Bonjour, bonjour!

Je suis presque dans les temps! J'espère que vous allez bien et que le chapitre vous plaira :)

Comme toujours, les personnages ne m'appartiennent pas , Merci S.Meyer pour la bible de personnages!

Pour le chapitre suivant, je vais faire de mon mieux pour tenir la distance xD, j'ai un peu de mal à concilier vie réelle, trucs d'humains et l'écriture mais si je prends du retard, je vous tiendrais informées !

Merci de me lire, d'être intéressée par ce que j'écris et de me le faire savoir Pour les petites nouvelles si y'en a ? Bienvenue à bord!

Je réponds normalement à tout le monde donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Bye prenez soin de vous et à la semaine prochaine si tout va bien!


Chapitre 6:

San Francisco:

Rosalie et Leah se tenaient les côtes à force de rire. Comment j'en étais arrivée là? Ce matin, je m'étais levée, certes chamboulée, mais la journée commençait plutôt bien. Je suis allée au bureau tout à fait normalement, puis, je ne sais pas ce qui m'a pris, alors que Rosalie, Leah et moi étions dans la salle de pause, elles ont trouvé que de raconter leurs rêves de la nuit passée étaient une excellente idée. C'est là qu'on en revient à leur éclats de rire.

— Attends… att… ends… tu… tu veux dire… Tenta de dire Leah mais visiblement trop occupée à rire elle ne put finir sa phrase.

Rosalie, quant à elle, se retenait au comptoir pour ne pas s'écrouler. Elle finit par s'essuyer les larmes qui perlaient au coin de ses yeux avant de reprendre légèrement plus sérieuse.

— Si je résume bien Bella, ton dernier rêve était un rêve érotique avec Edward mais vous avez été interrompu par des « milliers » de squelettes en plastique portant des nœuds papillon, dansant autour de vous? Son fou rire reprit de plus belle, emportant Leah qui venait à peine de se calmer.

— Très bien, dit le encore plus fort Rosalie, je suis sûre que tout l'open space n'a pas encore entendu. Dis-je vexée comme un pou

J'étais vexée de leur avoir raconté ce rêve qui n'avait pas de sens, agacée par leur moquerie et par dessus tout énervée que le Docteur Cullen puisse avoir ce genre de place dans mes rêves. Bon je suis de mauvaise foi, les rêves ne se contrôlent pas mais je ne sais pas ça aurait pu être n'importe qui d'autre, c'est pas les acteurs qui manquent pourtant. Et une infime partie de moi était frustrée de ne pas savoir la fin du rêve…

« Alors tu es sorti voir un peu des vivants…? Attends nous en salle de conférence! », Curieuses et intriguées par le rire tonitruant de McCarty, nous passâmes la tête par la porte. Une crinière reconnaissable entre toutes, passait la porte de la salle de conférence, « quand on parle du loup… » commença Rose, ce qui provoqua un fou rire chez les filles. McCarty qui nous avait rejoint, les regarda comme si on lui avait dit que Hulk était en fait un têtard de l'espace avant de poursuivre « J'ai raté un épisode? » demanda-t-il étonné. Puis jouant avec ces sourcils amusé, il me lança un « je vois que le rendez-vous s'est bien passé, il ne peut plus se passer de toi! ». Exaspérée et sans lui répondre, j'entrais dans la salle de conférence, abandonnant les filles qui partirent je ne sais où en blaguant.

Cullen de dos, regardait par la fenêtre. Je détaillais sa tenue qui était plus négligée que d'habitude. Quand il se retourna, il avait l'air d'avoir passé une nuit blanche. Il nous fit un petit sourire qui n'atteignit pas ses yeux. Des flashs de mon rêve me revenait. Décidément mon esprit ne voulait pas me laisser tranquille ce matin, j'avais besoin de café, voilà c'était ça la solution. Je devais manquer cruellement de caféine, donc mon cerveau réagissait en faisant n'importe quoi avec n'importe qui!

Satisfaite de mon raisonnement, je pus prendre la parole.

— Bonjour Docteur, que nous vaut votre visite? - parce que le plaisir de la visite n'était pas là… enfin pas encore - dit ma traîtresse de conscience qui avait elle aussi besoin de caféine.

McCarty revint avec des boissons chaudes. « Alléluia! » Criais-je intérieurement en descendant la tasse d'une traite. Je pouvais enfin me concentrer sur ce que que racontait le Docteur Cullen, qui me regardait d'un air ahuri après que j'ai avalé mon précieux café comme un shot de vodka. Il reprit après une courte pause.

— Comme je l'ai expliqué à Emmett en arrivant, je voulais partager avec vous deux informations que j'ai jugé utiles pour l'enquête. Il s'arrêta un instant pour prendre une gorgée de son thé. J'avais remarqué une chose sur le corps d'Irina Grace, un petit tatouage en forme d'allumette en feu à l'intérieur du poignet. Il accompagna ses dires en nous montrant une photo du dit tatouage.

Nous acquiesçâmes de concert avec McCarty, curieux de savoir où allait nous mener cette conversation. Il reprit en nous montrant un deuxième cliché, on y voyait un tatouage similaire.

— Et ça, c'est celui que j'ai pu trouver sur l'épaule de Mike Newton…

Je fronçais les sourcils, ce n'était pas un modèle des plus courant, une étoile, un signe infini… ça c'était le genre de motif répandu.

