Note de l'auteur:

Tout d'abord merci beaucoup pour tout les messages et les reviews laissées, je suis contente que cette fanfic' vous plaise.

Me voilà de retour avec un nouveau chapitre, qui vous permettra d'en savoir plus sur Draco et Hermione. Je prends le temps de vraiment situer le contexte et les personnages, parce que cela sera crucial pour comprendre la suite de l'histoire. Je ne suis pas très fan du grand coup de foudre immédiat, et bien que ce soit effectivement une Dramione, il n'y aura pas de grand amour instantané mais plut tôt quelque chose de plus fort et réaliste.

Faîtes attention au moindre détail, et laissez moi en reviews vos théories sur ce qui va se passer ensuite !

L : Merci beaucoup, j'espère que ce chapitre te plaira aussi !

ptitcoeurfragile : Merci beaucoup ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !

Swangranger: Merci beaucoup pour ta review, tu me dira ce que tu penses de ce chapitre aussi !


Scared to be lonely

Do we need somebody

Just to feel like we're alright ?

Is the only reason you're holding me tonight

Cause we're scared to be lonely?

La voix saccadée de Blaise au téléphone alerta immédiatement Draco, qui se précipita vers l'hôpital indiqué. D'après ce que lui avait raconté son acolyte, sa voiture avait percuté Granger qui s'était mise en travers de sa route, immobile. Draco fronça les sourcils en franchissant l'entrée de l'établissement. La petite clique de Potter était assise sur les fauteuils inconfortables de la salle d'attente des urgences, les yeux de chacun fixant le néant. Il chercha Zabini pendant quelques instants, avant de le voir sortir d'une petite salle adjacente, quelques points de sutures au front.

- Tu aurais dû me dire que tu avais envie de te refaire une beauté, je t'aurais aidé avec plaisir, lui lança Draco un sourire au coin.

- Que veux-tu que je te dise ? Je n'attire que les suicidaires mal dans leurs peaux, prêtes à tout pour toucher ma Lambo, plaisanta Blaise. On se tire, rajouta-t-il en empoignant sa veste et en poussant Draco vers la sortie.

Alors que les deux amis franchissaient la salle d'attente pour se diriger vers la sortie, Potter et Weasley vinrent se tenir devant eux les bras croisés sur le torse, l'air fous furieux.

- Dégage Potter, je ne le répèterai pas deux fois, lui lança Draco froidement.

- Pas avant que la police ne vienne mettre cette affaire au clair. Dois-je te rappeler que ta chère petite amie vient de percuter Hermione ?, siffla Harry en foudroyant Blaise du regard.

Blaise et Draco se jetèrent un regard en coin avant d'exploser de rire en même temps, hilares devant un Harry et Ron bouillonnants de rage.

- La police, hein ?, rétorqua Blaise en sortant son Iphone. Mais je t'en prie, je compose moi-même le numéro, ajouta-t-il en joignant l'acte à la parole. Oui, City of London Police ? Mon nom est Blaise Zabini. Oui, comme la marque Zabini. J'appelle pour signaler un accident. Exactement, à la sortie de Westfield, vous en avez déjà été informé ? Parfait. Très bien, sourit-il en raccrochant. Ma foi, si j'étais vous je ne perdrai pas trop mon temps à attendre la police, bien que je sache que vous avez pas mal de temps à revendre. Apparemment, se mettre en travers d'une voiture constitue en soi une faute importante. Je vous enverrai une facture pour les dommages matériaux et psychologique, sussura-t-il.

- Famille d'Hermione Granger ?, appela une infirmière.

- Ici, marmonna Ron sans quitter Blaise des yeux. J'espère pour toi que pas un seul de ses muscles n'est ne serait-ce que froissé, sinon je te promets de te briser en deux.

L'infirmière se rapprocha de Ron et Harry, que Ginny avait rejoint entre temps.

- Tout va bien pour votre amie, les rassura-t-elle. Quelques égratignures superficielles, mais rien de grave ne vous inquiétez pas. Toutefois, le docteur souhaite la garder en observation pour quelques heures de plus afin d'effectuer quelques tests. Est-ce que vous avez prévenu ses parents ?

- Oui, affirma Ginny soulagée. Ils sont en route, ils devraient être là d'une minute à l'autre.

Draco reluqua l'infirmière blonde platine qui s'éloignait du petit groupe en lui jetant ce qu'elle voulait être de discrets coups d'œil, avant de se retourner vers Potter ignorant totalement la présence des deux Weasley.

