Chapitre 22 : Interlude
Nohr, forêt de la Mélancolie…
Kamui plaqua ses mains contre sa bouche, les yeux écarquillés d'horreur.
_ Non… Non ! Léo, non !
Niles le serra contre lui, sans pouvoir détacher son œil du corps de son maitre. Il aurait dût combattre à ses côtés, c'était son devoir de vassal ! Mais l'idée de combattre Kamui lui était intolérable.
Odin sentit ses jambes trembler sous lui. Il avait déjà perdu bon nombre d'êtres chers, mais cela faisait si longtemps… Il restait là, les bras ballants, sans dire un mot, regardant Corrin serrer convulsivement le corps de son petit frère contre elle en laissant échapper de longs sanglots étranglés.
Daraen regarda en plissant les yeux de légers soubresauts dans la fange, comme si quelque chose essayais d'en sortir mais n'avait pas assez de force pour percer la couche de boue. Le regard aiguisé de la stratège se braqua alors sur Corrin ; et plus précisément la rose à demi fanée dans ses cheveux.
Elle fit volte-face vers les deux troupes réunies, silencieuses et choquées.
_ Elise, Sakura, Jakob, Félicia, prenez vos bâtons de soins, maintenant ! Pleine puissance !
Ils la regardèrent tous les quatre comme si elle avait perdu l'esprit.
_ BOUGEZ-VOUS !
Devant l'explosion de la jeune femme, ils obéirent et pointèrent sceptres et bâtons vers le corps immobile de Léo.
Jakob se tourna vers Daraen.
_ Ma Dame, nous ne pourrons jamais tenir à pleine puissance plus de quelques minutes ! Et nous… Même en alliant nos forces, nous ne pourront jamais le soigner !
Daraen le fusilla du regard et tendit les mains. Pour qui la prenait-il, ce majordome arrogant ? Elle savait parfaitement qu'aucun guérisseur ne pourrait guérir Léo. Ses blessures étaient trop graves, il avait déjà perdu trop de sang. Pour le sauver, il aurait fallut une puissance digne de celle d'un dieu pour régénérer ses chairs et faire de nouveau circuler son sang.
Une puissance comme la sienne.
La jeune femme ferma les yeux et laissa toute sa puissance se déverser dans les bâtons de soin, par l'intermédiaire des guérisseurs. Elle les soutint sans lésiner sur la dépense d'énergie, leur fournissant toute la puissance dont ils avaient besoin, soutenant leur énergie pour qu'ils ne s'écroulent pas. Elle savait qu'elle mettait sa vie en jeu, mais devant le désespoir de Corrin, elle se sentait incapable de rester les bras croisés alors qu'elle avait une chance de sauver Léo.
Quand elle chancela, Chrom et Odin la rattrapèrent et l'aidèrent à tenir debout en la tenant chacun par un bras.
Corrin pleurait sans même avoir conscience de ce qu'il se passait. Elle avait enfouit son visage contre le cou de Léo, essayant de retrouver l'odeur de son frère parmi celles du sang et de la boue. Sa main était crispée sur la poitrine de Léo, glissée sous une pièce de son armure. Mais elle ne sentait pas la moindre pulsassions sous ses doigts.
Dans la fange, les soubresauts cessèrent.
De nouveaux pétales tombèrent de la rose de Corrin.
_oOo_
A l'extérieur de la forêt de la Mélancolie…
Les troupes Nohriennes et Hoshidiennes avaient installé un seul et même campement, se mélangeant sans même y faire attention. Tous étaient hagards, sous le choc de ce qu'il s'était passé dans l'obscurité de la forêt.
Kamui était assit à même le sol, blottit dans les bras de Niles. L'archer avait autant besoin de lui que la réciproque.
Le jeune prince nicha son visage contre l'épaule du vassal de Léo et laissa ses larme glisser en silence.
Chrom et Odin passèrent devant eux en silence et entrèrent dans une tente.
