RAPPEL: Je tiens à préciser que la chronologie n'est pas respectée.

Nous sommes à Dressrosa, Corazon est là, Sugar n'est pas là ! et d'autres choses que vous verrez plus tard.

Disclaimer: Rien n'est à moi... même pas Diamante... ni cet univers. Je ne possède rien. Si ! quelques personnages !

NDA: Plus d'électricité pendant 3 jours j'ai commencé ce chapitre très tard. Excusez le désagrément.

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"Je plains ceux pour qui il n'y a pas de mystère : ils n'ont de mystère pour personne et aussi peu de vie, à proportion." -André Suarès

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Castigat s'était endormi alors qu'ils étaient toujours au restaurant. Il était assis et sa tête dodelinait à droite et à gauche sans jamais tombée et sans jamais que ça ne le réveille. Un balancement régulier et lent.

- AAAAAAAH !

- Eh Aye-Aye, ça va ?

Castigat souffla alors que les convives autour de la table étaient toujours en train de se plier de rire devant son réveil incroyable. Éric lui frottait les cheveux pour tenter de mieux le réveiller.

- Arrête de m'appeler Aye-Aye, Eric ! Et j'ai encore rêvé que mon navire coulait. Mon beau navire...

- Je pensais que quelqu'un t'avait emmené sur le sien. Qu'est ce que tu fais avec un navire toi maintenant ?

Les yeux dorés du plus jeune homme brillaient de mille feux en regardant son ami.

- Je suis toujours informateur. Mais avec un navire c'est plus simple. Je vais où je veux quand je veux. Plus besoin d'attendre un navire qui peut m'emmener. Il s'appelle Président, tu verrais il est fantastique, je l'ai acheté à Ridendo chez un pr-...

Personne ne comprit la suite, car à ce moment là, Rozé s'était penché et était intervenu, lui coupant la parole. Il était froid et cynique. S'il avait commencé sa phrase fortement dans le but de l'arrêter dans son récit, la suite était pourtant un ton plus bas, comme si cela ne regardait qu'eux:

-Alors, comme ça tu es informateur "Aye-Aye" ?

Castigat tiqua à son surnom. Son oeil gauche papillonnait.

-Dis-moi. Pour qui travailles-tu ?

-Comme si j'allais te le dire... Il faudrait me donner une information en échange si tu veux avoir la mienne.

Sachant que ce n'était qu'un jeu entre eux et qu'aucun des deux n'allait vouloir divulguer une chose importante il rajouta:

- Allons-y Éric. J'en ai assez entendu pour ce soir, partons d'ici. Monsieur Azeua, j'espère vous revoir bientôt.

Il salua de la main ceux qu'il trouvait bienveillants et ils partirent.

Dans la rue Margo et Ello appelèrent Éric:

-Monsieur ! Attends ! Dis ! Pourquoi t'as pas de cheveux ?

- Et bien c'est parce que j'ai fait une poussée de croissance donc j'ai beaucoup grandi et très vite mais mes cheveux n'ont pas bougé !! Donc maintenant ils sont cachés sous mon crâne parce que c'est lui le plus haut ! aha !

Éric n'était pas vraiment vieux. Castigat ne savait pas quel âge il pouvait avoir. Il l'avait connu quand il avait quatorze ans et à cette époque il était déjà chauve. En dix ans il n'avait pas changé.

Ses yeux bleus étaient très déstabilisant. Il était au mieux de sa forme physique, était souple, avait un contrôle exemplaire de sa respiration et un calme surprenant. Sa pratique des arts de combat avait commencé il y a seulement cinq ans mais cela lui avait permis de retrouver les capacités qu'il avait perdues. Pour autant, il était toujours chauve et les autres pensaient souvent qu'il était un vénérable homme sage et sans défense.

La première fois que Éric et Castigat s'était rencontrés c'était sur Ridendo, l'île où celui-ci habitait et où Éric venait passer ses vacances. Castigat avait brisé son bracelet fétiche. Un bracelet avec des petites perles noires en toc mais qui était tout pour lui, comme un trésor inestimable. Il pleurait et pleurait encore. Sa vue était brouillée par les larmes ce qui l'entrainait dans d'affreuses maladresses. A chaque fois qu'il tombait il se surprenait lui même à déformer le mot "Aïe" en "Aya".

-Ça va petit Aye-Aye ?

- Non, mon bracelet s'est brisé ! J'ai l'impression d'être aussi brisé que lui !

L'adolescent avait tout de suite arrêté de pleurer quand il avait remarqué l'homme "âgé".

-Tu as les yeux bleus.

-Et toi tu as les yeux dorés.

-oui mais toi ils sont TRÈS bleus.

-Et ? Les tiens sont très jaunes.

Ils avaient fini par se disputer pour rien et Éric l'avait réconforté en le faisant rire.

Le chauve-homme était médecin légiste et graveur de tombes. On disait toujours qu'un métier entouré de morts ne menait qu'à la tristesse. Éric, lui, riait tout le temps. Il avait toujours une blague à sortir. Ces blagues étaient nulles mais sorties de sa bouche elles sonnaient comme un émerveillement et le monde autour de lui riait de ses remarques.

Éric s'était attelé à faire rire les vivants avant qu'ils ne meurent. Et il était un ami fidèle de Castigat maintenant. Et un habitant de Dressrosa depuis des années, alors il pourrait l'aider.

Les petites filles étaient parties en glissant un mot dans la main de Castigat et on voyait leur père: les bras croisés, contre la porte, à la lumière du restaurant. Il les observait au loin de son regard noir. Il prit ses filles dans ses bras et il disparut à l'intérieur.

Castiga déroula le papier:

. . . .Les filles ne le savent pas. Mais il y a plusieurs versions. Ce n'est ni "Je suis la reine, il est le roi" ni "je suis la reine, tu es le roi". Elles ne sont pas fausses pour autant. Mais la version la plus réelle est:

"Je suis la reine, tuer le roi !"

- Mantidae-Hidalgo Rozé . . . .