— Est-ce que les tatouages sont récents? McCarty avait été plus rapide que moi pour poser cette question.

— Apparemment, cette marque a été faite pour les deux cas, avant leur mort.

Je réfléchissais, soit nous avons deux membres d'une secte ou d'un clan qui a pour signe distinctif ce motif, soit la possibilité que Irina et Mike puissent avoir été tués par la même personne était possible… Est-ce que ce tatouage était sa signature? Il était encore trop tôt pour le dire mais ça pourrait être une hypothèse fortement envisageable. Le Docteur Cullen me coupa dans ma réflexion interne en reprenant la parole.

— De plus, ma deuxième constatation est tout aussi … curieuse. Les deux étaient des drogués, une consommation quasi quotidienne de crack et d'héroïne.

— On va devoir aller questionner quelques personnes à Tenderloin, c'est là-bas que ce trouve le plus gros du trafic de ces drogues.

Notre chef Eleazar fit irruption dans la pièce, il nous scruta du regard avant d'aboyer.

— McCarty, je veux que tu ailles avec Black interroger les salons de tatouages aux alentours. McCarty grogna à l'idée de devoir faire équipe avec Black. Vous irez voir si quelqu'un reconnaît ce tatouage ou s'il peut avoir des informations. Swan tu vas aller à Tenderloin pour en savoir plus sur celui ou ceux qui refilent ces merdes.

J'avais temporairement oublié que la pièce était sur écoute. Il regarda le Docteur, soupira puis fit un signe de la tête vers moi.

— Cullen, vous allez suivre Swan, vous pourrez mieux déceler les signes de drogues.

Je m'interposais vigoureusement.

— Eleazar, je ne veux pas te manquer de respect mais je ne crois pas que ça soit une bonne idée, voyons c'est un doc', qu'est ce qu'il ferait sur le terrain, il n'est pas entraîné pour ça! En plus je reconnais bien les signes de manque. Répondis-je vexée d'avoir un chaperon.

Cullen essaya de faire un pas dans ma direction mais je le fusillais du regard en lui disant:

— C'est pas contre vous, vraiment mais j'ai besoin d'être concentrée, pas de jouer à la baby-sitter! Et vous devez avoir des tas de … choses… cadavres ou des trucs de docteur! M'énervais-je.

— ÇA SUFFIT SWAN! Beugla Eleazar. Il était rouge de colère – comme la plupart du temps – J'ai dit que Cullen viendrait avec toi, alors tu ne discutes pas.

J'ouvrais la bouche comme un poisson hors de l'eau et surtout hors de moi, je ne savais pas quoi dire. McCarty posa une main bienveillante sur mon épaule et me lança un regard qui voulait dire « calme toi ». Je regardais dans la pièce, d'un côté Cullen, un voile de tristesse passa dans ses yeux quand son regard croisa le mien, puis d'un autre côté, Eleazar qui était prêt à exploser à tout moment. Je soufflais vaincue.

— Suivez-moi, on prend ma voiture, pas la peine de rameuter tout le monde avec votre Mustang. Dis-je d'une voix plus froide que je ne l'aurais voulu.

Il acquiesça sans rajouter un mot, pensant sûrement que si il le faisait j'allais lui sauter à la gorge. Il regarda longuement Eleazar avant de le saluer et quitta la pièce sur mes talons.

Black discutait avec McCarty, que je n'avais pas vu sortir tellement j'étais aveuglée par ma soudaine perte de contrôle. Après avoir vu que j'étais sortie, il vint à ma rencontre il m'attrapa le bras en me disant « Swan, je suis tellement déçu de ne pas être ton binôme… On serait une paire parfaite… ». D'un coup je mis mon avant bras sous son cou, « Ne me touche pas » Dis-je menaçante en maintenant une pression sur sa pomme d'Adam.

Je regardais autour de moi, les agents en service regardaient la scène et j'entendis Eleazar sortir de la salle de conférence, ne voulant pas plus me donner en spectacle, ni prendre un blâme, je m'éloigna de Black en un éclair. Quant à lui il avait pris une petite teinte livide, quelques goûtes de sueurs coulaient sur ses tempes.

— Tout va bien ici? Qu'est-ce que vous attendez pour aller à vos missions? Eleazar nous regardait un par un, attendant une réaction.

McCarty prit la parole pour tout le monde:

— Oui, oui tout va bien, vous me connaissez, je blague avec les collègues!

Eleazar nous regarda avec insistance pour être sûr, « je vois… » dit il avant de repartir pour son bureau.

Je remerciais en passant McCarty qui m'avait soutenu et aidée.

— T'aurais fait pareil Belly Bean, repense à respirer comme t'avais expliqué Rose, ça t'aidera à te dé me fit un sourire confiant.

J'étais la première à partir, je regardais derrière mon épaule pour savoir où était mon « binôme » du jour. Celui-ci discutait avec son frère quelques instants. Ils se firent une accolade fraternelle avant que Cullen s'aligne sur mes pas.

Le silence dans l'habitacle était pesant, je l'avais bien cherché, j'avais été une garce odieuse et capricieuse devant Cullen mais je maintenais que d'avoir un civil avec moi était mauvaise idée.

Je regardais dans sa direction, il avait l'air songeur. Je pouvais comprendre qu'il n'avait aucune envie d'entamer la conversation. J'allumais la radio et tomba sur In My Place de Coldplay qui était dans ma playlist. Je pus me concentrer sur la musique, elle avait le don de m'apaiser instantanément.