Daraen tourna lentement la tête vers eux. Elle avait un visage blême et terriblement amaigrie. Ses lèvre exsangues était bleutée et ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites. En l'espace d'une journée, son visage était devenu celui d'une morte.
Chrom s'assit à côté d'elle, sur la caisse qu'elle affectionnait tant et passa son bras autour de ses frêles épaules.
_ Tu vas te tuer, mon aimée…
_ Mais non. Je fais peur à voir mais je suis loin d'être mourante !
Odin sourit. Il suffisait d'entendre sa voix sarcastique pour en être convaincue. Cette voix forte offrait un curieux contraste avec son apparence décharnée.
Le jeune mage noir tourna alors la tête vers l'autre bout de la tente.
Elise, Sakura, Félicia et Jakob étaient dans le même état que Daraen. Ils se tenaient autour d'un lit sur lequel reposait un corps recouvert de pansements ensanglantés. Pourtant, la poitrine du blessé se soulevait à un rythme lent, mais régulier. Odin savait que c'était uniquement grâce à l'action conjointe des guérisseurs et de Daraen que le blessé était encore vivant.
A ses côtés, Corrin était assise, serrant une main blafarde dans les siennes, couvant du regard celui qui était allongé. Elle avait les traits tiré de quelqu'un qui n'a pas dormit.
Odin s'approcha de la princesse et regarda le visage du blessé, seule partie de son corps qui n'était pas recouverte de pansements. Son visage blanc comme celui d'un mort était pourtant toujours aussi délicat et ses cheveux dorés n'avaient pas perdu de leur éclat. Le mage posa sa main sur l'épaule de Corrin et lui sourit.
_ Ne vous inquiétez pas, Dame de lumière et de ténèbres. Messire Léo est plus fort qu'il ne le parait, il survivra. Ma tan… tentatrice Némésis ici présente le dit.
Corrin regarda le mage, puis Daraen, cherchant à savoir si Odin ne cherchait qu'à la rassurer où s'il était sincère. La jeune stratège inclina la tête avec un sourire.
_ Il survivra, Corrin, ne t'inquiète pas.
_oOo_
La survie de Léo s'était jouée à quelques secondes. Quand Daraen avait sentie par l'intermédiaire du lien avec les guérisseurs que Léo était en train de mourir, elle avait complètement lâché la bride à son pouvoir et fait siens les sorts de guérisons placés dans les bâtons. Elle avait ensuite décuplé leur puissance à leur maximum pour les placer sur Léo.
Et Corrin avait senti sous ses doigts un premier battement, puis un second quelques longues secondes plus tard.
Le cœur de Léo était enfin reparti.
Plus aucuns pétales ne s'étaient plus décrochés de la rose de Corrin.
Daraen s'était ensuite attelée à briser le sort invoquant les Sans-Visages avant qu'il n'ait eut le temps de revenir à l'assaut. Avec Léo inconscient, ce fut d'une simplicité enfantine.
_oOo_
Daraen attrapa un morceau de viande séchée dans un plateau posé à porté de main. Pour soutenir la dépense d'énergie monstrueuse qu'elle avait déployée, elle devait compenser. Chaque mage le faisait de façon différente mais elle, elle reconstruisait ses réserves en mangeant.
Elle mâchonna sa viande en regardant Corrin qui se cramponnait toujours à la main de Léo. Autour d'eux, les guérisseurs étaient partis. Daraen elle-même avait put se relâcher et couper le flux d'énergie constant qu'elle nourrissait depuis deux jours.
Léo respirait tranquillement, régulièrement. Ses blessures étaient presque complètement refermées et il ne perdait plus de sang. Son visage avait retrouvé des couleurs et il ressemblait simplement à un jeune homme endormi, et non à un cadavre.
_ Corrin, je vais y aller aussi. Appelle s'il y a le moindre problème. Kamui a placé un roulement de guet à l'entrée de la tente au cas où.
_ Merci…
Daraen sourit. Son visage était redevenu humain et, bien qu'elle paraisse être exténuée, elle était en pleine forme.
La jeune femme quitta la tente médicale et laissa Léo sous la surveillance de Corrin. Personne au monde n'aurait put mieux le veiller, de toute façon.
