Bonjour, bonjour!
Chapitre 4 qui arrive presque dans les temps! J'ai eu du mal à le corriger mais je pense être arrivée à quelque chose de... pas mal?... potable? Vous m'en direz des nouvelles!
J'espère que tout le monde va bien et que les tempêtes et autres virus hivernaux n'ont pas eu raison de vous!
Merci aux nouvelles/nouveaux, qui ajoutent une alerte à mon histoire, me follow. Remerciement tout particulier à Kriistal et Sochic88 qui rejoignent mon petit duo de reviews!
Et comme toujours, Tied et Gwen merci de me pousser à m'améliorer et supporter mes moments de doutes! ( j'ai raccourcis vos pseudos pardon xD)
On se retrouve en bas, bonne lecture et n'oublions pas les personnages créés par S Meyer sont seulement des petits marionnettes dans mes mains.
Prenez soin de vous!
Chapitre 4:
San Francisco, locaux du FBI:
Je fis valser Emmett avec une projection.
— Bah alors tu te ramollis McCarty? Plaisantais-je
— Arg… Belly Bean, laisse moi un peu de répit. Dit-il essoufflé.
— Non non, tu m'as tiré du lit à l'aube pour que je vienne m'entraîner avec toi alors maintenant tu assumes! m'exclamais-je en me repositionnant face à lui.
Il profita de ce moment d'inattention pour me faire une prise de Krav Maga.
— Ne jamais, ô grand jamais relâcher son attention Belly Bean! Ricana-t-il.
Je le renversais et lui fis une clé de bras qui l'immobilisa.
— Tu disais? Fanfaronnais-je
— Ok… Ok… je m'avoue vaincu! Bredouilla McCarty avec dépit
Je lui tendis la main pour l'aider à se relever, il aimait bien me défier et j'aimais bien nos joutes. Rosalie, qui était assise près des tatamis, nous donna une bouteille d'eau et une serviette.
— Tu vois Em, je t'avais dit que tu ne prenais pas au sérieux l'entraînement et que ta montagne de muscles ne suffisait pas!
— N'importe quoi… c'est parce que Belly Bean a eu de la chance, son jujitsu là… ça ne vaut pas mon Krav Maga! Ronchonna-t-il
— Espèce de mauvais perdant… je suis bien plus rapide que toi c'est tout, et utiliser la force de l'adversaire c'est la base! Admets ta défaite!
— Très bien Swan Dit-il en plissant les yeux, la prochaine fois je te mettrais une raclée et tu me supplieras d'arrêter!
Rosalie et moi rigolâmes, Emmett… restera toujours le même, piqué dans son égo mais au fond c'était un dur au cœur tendre. On ne pouvait pas dire que l'on était bons amis, mais on était de bons partenaires.
Je me rendais dans les vestiaires avec Rosalie pour que l'on se change avant d'aller au bureau. Je profitais de ce moment pour lui demander:
— Rosalie, vous aviez l'air de bien connaître le légiste… Edwin… Cullen… Vous aviez déjà travaillé avec lui à la scientifique?
— Edwin… Tu veux dire Edward? Rigola-t-elle
Je ne voyais pas pourquoi elle riait, c'est un peu vexée que je continuais notre conversation.
— Ah c'est Edward son prénom… donc oui avec Cullen… c'est une vieille connaissance?
— On peut dire ça, je le connais depuis quelques années maintenant, il m'a aidé pour certaines choses… mais c'est surtout le frère d'Emmett.
Je voyais bien que la blonde avait fait exprès de laisser sa phrase en suspens. Je fis comme si de rien n'était, après tout elle m'en parlera si l'envie lui prend, et continua mon interrogatoire.
— Ah… je ne savais pas ils n'ont pas le même nom c'est pour ça… donc c'est le frère d'Emmett… Il ne travaillait pas avec nous avant, il travaillait pour le SFPD?
— Tu m'as l'air curieuse… Pouffa-t-elle amusée par la tournure que prenait la conversation.
Je roulais des yeux en entrant dans la douche.
