Réponses reviews :
Constancelcd: Merci beaucoup ! (Très machiavélique, en effet)
Eirlyssa : C'est bien des rêves communs, après pour le reste... À découvrir !
Audelie : Héhé ! On ne peut pas tout gérer... Pour le reste... Mmh... Surprise ?
J : Peut-être... Qui sait ? (Oh Merlin : ils vont détester ça.)
Bonne lecture !
Chapitre 20 :
Hermione Granger s'est retournée, en gardant les sourcils froncés et les bras croisés.
-Tu n'as pas remarqué ? a-t-elle demandé.
Drago Malefoy a secoué la tête, en refermant le passage d'un petit coup de pied.
-Mais... Tu...
Elle a secoué la tête, en s'installant sur l'un des canapés.
-En quoi... est-elle différente ? a-t-il demandé en s'installant près d'elle.
Elle a soupiré, étrangement blessée qu'il n'ait rien remarqué.
-Je suis tombée enceinte pendant notre voyage à Moscou et là... Ils ont dit que c'était à Paris.
Les lèvres de Drago se sont légèrement étirées : il se souvenait très bien du voyage à Paris.
-Et... c'est tout ? a-t-il demandé après quelques minutes.
-Ben... oui.
-C'est... juste ça ? a-t-il demandé en haussant les sourcils.
-Comment... Mais...
-Tu viens me voir juste pour ça ? a-t-il questionné en penchant la tête.
-C'est un détail important, a-t-elle répliqué avec agacement.
Il a haussé les épaules.
-Il nous montre que les choses peuvent changer... que l'avenir n'est pas figé, a-t-elle continué sur le même ton.
Pourquoi est-ce qu'il ne comprenait pas où elle voulait en venir ? C'était très clair.
-Peut-être, mais... Tu ne pouvais pas attendre demain matin ? a-t-il demandé en soupirant.
-Je savais que tu étais réveillé et... Je te dérange ?
-Bah...
Il a passé une main sur sa nuque.
-Non.
-Tu as hésité, a-t-elle affirmé sèchement.
-C'est juste...
Elle s'est relevée.
-Dans ce cas, je ne vais pas te déranger plus longtemps, a-t-elle coupé sur le même ton.
-Tu ne me déranges pas, a-t-il marmonné en levant les yeux au ciel.
-Ben voyons, a-t-elle murmuré en s'approchant du passage.
Elle a déposé sa main sur la porte, en fronçant les sourcils.
-Pourquoi est-ce qu'elle ne s'ouvre pas ? a-t-elle marmonné plus pour elle-même qu'autre chose.
-Tu n'es pas une élève de ma maison... Le passage ne s'ouvrira pas.
Un petit sourire s'est installé sur ses lèvres.
-Tu devrais le savoir, Miss règlement.
Elle a marmonné quelque chose d'incompréhensible.
-Comment ?
-Ben... Ouvre, a-t-elle ordonné en croisant les bras.
-Comment ? a-t-il répété.
Elle l'a fusillé du regard.
-Il manque des mots, a-t-il simplement expliqué.
Il s'est redressé, en continuant de sourire.
-En plus... Je n'ai jamais dit que la conversation était terminée.
Elle n'a pas répondu.
-Je ne voulais pas dire que ta présence me dérangeait...
L'éloignement et la faible luminosité empêchaient Hermione de voir la petite rougeur sur le visage de son camarade.
-... C'est juste que je m'inquiète pour Scorpius, a-t-il continué doucement.
-Tu...
-Je n'ai pas envie qu'il se réveille et qu'il découvre que... tu n'es pas là.
Il s'est relevé.
-Tu comprends... Notre petit garçon s'inquiéterait, a-t-il terminé en murmurant.
Le visage de Hermione s'est directement détendu.
-Je... Je rentrerai avant son réveil et...
Ses bras se sont séparés et ses mains se sont liées.
-... de toute manière, Harry peut lui expliquer la situation, a-t-elle continué doucement.
Petit silence : elle venait de dire quoi ?
-Potter ?
La porte a basculé, surprenant tout le monde.
-Qu'est-ce que vous faites là ? a demandé Blaise Zabini en fronçant les sourcils.
Drago a levé la main.
-Pourquoi est-ce que Potter est dans notre appartement ? a-t-il demandé assez sèchement.
Pansy Parkinson a plaqué ses mains sur son visage : pourquoi devait-il le demander sur ce ton ?
-D'ailleurs... Pourquoi est-ce que tu ne portes pas de pantalon ? a-t-il continué sur le même ton.
-Drago... a tenté sa meilleure amie.
-Pourquoi est-ce que tu ne portes pas cet hideux bas de pyjama ? a-t-il ajouté encore plus froidement.
Les poings de la Gryffondor se sont refermés.
-Qu'est-ce que tu insinues exactement ? Pour qui est-ce que tu me prends ? a-t-elle demandé en le fusillant du regard.
-Il ne voulait pas...
-Tu sais quoi ? Tu es vraiment un connard, a-t-elle lâché avant de se retourner.
-Hé ! s'est-il écrié en s'approchant d'elle.