_oOo_
Corrin écarta un pan de toile de tente et regarda la lune et les étoiles briller dans le ciel de Nohr. Si le jour paraissait plus beau en Hoshido, les nuits Nohriennes étaient mille fois plus magnifiques.
Un froissement de drap dans son dos attira son attention. Elle se retourna vivement et regarda, sans oser y croire, Léo remuer doucement.
Elle se précipita à son chevet, sentant les larmes envahir de nouveaux ses yeux. Et quand les yeux sombres de son petit frère s'ouvrirent lentement, ses larmes coulèrent sur ses joues sans qu'elle ne cherche à le retenir.
_ Co…rrin…
La jeune femme ne parvint qu'à hoqueter, la gorge trop nouée pour lui permettre de parler.
Le prince Nohrien tendit une main tremblante et affaiblie vers la joue de sa sœur et essuya les larmes qui roulaient dessus avec son pouce.
A ce geste, Corrin se laissa tomber contre lui et pleura pour de bon, laissant toute la tension, toute la peur qu'elle avait accumulées s'échapper dans les torrents de larmes qu'elle versait. Léo passa ses bras autour d'elle et la berça doucement contre lui.
Il fallut de longues minutes pour que Corrin puisse de nouveau parler.
Elle se redressa doucement et regarda Léo.
_ Je suis tellement désolée…
Le jeune homme sourit faiblement et caressa la joue de Corrin en secouant la tête.
_ Tu n'as rien à te reprocher… Mais… Explique-moi une chose. Comment est-il possible que je sois encore vivant ?
_ C'est Daraen qui t'a sauvé la vie.
_ Qui ?... Attends, c'est la mage qui combat avec Kamui, je m'en souviens, maintenant… Elle a donc des talents de guérisseuse ?
_ Non, mais elle a parlé de soutient et de transfert d'énergie…
_ Je vois… Elle aurait put mourir en faisant ça. Elle aurait DUT mourir, Corrin. J'ignore qui est cette femme, mais sa puissance n'a pas d'égale.
Corrin le regarda avec étonnement. Elle finit par reposer sa tête contre le torse de Léo. Elle ferma les yeux sous la caresse de sa main dans ses cheveux. Il était vivant, elle pouvait entendre son cœur battre avec force et c'était tout ce qui comptait à ses yeux.
_ Je… Tu sais Léo, ce jour-là, à la frontière… J'aurais tant voulut rester avec toi… Mais puisque Kamui avait choisit Nohr, je me suis dit que rester en Hoshido équilibrerait la balance et empêcherait cette guerre. Et… Et dans le pire des cas, j'étais à la meilleure place pour te protéger. C'est toi qui m'a apprit ''garde tes amis prêt de toi et tes ennemi encore plus prêt'' !
_ Tu vois ta famille Hoshidienne comme des ennemis ?
_ S'ils s'en prennent à toi, oui.
Léo resserra doucement ses bras autour de Corrin et ferma les yeux. Il ne la lâcherait plus jamais, quitte à combattre contre Nohr. Mais quelque chose lui disait que les deux armées ne s'affronteraient plus. Ce qu'il s'était passé dans la forêt de la Mélancolie devait avoir ouvert les yeux à beaucoup de monde.
Et c'était grâce à cette Daraen. Si elle n'avait pas était là, à prendre à bras le corps les destins des jumeaux, il y aurait eut des morts peut-être même au sein des familles royales.
Peut-être que si ni Corrin, ni Kamui n'avait fait de choix, les choses auraient prit une direction encore différente.
