de moi. Je ne regrette pas de vous être venue en aide, je vous assure. C'était ce qu'il fallait faire. Simplement... je suis inquiète pour eux. »
(Pourquoi a t-il fallu qu'ils aient les cheveux argentés et les cheveux violets ? Tout aurait été tellement plus simple s'ils avaient ressemblé à leur père.)
« Viserys et Daenerys se sont réfugiés à Essos après la mort d'Aerys, » dit Brienne.
« Ils n'étaient pas seuls, » rétorque Jorah. « Les Targaryen avaient encore des soutiens à cette époque. Même si je fuyais avec eux... je ne pourrais jamais les protéger. Robert n'a eu aucun mal à envoyer des assassins après Daenerys. Nous ne survivrions pas plus de quelques semaines. »
Il a raison, bien sûr. Sansa soupire, pense aux jumeaux, à la terreur qu'elle a pu lire dans leurs yeux, à la façon dont ils se serraient l'un contre l'autre.
Elle pense à la couronne que Jenny tenait entre ses petits doigts et soudainement, elle sait.
« Il y a un endroit, » murmure t-elle. « Un endroit où ils seraient peut-être en sécurité. »
(C'est une idée folle, fantaisiste, désespérée, peut-être perd t-elle la raison, peut-être devient-elle comme Daenerys.)
Quand Sansa croise le regard de Cersei, l'ancienne reine lui sourit d'un air entendu.
A l'heure où je poste ce chapitre je suis sur la route du retour, je posterai de nouveau tous les jours à partir de demain :).
(Je poste depuis mon téléphone, je m'excuse s'il y a des problèmes de mise en page.)
