don't give up (even when i'm gone)

Chapitre 29

oOo

« Cersei Lannister ? »

Sansa soutient calmement le regard perplexe et presque scandalisé de Brienne.

« Pardonnez-moi, ma dame, mais... êtes-vous sérieuse ? »

« Je suis très sérieuse, » répond Sansa.

Jorah ne dit rien et attend simplement qu'elle s'explique, les sourcils froncés. Sansa ne peut se défaire de l'impression qu'ils la croient devenue folle.

(Il y a différents types de folie.)

« Écoutez, » reprend t-elle. « Ces enfants ne seront jamais en sécurité à Westeros... du moins pas dans l'immédiat, pas tant que le souvenir de Daenerys flottera encore dans l'air. »

Pas tant que les Sept Couronnes entières regarderont vers le ciel et craindront d'y apercevoir la silhouette du dragon, pas tant que le son des cloches résonnera dans leurs cauchemars, pas tant que l'odeur de brûlé les étourdira.

« Même s'ils restaient à Winterfell, je ne pourrais jamais assurer complètement leur protection. »

(Elle aurait aimé pouvoir, pourtant, elle aurait aimé agrandir sa meute.)

« Fuir à Essos est ce qui a sauvé Viserys et Daenerys il y a toutes ces années. »

« Lady Stark, » dit Jorah. « Comme je l'ai dit, ils ne seraient pas davantage en sécurité à Essos. Le Détroit n'est pas si large... et si leur fuite vient à se savoir, personne ne pourra oublier ce qui s'est passé la dernière fois que des héritiers Targaryen se sont exilés là-bas. »

(Un trône perdu. Trois miracles sortis du feu. Des esclaves libérés. Des rêves de conquête.)

« C'est vrai, » admet Sansa. « Vous ne pourriez pas les protéger, Ser Jorah, parce que vous n'avez pas le pouvoir. »

Sansa pense à sa couronne. Le pouvoir, elle l'a, mais il est encore trop fragile, trop insignifiant. Il ne lui servirait à rien.

« Bran m'a dit que Cersei et Tyrion étaient devenus magistrats de Pentos. »

C'est d'ailleurs la seule chose qu'il ait bien voulu lui révéler sur les Lannister.

« Le pouvoir, ils l'ont. »

(Le pouvoir, c'est le feu. Du feu de dragon, du feu grégeois – c'est du pareil au même.)

« Ce ne serait peut-être pas suffisant, » répond Jorah.

« Peut-être... mais c'est la meilleure chance qu'ils aient. »

Si Jorah semble considérer sérieusement ses paroles, Brienne n'a pas l'air le moins du monde convaincue.

« Ma dame... comment pouvez-vous penser que Cersei Lannister accepterait de s'occuper des enfants de la femme qui lui a volé son trône ? »

Sansa se mord la lèvre. Une vague de doute la submerge, elle jette un œil à Cersei, son visage n'exprime aucune émotion sinon un certain amusement.

Je dois être folle. Quand le suis-je devenue ? Je ne m'en suis même pas aperçue. Est-ce que c'est ça qu'a ressenti Daenerys ?

« Je ne sais pas, » admet t-elle.

Elle inspire profondément.

« J'ai besoin d'y réfléchir. »

Elle s'éloigne la tête basse, courbée sous le poids des responsabilités.

« Ce n'est pas facile d'être reine, petite colombe, » soupire Cersei.

.

Jorah berce doucement le bébé, se perd dans ses yeux bleus, caresse ses cheveux blond foncé.

Ma fille.

Celle-ci a le sang du dragon mais il a choisi de se cacher derrière celui de l'ours, elle n'a pas les yeux d'améthyste et les cheveux d'argent de Daenerys. Les dieux lui ont-ils fait une faveur en lui épargnant cette apparence qui équivaut désormais à une sentence de mort ?

Il soupire, se sent toujours très fatigué. Ce mois passé sur les routes le hante, ce mois passé à craindre pour la vie des enfants, à faire en sorte de les garder en vie, de les protéger, ce mois passé à pleurer Daenerys.