Mais maintenant, alors que Corrin était dans ses bras, il se disait que la voie qu'ils avaient choisit était la bonne. Si elle était restée en Nohr, à jouer à la petite famille parfaite, il aurait été contraint de rester son petit frère…
_ Corrin… Je t'aime éperdument... J'ai essayé de cacher ces sentiments au plus profond de moi, quoi qu'il advienne… Je savais que nous n'étions pas liés par le sang, mais tu l'ignorais… Si je te montrais mon amour, je craignais de perdre le peu que j'avais. Je pensais que ton affection fraternelle me suffisait… Mais je voulais plus. Infiniment plus. Et tu es partie en Hoshido. Mon cœur s'est brisé quand je t'ai vu partir loin de moi. Je ne reviendrais pas sur ce qu'il s'est passé ensuite, tout est pardonné. Mais… Quand tu m'as avoué ton amour alors que j'étais en train de mourir… Je me suis sentit véritablement heureux pour la première fois de ma vie. Le bonheur à l'état pur, comme si, tout à coup, ma vie entière prenait un sens ! Je pouvais bien mourir, ça m'était égal. Tu m'aimais !
Le sourire de Léo rayonnait comme un soleil. Pendant qu'il parlait, Corrin s'était redressée. Il posa sa main sur sa joue et chassa les dernières traces de larmes.
_ Je t'aime, ma sœur… Ma Corrin adorée, dieu que je t'aime.
La jeune femme resta silencieuse devant une telle déclaration. Léo lui souriait doucement, de ce sourire si beau qu'il n'adressait qu'à elle.
_ Oh Léo… Je t'aime tellement !
Elle se jeta dans ses bras en le serrant contre elle de toutes ses forces. Elle s'écarta au bout d'un long moment et effleura les lèvres de Léo. Le prince attira sa princesse à lui et l'embrassa passionnément.
Ils en rêvaient depuis si longtemps, de ce premier baiser d'amour.
_oOo_
Corrin était assise sur le lit de Léo, toujours forcé de rester alité. Autours d'eux, Sakura, Elise, Takumi, Azura, Camilla, Hinoka, Daraen, Chrom et Kamui.
Corrin regarda Daraen, accrochée au bras de Chrom qui la couvait d'un regard tendre.
_ Euh… Maintenant que Léo ne risque plus de mourir… Vous êtes qui, exactement ?
Daraen lui sourit sereinement et se redressa fièrement.
_ Je suis la Maitre Stratège Royale d'Ylisse et la femme de Chrom. Et je m'appelle Daraen, pas Grima.
_ Sa… femme ?! Mais je croyais qu'elle était morte ! Chrom avait toujours l'air si triste quand il en parlait !
_ Tu m'as fait passer pour morte, mon chéri ? Bonne idée, au moins ça évitait les soupçons. Mais non, Corrin, je suis bien vivante !
Chrom passa son bras autour de la taille de Daraen et la rapprocha de lui, ce qu'elle sembla particulièrement apprécier.
_ C'est parce qu'elle était loin de moi que j'étais triste, rien de plus.
_ Chrom et moi ne supportons pas d'être séparé trop longtemps. C'est le revers de la médaille de tous les couples unis pour la vie comme nous. Mais tu devrais le comprendre, puisque c'est ce lien si fort et si rare qui vous unis, toi et Léo. Ne faites pas cette tête, pour que même mon imbécile heureux de mari l'ait remarqué, c'est que c'est flagrant ! Oui, il me l'a dit pendant que toi et Léo… discutiez.
Hinoka toussota pour attirer l'attention des autres.
_ S'il-vous-plait… Que Messire Léo soit vivant c'est merveilleux. Mais il faut qu'on parle sérieuse de la suite des évènements. C'est le but de cette réunion, non ?
Daraen inclina la tête en signe d'acquiescement. La princesse Hoshidienne était raisonnable, ça lui plaisait.
Corrin et Kamui échangèrent un regard angoissé qui n'échappa à personne. Il était clair que les jumeaux n'avaient absolument pas envie d'être de nouveau séparés.
Camilla s'approcha d'eux et les serra tout les deux contre son opulente poitrine.
_ Ne faites pas cette tête, nous ferons tout pour ne plus vous rendre malheureux. Je crois que nous avons tous comprit à quel point nous avions été égoïstes en vous obligeant à choisir un camp. Je n'ai pas vraiment envie de vous partager, je l'avoue. Mais je ne veux plus jamais vous voir verser de larmes à cause de nous.