— M…m…m…moi? Mais non pas du tout, je me renseigne sur mes collaborateurs voilà tout. Bégayais-je. En plus je ne le connais pas et puis je m'en fiche, je demandais seulement car il vous avait l'air familier c'est tout.
Rosalie, quant à elle, continuait de rigoler en chantonnant.
— Hin hin, si tu veux je peux t'en dire un peu plus sur le « playboy »… souffla-t-elle malicieusement.
— Non! Ça ira, c'est simplement pour savoir à qui j'ai à faire pendant les enquêtes. Rétorquais-je boudeuse.
— Je te taquine Bella, ne prends pas la mouche! Et puis Ed est quelqu'un de gentil, ne t'arrêtes pas à son apparence de playboy. Me dit-elle plus sérieusement.
Je finissais de me doucher, cette conversation n'avait pas de sens mais je dois reconnaître que le petit quelque chose qui m'intriguais chez lui était toujours présent. Une fois changées, nous avons rejoint McCarty.
— McCarty en route, on doit aller poser des questions à cette Jane Fanning.
Il opina de la tête, Rosalie quant à elle était repartie au labo.
Nous quittions l'immeuble fédéral pour nous rendre dans un de ces grattes-ciel du quartier des affaires, non loin de la Transamerica Pyramid. Dans l'immense hall d'accueil, il y avait du marbre presque partout, les lieux étaient luxueux, bien trop tape à l'œil. Visiblement, les affaires de Jane Fanning marchaient bien.
— Eh bin… Siffla d'admiration McCarty, c'est rentable cette société.
— Hmm, on ne sait pas vraiment dans quel domaine elle est pour le moment. Fis-je dubitative.
Nous marchions vers le comptoir d'accueil.
— Bonjour, nous souhaitions voir Madame Fanning s'il vous plaît. Dis-je poliment
La secrétaire ne m'accorda aucun regard et m'ignora royalement. Je repris d'une voix un peu plus forte:
— Bonjour! Nous souhaitions voir Madame Fanning!
Enfin, elle coula un regard, me fit un sourire éclatant et d'un ton parfaitement hypocrite répondit:
— Pardonnez-moi, je ne vous avez pas entendu… vous devriez parler plus fort avec ce bruit… Que puis-je faire pour vous?
McCarty prit la parole, soit parce qu'il était tout aussi agacé que moi, soit parce qu'il avait senti ma patience s'amoindrir:
— Nous voudrions voir Madame Fanning.
— Avez-vous un rendez-vous?
— Euh… non. Bredouilla McCarty
— Alors je suis désolée mais je ne peux pas vous laisser passer, Madame Fanning ne reçoit pas sans rendez-vous. Dit-elle avec un ton suffisant.
— Agent spécial Swan lui dis-je en montrant ma carte, McCarty fit de même, et Agent spécial McCarty, nous souhaitons simplement poser quelques questions à Madame Fanning s'il vous plaît, donc soit cela se passe en toute discrétion, soit nous revenons avec un mandat et le procureur, seulement je doute que Madame Fanning apprécie ce genre de… publicité. Argumentais-je avec un sourire entendu.
C'est légèrement déstabilisée qu'elle prit son combiné pour appeler sa patronne.
— Madame Fanning… Il y a deux personnes qui souhaitent vous voir… non ils n'ont pas rendez-vous… Oui je leur ai dit… mais… ils sont du FBI…
Elle avait perdu tout l'aplomb qu'elle avait eu en nous parlant, c'est presque comme si elle chuchotait pour à priori arrondir les coins pour ne pas s'attirer les foudres de sa patronne.
— Très bien, vous pouvez y aller, ascenseur de droite, il montera directement à l'étage de Madame Fanning. Dit-elle d'une voix froide.
— Merci pour votre coopération. Insistais-je.
Une fois dans l'ascenseur, je réfléchissais à l'enquête, je ne sais pas pourquoi mais une sensation désagréable me fit frissonner. McCarty quant à lui était lui aussi perdu dans ses pensées, le « ding » de l'ascenseur nous sorti de notre torpeur.