Je n'étais pas fâchée de sortir de la voiture. Cullen s'étira en sortant. Étant plutôt grand, ma Mini ne devait pas être des plus confortables pour lui.

D'après nos indics, il y avait une rue qui regroupait le trafic de crack et celui d'héroïne. Elle se situait à Hyde Street, ça faisait le bloc entre Turk Street et Golden State Avenue.

Les rues de San Francisco étaient malheureusement connues pour être, à certains endroits, jonchées de seringues et d'excréments. Une patrouille spéciale la « Poop Patrol » s'occupe de nettoyer et les citoyens peuvent même participer à recenser les déjections avec l'application SnapCrap. Sauf qu'ici, au lieu d'envoyer des selfies mignons avec des langues de chien, vous envoyez une photo pour que le service des travaux public puisse rendre les trottoirs plus propres.

Les touristes ont la belle image de Frisco, une ville avec des maisons Victoriennes, écologique, propre, où les salaires sont élevés, Silicon Valley oblige, avec les grandes multinationales qui ont pignon sur rue. Dans la réalité on était très loin de recyclage à 80% des déchets, on ne rencontre pas d'hippies avec des colliers à fleurs à tous les coins de rues, les travailleurs n'hésitent plus à parcourir des kilomètres pour habituer dans une maison à un prix correct tout en ayant un bon salaire à Frisco. Et surtout, il y avait un bon nombre de sans-abris. Le taux de drogues, crimes et lieux malfamés de certains quartiers est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l'Inde… flatteur n'est ce pas.

— Qu'allons nous faire ici? Je fus surprise d'entendre le Docteur Cullen me parler, mon étonnement passé, je me raclais la gorge pour reprendre contenance.

— Il y a pas mal de SDF ici, pour avoir des infos, y'a pas mieux, ils s'entraident et connaissent bien les endroits à éviter. Certains font même partie de nos indics, leur communauté est un vrai petit réseau.

D'ailleurs, voilà un visage familier. Carrie, une sans abris qui avait une cinquantaine d'années. Elle était en train de couper ses ongles de pieds.

— Salut Carrie. Dis-je aimablement.

Elle leva les yeux vers moi, mécontente d'être dérangée dans son labeur. Elle sourit un peu en voyant que ce n'était « que » moi.

— Hutch, que me vaut le plaisir de te voir? Elle regarda derrière moi étonnée. Bah l'est où Starsky?

Elle était incapable de retenir les noms de McCarty et moi alors elle nous avait surnommé comme une paire dont elle connaissait le nom par cœur.

Je lui tendis mon paquet de cigarette. On avait nos habitudes, je lui échangeais mon paquet et quelques dollars pour avoir des infos. Elle regarda Cullen qui avait l'air étonné de la voir se couper les ongles avec soin.

— Hey boucle d'or, c'pas parce que j'suis à la rue que j'dois êt' sale. Ici mon gars, c'est vital d'avoir un minimum d'hygiène sinan tu perds ta dignité. D''habitude je vais dans le camion sanitaire, y'a des douches mais il ne passe pas en c'moment. Ronchonna-t-elle en reniflant avec dédain. Elle continua sa pédicure comme si de rien n'était.

À force de lui parler, j'avais appris que sa mère était tombée malade, et n'ayant pas d'assurance, Carrie avait fini à la rue. Elle était accro à l'héroïne et avant à la cocaïne mais elle avait réussi à se défaire de la deuxième, elle avait réalisé qu'elle pouvait s'acheter plus de cigarettes et plus de bières avec cette économie. C'est peut-être réducteur, de ne savoir que cela d'elle. Il devait y avoir plus en elle que son addiction et sa méfiance à mon égard. Mais la rue, ça change les gens. Les moyens mis en œuvres pour les aider étaient tellement minimes face à l'ampleur de la tâche… Je prenais alors à cœur d'écouter ce qu'ils avaient à dire, parce que les informations étaient pour la plupart justes. Je ne comptais plus les vols, viols, meurtres et autres parmi les sans abris. Mais je croyais au fond de moi qu'en leur tendant la main en leur faisant confiance, ça leur redonnait une humanité et une importance qu'ils pensaient perdues.

Nous la laissions finir de couper ses ongles, quand elle eut fini, elle sortit un joint qu'elle avait soigneusement rangé. Je lui fis des gros yeux.

— Oh ça va Hutch, c'est que de l'herbe, puis l'herbe c'naturel ça pousse de la terre. Dit elle en tapotant les dalles du trottoir.

Cullen esquissa un sourire.

— T'sais Hutch, elle me montra son joint, si j'avais pas ça pour planer un peu, j'pourrais pas continuer d'vivre dans la rue. Ils sont méchants ici, la nuit dernière, ils m'ont déchiré ma tente… J'ai bien envie de retourner dans un centre mais y'a plus d'places qu'ils disent. Elle renifla toujours avec dédain en regardant un point au loin. Heureusement que j'ai pu garder ce que tu m'as donné. Elle tapota sa ceinture en cuir avec un antivol où se trouvait une petite bombe au poivre que je lui avais donné.

Cullen fit mine de vouloir sortir son porte-monnaie, je fis non de la tête discrètement pour lui en dissuader.

