Torture et plus si affinités

Résumé : Un cours de potion qui tourne mal, une punition bien méritée. Malefoy au service de Harry, qui va bien en profiter. Et les sentiments dans tout ça? HPDM

Disclaimer : L'univers ainsi que les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent aucunement

Note : Je suis en train d'écrire une autre histoire plutôt lourde et sérieuse, alors j'ai décidé d'agrémenter ma journée d'un peu de bonheur à l'état pur en écrivant sur un ton plus doux et comique un merveilleur HPDM.

Prenez note que j'ai fait les dialogues en langage commun, car sinon je trouve que ça manque de ''réel''

Contexte : Harry est dans sa septième année à Poudlard, la puissance de Voldemort ne cesse de s'accroître, MAIS il n'y a pas eu d'attaque sur le ministère ni sur Poudlard, donc Sirius est vivant.

Bonne lecture

Chapitre 1 : Comment torturer Potter

La classe, éclairée par une unique fenêtre percée à même la pierre, était sombre et saturée par une lourde odeur métallique. Harry regardait son chaudron dont le contenu – orange – bouillonnait joyeusement. La couleur aurait dû tirer un peu plus vers le jaune, mais il ne s'en préoccupa guère, ses pensées étant occupées par le fait qu'il lui restait encore deux heures à passer dans cette classe sinistre et puante. Les cours de potion étaient vraiment les pires, Snape passait son temps à critiquer les élèves appartenant aux Gryffondors et à leur enlever des points sans raison. Sa seule consolation était qu'il était maintenant en septième année. Après, il n'aurait plus à supporter ni Snape, ni Malefoy, ni aucun Serpentard. Bien sûr, Voldemort gâchait un peu le tableau, mais bon, un avada et c'était fini… pas vrai?

La potion devint bleue, signe qu'il était temps d'ajouter le sang de grenouille géante, cause de l'odeur métallique. Harry ouvrit prudemment sa fiole, fut assailli par l'odeur horrible qui lui donna la nausée. Il en préleva une partie au compte-goutte. Neuf gouttes, avait précisé Snape avec un air grave, pas une de plus ou une de moins. Un, deux, trois compta Harry avec sérieux. Il voulait réussir cette potion, la semaine dernière il avait échoué parce que Malefoy avait lancé une queue de lézard dans son chaudron, et la semaine d'avant parce que Goyle avait accidentellement – d'après ses dires – éternué dedans. Malheureusement, il ne pouvait pas compter sur Ron pour l'aider, le pauvre était encore plus mauvais que lui en potion. Mais cette fois, il allait réussir! Pinçant les lèvres de colère et de concentration, Harry laissa tomber la neuvième goutte.

La potion siffla et prit la couleur exacte décrite dans le manuel. Un sourire fier apparu sur ses lèvres, c'est alors que du coin de l'œil il vit la main de Malefoy, bien haute dans les airs, lancer un objet non identifié dans la direction de son chaudron. Voyant la chose grisâtre se diriger à toute vitesse vers lui, Harry tendit la main et, au moment où elle allait tomber dans le chaudron, l'attrapa. Il eut un sourire encore plus fier que le précédent, il était vraiment un le meilleur attrapeur de Poudlard. Il regarda Malefoy qui le fixait d'un drôle d'air. Il ne semblait pas déçu qu'il ait attrapé la… chose, mais il ne semblait pas non plus… entièrement satisfait.

C'est alors qu'il vit un sourire machiavélique se dessiner sur le visage du jeune homme blond et alors qu'il reportait son attention vers la chose – froide et gluante – qu'il tenait dans la main, Harry vit une goutte de liquide clair tomber dans le chaudron. Son contenu émit un bruit strident qui alerta Snape qui s'approcha de lui à grands pas enragés. Si Malefoy n'avait pas été un Malefoy, il aurait éclaté de rire.

«Potter vous n'êtes qu'un imbécile de la pire espèce…» et blablabla, se dit le jeune homme. Il constata que le contenu de son chaudron s'était transformé en une fine poudre noire. Au moins, pensa-t-il, ça ne m'a pas explosé à la figure cette fois… Snape continuait de lui crier dessus lorsqu'une douleur fulgurante traversa son bras et il ne put retenir un cri de douleur. Snape regarda son poing serré et blêmit… ou peut-être était-ce son teint naturel.

«Zabini, surveillez la classe, j'amène Potter à l'infirmerie. Malefoy, vous venez aussi» La voix de Snape était dure et aiguë, signe de sa grande colère. Le blond se leva et, tel un condamné, se dirigea aux côtés de Potter, les yeux fixés au sol.

