Alors oui je sais, je n'ai pas touché à cette fanfiction depuis maintenant 5 ans (ce que le temps passe vite), mais j'ai récemment moi même replongée dans la lecture des fanfics, et me suis rendu compte que je n'avais jamais terminé celle là (la hoooonte). J'avais perdu tout les chapitres écrits, ce qui fait que je n'avais plus la force de recommencer. Mais 5 ans après, juste après avoir ouvert ma fanfic les mots se sont déversés.
Je vous souhaite à tous une excellente lecture ! Dites moi si je dois continuer cette fanfic ou pas, j'ai déjà écrit trois chapitres de plus mais je voudrais savoir si l'histoire vous plait ou pas.
Bisous bisous !
- Naked -
Can we take it to the next level, baby, do you dare?
Don't be scared
'Cause if you can say the words, I don't know why I should care
James Arthur
Hermione s'avança de pas peu assurés vers la sortie ne sachant que faire de ses mains qui ne cessaient de rabattre ses cheveux derrière ses oreilles d'un geste tristement comique. Ses cheveux couleur caramel bouclaient joliment quand elle prenait le temps d'en prendre soin. Cependant, sa chevelure finissait souvent frisé et emmêlé, puisque la jeune fille préférait dédier son temps libre et la lecture et à la documentation. Bien que ses amis lui reprochaient souvent de leur préférer ses livres et devoirs, Hermione ne pouvait jamais se résoudre à se détacher de ce qu'elle considérait comme sa bouffée d'oxygène intellectuelle. Ses yeux couleur d'amande pétillaient à l'idée seule de s'engager dans un débat avec l'un de ses professeurs, ce qui ne manquait jamais de faire soupirer la totalité de ses camarades. Pourtant, à part la clique des Serpentards, un groupe d'élèves du lycée Poudlard rassemblant les lycéens les plus vils, malsains, sadiques, et indécemment opulents de toute la Grande-Bretagne, les autres élèves semblaient apprécier Hermione, toujours prête à leur filer un coup de main pour finir telle dissertation ou tel devoir. Elle n'était pas spécialement belle, ne s'habillait pas à la pointe de la mode, mais possédait un sens de la générosité et de la justice si aigüe que ses camarades ne pouvaient que la respecter. Les Serpentards quant à eux, se délectaient de lui porter divers coups bas sournois et de l'insulter ouvertement et sur les réseaux sociaux. Le trio qu'elle constituait avec Ron et Harry représentait une source intarissable de moqueries pour ce clan machiavélique, qui voyait en eux l'assortiment des qualités qu'ils honnissaient le plus. La rivalité qui opposaient les Serpentards aux autres remontaient à une première altercation entre Harry et Draco en sixième. Le prince de Serpentard avait lancé son premier décret officiel, interdisant à tout élève de côtoyer, parler, ou même respirer le même air que Ron Weasley. Ce dernier avait mal supporté les provocations de Draco concernant sa famille et situation sociale, et lui avait assené un coup de cartable sur la tête. Puisque Malfoy était de dos lors de l'attaque, il ne put retenir son équilibre et s'étala de tout son long au plein milieu du couloir, sous les regards ahuris du reste des élèves. Tout le monde retint son souffle, ne daignant se moquer ouvertement de l'héritier aux yeux de glace, suspendus à ses lèvres pour connaître la sentence qui ne tarderait à tomber. Draco décida que Weasley aura droit à un traitement de silence générale, ponctuée uniquement d'humiliations et d'insultes lors du vendredi de chaque semaine. Bien évidemment, Harry et Hermione avait refusé de laisser tomber leur ami, et avaient ainsi également subi le courroux des autres élèves. A ce jour, Ron demeurait un paria pour la plupart des élèves, bien qu'Harry ait étonnement réussi à regagner sa popularité au sein du lycée. Peu lui tenait rigueur de son amitié avec le jeune roux, du moment qu'il n'imposait pas sa présence. Potter était également le seul avec Hermione à pouvoir tenir tête à son Némésis, ce qui n'allait pas sans impressionner ses camarades habitués à se plier aux moindres exigences de Malfoy.
Hermione attendit que Ron entame la conversation, vainement. La boisson fraiche faisant office de distraction bienvenue, ce dernier ne faisait que la siroter tout en jetant des coup d'œil à Hermione par-dessus le gobelet. Ils avaient passé l'après-midi du jour précédent à travailler ensemble sur le devoir de Ron sans gêne aucune, mais la pensée que Harry et Ginny étaient probablement en train d'entamer une discussion sérieuse liait leurs langues.
