Torture et plus si affinités
Disclaimer : L'univers ainsi que les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent aucunement
Note : Merci pour la review, je trouve cela très motivant d'en recevoir, ça me permet d'écrire plus vite ;) Voilà déjà le 4e chapitre alors bonne lecture!
Chapitre Quatre : Défense et attaque
Sirius se tenait devant la classe, cerné, échevelé. Il faisait les cent pas, se passant la main dans les cheveux. Puis un éclat
«La guerre. On en parle dans les journaux, on en parle à la télé, on en parle aux soupers de famille, mais c'est quoi la guerre?»
Hermione n'eut même pas le temps de lever la main.
«La guerre c'est la mort, c'est la désolation, ce sont des trahisons. La guerre que l'on vit présentement est étrange, parce que personne ne sait vraiment pourquoi on se bat. Le ''seigneur des ténèbres'' (il dit cela avec une voix enfantine) veut contrôler le monde. Mais on n'est pas des enfants qui jouent dans la cour d'école, c'est du vrai monde qu'on parle, de vraies gens meurent. Il va étendre sa dictature et personne n'aura son mot à dire, croyez-moi. Certains aiment cette idée, demandez-moi pourquoi (son regard erra sur la classe, s'attardant sur les Serpentards), mais sérieusement, pourquoi on aimerait se faire dire quoi faire, quoi dire et quoi penser?»
Personne ne répondit, stoïque.
«Normalement, je ne devrais pas vous dire ça, mais vous avez dix-sept ans, presque dix-huit, et on vous traite aux petits oignons pendant que vous êtes ici, mais bientôt on va vous jeter dans la vraie vie, sans petits coussins pour amortir votre chute. Vous voyez ce qu'on veut bien vous laisser voir, vous écoutez ce que l'on vous dit, mais la réalité est tout autre. Il y a déjà eu des changements dans la société, allez, nommez-en!»
La main d'Hermione se leva dans les airs, droite comme un i.
«Le droit de transplanage à 15ans, avec surveillance des mouvements par le ministère bien sûr»
Sirius acquiesça. «Quoi d'autre...Allez… Oui Granger»
«L'utilisation de la magie dans le but défensif sans conséquence dès la première année d'étude»
«En effet. Et pourquoi ces changements? Et bien pour essayer de rester en vie, évidemment. Et c'est ce que je vais vous montrer. Allez en binôme, face à face.»
D'un coup de baguette, la salle fut dégagée. Par habitude, Harry se mit avec Draco. Sirius lui lança un drôle de regard, mais Harry lui fit signe qu'il lui expliquerait plus tard.
«Protego maxima, l'un attaque, l'autre se protège, allez!»
La plupart des élèves lancèrent des sorts de stupéfaction, ou des sortilèges bloque jambe, mais, alors que Harry peinait sortir sa baguette de la poche de sa robe, ce fut un Sectumsempra qui jaillit des lèvres de Draco. Harry bloqua le sort de justesse, mais ne put retenir un cri.
«Mais ça va pas, sale con, t'aurais pu me charcuter!»
«Regarde qui parle! J'ai failli y passer à cause de toi!»
«C'était que de petites coupure, t'as même pas de cicatrices»
«Heureux de savoir que tu m'observes d'assez près pour voir si j'ai des cicatrices, pédale!»
«Putain de mangemort, les seules fois où je te regarde c'est pour rester en vie! T'as oublié ce que tu m'as fait la semaine dernière!» Et il leva sa main, un doigt plus en évidence que les autres, vecteur de tous ses bons sentiments pour le Serpentards.
«T'avais qu'à pas le garder dans ta main pendant une demi-heure!»
«Comme si tu me l'avais lancé avec la notice»
«Si t'avais pas le cerveau d'une limace tu aurais tout de suite su ce que c'était»
«J'ai autre chose à faire que de passer ma vie à étudier moi! Sauver le monde par exemple!»
«Avec les connaissances que t'as c'est pas demain que le monde sera sauvé!»
«Faire des potions c'est pas ça qui va m'aider à vaincre Voldemort! Et je préfère encore mourir que de lui lécher le cul comme toi» Le visage des deux ados étaient rouge vifs, même Sirius était abasourdi par l'élan de rage qui se passait devant lui.