— Écoute Carrie, j'aurais une question à te poser… Où est-ce que tu te procures ton héroïne?

— Bha alors Hutch on passe du côté obscur? Moi j'peux plus en avoir pour le moment j'suis à sec mais tu peux demander à David qui est en bas de Ellis Street à l'angle avec Hyde Street, tu le trouveras dans l'parc.

Elle nous regarda une dernière fois avant de partir sans demander son reste.

Cullen s'approcha de moi:

— Pourquoi vous m'avez dissuadé de lui donner de l'argent? Son ton était un peu sec, je voyais bien qu'il ne comprenait pas où était le mal à ça.

— Parce que, vous ne l'auriez pas aidée, elle est tellement accro que malheureusement, sa priorité n'est plus de dormir dans un lit confortable ou de prendre un repas chaud mais de subvenir à son addiction. Soupirais-je.

Il fixa un point imaginaire en me répondant un « je comprends ».

— Une pause caféine ça vous tente? Je voulais détendre l'atmosphère et me rattraper de mon comportement de tout à l'heure.

Il me fit un sourire timide.

— Vous ne pensez pas que ça ferait désordre pour un civil comme moi de siroter tranquillement un café pendant une mission?

Je baissais la tête un peu honteuse, même si il l'avait dit sous le ton de la plaisanterie, je devinais bien que je l'avais blessé.

— Je pense que je pourrais accepter ça…

Après avoir fait notre pause café dans un Starbucks un peu plus haut dans O'Farrell Street, nous partîmes en quête de David.

Nous avons passé la matinée à le chercher, sans succès. C'est bredouille que nous rentrions au bureau.

Une fois dans les locaux du FBI, c'est une odeur qui nous a interpellé. Clearwater s'approchait de nous en se cachant le nez avec sa main « mon dieu c'est une infection... », je le questionnais du regard, Call passa devant moi en me disant « Putain Swan tu pourrais au moins les ramener propre tes témoins… Salle de conférence. » Ils repartirent prendre l'air je suppose.

Je regardais Cullen, il avait l'air tout aussi perdu que moi, je décidais de rompre le suspens et d'entrer dans la salle. Je fus saisie par une odeur nauséabonde. Là, deux hommes attendaient, le premier se trouvait près de la baie vitrée, il était vêtu d'habits crasseux, des tresses rastas maintenues par un élastique vert fluo et deux chaussures différentes aux pieds. Le deuxième, était plus petit, tout aussi crasseux, il avait la braguette ouverte – ce qui n'avait pas l'air de le déranger le moins du monde-, des cheveux hirsutes d'une couleur non reconnaissable et il portait un sarouel qui avait vu des jours meilleurs.

Le deuxième lascar regardait les néons au plafond, il tenait dans ses mains un écrou avec deux vis.

— Je dois mettre un diamant dans ma bague vous croyez, z'êtes une fille vous devriez savoir. Fit-il en me montrant son écrou. Il fixa les néons plus longtemps avant de rajouter « je suis beaucoup plus lumineux moi, je suis le soleil. »

Je le regardais confuse, était-il en plein trip? Le premier s'avança vers moi, me fit un sourire édenté.

— J'suis David, paraît que la p'tite dame me cherche.

— Euh… oui oui, Carrie m'a dit que vous pourriez avoir des informations au sujet des deals à Tenderloin. Je le regardais méfiante, si il était aussi en plein trip, je n'avais rien à apprendre d'eux.

Hyde St, Leavenworth St, le bloc Turk St et Golden State Avenue, Market Str, c'est là où se trouve le réseau pour le crack, la coke et l'héro. Il me regardait sûr de lui.

Je notais dans mon calepin, après tout, il était dans la rue depuis longtemps, il était au courant de tout. Carrie m'avait dit un jour qu'il était très respecté dans la communauté et que certain l'appelait « l'ancien ».

— Lui c'est Bobbie, il est encore défoncé, mais il peut vous parler, attendez. Il s'approcha du dit Bobbie, le regarda dans les yeux et lui demanda: « Bobbie, ouhou, c'est David, qui te refile ta came? ». Bobbie, le regarda, souriant, « c'est Dem, tu l'sais bien frère ».

Je regardais David pour en savoir plus.

— Demetri, c'est un dealer connu qui a la main mise sur le quartier, je ne connais pas son nom par contre.

— Peut-être pourriez-vous le décrire? Ici, il y a une dessinatrice qui pourrait faire le portrait robot. Intervint Cullen

Je coulais un regard vers lui, je n'avais pas trop envie qu'il intervienne mais son idée était pas mal.

— Oui avec un portrait robot, on pourrait le trouver plus facilement dans la base si il est fiché. Le temps d'aller chercher la dessinatrice, vous pourriez prendre une douche ici?

Je trouvais important de leur faire savoir qu'avec le portrait robot, ils pourraient nous aider et qu'ils n'étaient pas mal jugés par tout le monde.

— Nah nah nah, je veux pas gâcher l'eau. Répondit-il en agitant la main.

— Comment dire… ça vous ferait du bien… croyez moi…

David et Bobbie finirent pas accepter de prendre une douche, Cullen était allé acheter des vêtements propres, un t shirt blanc avec un pull à capuche noir zippé et un pantalon ample gris. Ce n'était pas grand-chose mais c'était déjà mieux que leur haillons actuels.