Snape soupira, qu'avait-il fait de si horrible pour être condamné à supporter cet idiot de Potter pendant encore un an. Il eut envie de laisser Potter aller seul à l'infirmerie avec Malefoy, mais ils allaient sûrement commencer à se battre en chemin, l'un d'eux serait certainement blessé et Dumbledore serait en colère contre lui, encore. Entendre encore une fois ce vieillard sénile essayer de lui inculquer quelconque principe était si douloureusement ennuyant qu'il préférât encore laisser sa classe à un gamin de dix-sept ans, au risque que les Gryffondors fassent exploser leur chaudron et perdent malencontreusement quelques membres – risque que Snape était prêt à prendre - et accompagner Potter à l'infirmerie.

Il regarda de nouveau le gamin, une expression de souffrance contenue sur le visage, le poing serré autour de la bave de chauve-souris des grottes du Nord, substance qui était toxique, mais pas mortelle heureusement (ou malheureusement selon le point de vue). Severus était persuadé que son neveu avait lancé cette substance à Potter en connaissance de cause. Un contact de plus de quelques secondes avec la peau provoquait une vive douleur et des brûlures graves. Par chance, Potter n'était pas assez idiot pour…

«Potter lâchez cette chose bon sang!» Harry, qui sentait toujours une douleur brûlante dans son bras, essayait déjà d'ouvrir la main depuis plusieurs secondes, mais le moindre mouvement intensifiait la sensation de brûlure et rendait vaine toute tentative. Il réitéra tout de même l'expérience, sans résultat. Sans un mot, Snape alla chercher une fiole dans l'armoire près de son bureau. Maudissant tous les gamins de cette planète il alla rejoindre Potter et sans perdre de temps il versa une goutte du produit verdâtre sur sa main. Le brun ne put retenir un cri aigu. Les muscles de Malefoy se tendirent et une vague (légère la vague) de culpabilité le submergea, mais pour rien au monde il ne l'aurait avoué.

Harry regarda la chose qu'il tenait se dissoudre dans un sifflement, la douleur qui irradiait dans tout son bras quelques secondes plus tôt avait diminué. Il ouvrit doucement sa main douloureuse. À sa vue, sa bouche s'assécha et ses yeux s'écarquillèrent dessinant sur ses traits un air de profonde terreur. Sa main était brûlée, rouge et purulente par endroit et presque noire sur la paume et au bout des doigts. Malefoy tenta un coup d'œil qu'il regretta amèrement, il ne put retenir une grimace. Il se jura en son for intérieur de ne plus jamais chercher à faire de mal à Potter, bien que cela l'amusait grandement… En tout cas dans la prochaine semaine… ou dans les prochains jours… Et puis merde! Potter était une victime toute désignée, l'emmerder était la seule chose qui distrayait Malefoy dans cette école pourrie.

Sans un mot Snape prit le col de la robe de Malefoy dans une main, celle de Potter dans l'autre et se dirigea vers l'infirmerie si rapidement que les deux adolescents durent courir pour rester à son niveau.

Pomfresh ne sembla pas surprise de l'arrivée de Potter et le fit asseoir dur l'un des nombreux lits.

«Il a touché de la salive de chauve-souris des grottes du Nord» L'infirmière émit un cri de stupeur et attrapa la main de Potter. Le jeune homme retint une expression de souffrance lorsque l'infirmière lui fit séparer ses doigts.

«Combien de temps?» Snape pinça les lèvres et lâcha finalement

«Une minute ou deux…» Les joues de l'infirmière blanchirent de rage

«Et vous avez laissé faire ça?!» Pomfresh avait un air indigné et regardait Snape avec colère.

«Monsieur Malefoy est la cause de cette… blessure?» Dit la femme après une courte pause, lorgnant le coupable avec colère. Snape acquiesça, puis prit Malefoy par le bras et quitta l'infirmerie d'un pas rapide. Pomfresh lui enverrait le Gryffondor par la suite. Harry sentit l'infirmière appliquer une crème froide sur sa main, la douleur s'évapora rapidement. Cette fois, Malefoy avait vraiment des ennuis, se dit-il, il n'y échapperait pas. Même Snape semblait furieux contre son protégé. Peut-être serait-il débarrassé de ce petit blond prétentieux pour de bon. Harry sourit doucement, ce serait trop beau…

