Torture et plus si affinités

Disclaimer : L'univers ainsi que les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent aucunement

Note : Voici l'avant dernier chapitre, le huitième est presque terminé. Merci pour le reviews! Bonne lecture!

Chapitre 7 : Interruption onirique

Depuis les événements dans les douches, Harry et Draco n'avaient pas eu l'occasion de se revoir en dehors de leurs cours communs. Harry sentait le rouge lui monter aux joues juste à y penser. Il ne savait toujours pas ce qu'il attendait exactement du blond. Une relation sérieuse? Juste du sexe? Le simple fait de s'échanger des regards le mettait en danger, Voldemort pourrait se servir de lui pour l'atteindre. Ils devaient se montrer extrêmement prudents. Au fond, voulait-il vraiment une relation uniquement physique? Non, bien sûr que non, il aimait la présence de Draco, il aimait lui parler. Il voulait apprendre à le connaître davantage, discuter, rire… peut-être même sortir quelque part un jour… Le blond semblait aussi… apprécier sa présence, du moins c'était ce que Harry en avait déduit. Draco n'aurait pas… fait ce qu'il a fait s'il ne voulait pas non plus être avec lui. Ou c'était peut-être une passion, une tendance à la… promiscuité… ou pire, un plan de Voldemort! Harry se prit la tête entre ses mains. Encore son côté paranoïaque qui prenait le dessus.

«Tu as besoin d'aide, Harry?» Le brun regarda Hermione, qui, comme à son habitude, lui souriait. Il regarda son parchemin. Il avait presque terminé son devoir de potion.

«Non, je crois que c'est bon…» Il regarda le parchemin de Ron. Ce dernier grignotait sa plume en fixant son parchemin.

«Mais peut-être que Ron aurait besoin d'un coup de main» Le rouquin prit une couleur écarlate lorsque Hermione se pencha sur lui pour tourner son livre à la bonne page. Harry regarda Ron, l'encourageant du regard à relaxer et dire quelque chose. Ron avait un énorme béguin pour Hermione, mais cette dernière était si concentrée sur sa réussite scolaire qu'elle ne voyait pas à quel point le Weasley n'arrivait plus à penser ou agir normalement lorsqu'elle s'approchait de lui. Comme en ce moment, Hermione lui expliquait le lien entre deux ingrédients, et lui la regardait, des étoiles plein les yeux, sans en écouter un seul mot. Encore un peu et il allait se mettre à baver, se dit Harry.

«Tu as compris?» Ron acquiesça vivement. Hermione lui sourit et Ron devint encore plus rouge, si une telle chose était possible, et lui sourit largement en retour, lui donnant un air presque benêt.

Harry soupira et eut envie de dire quelque chose, mais il se ravisa. De toute manière, qui était-il pour donner des conseils amoureux? Sa vie sentimentale était encore pire que celle de ses deux comparses. Pour lui, il était évident que ces deux-là allaient former un couple un jour ou l'autre, il fallait simplement que Ron sorte de son abasourdissement, ou que Hermione sorte la tête de ses bouquins. Harry regarda l'heure et se leva. Il avait rendez-vous avec Dumbledore dans un quart d'heure.

Draco avait assisté à ses cours malgré qu'il aille la tête complètement ailleurs. Même lorsque Harry n'était pas présent, il occupait toutes ses pensées. Il avait voulu montrer à Harry que… En fait, il ne savait pas trop… La vulnérabilité du brun l'avait séduite, il avait voulu lui montrer ce qu'il ressentait, le mettre en confiance, lui faire plaisir… Mais il avait eu peur, il n'était pas habitué d'écouter ses émotions, surtout lorsqu'elles étaient aussi intenses que celles qu'il avait ressenties à ce moment-là. Durant un instant, ça avait été si clair dans sa tête, comme si tous les morceaux d'un casse-tête se mettaient en place, comme si l'univers avait enfin du sens. Il aimait Harry Potter. Et cet amour risquait de le tuer si les mauvaises personnes le découvraient. Que lui restait-il à faire? Devait-il déclarer sa flamme à Harry? Garder cela secret? Le brun semblait pour le moins réceptif à ses avances. Son amour était peut-être réciproque. Cette pensée lui réchauffait le cœur autant qu'elle l'effrayait. Il réfléchissait à tout ça alors qu'il vit le brun entrer dans le château, au loin. Il se leva de sous le grand chêne et le suivi. Derrière lui, le soleil se couchait lentement, colorant le château de rose, mauve et orange. Il ne se laissa pas distraire par la beauté du crépuscule et le suivi jusqu'à la salle sur demande dont la porte était entrouverte. Harry y entra sans hésitation, la refermant derrière lui. Au moment où Draco s'approcha, elle disparut.

Devait-il l'attendre? Qui attendait Potter derrière cette porte. Tout à coup, Draco se sentit infiniment triste. Harry avait peut-être un rendez-vous romantique et il s'était joué de lui. Alors qu'il s'éloignait, la porte réapparut et s'ouvrit.

Dumbledore accueillit Harry avec une mine radieuse. Aucune attaque de la part de Voldemort et ses larbins n'avait été rapportée dans les derniers jours.

«Bien le bonsoir, Harry!»

«Bonsoir» Le jeune avait la mine basse. Il sortit sa baguette, prêt à s'entraîner. Dumbledore constatant l'air maussade de son élève eut une idée.

«Je crois qu'il nous manque quelqu'un, ce soir» Il sourit et tendit la main vers la porte.

Quelques instants plus tard, Draco entra. Le blond espérait fortement qu'il ne s'agissait pas d'un rancard, et l'espéra d'autant plus fortement lorsqu'il vit Dumbledore.