- Bien, maintenant que tout le monde est rassuré, ou déçu, que Granger va bien, on peut se tirer d'ici ? Mon quota de tolérance pour vos conneries atteint son paroxysme.

- Ce n'est pas fini Malfoy, grogna Ron. Vous ne vous en tirerez pas comme ça, pas cette fois.

- Potter, j'ai encore la décence et la patience de te répondre, mais pourrais-tu rappeler à cette boule de poils qu'il n'a en aucun cas le droit de s'approcher de moi ? Ne m'oblige pas à lui enfoncer ça dans le crane à coups de marteau, ajouta-t-il en ignorant superbement Ron qui fulminait de rage.

- Mais c'est qu'il parle le prince des serpents, je croyais que tu ne communiquais qu'en monosyllabes, interpella Hermione, sortie à la suite de l'infirmière qui la dirigeait vers la salle de scanners.

Ses différentes blessures aux bras et aux jambes avaient requis des points de sutures, en plus d'une plaie au menton recouverte d'un large pansement carré. Ses cheveux étaient ébouriffés, son eyeliner (le seul maquillage qu'elle portait en plus d'un léger baume à lèvres) avait coulé, et elle affichait une mine défaite. Son regard croisa celui de Draco, qui fronça les sourcils à sa vue. Il ne se rappelait même pas de la dernière fois qu'il avait vu ou parlé à Hermione Granger directement tellement il ne la considérait que comme l'ombre de Harry. Il ne la supportait pas plus qu'il ne supportait son ennemi juré, surtout qu'en plus d'être ouvertement désagréable avec Draco, elle ne s'arrêtait jamais, oh grand jamais, de faire la lèche-botte aux professeurs et de passer toute la séance à afficher l'étendue de ses connaissances.

- Vous êtes sûrs qu'elle n'a pas de commotion cérébrale ?, soupira Draco. Elle babille encore plus que d'habitude.

- Non mais je rêve, explosa Harry. Vous vous croyez vraiment tout permis ?! Si Zabini n'avait pas percuté Hermione on n'en serait même pas là, et pourtant je n'entends aucune excuse provenant de sa bouche !

- Des excuses ? s'étonna Blaise en se retenant de rire. Mais oui bien sûr, je m'excuse Granger que tu te sois jetée sous ma voiture dans un effort désespéré de mettre fin à ta misérable petite vie. La prochaine fois, je m'assurerai que ton souhait de mort soit réalisé.

- On s'tire, déclara fermement Draco. Granger, Potter, c'était un plaisir, ajouta-t-il sarcastiquement sans même se préoccuper des roux Weasley.


Mrs. Granger passa sa main dans les cheveux d'une Hermione à moitié endormie, enfin de retour à la maison et allongée dans son lit.

- Tu m'en as fait une de ces frayeurs, murmura-t-elle en embrassant le front de sa fille. Tu te surmènes tellement, il faut que tu te reposes un peu !

- Ce n'était rien maman, ne t'inquiètes pas, soupira Hermione. J'étais juste un peu tête en l'air, je n'ai pas vu la voiture venir.

- Justement ! Ce sont clairement des signes de surmenage ! Tu passes ta journée enfermée à l'école ou ici dans ta chambre à travailler sans relâche, et je me sens coupable à l'idée que tu fasses tous ces efforts uniquement pour décrocher une bourse au sein d'une université que nous ne pourrions jamais payer de nous-même, balbutia la mère d'Hermione.

- Mais non maman arrête, s'exclama la jeune fille en se relevant en position assise. Ce n'est absolument pas de votre faute. Quand est-ce que les résultats des tests seront disponibles ?, ajouta-t-elle en tentant de changer le sujet.

- Au courant de la semaine, je crois. Ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps d'après les urgentistes, mais je préférerai qu'on ne discute pas de toute ça devant ton père, murmura-t-elle en entendant la clé tourner dans la serrure. Il a assez de problèmes avec le cabinet.