C'est délicieux, merci Ron, finit-elle par marmonner pour rompre le silence. J'en avais bien besoin après avoir faire le tour du centre avec Ginny !
Elle est inépuisable ça c'est sûr ! , rajouta-t-il tout en fulminant intérieurement de rater l'occasion de parler avec Hermione de choses plus… intimes.
Un silence s'installa entre les deux, pendant lequel Hermione se repassa tous les moments qu'elle avait passés avec Ron au long de ces années. Ses sentiments envers lui étaient confus certes, mais indéniablement présent. Elle ne pouvait repenser à leurs conversations sans laisser échapper un sourire, attirée par sa joie de vivre, son humeur, et son grand cœur. Leur relation ambiguë en faisait jaser plus d'un. Tantôt ils se tenaient maladroitement la main au détour d'un couloir, tantôt ils se tapaient dans le dos comme deux potes. Hermione brûlait de mettre le point une bonne fois pour toute et de se délaisser du poids qui pesait sur son cœur chaque fois que Ron se rapprochait d'une autre. Cependant, par peur de fragiliser l'équilibre précoce de leur amitié et incapable de s'assurer des sentiments de Ron en retour, elle ne cessait d'éviter de dévoiler qu'elle nourrissait des sentiments autres qu'amicaux. De plus, Ron n'était pas sans être imparfait. Ses sautes d'humeur, son tempérament, et son immaturité accablaient Hermione au plus haut point, bien qu'elle passe l'éponge constamment.
Je ne sais pas ce dont Harry veut parler avec Ginny, mais ça semble prendre pas mal de temps… , murmura Ron, tirant la jeune fille de ses pensées.
Tu t'ennuies déjà de moi ?, rétorqua-t-elle d'un sourire narquois dans un effort de le dérider.
Le jeune roux fixa ses yeux sur ceux d'Hermione rougissant légèrement.
Hermione, je… je ne veux pas tout gâcher. Je ne sais pas quoi te dire, commença-t-il en hésitant. Je t'apprécie, mais je ne veux plus qu'on soit amis.
Tu es entrain de rompre amicalement avec moi ?, avança-t-elle en serrant ses mains contre son gobelet.
Non ! Je… je veux tout simplement te dire que je pense que nous ne sommes pas faits pour être amis. Je sais que tu détestes prendre les risques, que tu penses qu'il vaut mieux que l'on conserve notre relation telle quelle, mais je veux plus. J'ai besoin de plus, rajouta-t-il en lui prenant la main. Je ne veux pas passer mon temps à me demander ce qu'il se passera si nous tentons le coup, je veux tenter le coup. On se connait depuis tout petits, on a tout partagé ensemble et toujours ressentis plus que de l'amitié. Ne le nie pas, car au fond tu sais que ta relation avec Harry diffère de la mienne. Nos non-dits commencent à peser sur notre alchimie à trois, et je n'en peux plus. Je ne te demande pas de sortir ensemble, juste de se laisser aller.
Hermione se mura dans un demi-silence tout en sentant son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Elle avait tellement attendu, redouté, et imaginé ce moment qu'elle ne savait plus distinguer la réalité de l'imaginaire. Elle ne savait même plus si elle voulait entendre ces mots ou si elle préférait qu'ils n'aient jamais franchis les lèvres de Ron. Elle baisse les yeux vers leurs mains entrelacées, sentant la chaleur qui se dégageait des paumes de Ron contre les siennes. Elle se sentit stupide de ne savoir que répondre. Après tout pourquoi ne pas pour une fois prendre le courage d'ouvrir son cœur et de vivre l'histoire qu'elle se passait déjà tous les jours dans sa tête. Elle avait toujours fait preuve de retenue et de docilité, mais le courant qui passait entre elle et Ron était si indéniable qu'elle savait que leur amitié était ruinée qu'ils sortent ensemble ou pas.
Je suis pour essayer le laisser-aller, répondit-elle enfin au bout de ce qui semblait une éternité à Ron. Je veux essayer aussi, ajouta-t-elle en souriant face au visage illuminé de son interlocuteur.
Je ne m'attends pas à ce que tu me consoles non plus, mais ce silence devient pesant, maugréa Pansy en croisant ses bras dans un air de défi.
Je viens de parcourir dieu seul sait combien de kilomètres, j'ai gagné le droit au silence, répliqua Draco en allumant une énième cigarette.