«Si ta mère était pas une sang-de-bourbe tu aurais peut-être un peu de connaissances en magie!»
«JE VAIS TE TUER!» Et joignant le geste à la parole Harry sauta sur le blond et le frappa en pleine tête de sa main valide. Vengeur, Draco riposta avec force. Cela suffit pour sortir Sirius de sa stupeur et il lui fallut l'aide de plusieurs élèves pour les séparer.
«Tout le monde s'en va, je veux 30 centimètres de parchemins sur comment rester en vie lors d'une attaque surprise. Faite au mieux de vos connaissances, je veux voir vos lacunes. Non non non, toi et monsieur Malefoy vous restez ici. Il faut qu'on se parle»
Sirius s'assit à son bureau, les deux jeunes devant lui, se lançant des poignards et autres objets tranchants de leurs regards.
«Non, mais qu'est-ce qui vous prend?» Harry lui raconta l'histoire de sa main, souvent interrompu par Malefoy.
«Bon bon j'ai compris. Monsieur Malefoy a déjà été puni par le directeur pour cela. Par contre, il est vrai que vous n'auriez pas dû utiliser ce sort, il aurait pu avoir de graves conséquences.»
Harry eut un sourire vainqueur. Le blond prit un air froid et hautain, mais intérieurement il savait qu'il n'aurait pas dû utiliser ce sort. Au moment où Potter s'était dressé devant lui il avait senti la colère l'envahir et avait agi sous le coup de l'impulsivité.
«Mais Harry tu n'aurais pas du réagir de la sorte et tu aurais du me laisser intervenir» Ce fut autour de Malefoy d'avoir un air satisfait.
«Vous êtes tous les deux collés, ce soir. Vingt heure» Furieux, Malefoy quitta la pièce. Harry resta là, piteux
«Pour de vrai?»
«Oui Harry, tu es vraiment collé, je crois que toi et Draco vous devez vous parler.»
Harry le regarda avec étonnement
«Harry, tu crois vraiment qu'il a envie de devenir un mangemort? Tu crois qu'il a le choix? Il n'a pas eu la vie facile, lui non plus. Tu devrais essayer de le comprendre un peu. Je connais ma famille et leurs méthodes pour faire marcher droit leurs enfants... Ça n'a rien d'une partie de plaisir»
Les yeux ronds, le jeune regardait son parrain. Jamais il n'avait pensé à cela, il pensait que le blond était libre de ses choix, qu'il agissait comme un petit con pompeux parce que c'était qui il était, pas parce que c'est ainsi qu'il devait être.
«Est-ce que vous vous êtes déjà vraiment parlé? Vous êtes des adultes maintenant, vous devriez être capable de discuter franchement et de trouver un terrain d'entente. Je ne dis pas qu'un jour vous serez les meilleurs amis du monde, mais au moins évitez d'essayer de tuer l'autre?» Il fit une pause «Je te vois ce soir, Harry, c'est pas que je ne veux pas discuter avec toi, mais le directeur attend mon rapport de mission» Le visage de l'homme s'assombrit, et le jeune compris que les nouvelles étaient mauvaises. Il ne lui posa pas de questions, il fallait laisser la poussière retomber.
Harry alla en cours de sortilège avec les Serdaigle. Il retourna dans son dortoir vers dix-huit heure, épuisé. Ce qu'avait dit son parrain lui trottait dans la tête, pas seulement sur Malefoy, mais aussi sur la guerre. La mort. Plus le temps avançait, plus elle semblait près. Mourir, pour la majorité des gens de dix-sept ans, semble impossible. C'est si loin, la mort, et pourtant... Il était terrifié et en même temps... il ne savait pas comment le formuler, s'il mourait alors il serait sorti de ce merdier, la guerre, Voldemort, des attentes sans cesse grandissantes envers lui, cette popularité qu'il n'avait jamais voulu avoir... C'était l'échappatoire parfaite à ce monde étrange, la mort, c'était la fin de tout ce qui était pénible et laid. C'était le sommeil éternel, mais aussi l'inconnu, la peur du vide qui l'attendait peut-être après la vie. C'était la fin de tout ce qu'il y avait de beau, de bon, des surprises, du bonheur… Il frissonna.