Nous arrivâmes dans un autre salon d'accueil, sur le mur il y avait écrit « Fanning Corp. », il y avait écrit en dessous « ne vous torturez pas avec des illusions… Faites en une réalité ». Je me fis la note mentale que derrière cette image polie, il devait bien y avoir quelque chose de louche.
Une femme vint vers nous.
— Madame Fanning va vous recevoir dans quelques minutes, voulez-vous une boisson chaude ou froide en attendant? Proposa une assistante.
— Je prendrais un café s'il vous plaît.
— Rien pour moi, merci Répondis-je
McCarty n'avait pas commencé son café, que la porte du bureau s'ouvrit sur une femme blonde qui semblait plus jeune que je l'avais imaginée. Elle était petite, et portait une robe en dentelle et soie noire, un brin provocatrice, qui semble-t-il voulait casser avec son air juvénile. Elle parlait au téléphone tout en signant des papiers que ses assistantes s'était empressées de lui montrer.
— Ah ah ah… mais bientôt vous serez Sénateur… Plaisanta-t-elle
McCarty me questionna du regard, je n'en savais pas plus que lui alors je haussais des épaules en attendant qu'elle finisse sa conversation.
— Bien évidemment Monsieur Volturi, c'est bien ça, nous nous voyons demain. Au revoir.
Elle s'approcha enfin de nous et d'un ton mélodieux nous dit:
— Je suis désolée, je peux seulement vous accorder un quart d'heure, nous sommes absolument débordés en ce moment, venez par ici.
Elle nous laissa entrer dans son bureau, il était très spacieux et lumineux grâce aux baies vitrées.
— Asseyez-vous je vous en prie, voulez vous boire quelque chose?
Elle fit signe à son assistante puis reprit la parole.
— Lauren, un smoothie détox pour moi et pour…
— Agents spéciaux McCarty et Swan, pour moi ça sera un café s'il vous plaît. Répondit Emmett.
— Je prendrais un café aussi merci. Dis-je poliment.
— En quoi puis-je vous aider, questionna la jeune femme en souriant.
— Avant toute chose, dans quel domaine évolue votre agence, déjà? Ça doit plutôt bien marcher pour être en plein quartier d'affaires et avoir un hall aussi luxueux. On est loin de la petite ONG…
— Vous nous connaissez sans doute par le biais de nos publicités, nous faisons le marketing pour de grandes marques. Dans un sourire qui nous se voulait encourageant elle nous indiqua de continuer.
McCarty prit la parole:
— Voilà il semblerait que vous connaissiez une personne qui nous intéresse et on aimerait en savoir un peu plus… sur vos relations.
— Bien sûr, si je peux vous aider, cette personne travaillait pour l'agence?
— Pour en venir aux faits, connaissez-vous une certaine Irina Grace. Demandais-je méfiante. Pourquoi elle est aussi gentille sachant que Vicky m'avait dit que c'était une garce…
Elle fit mine de réfléchir, puis elle nous répondit toujours avec son sourire « bien sous tout rapport »:
— Effectivement, je me souviens, elle a fait un stage chez nous dans le marketing.
McCarty tourna la tête vers moi et dans un regard je compris qu'il pensait comme moi et qu'il n'était pas dupe.
— Une stagiaire… vous vous souvenez de tous vos stagiaires, je suis admirative. Feintais-je en souriant
— Non, bien sûr que non, pas de tous, ce serait quasi impossible Rit-elle, seulement les bons élément. Avez-vous d'autres questions… le temps presse et j'ai bien peur que les quinze minutes soient écoulées.
— Ce n'est pas vraiment une question… si nous sommes là, c'est que nous avons eu vents de certains… faits, avez-vous connaissance d'un site qui s'appelle: Find Your Candy, Madame Fanning…? Tenta McCarty.
Bordel McCarty, c'est très risqué ce que tu viens de faire, soit elle mord à l'hameçon, soit elle nous renvoie manu militari. Ma petite voix interne était de retour.