J'ai tué la femme que j'aimais.

(Une part de lui sait pourtant que Daenerys du Typhon n'était plus vraiment là, il ne restait qu'un spectre, un fantôme, une coquille vide, et elle aussi savait ce qu'elle était devenue. Elle aussi a voulu mourir.)

Son absence crée un énorme vide en lui. Parfois, il s'imagine qu'elle va le rejoindre dans son lit, refermer ses bras autour de lui et lui murmurer qu'elle l'aime.

Ce ne sont que des rêves, bien sûr. Le soleil s'est éteint pour toujours, il ne brillera plus jamais, ni dans le ciel, ni dans son cœur.

« J'aimerais pouvoir te protéger, » murmure t-il à l'enfant. « Je suis tellement désolé. »

Il ne lui a toujours pas donné de nom, ne parvient pas à s'y résoudre, c'est comme si ça lui semblait mal, comme s'il n'en avait pas le droit, ce sont les dragons qui doivent nommer les petits dragons, pas les ours.

(Elle ne sera jamais un dragon, pourtant – elle n'en aura pas le droit, pas si elle veut vivre.)

Il pense aux mots de Sansa. Une idée folle – depuis quand les lions protègent-ils les dragons ?

Comment pouvez-vous penser que Cersei Lannister accepterait de s'occuper des enfants de la femme qui lui a volé son trône ? a dit Brienne.

Le jour où il s'est rendu à Pentos lui revient en mémoire. Il se souvient du rire de Joanna, du sourire de Tyrion.

Du sourire de Cersei.

Ils avaient l'air heureux. Apaisés.

(Cela ne veut rien dire. Les lions sont heureux quand ils sont ensemble, les lions sont les ennemis des dragons, ces créatures qui leur ont tout pris – ça ne peut pas fonctionner.)

« Ser Jorah ? »

Il se retourne. Renly lui fait face et le regarde d'un air interrogateur.

« Pourquoi est-ce que vous vous promenez dans les couloirs tout seul ? »

« Oh... j'ai besoin de réfléchir. »

Le petit garçon s'approche, pointe le bébé du doigt.

« C'est votre fille ? »

« Oui. »

« Comment elle s'appelle ? »

« Je ne sais pas encore. »

« Moi, ma mère m'a dit que je m'appelais comme un grand roi ! » s'exclame t-il, le regard brillant de fierté.

« Ta mère... » répète Jorah.

Il comprend aussitôt. L'ombre du dragon a disparu, maintenant – celle du secret aussi.

« Plus tard, je serai un grand chevalier, » reprend t-il. « Comme ma mère, et comme mon père ! Est-ce que vous le connaissiez ? Ma mère n'a pas voulu me dire comment il s'appelait... elle a dit qu'elle m'expliquerait tout quand je serai plus grand. »

« Je... je ne crois pas l'avoir rencontré, » parvient à répondre Jorah, pris au piège de ses yeux verts.

Les yeux de Cersei, les yeux où brûlait le feu grégeois, autrefois, les yeux qui brûlaient de haine pour Daenerys. Pour les dragons.

(Qu'en est-il, aujourd'hui ? Le feu continue t-il de brûler ?)

Les yeux de Cersei mais aussi les yeux de Tyrion. Le feu y brûlait aussi, autrefois, mais pas celui de la haine.

Que se passerait-il s'il retrouvait les iris violets qui ont tant hanté ses rêves ?

Est-ce vraiment la seule chance des enfants ?

.

Sansa referme doucement la porte de sa chambre derrière elle, le cœur battant. Lentement, très lentement, elle se retourne pour faire face à Cersei.

« Depuis quand n'as-tu pas autant douté, petite colombe ? » lui demande t-elle.

« Je ne sais pas. »

Elle regarde ses longs cheveux blonds, ses yeux verts, le léger sourire sur ses lèvres, elle s'efforce de rester impassible alors qu'intérieurement, elle s'effondre.