Il détestait penser à ces choses, il ressentit un élan de culpabilité. Il ne devait pas mourir, ses parents étaient morts pour qu'il puisse vivre. Il regarda l'heure, sortit un livre et entama la lecture pour le cours d'histoire. C'était ennuyant au possible, son esprit n'arrêtait pas de partir à droite et è gauche pour échapper à cette succession de mots ternes.
À moins dix il prit la direction de la classe de défense. Malefoy, être gentil avec Malefoy, écouter ce qu'il avait à dire, ne pas l'insulter. Rester calme.
Le blond était déjà là, il parlait avec Sirius. Il faisait chaud et ne portait qu'un pantalon noir et un t-shirt blanc ajusté. Harry soupira. Sexy, c'était le seul terme approprié... quoique chaud comme la braise pouvait aussi faire l'affaire. Il s'approcha, les deux hommes se turent et le regardèrent.
«Il ne manquait plus que toi, Harry» Le professeur semblait encore plus pâle et cerné que ce matin. Il n'avait probablement pas dormi depuis vingt-quatre heure.
«Allez vous assoir au fond de la classe, j'ai des cours à préparer. Je ne veux pas que vous restiez silencieux, parlez-vous, mais je vous assure qu'au premier cri que j'entends vous passerez le reste de l'année à récurer les planchers avec une brosse à dents.»
Les deux jeunes hommes acquiescèrent vivement et marchèrent d'un pas vif jusqu'au fond de la salle. D'abord, ils ne dirent rien, ne sachant par où commencer. Harry fut le premier à parler, peut-être plus conscient, depuis sa conversation avec Sirius, que leurs différences n'étaient pas si grandes que ça.
«Je… je suis désolé» Le blond avait un air renfrogné.
«De quoi, Potter»
«De t'avoir rejeté le premier jour, de t'avoir jugé sans te connaître, de n'avoir jamais essayé de te parler…»
«On n'est pas du même monde, il n'y a rien à comprendre» dit le blond d'un ton las.
«J'ai été élevé par des moldus, c'est vrai. Mon oncle et ma tante… et chaque jour ils me faisaient sentir… différent, presque repoussant. Comme si je n'étais pas humain. Et peu importe ce que j'essayais de faire pour leur plaire, ce n'était jamais suffisant. Et ça, je crois que toi et moi on le partage, même si tu ne veux pas le montrer.»
Draco le regarda, presque horrifié. Potter semblait le connaître, comme s'il savait que son masque de jeune richissime qui avait tout ce qu'il voulait n'était qu'une parade.
«Tu n'as pas le choix, Draco, et ça je ne l'ai compris qu'aujourd'hui. On n'a pas à se détester toi et moi, parce qu'au fond on est juste deux ados qui suivent la vague en essayant de ne pas se noyer. »
Le blond ne savait pas quoi dire. Il savait que Potter n'avait pas choisi son destin, mais en souffrait-il vraiment. La réponse lui parut évidente. Lui était terrifié par vous-savez-qui, et il était de son bord, alors que Potter devait le combattre. Il en chierait dans ses shorts de peur, et ce bien avant de se trouver devant le mage.
«C'est Sirius qui m'a ouvert les yeux... après le cours.»
«C'est une bonne personne ton parrain» Il y eut un court silence avant que Draco ajoute
«Je suis désolé d'avoir appelé ta mère une sang-de-bourbe. Je ne crois pas à ses idioties de sang pur, ou plutôt je n'y crois plus.» Harry le regarda un long moment
«Désolé de t'avoir dit que tu léchais le cul de Voldemort» Draco eut un frisson en entendant ce nom. Harry ajouta «Mais c'est un peu vrai» Le blond eut envie de s'insurger devant l'affirmation du brun, mais il se ravisa
«L'an dernier il m'a menacé de me tuer personnellement si je n'arrivais pas à le faire rentrer dans Poudlard. Comme tu peux le constater, j'ai échoué et je suis toujours vivant, mais mon père a payé pour mon échec.» Il leva les yeux vers Harry.
«C'est vrai qu'on n'a pas choisi notre destin, il a raison Sirius. Et que toi comme moi, si on décide de dévier de la ligne tracée pour nous ça sera lourd de conséquences pour ceux qu'on aime» Harry acquiesça, cette conversation était déprimante tout à coup.