Ils décrivirent avec pas mal de détails « Dem ». Une fois fini, ils repartirent dans la rue. Cullen les regardait tristement puis s'éclipsa.

Nous étions dans la salle d'opération quand Sue Clearwater, qui avait fait le portrait robot, nous l'apporta une fois fignolé. On rentrait celui-ci dans le logiciel de reconnaissance faciale et si la personne recherchée était fichée, on aurait toutes les informations.

— Rose, ça va prendre encore longtemps?

— Bella je suis analyste scientifique, pas Houdini. Rosalie tapotait sur son clavier. Et voilà. Ton homme s'appelle Demetri Bewley, né dans l'Illinois, 37 ans, pas d'adresse actuelle connu. Arrêté et condamné pour possession et distribution de drogues illégales.

— Ok je veux les images des caméras vidéos de tout le bloc, ce mec a du se promener pour faire ses affaires. Intervint Eleazar. Swan, va rejoindre McCarty à l'angle de la 16th et Mission St. Braquage à la Wells Fargo.

— Entendu, Rose, tu me tiens au courant pour Bewley.

Je garais le SUV devant la banque. McCarty s'y trouvait déjà, parlant à un policier. Je les saluais de la tête.

— Agent spécial Swan, qu'est ce qu'on a? J'avais dit ça en montrant ma plaque.

— Officier Jefferson. Se présenta-t-il. Braquage, un de nos gars est mort dans l'assaut.

— Il est arrivé sur les lieux après le déclenchement de l'alarme?

— Non, il avait un rendez-vous avec son conseiller, il était déjà présent sur place. D'après les témoins, l'officier Steve a répliqué après le premier coup de feu. Il a touché un des braqueurs, toujours d'après les témoins, ils auraient entendu un cri de femme.

— Vous pouvez nous transférer la séquence vidéo?

— On vous l'envoi au QG dans un instant. Il me regarda tristement. Steve était marié avec deux enfants…

— Nous vous transmettons les informations dès qu'on en saura plus. Lui dis-je.

— Merci Agent Swan, j'apprécie le geste.

Nous nous saluons de la tête avant de repartir vers le bureau. Il y avait agitation dans la salle d'opération, comme toujours quand on a un cas urgent à traiter.

— Je veux la séquence vidéo sur l'écran 1.

— Eleazar on a aussi l'image de l'extérieur. Ils ont continué à pieds jusqu'à deux blocs de là. Rosalie tapotait sur sa tablette pour nous montrer sur l'écran 2.

On regarda la vidéo de surveillance de la banque, on y voyait l'officier Steve en conversation avec une guichetière puis aller attendre en retrait. D'un coup, deux braqueurs firent irruption, l'un deux, le plus grand fit un tir de sommation. Le plus petit donna un papier au guichet.

— Est ce qu'on a récupéré le papier sur les lieux? Swan, McCarty?

J'hochais de la tête en rajoutant « pas d'empreintes sur le papier ».

Puis la vidéo continua sur un échange de tir, après que l'officier Steve se soit présenté, le plus grand des braqueurs tira, manqua sa cible, tandis que le policier blessa à la jambe le plus petit des braqueur. Le grand à court de munitions, prit l'arme de l'autre et blessa mortellement le policier avant de partir.

— Vous avez vu, « le petit » braqueur n'a pas tiré une seule fois, quand l'autre a été à court de munitions, l'autre a préféré lui prendre son arme. Montrais-je sur la vidéo.

— Peut-être qu'il était meilleur tireur que l'autre, ou alors il y a un dominant et un suiveur? Argumenta McCarty.

Eleazar interrompit nos hypothèses.

— Très bien, Hale, la balistique elle fait quoi?

Rosalie regarda sur sa tablette, « d'après la balistique, les balles calibre 9mm proviennent d'un Beretta. Pas d'empreintes. Ah attendez, l'arme a déjà servi pour un braquage i ans, Peter Moore a purgé sa peine et il est sorti i semaines. »

— Il a pas traîné pour se remettre en selle le bougre. Commenta McCarty.

— Si l'arme a servi dans un braquage y'a 3 ans, comment se fait-il qu'elle n'ait pas été saisie lors de l'arrestation? La confusion se lisait sur mon visage.

— Il aurait pu avoir un complice?

McCarty avait peut-être la réponse. Il y avait aussi la piste du marché noir ou alors encore une scellée égarée du SFPD.

— Swan, McCarty, vous allez me le cueillir chez lui. Hale, tu continues avec les vidéos.

On sonna chez lui, une femme nous ouvrit tenant un bébé dans les bras.

— Oui, je peux vous aider?

— Agent McCarty et Swan, on voudrait voir Peter Moore.

— Peter, euh oui il dort dans la chambre, qu'est ce qui se passe?

Allant dans la chambre, on y trouvait effectivement Peter.

— Debout Moore, tu viens avec nous au bureau.

Le dit Moore se leva en clignant des yeux.

— Vous êtes?

— Pas d'humeur alors t'enfiles un pantalon et tu nous suis. Dis-je impatiente.

De retour au bureau, on avait installé Moore dans une salle d'interrogatoire. Il buvait un café qu'on lui avait donné en grimaçant.

— Il est dégueu votre café.

— Désolée, je ne savais pas que tu avais des papilles aussi fines, remarque après 3 ans en prison, tu devrais plutôt être content d'en avoir un. Bon t'étais où ce midi?