«Bonsoir Draco, que disais-tu te joindre à notre entrainement?» Le blond, soulagé, regarda Harry. Il entendait son cœur battre dans tout son corps à la simple vue du brun. Ce dernier semblait aussi troublé que le blond.

«Bien sûr» Il avait parlé d'une voix faiblarde qu'il ne reconnut pas. Il sortit sa baguette. Dumbledore lui expliqua ce qu'il enseignait à Harry et fit une démonstration en demandant à ce dernier d'essayer de le désarmer. La baguette du brun atterrit un peu plus loin. Il alla la chercher et en profita pour prendre une grande inspiration, histoire de se calmer un peu. Il resta en retrait, laissant Dumbledore et Draco faire quelques essais au court desquels Malefoy dû aller chercher sa baguette 53 fois. Malefoy semblait de moins en moins mal à l'aise et de plus en plus en colère. Il essayait vraiment de renvoyer son sort au directeur, mais chaque fois il bougeait trop tôt ou trop tard. Devant l'air furieux du blond, Harry éclata de rire, mais voyant qu'il l'avait vexé se justifia.

«J'ai pas réussi non plus, c'est super difficile» Il lui fit un petit sourire charmeur. Draco rougit, regarda Dumbledore, puis Harry et rougit encore plus.

«Ouais, c'est pas facile…»

Dumbledore jubilait. Il proposa aux jeunes de s'entraîner l'un contre l'autre et alors qu'ils étaient concentrés, s'éclipsa.

«Je ne pense pas qu'on va y arriver ce soir» Dit Harry en allant récupérer sa baguette pour une énième fois. Il remarqua alors l'absence de Dumbledore. Il regarda partout pour s'en assurer. Il reporta son regard sur Draco, qui venait aussi de réaliser qu'ils étaient seuls.

«On… On continue?» Draco acquiesça. Harry lança un habile expeliarmus et récupéra au vol la baguette du blond. Il s'avança pour lui rendre et leurs doigts se touchèrent. Harry déglutit, Draco caressa ses doigts. Ils s'approchèrent l'un de l'autre, la main libre de Harry alla se poser sur la joue du blond, suivi avec son pouce le bleu sous son œil, souvenir du match de Quidditch. Leurs lèvres se touchèrent et Harry recula, plié en deux de douleur, la main sur sa cicatrice qui saignait abondamment. Il regarda Draco, pâle comme la neige, et s'effondra. Le blond l'attrapa de justesse, lui évitant de se fracasser la tête au sol. Rapidement, il le chargea sur son épaule et courut jusqu'à l'infirmerie, remerciant tous les saints du ciel de l'heure tardive et des couloirs, par le fait même, déserts.

Draco déposa Harry dans un lit aussi délicatement qu'il le put. Pomfresh regarda Malefoy, des éclairs dans les yeux, mais avant qu'elle n'ait pu l'accuser de quoi que ce soit, il se justifia.

«Je n'ai rien fait! On… Il… Sa cicatrice!» Ne comprenant pas réellement ce qui c'était passé, et n'ayant pas envie de s'étaler sur leurs activités extrascolaires, il ne savait pas vraiment quoi dire d'autre. L'infirmière soupira, heureuse que, cette fois-ci, le Serpentard ne soit pas à l'origine des blessures du Gryffondor. Elle reporta son attention sur Harry, sa cicatrice avait arrêté de saigner, mais il était toujours pâle et inconscient. Ayant déjà fait face à cette situation, elle alerta le directeur puis congédia Malefoy.

«Mais qu'est ce qu'il a?» La voix du blond trahissait son inquiétude.

«Ce n'est rien, mais il va dormir pour quelques heures encore. Profitez-en pour aller vous reposer» Il allait répliquer, mais le directeur entra dans l'infirmerie, l'air contrarié. N'osant pas affronter l'infirmière et Dumbledore, il retourna à sa chambre. Pomfresh ne lui avait pas paru inquiète, mais Dumbledore ne semblait pas de cet avis. L'état de Harry était probablement lié au mage noir puisqu'il avait eu mal à sa cicatrice. Draco se demandait si, un jour, ils pourraient vivre en paix, sans mage noir, sans guerre, sans Serpentards ni Gryffondors. Juste vivre, libre, peut-être même ensemble… Il s'endormit sur cette douce pensée.

Draco était allé subtilement à l'infirmerie ce matin, mais Harry était toujours inconscient. Il alla à son cours à contrecœur et, affamé, décida d'aller manger avant de retourner voir le brun. Alors qu'il dégustait son repas, le hibou familial déposa une lettre devant lui.

Draco, nous t'attendrons à la maison dès demain.

Narcissa Malefoy

Il déposa sa fourchette d'une main tremblante. Il n'y avait qu'une seule raison pour laquelle ses parents le rappelleraient à la maison. Il se dirigea vers l'infirmerie au pas le plus rapide que la contenance des Malefoy lui permettait.

Au même moment, Harry s'éveillait lentement, ne comprenant d'abord pas où il se trouvait, se rappelant vaguement les événements de la veille. Puis, il reconnut l'infirmerie, et la douleur qui tambourinait dans sa tête lui rappela sa vision de la veille. Pomfresh, le voyant réveillé, avertis le directeur qui descendit aussitôt. Il arriva alors que Harry mangeait assis dans le lit. Voyant Dumbledore, il frissonna. Il n'avait aucunement envie d'annoncer ce qu'il avait vu au vieux sorcier, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il attendit qu'il prenne place sur la chaise à côté de lui, il ouvrit la bouche au moment où la porte de l'infirmerie s'ouvrit avec fracas. Draco referma la porte en s'assurant que personne ne l'avait suivi puis couru jusqu'à leur hauteur.

«Il va attaquer Poudlard!»