Ils restèrent silencieux durant le reste de la retenue. Sirius leva la tête, inquiet de ce silence, mais ne passa pas de commentaires, ils avaient réussi à échanger quelques lignes sans se sauter à la gorge, c'était déjà ça. Sirius les raccompagna sans un mot dans leur dortoir respectif où ils passèrent tous les deux une nuit blanche. Ne réussissant pas à dormir, Harry avait essayé de méditer et respirer profondément, mais il devait travailler à rester calme, concentré et surtout patient. Il enviait Draco pour ces qualités qu'il possédait. Draco. Il finit par s'endormir en réalisant qu'il avait pensé Draco et pas Malefoy.
Harry et Draco ne s'étaient pas adressé la parole depuis la veille. Ce matin, ils ne s'étaient pas croisés à leur jogging et avaient eu des cours différents. Ils s'étaient évités jusque dans la grande salle. Alors qu'il marchait vers le cours de potions, Harry s'arrêta, la tête lui tournait et il avait chaud tout à coup. Il n'arrivait plus à respirer. Une autre crise d'angoisse, génial, pensa Harry. Il se concentra sur les exercices que Dumbledore lui avait appris par le passé. Ses crises étaient de plus en plus fréquentes et intenses. Ron, qui avait continué à marcher s'arrêta en réalisant que son ami ne le suivait plus. Un groupe de Serpentards passa et ils se retournèrent vers le survivant qui s'était accoté au mur, le visage blême et le souffle court.
«Harry, ça va? Tu veux aller à l'infirmerie? C'est Tu-Sais-Qui?» Le brun leva les yeux et croisa un regard aussi gris qu'un matin d'hiver. Lentement, il reprit une respiration régulière.
«Non je crois que ça va aller... juste une faiblesse j'ai beaucoup travaillé ces jours-ci»
Ron acquiesça et ils reprirent la route jusqu'au cours. Le roux se mit en binôme avec Zabini et Harry avec Malefoy. Ces étranges duos se sépareraient bientôt, car la main de Harry était en bonne voie de guérison.
Contre toute attente, les deux groupes étaient plutôt efficaces. Une fois que Zabini eut réussi à calmer l'angoisse que le cours de potion engendrait chez le Gryffondor roux, ils se révélaient fructueux. Ils avaient réussi toutes les potions qu'ils avaient faites ensemble et avaient même fait quelques blagues. Le groupe Malefoy-Potter avait aussi réussi toutes leurs potions. En plus, jamais les deux Gryffondors n'avaient eu d'aussi bonnes notes à leurs devoirs.
Ils s'assirent ensemble et écoutèrent Snape expliquer pourquoi ils commenceraient leur potion d'oubli aujourd'hui et devraient revenir selon une plage horaire déterminée, le lendemain, pour la terminer. Cette potion conterait pour un tiers de leur note finale, ce qui créa une légère crispation chez les Gryffondors. La liste des ingrédients semblait interminable et les Serpentards se mirent immédiatement au travail. Harry pesa et plaça les ingrédients en ordre comme lui et Malefoy avaient l'habitude de le faire.
«Qu'est ce que t'as eu dans le couloir Potter?» La question avait été posée d'un ton rapide et sec, sans une once d'inquiétude dans la voix.
«Rien, sûrement juste un début de rhume» Draco brassa trois fois la potion.
«T'as qu'à mettre une veste quand tu sors courir le matin» Harry rougit jusqu'à la racine des cheveux. Il savait qu'il joggait le matin. Il savait qu'il avait couru en t-shirt les derniers jours. Il l'avait remarqué... STOP. Pourquoi il rougissait comme une écolière. Pourquoi il sentait une bouffée de chaleur au creux de son ventre. Leur regard était ancré l'un dans l'autre et durant un instant Harry put voir quelque chose qu'il n'avait jamais vu chez Malefoy, un regard sans colère, haine ou mépris.
«C'est vrai qu'il commence à faire froid» Il fit un petit sourire à Malefoy qui le regarda durant un instant avant de se remettre à travailler sur la potion qui demandait une préparation minutieuse.