— Je dormais, ma sœur peut témoigner, elle était là avec le petit.

Je penchais ma tête sur le côté:

— Ce qui est problématique, c'est qu'on a trouvé des balles de ton arme dans le corps d'un policier… pendant le braquage de ce midi.

Il souffla avant de répondre.

— Ce n'était pas mon arme… C'est sûrement Pat' que vous recherchez

— Pat? Et il a un nom ce Pat'?

— Patrick Smith, c'était mon complice. Il doit probablement avoir l'arme que j'avais utilisé, il n'a pas été arrêté.

— Merci Moore, je vais aller voir la barista pour qu'elle te fasse un café fraîchement torréfié. Dis-je en ouvrant la porte.

— Ha ha ha très drôle. Répondit Moore en buvant son café.

En sortant, Rosalie pianotait sur sa tablette à côté d'Eleazar.

— Patrick Smith, il a vu son père tuer sa mère et sa sœur devant ses yeux à 10 ans, son père croupit en prison depuis.

— Ça a du fortement le perturbé, être confronté à ça si jeune… Dit McCarty en regardant l'écran.

— Il a été balotté de famille d'accueil en famille d'accueil jusqu'à ses 16 ans, puis il a été recueilli par les parents de Moore.

Eleazar raccrocha son téléphone, « On a un nouveau braquage dans une épicerie, pas de mot échangé, juste un papier, même mode opératoire donc allez-y ».

Une fois arrivée sur les lieux du deuxième braquage, on parla directement au gérant qui nous raconta qu'un des braqueurs lui avait tendu un papier, une fois le contenu de la caisse vidé, ils avaient filé en lui donnant un coup sur la tempe. Ils avaient dû précipiter les choses, le gérant nous fit la remarque qu'ils ne portaient pas de masques, il avait décrit un homme qui pourrait être notre suspect ainsi qu'une jeune femme.

Rosalie qui était en communication avec nous par l'oreillette nous dit que sur la vidéo. Le grand était effectivement Patrick Smith, quant au « petit », c'était en réalité une femme dont l'identité nous était inconnue. Là encore, elle n'avait pas tiré.

Eleazar nous appela de nouveau, « Hale a analysé les vidéos extérieures, ils ont volé une Saturn immatriculée India Tango Alpha 2504, la SFPD la poursuit déjà. »

McCarty prit un raccourcis, on était juste derrière la Saturn, comme ils nous avaient vu, elle se gara vivement devant un restaurant. On essuya des tirs et nous avons du nous reculer derrière le SUV pour nous protéger. Cela leur laissa le temps de prendre un passant en otage et de rentrer dans le restaurant.

Eleazar parla dans l'oreillette.

— L'équipe des snipers va arriver dans 5 minutes, on a quoi comme visuel?

— D'après ce qu'on a vu, la femme courrait plutôt vite pour quelqu'un qui a été blessé, il nous a tiré dessus alors on a pas bien vu ce qu'il se passait, on sait seulement qu'ils sont entrés dans le restaurant.

L'équipe des snipers se mit en place.

— Bien quand vous avez un visuel, assurez-vous que l'otage ne risque rien, quand c'est le cas, vous tirez sur les deux braqueurs simultanément c'est clair? Beugla Eleazar aux snipers.

De longues minutes passèrent, puis soudain, Eleazar parla dans l'oreillette:

— Grâce aux caméras de surveillance dans le restaurant, on a identifié la femme, Emily Young a 18 ans et elle est portée disparue depuis 8 mois. Elle a des marques sur les poignets. Tant qu'on en sait pas plus sur son implication, on l'immobile mais pas de tir léthal. I otages à l'intérieur et Smith a dispersé un liquide inflammable pour que le SWAT ne puisse pas intervenir.

Je réfléchissais à ce qu'Eleazar venait de nous dire. Regardant McCarty je lui dis:

— Donc il nous empêche de rentrer, si le SWAT lance une Flash pour les aveugler, tout prend feu… c'est malin ça… Pour ce qui est d'Emily, elle pourrait très bien avoir été kidnappée par Smith? Donc c'est pour ça qu'elle ne tire pas, elle est la suiveuse et les marques sur les poignets… elle serait attachée quand ils ne sortent pas faire des braquages?

— Ça se tient, ou alors, elle a fugué avec lui? Ils ont une sacré différence d'âge mais ils peuvent entretenir une relation amoureuse.

— Swan, tu vas appeler le restaurant, tu demandes à Moore ce qu'il veut pendant qu'on contacte les parents de la fille.

Je prenais une inspiration avant de composer le numéro.

— Moore, ici l'agent spécial Swan, laissez partir les otages, vous avez déjà un mort sur la conscience, n'aggravez pas votre cas… Il raccrocha le premier.

McCarty me questionna du regard.

— Il dit qu'il veut un couloir sécurisé et qu'on le laisse s'enfuir sinon il tuera les otages.

— Swan, McCarty, j'ai parlé au père de la fille, il nie pour la fugue, « ça petite fille n'aurait jamais fugué » je cite. Par contre, elle tenait un blog, c'est comme ça qu'ils sont rentrés en contact.

On entendit des coups de feu à l'intérieur.

— Merde, vous savez qui a tiré? Criais-je dans mon oreillette.

— C'est… c'est Emily qui a tiré…

- On sait sur qui? Vous avez un visuel bordel oui ou non? S'énerva Eleazar.