Elle sourit étonnée de cette question cependant son ton poli d'avant changea légèrement en nous répondant:
— Agent McCarty, si tout le monde écoutait les commérages, alors où irions nous? Je vais quand même vous répondre, je ne connais pas ce site, ni ses pratiques…
Il fit un sourire poli, je profitais de ce moment pour lui demander en soutenant son regard:
— Ses pratiques? Donc vous savez quel genre de site c'est? Et ce qu'on y fait?
— N…Non… mais vu le nom, ce n'est pas sûrement pas un site très recommandable… S'étrangla-t-elle.
Je fis mine d'être satisfaite de sa réponse. Je me repositionnais plus confortablement dans le fauteuil en buvant une gorgée de mon café. McCarty reprit la parole.
— Je vais vous expliquer alors, ce… genre de site propose des arrangements entre des hommes et des étudiantes, ce qui est illégal… d'autant plus si les étudiantes en question sont mineures. Expliqua-t-il en jaugeant sa réaction.
— Je peux vous dire que nous avons de nombreux concurrents, surtout depuis que nous faisons la campagne de Monsieur Volturi… Elle fit un hochement de tête entendu avant de continuer. Je suppose que des jaloux, désireux d'entacher notre réputation n'ont eu d'autre solution que de se résoudre à inventer ce genre de balivernes. Maintenant, si nous en avons fini, j'aimerais comme vous je suppose, retourner à mon travail. Fit-elle d'un ton cassant.
N'étant clairement plus les bienvenus, nous sortîmes de l'immeuble. Je m'allumais une cigarette rageusement: « Putain McCarty! Pourquoi tu lui as dit ça!? Tu penses qu'elle aurait répondu la bouche en cœur qu'elle était au courant et puis cerise sur le gâteau qu'elle était à la tête d'un réseau de prostitution. On s'est cramés en beauté là ». Je savais que ce n'était pas totalement de sa faute et qu'il fallait bien essayer de lui tirer les vers du nez mais je ne pouvais pas m'empêcher de le blâmer.
— Et merde, désolé, j'pensais vraiment qu'elle allait nous en dire plus, elle était fière et suffisante alors j'ai joué le tout pour le tout. Expliqua-t-il en se frottant la nuque.
Je réfléchissais à tout allure, soit on rentrait bredouille au bureau, soit j'appelais Tanya pour avoir un mandat et on irait interroger cette Jane Fanning, soit je mettais le feu au poudre et j'appelais un de mes contacts dans la presse. Ma décision prise je m'éloigna un peu et pris mon téléphone:
— Vicky j'ai besoin de toi, est ce que tu peux m'avoir une réservation pour deux personnes pour le Quince?… Oui je sais que y'a une longue liste d'attente… mais tu peux tout avoir toi… Oui j'essayais d'amadouer la femme de ma meilleure amie pour avoir une réservation. Merci Vicky, t'es la meilleure! Je t'expliquerais tout ça. Je t'embrasse. Je raccrochais, avec ça, j'aurai plus de chances d'obtenir ce que je voulais. Je dois dire que c'était pas très catholique ce que je m'apprêtais à faire mais aux grands maux, les grands remèdes! J'appelais maintenant mon contact dans la presse.
— Angie, comment vas-tu? Est-ce que tu as une pause dans pas longtemps? … Parfait on se retrouve au Blue Bottle Cafe!
Je soufflais avant de revenir aux côtés d'Emmett, celui-ci me regardait légèrement inquiet:
— Tu rentres au bureau?
— Oui, on doit aller voir le chef… Allons-y McCarty!
Nous arrivâmes à nos locaux du Phillip Burton federal building. Je respirais un bon coup, je sentais le vent tourner et ce n'était pas en notre faveur…
— SWAN! McCARTY! DANS MON BUREAU MAINTENANT! Tempêta notre chef.
Les autres agents qui se trouvaient là, nous regardaient avec compassion. On entendait des « courage les gars! » ou des « qu'est ce que vous avez foutu pour que le chef soit en pétard comme ça? »… McCarty essaya de calmer le jeu en leur répondant:
— Vous avez pas mieux à faire que perdre votre temps avec nous? Yorkie, Call, Lahote, rigolez bien on verra quand vous serez convoqués!