Elise se précipita vers eux et les étreignis à son tour.
_ Camilla à raison ! On va trouver une solution pour rester tous ensemble !
Les trois Hoshidiens se regardèrent et sourire. Takumi se tourna vers Azura qui était restée jusque là à l'écart et son sourire se fit un peu plus large. La jeune femme prit la main qu'il lui tendait et s'approcha avec lui des jumeaux.
_ Nous avons tous fait des erreurs… Même moi. J'aurais dû vous dire dès le début que la guerre n'est pas contre Garon, mais contre bien plus puissant. Si je l'avais fait, vous n'auriez pas était forcé de faire un choix aussi cruel.
Daraen s'appuya contre Chrom avec nonchalance, regardant les jumeaux enlacés de toute part par leur très grande famille.
_ N'est-ce pas merveilleux ? Tout le monde est heureux, tout est bien qui finit bien !
_ Pourquoi tant de sarcasme dans ta voix, ma chérie ?
La jeune femme leva les yeux vers son époux et les plissa avec amusement.
_ Ne te méprends pas, je suis heureuse pour eux. Mais il a fallut frôler la catastrophe pour que cette réunion est lieue. Et il en manque deux. Les deux frères ainés. Je te parie tout Ylisse qu'ils sont en train de s'entretuer joyeusement à l'Abime Eternel, pendant que leurs fratries font ami-ami.
Chrom fronça les sourcils. Daraen avait un côté cassant par moment, mais là, il se passait quelque chose. Il la prit par la taille pour la faire sortir de la tente.
_ Que se passe-t-il, ma Daraen ?
_ Notre ennemi gagne en puissance, Chrom. Il me cherche, je le sens me tourner autour. Je savais que j'attirerais son attention quand j'ai libéré toute ma puissance pour sauver Léo donc je ne suis pas surprise. Mais il faut que nous nous dépêchions.
_ Pourquoi toi spécialement ?
_ Parce que nous n'avons rien à faire là, Chrom. Ce n'est pas notre histoire, à l'origine. Mais surtout, parce qu'il m'identifie non comme Daraen, mais comme Grima. Et que je l'ai, disons… un peu provoqué.
Chrom sourit et serra sa main dans la sienne.
_oOo_
Léo fit quelques pas hésitant hors de la tente, soutenu par Corrin. En temps normal, il n'aurait pas supporté de se montrer aussi faible. Mais la fierté de marcher avec Corrin à son bras balayait tout le reste. Et puis, ils avaient tous les deux besoins de respirer de l'air frais. Ils étaient restés dans la tente médicale pendant cinq jours, après tout !
Corrin vit Kamui passer en courant entre deux tentes, les bras chargé d'armes usées, et sourit.
_ Viens, Léo ! Allons parler avec Kamui, nous n'avons même pas put lui demander de nous raconter tout ce qu'il a vu depuis la frontière ! Je ne connais même pas le nom de la plupart de ses alliés !
_ C'est vrai. Moi je n'ai eu que de brèves nouvelles par l'intermédiaire d'Odin, mon vassal… J'espère que Niles s'est bien comporté avec lui. Je lui avais bien spécifié de ne pas tourmenter Kamui comme il le fait avec toute personne croisant sa route. Mais bon, Kamui ne devrait même pas comprendre le quart des sous-entendus pervers de Niles. Heureusement !
Le couple se glissa entre les tentes à la suite de Kamui.
Leur frère entra dans la tente servant de réserve.
Corrin et Léo écartèrent un pan de toile et se figèrent. Ils s'étaient attendus à tout, sauf à ce qu'il avait sous les yeux.
Kamui, leur si pur et innocent frère était en train d'embrasser avec fougue quelqu'un qui le serrait étroitement contre son corps.
Léo senti sa mâchoire se décrocher.
_ Kamui ? Niles ?!
Bonjour à tous ! Je vous préviens qu'à partir de demain, je ne pourrais plus poster de chapitre le matin, je le ferais donc le soir. :)