La mère d'Hermione quitta le chevet de sa fille pour accueillir son mari qui venait de faire son entrée dans la maison. Le pauvre homme travaillait des heures supplémentaires et faisait de son mieux pour garder le cabinet à flot, mais des dettes énormes le criblaient. Ses investissements pour agrandir le cabinet et attirer plus de clients n'avaient malheureusement pas portés leurs fruits. Ses yeux semblaient constamment éteints, sa mine défaite, et sa posture affaissée. Hermione tentait au mieux d'aidait son père en faisant fi de secrétaire durant les heures supplémentaires qu'il faisait afin qu'il n'ait pas à les payer à sa secrétaire, mais cela ne suffisait pas non plus. La jeune fille faisait de son mieux pour ne pas peser financièrement sur ses parents, faisant abstention de tout artifice qui ne lui était pas indispensable. Elle entendit ses parents chuchoter à voix basse dans l'entrée, et se blottit dans son lit. Elle ne voulait pas le montrer à sa mère, mais Hermione avait eu une réelle frayeur en heurtant la voiture de Zabini. Elle ne parvenait pas à comprendre comment est-ce qu'elle n'avait pas bougé alors qu'elle avait clairement vu la voiture foncer vers elle. Le conducteur devait penser qu'elle allait traverser, vu qu'elle aurait en effet largement eu le temps de dégager la route si seulement son corps lui avait obéit. De ce fait, elle ne voulait pas que Ron continue à persécuter Zabini, surtout que ce dernier n'avait malheureusement effectivement rien à se reprocher. Elle ferma les yeux en pensant à la honte cuisante qu'elle avait ressentie en faisant ce maudit accident juste sous les yeux de Ron. Toutefois, elle n'avait absolument pas aimé sa réaction. Alors que Harry et Ginny s'étaient précipités vers elle, Ron n'avait même pas daigné venir voir si elle allait bien. Il avait préféré faire les gros bras en attaquant directement Zabini.

Elle enfonça son visage dans son oreiller, ignorant les notifications qu'elle recevait sur son portable. Elle n'avait envie de parler à personne ce soir, juste se reposer et oublier cette journée mortifiante. Elle prit sa copie de Gone Girl qui trainait sur sa table de chevet, mais ne parvint pas à se concentrer assez pour se plonger dans sa lecture. Son esprit ne cessait de la ramener quelques heures en arrière, et bien qu'elle ne veuille y penser, son cerveau tournait à plein régime pour comprendre ce qui s'était passé exactement.

Elle finit par s'endormir ainsi, le livre à moitié ouvert, et la tête pleine de questions.


Blaise remplit deux verres de vodka et bu l'un après l'autre en l'espace de quelques secondes.

- Et moi qui croyait que le deuxième était pour moi, le nargua Draco en montrant les deux verres vides.

- Tu sais te servir tout seul frère, répliqua Blaise. Mais pas sûr qu'il y ait assez d'alcool pour nous tenir tous les deux.

Et de l'alcool il y'en avait. Les deux amis s'étaient rendus à la fête organisée par Théodore Nott, qui s'était vraiment dépassé pour le coup. La villa s'était transformé en véritable bordel organisé. Plusieurs bouteilles étaient disposées un peu partout, un coin spécial expériences sensorielles était organisé en plein milieu du salon avec une multitude de drogues et de pilules en tout genre. Pansy semblait être déjà loin, son regard voilé fixant le néant. Les mains baladeuses de Marcus Flint tentaient de faire glisser les bretelles de son débardeur en velours, tandis qu'il s'affairait de faire réagir la brune à coup de baisers et suçons sur le cou, sans grand succès.

Blaise et Draco étaient assis au sol, dos collé à un fauteuil massif en cuir noir. Le prince des Serpentards prit la bouteille que son ami buvait égoïstement, et s'en servit également.

Tout noyer dans l'alcool. Boire, encore, encore, et encore, pour pouvoir tenir. Oui. Draco avait la vie simple. Il était beau comme un dieu, riche comme crésus, et avait le don de vous percer à jour, de lire en vous comme dans un livre ouvert. Personne ne résistait à son charme. Toutefois, au-dessous des apparences d'une vie pavée de désirs et de luxures, Draco n'était pas heureux. Comment peut-on être heureux lorsque l'on possède tout ? Il suffisait qu'il pose ses yeux sur quelque chose pour qu'elle devienne instantanément sienne. Oui. Il possédait tout. Il ne cessait de se le rappeler quand il se sentait plonger dans une mélancolie dans fond. Il s'accrochait à cette pensée comme à une dernière bouffée d'oxygène.

Draco baissa les yeux et se rendit compte que non seulement il avait déjà fini la bouteille, mais qu'en plus Blaise n'était plus à ses côtés. A sa place, Daphné fumait un joint, les yeux rivés sur son petit ami.