Elle a quitté la salle commune, bousculant sans peine les trois Serpentard.
-Où est-ce que tu...
Théodore Nott a déposé sa main sur l'épaule de son meilleur ami.
-Laisse tomber... Elle a sûrement besoin de se calmer.
Drago s'est dégagé.
-Qu'est-ce que vous avez en ce moment ? a soupiré Blaise.
-Je vous retourne la question, a lâché Drago sans changer de ton.
Les trois amis ont échangé un regard.
-Où est-ce que vous étiez ?
Pansy a poussé un soupir.
-Je vais lui dire.
-Hein ? Tu ne peux...
-Blaise et Théo avaient besoin de mes conseils, a coupé la jeune femme en fermant les yeux.
Le passage s'est refermé, soulignant l'absence de bruit dans la pièce.
-Ils ressentent des...
Elle a croisé les bras.
-Mmh... Ils ont... des senti... des sentiments l'un pour l'autre... alors...
Blaise a écarquillé les yeux : c'était vraiment ça ? La première excuse qui lui venait en tête ?
-C'était stupide de vouloir te le cacher, a-t-elle continué en secouant la tête. Mais... Tu peux comprendre... Ils avaient peur de ta réaction...
Drago n'a pas bougé d'un centimètre, les traits toujours tirés.
-N'est-ce pas... Blaise ?
Ils l'obligeaient à mentir à son meilleur ami... autant rendre les choses plus amusantes.
-O... Oui, a couiné le Serpentard.
Un petit sourire s'est installé sur les lèvres de la brune : elle allait s'éclater.
-Tu... Cette relation ne te... dérange pas ? a demandé Pansy en se tournant vers Drago.
Est-ce qu'ils pensaient vraiment qu'il était si stupide ? Bien.
-C'est juste... Je croyais que... Blaise...
Il s'est tourné vers son ami.
-Pourquoi est-ce que tu m'as dit que tu avais des sentiments pour Pansy ?
-Oh le con, a lâché Blaise comme unique réponse.
Côté Hermione :
-Tirette.
Le portrait a basculé et Hermione est directement entrée dans l'appartement. Elle a illuminé la pièce, oubliant clairement la présence de son meilleur ami. Celui-ci s'est directement redressé, en plaquant ses mains sur ses yeux.
-Hermione, s'est-il exclamé.
-Pardon, a-t-elle répondu sèchement.
Elle a agité sa baguette, diminuant la puissance de son sortilège.
-Houlà... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? a-t-il demandé sans retirer ses mains de son visage.
-Ce n'est qu'un connard.
Elle a déposé sa baguette sur la table.
-Comment ose-t-il ? a-t-elle demandé sèchement. Il... Juste après notre dernière conversation ! Il n'a vraiment rien dans le crâne ! Ce... Ce crétin !
-Mais... Encore ? a-t-il demandé en l'observant rapidement.
Elle a plaqué ses mains sur ses hanches, de plus en plus énervée.
-C'est tellement... Mais... Pourquoi est-ce que je coucherai avec toi ? Pourquoi ? a-t-elle crié.
Harry a écarquillé les yeux.
-Tu es comme mon frère ! Tu es même le parrain de notre fils ! Tu... Ce serpent est vraiment stupide ! Quel... Quel stupide sorcier !
Elle a secoué la tête.
-Il m'énerve ! Je ne veux plus jamais le voir ! Plus jamais ! Je veux qu'il...
-Maman ?
Le cœur de la jeune femme a loupé un battement.
-Scorpius ? a-t-elle déclaré soudainement apaisée.
L'enfant était en train de frotter l'un de ses yeux, collant le tee-shirt de son père contre l'une de ses joues.
-Pourquoi est-ce que tu es fâchée ? C'est... Pourquoi papa n'est pas là ? a-t-il chuchoté.
-Pour rien, a-t-elle déclaré en secouant la tête.
Scorpius a froncé les sourcils.
-Est-ce que... Est-ce que vous allez divorcer ? a-t-il murmuré alors que ses yeux s'embrumaient.
-Quoi ? Mais... Absolument pas, a-t-elle affirmé en s'approchant de lui.
-Je... Je ne veux pas... Vous ne pouvez pas faire comme les parents de Mika... Je... Je n'ai pas envie, a-t-il déclaré en laissant tomber une larme.
Elle a déposé ses mains sur ses épaules, en continuant de secouer la tête.
-Mais... Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne vais pas quitter ton papa et... On ne peut pas se quitter, a-t-elle affirmé en souriant légèrement.
-Mais...
-Scorpius... On ne peut pas vivre l'un sans l'autre, a-t-elle déclaré en lui caressant les cheveux.
-Vraiment ?
-Évidemment, a-t-elle affirmé avec un sourire plus prononcé.
L'enfant lui a adressé un petit sourire.
-Aller... Tu devrais te recoucher...
-Oui, a-t-il couiné en hochant la tête.
En retournant dans sa chambre, ses lèvres se sont étirées d'une manière bien spécifique.
-De plus en plus facile, a-t-il murmuré avant de s'enfoncer sous ses couvertures.
