Torture et plus si affinités
Disclaimer : L'univers ainsi que les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent aucunement
Note : Bonjour à toutes et tous! Les choses se réchauffent et s'accélèrent dans ce chapitre alors attachez-vous bien!
Chapitre 3 : C'est juste un fantasme voyons
Harry savait depuis un moment qu'il préférait les garçons aux filles. Il était sorti avec quelques-unes pour se rendre compte que ce qu'il ressentait était uniquement fraternel. Par contre, le seul souvenir des sublimes fesses d'Olivier Dubois ou des abdos de Viktor Krum suffisait à provoquer en lui des sentiments très peu fraternels. Avec les années, fantasmer sur le corps des magnifiques joueurs de quidditch à demi nus dans des magazines sportifs était devenu pour lui aussi courant que respirer.
C'est donc sans surprise qu'il s'éveilla ce matin-là avec une érection dure comme l'acier, et qu'il empoigna la bête de sa main valide, s'imaginant faire des cochonneries sans nom dans les vestiaires de Poudlard, lorsqu'un blond aux yeux gris s'incrustât dans ses pensées. Il sentit la chaleur envahir son corps, ses pensées dérivaient. Il n'y avait plus que lui et Draco dans la pièce, des frissons parcouraient sa peau, il devait se retenir de gémir sous ses mouvements de plus en plus rapides.
Lorsqu'il eut terminé, il reprit lentement son souffle. Pourquoi Draco? D'accord, le blond était sexy, mais c'était le pire idiot que la terre n'ait jamais porté!
Bof, se dit-il, pas la peine de s'inquiéter, Draco, ou plutôt le fantasme de Draco n'était que du matériel masturbatoire. Cela ne dépasserait jamais le fantasme. C'était un petit con.
Un petit con intelligent. Et sexy. Et... une douche froide serait la bienvenue ce matin.
Harry se lava rapidement, pensant aux délicieux brunchs du dimanche matin, à ces cours avec Dumbledore cet après-midi, aux yeux gris de Dr... Non...
Il sortit de la douche, plus confus encore. Il y a une semaine Draco n'était pour lui qu'un être déplaisant voire un ennemi et maintenant... Disons qu'ils n'étaient pas amis, ou même heureux de se voir, mais... disons qu'il ne pensait plus au blond de manière aussi désagréable qu'auparavant. Et pas seulement pour ses... plaisirs matinaux, mais en général. Il l'avait vu la veille, assis sous un arbre dans la cour. Il l'avait reconnu de loin, et son ventre c'était serré, tandis qu'une vague de... bonheur? Joie? se dissipait jusqu'au bout de ses doigts. C'était... étrange. Le blond parvenait à lui expliquer de manière simple des notions qui lui avaient échappé jusque là.
«Harry, tu viens manger?» Ron cognait contre la porte de la salle de bain de manière frénétique «Je meuuuurs de faim» En vitesse, Harry s'habilla et descendit avec un petit groupe de Gryffondors. Ils passèrent l'avant-midi ensemble à rire et à discuter.
Les dimanches après-midi de Harry étaient consacrés à des cours spéciaux avec Dumbledore dans le but de vaincre Voldemort, ou au moins de survivre au combat final, ou de lui laisser le temps de s'enfuir si les choses tournaient mal.
Il entra dans le bureau du vieil homme sans frapper, comme à son habitude. Le perchoir de Fumseck était vide, les personnages des tableaux le saluèrent et du fond de la pièce, Dumbledore l'appela. Il semblait à Harry qu'à chaque semaine, le bureau du directeur était de plus en plus désordonné et encombré. De nouvelles rides creusaient le visage du vieux sorcier, il semblait avoir pris dix ans en quelques jours. Il semblait... abattu.
«Vous allez bien, monsieur?» Dumbledore tourna son regard vers lui.
«Nous vivons une bien triste époque, Harry» Et d'un geste il invita le jeune homme à s'installer dans un fauteuil, au coin de la place. «Je ne sais pas comment te dire ça, Harry...» Il y eut un instant de silence puis d'une voix douce le vieux enchaîna «Voldemort et ses troupes ont attaqué un petit village, au nord, dans la nuit d'hier. Les aurores du ministère n'ont même pas eu le temps d'intervenir que tout était terminé.»
Harry n'en croyait pas ses oreilles. Combien fallait-il de mangemorts pour détruire un village en quelques minutes à peine, et surtout, pourquoi? Et comme si Dumbledore lisait dans ses pensées,
«Un vieil ami habitait là, un sorcier puissant... Et d'autres sorciers ont disparu dans les dernières semaines. Toujours des sorciers puissants... Je crois que Tom essaie de nous affaiblir au possible avant de...»
Il ne continua pas sa phrase et porta son regard vers le brun, qui n'était pas loin de l'angoisse.
«Mais ne t'inquiète pas, Harry, la puissance des sorciers ne se mesure pas au nombre de corps qu'il laisse derrière lui, mais à la vaillance de son cœur» Le jeune n'était pas tout à fait d'accord avec cette maxime, mais il acquiesça.