- Salut toi, murmura-t-elle. J'attendais que tu ré-atterrisses.

Les seuls moments où le jeune héritier supportait et voire même appréciait Daphné était quand celle-ci planait. Plus détendue, moins jalouse, et surtout plus affectueuse, elle ne l'embêtait plus avec ses questions, ses doutes, et sa possessivité maladive. De plus, dans ces moments-là, son charme exaltait, transperçait les autres. Ses cheveux blonds légèrement ondulés encadraient son visage qui semblait délaissé de tout signes de contrariété.

- Qu'est-ce que tu regardes ?, demanda-t-elle en éclatant de rire. C'est la première fois qu'on se rencontre peut-être.

- Peut-être, répliqua Draco en volant subtilement le pétard qu'elle tenait entre ses doigts et en le portant à ses lèvres.

Daphné fit la moue, avant de caresser doucement l'avant-bras de Draco. Elle balada ses doigts tendrement sur la peau froide et albâtre du jeune garçon, avant de lui déposer un lent baiser au creux du cou. Elle remonta lentement en couvrant son cou de baiser, avant de s'attarder sur sa bouche.

Is it just our bodies?

Are we both losing our minds?

Is the only reason you're holding me tonight

Cause we're scared to be lonely?

Draco restait immobile, ne voulant pas rentrer dans son jeu mais sachant qu'il finirait bien par se rendre à ses caresses. Ce froid qui s'était installé en lui depuis le retour de ces parents lui pesait, et les verres qu'il s'était envoyés toute la soirée ne semblaient pas suffire à dissiper cette mélancolie qui s'emparait de lui. Il savait que passer la nuit avec Daphné ne résoudrait rien de cela et qu'il regrettera sa décision le lendemain, mais il ne put s'empêcher d'aspirer au moins à une nuit plus calme. Il lui rendit son baiser et passa sa main derrière sa nuque pour mieux l'attirer à lui.

Au moins il ne dormira pas seul cette nuit.


Un rayon de soleil perturba le sommeil d'Hermione, qui n'était pas encore prête à se réveiller. Elle enfouit sa tête dans son oreiller, tout en jetant un coup d'œil vers son réveil. Ce dernier indiquait 7h30. La jeune brune s'apprêtait à se rendormir, quand de légers coups se firent entendre à sa porte.

- Hermione ? appela sa mère. Tu es réveillée ma chérie ? Il faut y aller si tu ne veux pas rater le bus.

Le bus ? Pensa Hermione en se relevant brutalement. Etait-il vraiment lundi ? Elle ne se rappelait pas vraiment de la journée du dimanche, qui lui parut tel un rêve comateux. Elle se rappelait être sortie samedi avec Ginny, Harry, et Ron, et d'avoir eu un accident, mais aucun souvenir concret de la veille. Elle se releva péniblement, attrapa à la hâte son téléphone portable pour vérifier ses rappels, et se figea en s'apercevant qu'elle avait un examen de maths à passer dans moins de 30 minutes.

Elle s'habilla à la hâte, prenant le premier jean qui lui tomba sous la main ainsi qu'un pull bleu électrique, et se dirigea vers la cuisine pour prendre les deux tartines que sa mère lui avait préparé.

- Nom de dieu, grommela Hermione en saluant sa mère. J'ai moins de 5 minutes pour rattraper le bus. Tu veux bien me déposer au lycée aujourd'hui ?

- Désolée ma chérie, ton père a pris la voiture pour se rendre au cabinet. Il a des documents à préparer avant de rencontrer un nouveau créancier.

Hermione n'attendit pas la suite de la phrase, et se rua vers les escaliers. Elle courut tant bien que mal vers la station de bus, malgré ses jambes engourdis.

Elle arriva juste assez tôt pour voir s'éloigner le bus. Elle songea pendant un bref instant à courir derrière le véhicule, en espérant le rattraper au détour d'un feu rouge, mais son réalisme la poussa à abandonner l'idée. De plus, elle ne se sentait pas capable de courir un mètre de plus, sa course effrénée l'ayant déjà épuisée. Son téléphone affichait 7h45, lui signalant que seules 15 minutes la séparaient de son premier échec scolaire.

- Putain de merde, cria-t-elle en frappant de son pied la roue d'une voiture stationnée à côté d'elle. Putain de merde, répéta-t-elle à voix basse en voyant son propriétaire la fusiller du regard.