Dans le bureau du directeur, l'air était lourd. Snape, qui venait d'expliquer la situation au directeur se tenait en retrait, le regard fixé sur un point invisible, son mécontentement contenu avec adresse. Malefoy regardait le sol, il savait que blesser Potter n'était pas bien, mais ce n'était pas comme si le brun ne l'avait jamais blessé lui! Il l'avait envoyé à l'infirmerie durant des jours l'an dernier à cause du sectumsempra qu'il lui avait lancé dans les toilettes. D'accord, il l'avait un peu cherché puisqu'il s'apprêtait à lui faire subir un endoloris mais il était tellement sous pression l'an dernier! Il essayait de réparer l'armoire pour permettre aux mangemorts de pénétrer l'école et Vous-savez-qui menaçait de le tuer s'il n'y arrivait pas! Au final, il n'y était pas arrivé et était encore en vie, mais il était conscient que son père avait perdu son rang chez les mangemorts depuis. Il était amaigri, cerné, souvent il revenait des réunions de mangemort avec le teint gris-verdâtre et passait des journées entières dans son bureau. Pour l'instant, il avait la paix, mais il savait que cela ne durerait pas. Il n'avait pas envie de faire la guerre, pas envie de joindre les rangs des mangemorts. Blesser Potter n'avait rien d'une revendication politique, c'était simplement son passe-temps. Ça ne valait pas une expulsion, quelques heures de retenue tout au plus.

Le directeur avait les mains jointes et son regard passait d'un homme à l'autre. Il détestait ce genre de situation dans laquelle l'un de ces élèves en blessait intentionnellement un autre. Bien sûr, il pourrait renvoyer Malefoy chez lui, mais ce serait idiot de sa part, car non seulement son père le féliciterait d'avoir blessé Potter, mais l'inciterait à recommencer. De cela, le directeur de Poudlard était certain. Il pourrait aussi lui donner des heures de retenue, mais à quoi bon. Malefoy était si manipulateur qu'il s'arrangeait, la plupart du temps, pour persuader le professeur qu'il regrettait sincèrement son action et donc qu'il n'avait pas besoin de retenue. Cet alors qu'une idée de génie frappa le vieil homme, une idée si absurde qu'elle en était tout bonnement géniale. Il eut un sourire qui glaça Malefoy jusqu'aux os.

Harry regarda le bandage qui couvrait sa main jusqu'au poignet. Il soupira, la douleur avait cessé, mais un simple mouvement la ravivait. Maudit Malefoy, il avait envie de le frapper jusqu'à le défigurer! Comment allait-il jouer au quidditch ou ses devoirs? Il arriva devant la gargouille qui gardait le bureau du directeur, elle s'écarta pour le laisser passer. Des voix, ou plutôt des cris, lui parvinrent.

«Il n'en est pas question! Renvoyez-moi plutôt, ou faites-moi nettoyer la salle des trophées ou même les toilettes avec une brosse à dents! Obligez-moi à discuter avec Mimi geignarde toute une soirée, mais pas ÇA!» La voix hautaine de Malefoy avait pris des intonations aiguës, il semblait être sur le point de sombrer dans la panique.

«Je ne crois pas que cela sera aussi constructif…» La voix du directeur, calme et sereine en apparence, laissait entrevoir une pointe d'amusement. Harry arriva finalement devant la porte et pénétra dans le bureau de Dumbledore sans se donner la peine de cogner.

Malefoy se tourna vers lui, un air contrit sur le visage. Dumbledore lui fit un sourire lumineux et l'interrogea sur l'état de sa main. Harry lui répondit par des grognements intelligibles, trop curieux de savoir de quelle punition Malefoy avait écopé. Le directeur ne s'en préoccupa guère et sourit aux deux adolescents, beaucoup trop heureux à l'avis de ces derniers. Il passa quelques instants à contempler l'inquiétude qui brillait dans les yeux des gamins puis prononça d'un ton détaché

«Harry, vu l'état de ta main, tu ne pourras certainement pas t'en servir durant au moins quelques jours, j'en suis donc venu à la conclusion que le responsable de ton état devrait t'assister durant ta convalescence, et ce jusqu'à ce que tu reprennes tous tes moyens. Ce sera sa punition»

Harry ne put retenir un sourire vainqueur : il allait en faire baver à ce petit blond prétentieux, mais une idée, lui traversa l'esprit.

«Et si Malefoy ne… coopère pas?» Dumbledore eut un sourire que Harry ne put qualifier que de machiavélique. Draco déglutit, incertain, le directeur ne pouvait pas être si cruel… non?

«Je crois que M. Malefoy sait où sont ses intérêts, Harry» Prononça Dumbledore, le sourire fendu jusqu'à l'arrière de la tête, très, très fier de son coup.

Snape leva les yeux au ciel, sachant que cela terminerait en bain de sang et que cela allait encore retomber sur lui.

«Bonbons au citron?» Proposa le directeur, les yeux brillant comme jamais.

À suivre

Bon bon bon j'espère que vous avez apprécié, car personnellement moi je m'amuse énormément ^^ N'oubliez pas de laisser une petite review j'adore vous lire!