« Je dois dire que je ne sais pas quoi penser de cette idée, » dit Cersei. « Probablement parce je suis aussi perdue que toi – nous ne sommes qu'un, après tout. »

(Je suis seule. Personne ne peut m'aider. Oh, que dois-je faire ? La moindre erreur de ma part coûtera la vie aux enfants.)

« Brienne a raison, tu sais. Tu me connais, Sansa. Je suis haïssable, je suis cruelle, je suis impitoyable. Comment peux-tu seulement penser que je sauverais les enfants de Daenerys Targaryen, la femme qui m'a pris tout ce qui m'était cher ? »

Cersei Lannister. La femme qui a tué son mari, la femme qui a fait exploser le Septuaire de Baelor, la femme qui leur a menti et qui était prête à les regarder mourir sans rien faire pour les aider.

(Un monstre.)

Il y autre chose, cependant. Des nuances qu'elle ne peut pas oublier.

Cersei Lannister, c'est aussi la femme qui a été vendue au roi sans avoir son mot à dire, la femme qui a regardé ses trois enfants mourir, la femme qui a été forcée de parader nue devant une ville entière.

(Une survivante. Une mère.)

Cersei Lannister, c'est la première reine des Sept Couronnes. Celle auprès de qui Sansa a tant appris.

Elle soupire, soudainement très lasse.

« Je me rappelle du jour où j'ai saigné pour la première fois. J'étais terrorisée parce que je savais que je pouvais désormais porter les enfants du roi. J'étais terrorisée parce que je ne voyais aucune échappatoire à ce mariage. »

Cersei l'écoute en silence.

« Vous avez été gentille avec moi, ce jour-là. »

N'aime personne d'autre que tes enfants.

Elle n'avait pas compris à l'époque, elle était encore trop jeune, elle n'avait pas compris que ce monde était cruel avec les reines.

Cersei n'a jamais appliqué son propre conseil, Cersei a aimé Jaime, l'a trop aimé, tellement qu'elle l'a presque détesté, et elle n'a pas pu le sauver.

Sansa aussi a eu le cœur brisé, pour Yara, pour Jon, pour tous ces innocents – elle a trop aimé, la louve a commis la même erreur que la lionne.

N'aime personne d'autre que tes enfants.

Cersei voulait-elle que Sansa ne suive pas ses traces, qu'elle ne fasse pas la même erreur ? Eh bien, c'est raté.

Je ne serai jamais comme vous.

Quelle ironie.

« C'est vrai, » admet Cersei.

Sansa se tient au bord d'un précipice, ou plutôt d'un océan. Si elle traverse, il n'y aura plus de retour en arrière possible.

Une dernière chance.

« On dirait que nous allons bientôt nous retrouver, petite colombe. »

.

Jorah se dirige vers le Bois sacré de Winterfell, la nuit tombe, il sait que Sansa s'y rend chaque soir pour prier. Il s'arrête à quelques pas de l'arbre cœur, la louve est agenouillée, les yeux fermés – elle ne l'a pas entendu approcher. Il se racle la gorge, elle sursaute.

« Oh. Ser Jorah. »

Elle essuie les quelques larmes qui coulent sur ses joues. Il vient s'agenouiller à côté d'elle.

« Est-ce que vous priez ? » demande Sansa.

« Oui. »

« Les dieux n'ont pas de merci. C'est pour cela que ce sont des dieux... c'est ce que Cersei m'a dit, un jour. Parfois, je me demande si elle avait raison. Je les ai suppliés de protéger Yara, de protéger Jon. Ils ne m'ont pas entendue. »

Elle soupire.

« Nous ne pouvons pas compter sur les dieux. Si nous voulons survivre, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »

(Les dieux ne l'ont pas entendu quand il les a suppliés de sauver Daenerys d'elle-même, de sauver les enfants. C'est lui qui les a protégés, et lui seul.)