Je toquais à la porte du chef.
— ENTREZ! Rugit-il. Vous savez pourquoi vous êtes là vous deux? Ou j'ai mieux comme question, vous savez qui je viens d'avoir au téléphone?
Je commençais par prendre la parole, je le connaissais bien et j'espérais le calmer:
— Eleazar, on a merdé mais au moins, si elle fait un faux pas, on le saura maintenant qu'on la surveille… Elle en fera un j'en suis convaincue, elle est tellement sûre d'elle, qu'elle doit se sentir intouchable…
— Mais ça vous arrive de réfléchir! Mes meilleurs agents font une bourde de bleu et je dois essuyer la merde derrière vous! Gronda Eleazar.
Ni McCarty ni moi n'osions prononcer ne serait-ce qu'un mot. Il reprit rouge de colère:
— Sa boîte s'occupe de la campagne sénatoriale de Volturi, le favori aux élections… et je viens de l'avoir au téléphone, je ne vais pas vous cacher qu'il est loin d'être content. Alors on est bien là si le Sénateur sortant nous a dans le collimateur, ça sera pas l'enquête qui va vous être retirée mais vos miches du bureau! Puis Swan franchement venant de toi je suis déçu, je savais que tu étais impulsive mais au point de faire des conneries comme ça …
Je n'avais pas précisé que mon chef était Eleazar Denali, le père de ma meilleure amie Tanya, c'est vrai qu'il me connaissait bien et je savais bien qu'on avait merdé mais je le trouvais dur avec nous, ce que je lui fis savoir:
— Écoute Eleazar, on va rattraper ça. Tentais-je pour alléger l'atmosphère.
Eleazar nous regarda, se craqua les doigts puis souffla avant de reprendre:
— Fffff… ça passe pour cette fois, mais je vous préviens, une autre bourde comme celle là et je m'arrange personnellement à vous trouver des places en tant qu'agent de la circulation. Je déglutis l'idée de me retrouver là bas ne me plaisait pas du tout. On l'avait échappé belle mais j'avais intérêt à bien négocier avec Angie pour mener mon enquête sur ce réseau.
On sortit du bureau sans se faire prier en entendant des morceaux de phrase « sérieusement qu'est ce que j'vais faire d'eux… dans la merde… ».
En retournant à nos postes, Jacob vint me voir:
— Bah alors Swan, on a passé un sale quart d'heures? Viens dîner avec moi ce soir et je te ferais oublier tout ça… Fit-il charmeur.
Jacob Black… il me courrait après depuis… je n'arrive même pas à me souvenir depuis quand mais en tout cas ce qui est sûr c'est que malgré mes nombreux refus et après avoir mis les choses au clair, il ne comprenait pas du tout qu'il m'intéressait à peu près autant qu'un match de curling… c'est à dire qu'il était lourd, soporifique et sans intérêt. Pour certaines de mes collègues, il avait un physique plus qu'avantageux, il était musclé, apparemment charmant et drôle. Je savais qu'il était amérindien et qu'il aimait raconter les légendes de sa tribu et que d'après lui, les hommes descendaient peut-être des singes mais sa tribu descendait des loups… Oui rien que ça des loups.
— Black, que me vaut le plaisir de ta visite. Grinçais-je.
— Swan… Swan… quand comprendras-tu que je suis l'homme qu'il te faut. Dit-il en bombant le torse. J'entendis McCarty rigoler avant de me lancer un « Bon courage je vais faire des rapports ». Ce lâche… et maintenant je devais me farcir Black.
— Et toi Black quand comprendras-tu que je ne suis pas intéressée? Donc si tu n'as rien d'autre à me dire tu peux t'en aller. Y'en a ici qui on un travail et des choses à faire.
— Je m'en vais Swan mais sache qu'un jour ou l'autre tu accepteras mes avances! Sourit-il sûr de son charme.