— Elle a tiré sur un des otages, dans la jambe. Répondit Rosalie dans la foulée.

— Je veux les snipers prêt à agir, si elle a tiré sur un des otages alors ça nous fait d'elle une complice. Fit Eleazar.

— Attend, peut-être qu'elle protège quelqu'un!

— Swan, à par son petit ami de Smith tu veux qu'elle protège qui?

— Elle… elle ne boite pas. Pourtant sur la vidéo on voit clairement qu'un des braqueurs avait été blessé à la jambe. Rose est ce que tu peux comparer la taille de la fille entre la banque et l'épicerie?

— C'est comme si c'était fait… Alors si Smith fait 1m77 et Young 1m72. Si je calcule avec les images, à la banque la personne est nettement plus petite.

— C'est rien ça, peut-être l'angle de prise de vue qui nous induit en erreur sur sa taille réelle.

— Non non, - visiblement Rosalie montrait quelque chose à Eleazar sur l'écran – Il y a bien 5 cm de différence entre le deuxième braqueur.

— Donc… nous avons deux filles? Mais où se trouve celle de la banque?

— Attends, je vais délimiter le périmètre entre la course qu'ils ont fait à pieds, sachant qu'ils iraient moins vite avec quelqu'un de blessé, ça nous laisse une zone de deux blocs.

— Ok, tu fais une triangulation pour avoir une zone plus précise.

L'équipe des snipers se retira sous les ordres d'Eleazar.

L'officier Jefferson vint vers moi.

— C'est quoi ces conneries, pourquoi l'équipe s'en va?

— On pense que le deuxième braqueur, la fille, s'est fait kidnapper et elle fait ça contre son gré.

— Attendez mais elle a tiré sur un des otages! Quand il y a eu l'échange de tirs avant qu'ils ne rentrent dans le restaurant, elle aurait pu s'échapper. Je veux pas d'une guerre de territoire entre les Feds et nous, mais j'ai un de mes gars qui est mort alors soit vous faites quelque chose où on rentre quoi qu'il arrive.

— Vous rentrez sans ma permission et je m'occupe personnellement de vous retirer votre badge officier Jefferson. Dis-je menaçante.

Une fois éloignée, je parlais dans l'oreillette.

— J'ai peut-être une idée, Eleazar, on peut faire venir le père de Patrick?

— Tu crois vraiment qu'il va vouloir lui parler après ce que son père a fait? Il faut faire vite, la SFPD commence à s'énerver et ils veulent entrer.

— On peut toujours tenter, il n'a pas d'amis depuis qu'il a perdu le contact avec Moore et il ne lui reste que son père. De plus, il pourrait nous aider pour la zone, peut-être que ça lui rappellera quelque chose.

On attendit le temps que le camion où se trouvait le père de Smith arrive.

— Je veux mes 1000$ sur mon compte ce soir Fit le père en arrivant menotté devant nous.

— Vous aurez ce que le Procureur jugera bon de vous donner. Et à mon avis, ça serait plutôt une remise de peine.

Je lui montrais la zone que l'on avait délimité sur la tablette en calculant leur course.

— Est-ce que cette zone vous dit quelque chose?

— Ah ça oui… Il montra du doigt un appartement sur la zone. C'est ici que j'ai… enfin c'est là qu'on habitait avec Patrick et… enfin vous voyez.

— Eleazar t'as entendu, tu peux envoyer une équipe là-bas vérifier.

De nouvelles longues minutes passèrent.

— On a trouvé la blessée, elle s'appelle Katherine Heigl, 19 ans, elle est portée disparue depuis 10 mois. Elle a un bracelet que lui a fabriqué Emily, qui porte le même. Elle nous a confirmé qu'elles étaient retenues depuis tout ce temps et qu'elles se sont promis de revenir pour l'une ou pour l'autre à chaque fois. Elle nous a aussi affirmé qu'elles n'ont jamais subit d'abus sexuels.

— Elles ont développé un lien très fort pendant leur captivité… Réfléchit tout haut McCarty.

— Swan, tu contactes Moore, tu fais parler le père et on voit par la suite.

— Moore… C'est l'agent Swan… vous n'êtes pas obligé de me répondre, j'ai ici quelqu'un qui voudrait vous parler. Je mis le téléphone devant le père de Moore afin qu'il puisse parler avec le haut-parleur.

— Patty, je sais que je suis mal placé pour dire ça… mais ne gâche pas ta vie… ne fais pas comme moi… Je sais que tu es un bon gars…

— T'as rien à me dire! Je veux mon couloir sécurisé. Cria Moore du combiné.

Je coupais le micro avant de répondre, pour dicter ce que Moore père devait dire.

— Patty, un membre de l'équipe médicale va rentrer, il faut que le blessé soit soigné.

— Ok. Il raccrocha.

— Swan tu rentres, fais attention.

J'entrais, j'avais revêtu l'uniforme de l'équipe médicale. Moore me fouilla.

— Tu le soignes et tu t'en vas. Il regarda Young et toi tu ne dis plus rien.

J'avais fait de nombreuses missions d'infiltration alors je savais m'adapter, pour être sûre que Moore ne reconnaisse pas ma voix, je parlais d'une voix plus grave.