« Tyrion Lannister est un homme bon, » reprend Jorah. « Je pense... je pense qu'il aiderait les enfants. »

« Oui... c'est ce que je pense aussi. »

Ce n'est pas Tyrion le problème et ils le savent tous les deux.

« Vous avez dit... vous avez dit qu'ils avaient l'air heureux, quand vous les avez vus. »

Il acquiesce, pense de nouveau au sourire de Cersei, à la façon dont elle a ébouriffé les cheveux de Tyrion.

Autre chose que la haine brûlait dans ses yeux.

Cet autre chose, c'est sa dernière chance.

« Oui, » murmure t-il. « Ils avaient l'air heureux. Libres. Je n'ai vu aucune flamme. »

Le silence retombe. Ils se regardent longuement dans les yeux.

Une dernière chance.

.

Lorsqu'il retourne au château, Jorah se dirige vers la chambre des jumeaux.

Il est temps qu'ils connaissent la vérité.

Ils sont dissimulés sous les couvertures et se murmurent des choses qu'il ne peut pas entendre. Il s'assoit sur le lit.

« Duncan, » appelle t-il doucement. « Jenny. »

« Ser Jorah ! »

Ils s'empressent de grimper sur ses genoux, il se force à leur sourire.

(Il ne veut pas penser qu'il va être obligé de se séparer d'eux, ça fait bien trop mal. Comme il aimerait pouvoir rester près d'eux pour toujours, mais sa présence ne ferait que les mettre davantage en danger. On pensera que là où se trouve l'ours se trouvent aussi les petits dragons.)

« Écoutez, les enfants... j'ai quelque chose à vous dire. »

Ils échangent un regard, se taisent. Le bruit des battements de son cœur est assourdissant – il n'est pas mort, tout compte fait.

« Je vous ai dit que vos parents étaient partis... » commence t-il.

(Jon, transpercé par les épées de Fer-Nés. Daenerys, étendue dans son lit, les lèvres au goût de poison.)

« Ils ne reviendront pas. Ils ne reviendront jamais. »

Des larmes tombent et Jorah s'aperçoit que ce sont les siennes. Les yeux violets des jumeaux s'humidifient, comprennent-ils seulement ce que la mort signifie ?

Les gens disent que les dragons sont des monstres, qu'ils n'ont pas de cœur, mais ils se trompent.

Les dragons aussi peuvent pleurer.

Leurs larmes se mélangent à celles de l'ours.

.

« Êtes-vous bien sûre de vous, ma dame ? » demande Brienne.

Sansa soupire, c'est une question étrange, elle n'est sûre de rien, elle n'a aucune certitude sinon celle qu'il s'agit de la dernière chance des enfants, la dernière chance de les sauver.

« Je n'ai pas le choix, Brienne. »

« Cersei... »

Elle s'interrompt, comme si elle n'osait pas en dire plus, comme si elle avait peur que les mots ne fassent que rendre ses craintes plus réelles.

« Je sais ce qu'elle est, » répond Sansa.

(Je sais ce qu'elle était serait plus exact.)

« Tyrion est un homme bon. Il acceptera de s'occuper des enfants... je dois croire qu'il le fera. Et pour ce qui est de Cersei... »

(Quelle est la différence entre un monstre et une survivante ?)

« Tyrion ne la laissera pas leur faire de mal, Brienne. »

Brienne finit par baisser la tête, vaincue.

« Je vous fait confiance, ma dame. Quand allez-vous partir ? »

« Le plus tôt possible. Brienne... il y a quelque chose d'autre dont j'aimerais vous parler. »

« Ma dame ? »

Dès que Sansa ferme les yeux, elle voit du vert – les feuilles des arbres, le feu grégeois, les yeux de Cersei et Tyrion.

Les yeux de Renly, le lionceau élevé par la louve.

« J'aimerais que Renly nous accompagne à Pentos. »

Brienne la regarde comme si elle était folle, a un mouvement de recul, secoue la tête.