Le blond devait contrôler le tremblement de ses mains pendant qu'il comptait les graines de moutarde. Son éducation lui permettait de conserver son air neutre, mais à cet instant il était traversé d'un violent frisson. Il lui avait souri. Encore. Et il voyait bien que sa main était presque guérie. Potter ne pouvait pas encore pleinement utiliser ses doigts, mais il pouvait les plier et la peau de sa paume avait perdu sa teinte noircie pour adopter un rose-rouge pâle. Bientôt ils ne seraient plus en duo. Et il ne voulait pas. Il voulait rester avec Potter il... ne détestait plus passer du temps avec lui. Leur conversation de la veille lui avait fait réaliser bien des choses. Potter n'était pas le petit merdeux pourri gâté comme il le croyait. Ils s'étaient tous les deux contentés de juger l'autre sur sa première impression sans chercher plus loin.
Il soupira, tendit un ingrédient à Harry pour qu'il l'ajoute à la potion puis lui demanda de mélanger jusqu'à ce qu'elle change de couleur. Le chaudron du duo de Serpentards à côté d'eux était devenu d'un gris mât et foncé, mais lorsque leur potion changea elle était d'un gris pâle et brillant. Malefoy s'était éloigné et attendait avec quelques élèves que le professeur Snape leur donne un ingrédient rare qu'il avait lui-même mesuré pour éviter le gaspillage. Harry commençait à s'inquiéter, autour de lui toutes les potions étaient foncées.
«Malefoy la potion est bizarre» Le brun avait parlé fort et quelques élèves se retournèrent vers lui puis vers le blond.
«Qu'est ce qu'elle a la potion?»
«Elle a pas le bon gris» Harry continuait à mélanger d'un mouvement vif tout en regardant le blond, inconscient de l'attention qu'il avait attirée dans la classe. Même Snape le regardait du coin de l'oeil.
«Elle est grise comment» Exaspéré le blond se retourna vers l'enseignant.
«Comme tes yeux»
Et là le silence complet dans la classe. Et la face de Malefoy qui vira au blanc puis au rouge. Et cette expression que personne ne lui avait jamais vu, entre l'embarras, la colère et l'indignation. Heureusement, il était face à Snape et seul ce dernier put voir ses pommettes rouge tomate et ses yeux exorbités avant qu'il ne reprenne une expression neutre et ne se retourne vers Potter et réponde sèchement
«Arrête de brasser!» Il murmura quelques injures à l'encontre du survivant avant de revenir vers lui d'un pas rapide, le dernier ingrédient en main. Quelques secondes après qu'il eut arrêté de brasser la potion devint foncée et Draco ajouta les os de fée en poudre. Ils éteignirent le feu sous le chaudron et quittèrent la pièce.
«Nous devons revenir à treize heures demain» Un satellite en orbite aurait pu détecter la colère de Malefoy et Harry comprenait très bien pourquoi. Qu'est-ce qui lui avait pris de dire ça. Et TOUT le monde dans la classe avait entendu.
«Je... c'est sorti tout seul»
Malefoy prit une grande inspiration et murmura
«Tu sais ce que tu as fait! Tu as détruit ma réputation. Là tout le monde va croire que je suis ton pote ou pire! Ton p'tit copain! Probablement que toute l'école est au courant! Imagine que ça monte aux oreilles de mon père! Ou pire encore...» Draco ne prononça pas le nom de Voldemort, mais Harry compris de quoi il était question. Faire ami-ami avec lui était dangereux pour Malefoy, si le seigneur des ténèbres avait le moindre doute que le blond puisse être du bord de Dumbledore ou même un espion il le tuerait, pour de vrai cette fois.
«Je suis désolé Draco, je ne voulais pas te nuire»
«Tu m'as appelé Draco»
Ils étaient dans un couloir peu fréquenté à cette heure, mais tout de même près du dortoir des Serpentards. Leur regard était ancré l'un dans l'autre, Draco fit un pas vers Harry et se pencha vers lui. Le brun eut envie de s'enfuir à toute jambe tant l'air du blond était grave. Ce dernier attrapa son poignet.
«Ta main va mieux»
«Oui» répondit le brun d'une voix aiguë, il avait une boule dans la gorge tout à coup.
«Alors bientôt on aura plus de raison de se parler»
«Non»
La main toujours autour de son poignet Draco tira Harry vers lui d'un geste vif et posa ses lèvres sur les siennes puis, tout aussi rapidement, parti vers son dortoir tout en lâchant un
«Je te pardonne d'avoir gâché ma réputation»
À suivre