— Il faut que je nettoie la blessure… Il commence à avoir de la fièvre - je montrais des médicaments que j'avais mis dans un petit godet. - Je dois lui donner ça pour la douleur, est-ce que je peux prendre de l'eau? Fis-je en montrant le robinet du bar. Il me signe de la tête d'y aller.

— Je m'inquiète vraiment, il perd beaucoup de sang, son corps lutte, il a de la fièvre et à terme, j'ai peur que cela s'infecte… est-ce que votre collègue peut me ramener une seau de glace pour faire baisser sa température?

— Ok mais faites vite. Il avait pesé le pour et le contre quelques secondes.

Une fois qu'Emily fut proche de moi pour me donner le seau, je relevais ma manche. Ses yeux s'écarquillèrent en voyant le bracelet assorti au sien. - l'équipe d'intervention à l'appartement m'avait fait parvenir le bracelet de Katherine. - Je chuchotais « elle est en sécurité avec nous ».

— Qui est en sécurité? Coupa Moore.

— Le blessé, il est en sécurité maintenant… avec la glace.

Moore qui n'était pas vraiment dupe avança vers moi. Je me jetais sur lui en le désarmant. S'en est suivi d'une lutte. Il me renversa sur une des tables, il se releva puis j'entendis une série de coup de feu. Par instinct je regardais sur mon propre corps des entrées de balle. Rien. Puis je relevais les yeux sur Moore qui était étendu par terre. Je pris son pouls, mort.

— Il est mort, ça va c'est fini. Je m'approchais doucement d'Emily qui tenait encore l'arme fumante.

Une fois au bureau, je tapais mon rapport, Emily avait retrouvé son père et Katherine ses parents. Je souriais, la journée avait été intense mais elle s'est bien terminée pour une fois. Je me tournais vers McCarty qui était inquiet du sort d'Emily.

— Tanya sera assez tendre avec Emily, elle était en légitime défense, Patrick me menaçait en plus la vie d'un agent du FBI alors elle a tiré pour me défendre. Et pour l'otage, elle a tiré dans la jambe, je suppose qu'elle suivait les ordres de Patrick, puis elle pensait que Katherine était en danger aussi.

— J'espère que ça ne sera pas compté en homicide involontaire, elle n'a pas besoin d'avoir sa vie gâchée par de la prison… la pauvre gamine, elle a été kidnappée et on la remet en cage…

— Il y aura des circonstances atténuantes avec sa captivité, je pense que ça peut peser dans la balance.

— Je me demandais pourquoi Smith n'avait pas abusé de ces filles?

— Je crois qu'il avait besoin d'une famille… Et qu'il ne faut pas chercher plus loin.

Il acquiesça.

— Au fait, ça a donné quoi ta matinée avec Black?

— J'ai pu confirmer que c'était un con narcissique qui avait un sacré béguin pour toi. Ricana-t-il. Sinon pour les tatoueurs, ils ne savent pas, donc on pense que c'est de l'artisanal. Et toi de ton côté avec Ed… vous avez avancé?

— On a parlé à des sans-abris, après avoir rentré le portrait robot dans la base, on a trouvé notre dealer. Enfin son identité, pour ce qui est du gars, il va finir par se montrer.

Je regardais l'écran derrière McCarty quand quelque chose m'interpella, il y avait un bordereau « Breaking News » en direct de la chaîne.

— McCarty monte le son s'il te plaît.

« Nous nous trouvons devant les locaux de la Fanning Corp, en effet, Le San Francisco Examiner a créé un raz de marée dans son dernier article, le quotidien accuse publiquement la célèbre agence de publicité d'être le principal investisseur du site Find Your Candy. Pour rappel, ce site essuie depuis quelques mois des rumeurs sur des potentielles rencontres monnayées avec des jeunes filles mineures. » On y voyait Jane Fanning sortir de son immeuble, la meute de journaliste se précipita sur elle. « Madame Fanning, un commentaire s'il vous plaît? »

— Nous n'avons rien à dire sur ce sujet. Nous serons les plus transparents possible et bien entendu nous allons poursuivre ce journal pour diffamation.

« Un rebondissement, l'agence a vu sa côte en bourse descendre en flèche ce soir avant la fermeture. Nous vous tiendrons bien entendu informé. C'était Waylon Forge pour la Fox ».

— Bah ça alors, ça précipite notre affaire avec Fanning ça…

Je ne le faisais pas dire, McCarty avait soulevé un point que je n'aimais pas admettre, le fait que le San Francisco Examiner nous ait doublé, il fallait que je parle à Angie pour savoir qui avait lancé la bombe. Mon téléphone sonna au même moment.

— Angie, Salut comment tu vas? Dis-je d'une voix dégagée, je devais faire en sorte que McCarty n'ait pas de soupçon sur ce que l'on faisait avec Angie. Je n'aimais pas lui cacher des choses mais moins il y avait de personnes impliquées mieux ça serait.

Je raccrochais, elle m'avait fixé rendez-vous chez moi. Je saluais McCarty en partant. J'allumais une cigarette en me dirigeant vers ma voiture. Je ne sais pas qui avait été derrière tout ça mais il n'avait aucune idée des répercussions que ça pourrait avoir.


Je crois que je me sens un peu plus confiante avec mon histoire, du moins j'espère vous faire passer un bon moment ! J'essaye d'être la plus réaliste possible mais c'est vrai que je peux tout aussi mal le faire donnnc je suis ouverte à toutes critiques!

A très vite :)