Je balayais l'air de la main, « c'est ça à d'autres ». Une fois qu'il était parti, je soufflais, quelle journée de merde pensais-je. J'allais prendre un café pour me donner de l'énergie pour mes rapports, il y avait pas mal de petits délits mais pas de grosse affaire pour le moment mis à part notre enquête sur Irina.
Ce qui me fis penser à taper son nom dans la base de données, j'attendis un bref instant, à part quelques contraventions, il n'y avait rien d'autre sur elle, ni sur sa famille. Je descendis au labo technique pour voir s'il y avait du nouveau sur l'ordinateur.
— Salut Leah, ça va? T'as du nouveau pour moi?
— Salut Bella, ça va mieux que toi, paraît que tu t'es fais remonter les bretelles? S'amusa-t-elle
— Arrrg m'en parle pas en plus Black a encore fait son lourd… Répondis-je avec un air écœuré
— Hahaha mais moi j'en ferais bien mon quatre heures, voir ma journée entière!
Je fis mine de vomir, avec Leah on s'amusait toujours avec ça, j'avais bien compris qu'elle avait des vues sur Jacob et elle me taquinait parce que je n'arrivais pas à m'en débarrasser.
— Pour en revenir à ton ordinateur, j'ai rien, pas de transactions en ligne, pas de réseaux sociaux, pas de mails de la famille, quelques photos mais j'ai vérifié ce sont des amies de l'université… Donc soit elle est pas très technologies, soit elle faisait tout à « l'ancienne » donc sans laisser de traces.
— Mmmh… et rien qui relierait à son téléphone? Fis-je dépitée
— Non rien de rien… c'est tout ce que je peux te donner comme infos.
— Bon merci quand même!
Je remontais prendre un café, les autres agents parlaient des délits et autres crimes qui rythmaient notre vie. Je retrouvais McCarty et je lui fis part des résultats négatifs du labo.
— Cette histoire pue Belly Bean, j'ai l'impression que c'est plus compliqué qu'on ne le pense. Me dit-il en reniflant.
— T'as raison… je sais pas dans quel pétrin s'est foutu cette fille mais on va coincer la personne qui l'a tuée. Répondis-je un peu lasse.
— J'espère bien Belly… Je vais voir Rosie peut-être que les analyses ont avancés. Fit-il résigné.
En sortant, j'allumais une cigarette puis partis en direction du Blue Bottle, c'était un café qui se trouvait non loin des bureaux où travaillait Angie et puis si quelqu'un avait des infos sur les ragots de la ville, ça serait elle. Je la connaissais depuis le lycée, mais la vie étant ce qu'elle est, on s'est perdues de vue. Puis quand elle a déménagé avec son mari Ben, qui était aussi avec nous au lycée, on s'est retrouvés.
Je m'installais à une table en attendant, elle arriva quelques minutes après.
— Salut Bella! Elle me fit une accolade chaleureuse.
— Angie, salut, comment vas-tu?
— Je vais bien, enfin avec la tonne de boulot, j'aimerais que mes journées se rallongent! Ria-t-elle
— Arg m'en parle pas, j'ai tellement de rapports à finir…
On passa notre commande. Je pris un café et elle un cappuccino.
— Je voulais te dire que j'avais une réservation pour toi au Quince… Commençais-je
Ses yeux se sont illuminés quand elle prit la parole.
— Comment tu as réussi à en avoir une? Il y a une liste d'attente phénoménale pour ce 3 étoiles! Et tu ne veux pas y aller? Fit-elle mi choquée mi méfiante.
— Nah, tu sais que je n'aime pas ce genre de restaurant guindé, où il n'y a rien dans ton assiette et où pour l'addition il faut vendre ton rein. Dis-je catégorique.
Elle ria en sirotant son cappuccino.
— Bella, mais qu'est ce qu'on va faire de toi! Elle reprit son sérieux, alors on sait toi et moi que tu n'es pas venue seulement pour me donner une réservation?
Je riais intérieurement, elle me connaissait bien et je dois dire que ça me plaisait qu'elle ne soit pas crédule, avec son métier, je pense qu'elle a développé un bon sens de l'observation et qu'elle ne devait plus se faire berner par des gens peu scrupuleux qui tenteraient de la corrompre.