- Granger, j'apprécie vraiment tes efforts pour mettre fin à ton existence, mais buter ma voiture équivaut à une mort lente et douloureuse.

- Malfoy.

Devant la Porsche 918 Spyder gris argenté, se tenait en effet le jeune héritier, la main serrant un petit paquet qu'il prit soin de ranger dans sa boîte à gant avant de se remettre à fusiller Hermione du regard.

- Ce n'est pas ce que tu croies, reprit Hermione. Je n'avais aucune idée que c'était la tienne.

- Ah bon ? Tu sais pourtant que ce modèle ne court pas les rues. Je me pointe avec tous les matins au lycée. Granger aurait-elle perdu sa mémoire photographique en plus de son envie de vivre ?, questionna-t-il sarcastiquement.

- Je m'en fous de toi, de ta voiture, et de ta putain de vie, lui répondit la jeune fille. Maintenant si tu veux bien me laisser tranquille, j'ai du chemin à parcourir.

Il l'ignora superbement et remonta dans sa voiture. Il s'apprêtait à démarrer quand de légers coups se firent entendre sur la vitre côté passager. Il vit Hermione s'acharnait à lui faire des signes. Il décida de l'ignorer et démarra sa voiture. Sauf qu'en voulant faire marche arrière pour sortir le véhicule de la place de parking, il la vit à l'aide de la caméra arrière se tenant parfaitement immobile derrière le véhicule.

- Dégage, lui lança-t-il en baissant la vitre.

- Tu pars au lycée ?

- Pas tes affaires, répliqua sèchement Draco en tentant de faire sortir sa voiture sans toucher la jeune fille.

- Emmènes moi au lycée, murmura Hermione. Je… hmm, j'ai besoin d'y aller et j'ai râté mon bus, ajouta-t-elle de plus en plus gênée.

Jamais, oh grand jamais, elle ne s'était sentie aussi faible, aussi pathétique, et aussi mal à l'aise. Elle était née pour être indépendante. Mais la perspective de rater un examen aussi important à une année aussi cruciale, la rongeait d'anxiété. Elle ne pouvait compromettre ses chances d'avoir une bourse, et elle savait qu'un zéro baisserait sa moyenne et se mettrait en travers de ses rêves.

- Pardon ?, demanda Draco les sourcils froncés sérieusement surpris. Je fais pas de la charité moi, dégage, je ne te le redemanderai pas deux fois.

- Tu sais que ce test est important Malfoy, autrement je ne te le demanderai pas.

- Désolé, je n'étais pas assez clair. Je m'en bas les couilles du test, de ta moyenne, et de ta putain de vie.

Hermione jeta un coup d'œil à son téléphone qui affichait maintenant 7h48. Elle ferma les yeux, soupira, se maudit, se traita de tous les noms, et pria de toutes ses forces pour un miracle, tout en sachant pertinemment que plus aucune issue n'était disponible. Elle rouvrit les yeux et vit Malfoy qui la fixait encore du regard, attendant qu'elle bouge pour qu'il puisse démarrer.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Qu'est-ce que moi je veux ? Que tu dégages. N'ai-je pas clairement établi ce fait ?, soupira-t-il.

- Non, en échange de m'emmener. Qu'est-ce que tu veux en échange de m'emmener ?, demanda-t-elle en articulant lentement comme en s'adressant à un petit enfant.

- Rien du tout.

- Malfoy, tu déconnes !, cria Hermione en perdant son sang-froid. Bon sang, je te donne l'occasion de me demander n'importe quoi en échange de me déposer là où toi-même tu te rends à l'instant. Qu'est ce qui ne va pas chez toi ?

- N'importe quoi ?

- Dans la limite du raisonnable, rectifia Hermione en se maudissant d'avoir perdu son calme.

- N'importe quoi ?, redemanda Draco.

Hermione expira lentement. Elle s'en voulait de lui avoir montré sa faiblesse, et savait que le manipulateur froid qu'était Malfoy allait faire tourner cet arrangement à son avantage. Mais le 7h50 qui s'affichait à présent sur son téléphone ne lui laissait guère le choix.

- Oui, finit-elle par confirmer lasse de cette énième joute verbale.

- Monte, lui ordonna Draco d'un sourire machiavélique.


Note de l'auteur: Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui ! Faîtes moi savoir ce que vous en pensez en reviews et si vous êtes impatients pour connaître la suite !

Merci encore une fois pour tout le soutien, et à très bientôt !