« Ma dame... »

« Je sais ce que vous allez dire. S'il vous plaît, écoutez-moi. »

« Ma dame, non ! Si Cersei le voit... »

« Brienne. Elle ne lui fera rien. »

« Je sais que vous faites confiance à Tyrion, mais quand Cersei l'a t-elle déjà écouté ? »

(Cersei ne l'a pas écouté quand il lui a demandé d'envoyer ses armées au Nord, Cersei ne l'a pas écouté lorsqu'il l'a suppliée devant les remparts de Port-Réal.)

« Il lui a sauvé la vie. »

C'est une vérité qu'elle a longtemps refusé de croire, c'est quelque chose qui lui semble toujours irréel, inconcevable, et pourtant c'est arrivé. Tyrion aurait pu la laisser mourir pour aller ramper aux pieds de Daenerys.

Il ne l'a pas fait.

« Il lui a sauvé la vie, » répète t-elle. « J'ai envie de croire que ça n'a pas été pour rien, que ça signifie quelque chose. »

(Autre chose que la haine.)

« Tyrion est l'oncle de Renly, Cersei est sa tante. Joanna est sa sœur... ne pensez-vous pas qu'il mérite de rencontrer sa famille ? »

Brienne semble hésiter.

« Je ne sais pas, ma dame... je ne lui ai toujours pas dit comment s'appelait son père. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de tout lui expliquer maintenant. »

« Je ne lui dirai pas qui ils sont réellement pour lui si c'est votre volonté. »

Elle attrape la main de Brienne.

« Renly est votre fils. La décision finale vous appartient. »

Après un sourire rassurant, Sansa la laisse seule avec ses pensées.

.

« Suis-je devenue folle, Yara ? » murmure Sansa à son coquillage. « J'ai protégé Renly du dragon pendant toutes ces années, tout ça pour le jeter dans la gueule du lion. Je vais amener les petits dragons à une femme qui hait leur mère plus que tout. Est-ce que c'est ça, la folie ? Faire des choses insensées parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas d'autre solution ? Est-ce que c'est ça que Daenerys a ressenti juste avant de réduire Port-Réal en cendres ? »

Comme toujours, seul le silence lui répond. L'absence de Yara est plus oppressante que n'importe quelle tempête de neige ou de feu. La solitude aussi.

« Tu n'es pas seule, petite colombe. »

« Bien sûr que si. Brienne pense que je suis folle même si elle est trop polie pour me le dire. Jorah le penserait aussi s'il n'était pas aussi désespéré. »

« Le désespoir est une chose terrible, » soupire Cersei.

Le désespoir est la mort de Yara, celle de Jon, le désespoir est la folie de Daenerys et les larmes de ses enfants, le désespoir est le cadavre de Jaime Lannister – le désespoir est le fardeau des reines.

Sansa soupire et se met à rédiger une lettre.

Arya,

Je t'écris pour t'annoncer que je vais quitter le Nord pour quelques semaines. Je vais emmener les enfants de Daenerys en sécurité, là où on ne pourra pas leur faire de mal. Je préfère ne pas dire où pour ne pas que tu te mettes à hurler – je sais très bien ce que tu penserais de cette idée.

Tu me manques,

Sansa.

.

Alors que Sansa regarde le corbeau s'envoler, elle se dit qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible.

Ça va vraiment arriver. Je vais quitter Winterfell. Je vais aller à Pentos, là où tout a commencé pour Daenerys.

(Ça, ce n'est pas grand chose, ce n'est pas ça qui occupe en permanence ses pensées, ce n'est pas ça qui la fait trembler de tout son corps.)

Je vais revoir Tyrion.

Son ancien mari, celui qu'elle n'a pas réussi à protéger du dragon, celui dont elle pleuré la mort par deux fois.

Je vais revoir Cersei.

Un monstre. Une survivante.

Une mère.

Où qu'elle aille, Sansa sent ses yeux verts la brûler.


Vous l'avez compris, Cersei et Tyrion vont faire leur grand retour... ils vous avaient manqué ? :)