— Touché Angie, bon je voulais savoir tu connais Find Your Candy?
— Bella, tu habites dans une grotte? Tout le monde connaît, et ceux qui ne connaissent pas, en ont entendu parler parce qu'il y a beaucoup de rumeurs qui circulent. Mais tu piques ma curiosité… tu as des infos officielles?
Je pris une longue inspiration, je n'aimais pas employer ce genre de ruse mais ça nous serait bénéfique à toutes les deux. Les méthodes alternatives ont parfois du bon.
— Bien entendu, cette conversation n'a pas eu lieu Me dit-elle d'un air conspirateur avant d'éclater de rire. J'ai l'impression d'être dans les petits secrets, j'adore ça!
— Il y a quelques jours, on a retrouvé le corps d'une jeune femme au John McLaren Park, la victime se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Mais en remontant la piste, sa voisine, nous a parlé de leur… travail. Je marquais une courte pause pour boire mon café et rassembler les éléments. Angie me fixait curieuse. Un témoin a sous entendu que Fanning était à la tête du site, mais on n'a pas de preuves tangibles. Le hic, c'est que l'on est allés avec McCarty rendre une petite visite de courtoisie à cette Fanning, il a mis les pieds dans le plat en insinuant qu'elle était liée au site et Volturi a appelé notre patron, pour nous dire ô combien notre visite lui avait plu. Finis-je amère.
Angie me regarda, prit une gorgée de cappuccino, puis me fixa encore une fois… Et éclata de rire. Elle s'essuya les coins des yeux où des larmes avaient perlé tant elle riait.
— Tu es en train de me dire, que vous avez presque accusé Fanning d'être à la tête d'un réseau de prostitution… Essaya de continuer Angie avant de repartir dans un éclat de rire.
— Je vois que la situation te fait bien rire, je t'en prie, continue de te foutre de moi… râlais-je.
— Oh Bella, ne le prends pas mal, seulement, tu n'imagines pas depuis combien de temps on aimerait publier cette histoire mais qu'on a rien pour le faire. Et tu es en train de m'apporter du pain béni. Elle reprit avec sérieux, bon je veux bien t'aider, on va bosser au bureau pour trouver des pistes. Bien entendu, je ne te citerai pas en sources. Je lui fis un sourire, elle savait protéger ses sources et ses amis. Mais tu vas devoir partager avec moi ton enquête… Et ne t'inquiètes pas, quand j'aurais le Prix Pulitzer, tu pourras toujours faire partie des mes amies! Plaisanta Angie.
Je souriais à sa plaisanterie, je pris quelques minutes de réflexion, bien sûr j'avais cherché cette conversation et c'était totalement tentant d'exposer au grand jour une entreprise qui trempe dans des trucs louches d'autant plus elle s'occupait de la campagne sénatoriale. L'enjeu était grand et je n'avais pas pour habitude de partager des informations sur des enquêtes mais j'avais confiance en Angie. Je finis ma dernière gorgée de café.
— Ok Angie, deal. On se serra la main pour la forme. Je te tiens au courant alors, on s'organisera pour les rencontres. Je t'appelle bientôt.
Elle repartit avec un air satisfait, je pense la comprendre car je dois reconnaître que l'idée me faisait frissonner d'impatience.J'allais repartir vers le bureau quand mon téléphone sonna.
— Swan… je t'écoute McCarty… Ok on se rejoint là-bas.
J'allumais une cigarette, on avait un nouveau cadavre sur les bras. C'était notre quotidien mais une désagréable sensation me prit et remonta tout le long de ma colonne vertébrale. Je n'aimais pas ça, je n'étais pas médium ou devin, seulement quand cette sensation apparaissait, ça ne présageait rien de bon. J'étais retournée à ma voiture et c'est sur Don't look back in anger d'Oasis que je filais rejoindre McCarty.
J'espère que vous n'êtes pas déçues par ce chapitre!
La semaine prochaine je posterais peut-être un peu plus tard, emploi du temps chargé oblige T_T