Ils étaient arrivés à la maison de Draco quelques instants plus tôt, et étaient allongés sur le lit kingsize de l'héritier à écouter Chill Bill tout en partageant cigarette sur cigarette. Pansy était l'unique fille à coté de qui Draco pouvait s'allonger torse nu sans qu'elle ne veuille lui sauter dessus instantanément. Bien que passant la moitié de leur temps ensemble depuis la maternelle, Draco était peu bavard en présence de Pansy. Ni l'un ni l'autre n'était du genre à déballer sa vie et à parler inutilement. Toujours partant pour faire des coups bas aux autres et à faire la fête, leur complicité s'épanouissait dans le silence. Les Parkinson, les Malfoy, et les Zabini faisaient partis du même cercle ultra-select de la noblesse anglaise. Riches à souhait, de sang noble, et débordants de pouvoir, ils refusaient de se mêler à des familles de moindre rang, de sang non-pur. De ce fait, Pansy, Blaise, et Draco avaient grandi côte à côte, partageant la même aversion et le même dédain pour les autres. Actuellement en dernière année lycée, ils étaient tout aussi soudés, prêts à se soutenir les uns les autres malgré leur froideur apparente. Draco ne se l'avouerait jamais à voix haute, mais il considérait Blaise et Pansy comme sa véritable famille, celle qu'il avait choisi. Sa réputation de prince des glaces ne l'empêchait pas de se transformer en prince de feu lorsque les siens étaient en péril, ce qui fort heureusement, arrivait assez rarement. Il régnait en maître sur les Serpentards, ayant assis son pouvoir dès sa première année au collège de Poudlard. Il connaissait la plupart des membres du clans, issus de familles nobles ou alors immensément riches depuis la maternelle. D'autres avaient rejoints le cercle au fur et à mesure, selon bien évidemment des critères assez spécifiques. Toujours est-il que Draco ne les considérait pas comme ses égaux, mais plutôt comme ses subalternes. Il leur donnait l'impression à la fois de tenir à eux, et à la fois d'être sur un piédestal auquel personne ne pouvait aspirer. Pas même Zabini.
Blaise ne vient pas ?, demanda Pansy en volant sournoisement la cigarette de son ami.
Il a un truc, répondit Draco en haussant les épaules.
Un truc, répéta-t-elle en fronçant les sourcils. Il n'a pas non plus répondu à mes appels plus tôt ce matin, ce n'est pas dans son habitude.
On ne peut pas être dispo 24h/24 à ton service Pansy, tu le sais, rétorqua-t-il en souriant narquoisement.
Vous devriez pourtant, soupira-t-elle en se levant d'un bond du lit de Draco. Je sens que Zabini trame quelque chose, mais je ne suis pas dans les meilleures dispositions pour chercher à savoir.
C'est tout à ton honneur, ricana Draco. Tu me rends ma cigarette maintenant ?, ajouta-t-il en tendant la main vers elle.
Elle sourit, fixa sa cigarette, puis l'écraser dans le plus proche des cendriers en verre disposées dans la chambre de l'héritier. Draco ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel tout en suivant du regard son amie qui quittait les lieux. Pansy avait le don pour toujours mettre en scène ses départs, chose qui exaspérait les deux garçons. Il jeta un rapide coup d'œil sur son téléphone, dont les notifications s'étendaient en liste interminable. Il ignora les textos de Daphné, effaça ceux de Lavande, et répondit à l'invitation de Blaise pour une soirée organisée par Théodore Nott, un terminal également qui rêvait de rivaliser avec la popularité de Draco. Ce dernier prit l'une de ses chemises noires de son dressing et l'enfila couvrant ainsi son torse de marbre bien défini qui faisait tourner la tête à la gente féminine. Peut-être aussi masculine. Son père et sa mère n'allaient pas tarder à le réclamer pour le déjeuner de famille obligatoire après leur absence, et le lycéen n'avait pas la force de supporter la froideur de son père en cas de retard.
Il dévala les escaliers du manoir, avant de s'installer nonchalamment à sa place désignée, à gauche de Lucius et en face de Narcissa. Cette dernière fit son arrivée en même temps que son fils, et le remercie silencieusement de faire l'effort d'arriver à l'heure. Une minute plus tard, Lucius Malfoy fit son entrée dans la salle à manger, et s'installa en chef de table. Sa ressemblance avec Draco était frappante. La même expression de marbre sculptait les deux visages, et leurs yeux semblaient taillés de glace. Sur un signe express de Malfoy senior, Dobby apporta les couverts en s'empressa de dresser la table en servant premièrement les entrées sous forme de tartare de St Jacques et mange sur un lit de figues rôties. Draco baissa les yeux sur son assiette, et s'y attaqua priant tous les dieux et les saints que sa mère ne prendrait pas la parole pour le harceler de questions.
- Qui est cette charmante jeune fille qui a quitté le manoir tôt ce matin en se vengeant sur ma tapisserie ?, demanda Narcissa en levant son verre de vin à l'intention de Dobby.