«On va étudier quelque chose de nouveau aujourd'hui, Harry, quelque chose de très important.»
Ils sortirent de la pièce en silence. Dumbledore le conduisit jusqu'à la salle sur demande. La porte apparue sans qu'il ait besoin de passer trois fois devant
«Privilège de directeur» dit l'homme avec un petit sourire.
L'éclairage de la salle était tamisé, un feu brûlait dans l'âtre. Il n'y avait aucun meuble dans la pièce. Les deux hommes se placèrent chacun à une extrémité, face à face.
«Il y a une habileté peu connue qui consiste à, disons attraper un sort qu'on nous envoie pour contre attaquer. Je vais te montrer, essaie de me désarmer» Harry lança un habile Expeliarmus. Dumbledore fit un mouvement sec de baguette et un cercle vif dans les airs, renvoyant le sort à Harry dont la baguette vola à travers la pièce.
«Tu as vu, au moment où le sort allait me toucher je l'ai en quelque sorte attrapé. Il faut vraiment que tu visualises l'attaque afin de le faire au bon moment»
Harry regarda Dumbledore, dubitatif, allait-il vraiment y arriver? Il fallait essayer pour le savoir.
Plusieurs heures avaient passé. Harry était allé chercher sa baguette 259 fois. Sa main le faisait terriblement souffrir.
«Tu as cours de bonne heure demain, je vais t'accompagner à ton dortoir. Tu dois te reposer pour guérir»
Il faisait presque nuit et les torches diffusaient une lumière mordorée sur les pierres des murs. Ils marchèrent dans les couloirs en silence jusqu'à ce que Harry tente d'une voix faible
«Que va-t-il arriver, monsieur, je veux dire, la guerre et tout» Penser au futur lui donnait des frissons d'angoisse à travers tout le corps.
«Malheureusement, Harry, ton destin est aussi changeant que la flamme d'une bougie. Je ne peux te dire qu'une chose, tes amis, les professeurs, la majorité des élèves et une partie du monde magique seront toujours avec toi, peu importe ce qui arrive. La guerre aura lieu, Harry, elle est inévitable, mais son dénouement... je n'ai aucune idée de ce qui arrivera Harry.»
Le jeune arrêta de marcher. C'était la première fois que Dumbledore abordait honnêtement le sujet de sa mort éventuelle. Le vieux se tourna vers lui et posa une main sur son épaule
«Ne t'inquiète pas pour ça, Harry, ce qui doit arriver arrivera» Si Dumbledore pensait que cette phrase allait le réconforter il avait tort. Vraiment très tort.
Ils marchèrent jusqu'au portrait du dortoir des Gryffondors dans un silence total.
«Oh Harry, Sirius sera là demain, il revient cette nuit de sa mission»
Harry sentit ses lèvres s'étirer jusqu'à ses oreilles. Sirius était en mission pour l'Ordre depuis presque deux mois et ils ne s'étaient pas vus du tout durant cette période.
«Il prendra le cours de défense contre les forces du mal, comme prévu» Harry acquiesça, mais intérieurement il jubilait. Snape enseignait le cours de défense en attendant le retour de son parrain et une double dose du directeur des Serpentards était incroyablement lourd sur son moral.
«Bonne nuit, Harry»
Le directeur reparti d'un pas serein. Harry, épuisé moralement et physiquement, alla directement au lit tout en sachant qu'il n'arrivait pas à s'endormir. Il était heureux de voir Sirius demain, mais comme à chaque fois qu'il pensait à la guerre, il sentait son ventre se tordre et une sueur froide couvrir son corps. Que pouvait-il faire contre Voldemort? Qui pouvait faire quoi que ce soit contre lui? Tout le monde le savait, son pouvoir s'étendait sur le monde tel une tumeur maligne. Il avait des alliés dans tous les pays, certains gouvernements avaient déjà avoué leur allégeance au Lord noir, mais la Grande-Bretagne refusait de flancher. Mais combien de temps le ministère allait encore tenir? Et que se passerait-il s'il tombait? Son cœur se mit à battre plus rapidement, il commençait à hyperventiler
Inspirer.
Expirer
Inspirer
Expirer
Inspirer
Expirer
Sentir le mouvement de l'air dans son corps
Inspirer
Expirer
Les yeux fermés, Harry tentait de faire de la visualisation pour se calmer mais comme à chaque fois cela lui donnait l'impression de faire partie d'une secte. Cherchez votre enfant intérieur, visualiser votre caverne...
Il serra les lèvres sentant l'hilarité monter en lui. Quelques grandes inspirations le ramenèrent au calme. Pas encore une nuit blanche, pensa-t-il. Résolu à ne pas laisser l'anxiété gagner une autre fois, il décida de s'octroyer une session de travaux manuels, moyen plus qu'efficace pour aller rejoindre les bras de Morphée. Harry s'endormit sur les images d'un certain Serpentard aux cheveux blonds et aux yeux d'acier.
À suivre
Rebonjour, laissez-moi vos commentaires sur ce chapitre si le coeur vous en dit! Je publie les chapitres dès que je les termine alors le quatrième devrait être prêt dans quelques jours! Bonne journée :)