Ce dernier versa une minuscule rasade dans le verre de sa maîtresse, avant de remplir son verre à moitié face aux éclairs menaçants qui surgissaient de son regard.
- Une amie de classe, répondit Draco sans lever ses yeux de son assiette. Elle voulait sûrement s'inspirer de la tapisserie, rien de méchant.
- Tu crois que je ne remarque pas ton manège Draco ? Tu rapportes Dieu seul sait combien de filles sous notre toit au vu et su de tous sans te préoccuper de notre réputation ni rien d'autre !, vociféra Narcissa en plantant sa fourchette d'un coup sec dans son assiette.
Draco leva lentement les yeux de son assiette et s'essuya les lèvres en soupirant. Naricssa Black Malfoy adorait jouer aux mères modèles et dévouées lors des trois jours qui suivaient ses voyages interminables aux côtés de Lucius. Seulement, pas une fois elle n'avait reproché à Draco d'amener quiconque à la maison, fermant toujours ses yeux sur la situation, muette aux gémissements, cris, et pleurs qui résonnaient derrière la porte de son fils. Le blond s'interrogea silencieusement sur les raisons de ce changement brusque, avant de jeter un coup d'œil vers son père qui semblait ennuyé par la tournure de la conversation.
- Tu penses qu'il t'est permis de ramener des pouffes au sein de ma propre maison ?, reprit Narcissa en vidant son verre d'un trait et en pressant Dobby de la resservir. Je ne permettrai pas que des filles de petite vertu vienne ruiner notre famille !
Draco réfléchit un instant avant de se tourner brusquement vers son père :
- Cette mascarade n'a rien à voir avec moi en fait ?
- Je t'en prie Draco, ne parle plus la bouche pleine, se contenta de répondre calmement Malfoy senior.
- Tu viens Hermione ? Nous rentrons, déclara Ginny en tirant son amie de ses rêveries.
Hermione était assise depuis peu à l'entrée du centre commerciale avec Ron, la gêne entre les deux s'étant quelque peu dissipée après leur conversation plus tôt. Ce dernier se leva en premier du banc, et offrit sa main à Hermione, touchée et embarrassée à la fois par cette démonstration d'affection. Le quatuor se mit en route vers l'arrêt de bus, situé à quelques mètres à peine du parking. Alors qu'ils s'apprêtaient à traverser, une voiture surgit au bout de l'allée les pressant à accélérer la cadence. Tous sauf Hermione dont la main glissa de celle de Ron, et qui resta figée en plein milieu de la route alors que ses trois amis avaient traversé. Elle avait beau faire appel à toutes ses forces pour bouger, aucun muscle ne semblait répondre à l'appel. Elle se sentit faillir et ne put que fixer horrifiée la voiture qui s'avançait encore et encore. Elle entendit les appels de ses amis mais ne put se résoudre à tourner la tête, hypnotisée par les lumières miroitantes du véhicule. Elle ne parvenait à décoller ses pieds comme cimentés au sol, consciente que la voiture gagnait du terrain à chaque seconde passée.
Le choc fut si subit que la jeune fille s'effondra, sa tête heurtant lourdement le bitume. Bien que la voiture ait freiné au dernier moment, son conducteur s'attendant probablement à ce que la piétonne traverse, l'impact bien que modéré avait suffi à faire faillir Hermione. Ron, Ginny, et Harry, ne savaient que faire, hébétés par la rapidité des évènements. Ginny et Harry se ruèrent vers Hermione qui gisait encore sur l'asphalte, un filet de sang coulant le long de son front. La jeune brune semblait à semi-consciente, encore sous le choc de l'accident, et peinait à distinguer clairement les paroles noyées de larmes de Ginny.
- Tout ira bien Hermione, murmura Harry en agrippant sa main. Tout ira bien, répétait-il tandis que Ginny composait fébrilement le numéro des urgences.
Ignorant ses deux amis entourant Hermione, Ron se dirigea directement vers le véhicule, ouvrit brusquement la portière, et empoigna le conducteur par le col.
- Espèce de sale enfoiré !, vociféra-t-il. Tu as failli la tuer connard !
Un éclair de rage assombrit les yeux ténébreux du conducteur, qui en un mouvement brusque poussa Ron et le fit tomber par terre. Il jeta un regard dédaigneux au roux fou furieux à ses pieds, et se retint de ne pas le tacler.
- Ne. T'avises. Plus. Jamais. De. Me. Toucher. La. Belette, articula lentement Blaise Zabini en défroissant calmement son col. Plus jamais.
