Salut ! Bienvenue dans cette fiction spéciale noël !

Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?

Cette fiction est aussi toujours l'occasion pour moi de fêter mon anniversaire en tant que auteure sur Fanfiction. J'avais, en effet, publié le premier chapitre de Revenir le 26 décembre 2015 ! Donc voilà, quatre ans que je vis un rêve, un super partage avec vous et tout pleins de belles histoires (pas forcément celle que j'écris !) Donc, merci à vous d'être là, de lire, de commenter, de follower et pour tout le reste... MERCI !

Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


Les amis ne s'embrassent pas sous la neige

POV Lexa

J'arrête de courir en voyant que le soleil commence à décliner. Je m'approche d'un arbre qui me parait solide pour m'y adosser. J'ai du mal à réguler ma respiration. J'observe ce qui m'entoure avant de jurer silencieusement. Je ne reconnais rien du tout. Je pince l'arrête de mon nez en pensant que je ne serais pas dans cette situation délicate si Anya n'avait pas joué les mères poules en me confisquant mon téléphone comme si j'étais une gamine de huit ans.

Je me redresse et commence à marcher sur ce qui semble être le chemin que j'ai emprunté un peu plus tôt. J'étais tellement énervée que je n'aie absolument pas fait attention. Je ferme les paupières sur quelque pas en inspirant profondément. Je dois mieux contrôler mes réactions. Si je continue d'agir sans réfléchir, je ne pourrai plus cacher bien longtemps ce que je ressens pour Clarke. Un rire sans joie m'échappe alors que je repense à cette idée farfelue de jouer à action ou vérité. Non mais sérieusement, ils veulent ma mort ?

Mon pied tape dans une petite pierre, j'ouvre doucement les yeux et regarde mon projectile rouler sur quelques mètres. J'ai eu de la chance. Je n'avais pas réfléchi au fait que Wells pourrait être présent quand j'ai accepté ces vacances. J'étais tellement heureuse de revoir tout le monde que je n'ai même pas pensé à me protéger. Sérieusement, j'ai déjà un mal fou à me contrôler quand il n'est pas présent alors si je devais le regarder tourner autour d'elle, la toucher, l'embrasser... non, je serais incapable d'assister à ce manège sans ne rien dire ou faire.

Je sais exactement comment je pourrai réagir. Je fulminerais de l'intérieur. Je ne pourrai pas m'empêcher de lancer des pics à ce pauvre Wells qui, en soit, me semble quelqu'un de tout à fait charmant si j'oublie plus de deux secondes qu'il a l'amour de la fille que je convoite depuis que je suis entrée au lycée. Je serre les poings en essayant de contrôler les sentiments négatifs qui serpentent dans tout mon être. Non, la vérité c'est que je ne ferai rien, comme toujours... je ne fais jamais rien.

Je les observerai ensemble jusqu'à mon point de rupture et quand je me rendrais compte que je ne peux plus faire semblant, je me collerais un sourire de circonstance pour m'excuser. Et après... après, j'irai m'effondrer, anéantie. Je ne souhaite que le bonheur de Clarke. Je veux qu'elle soit heureuse, sincèrement. J'ai fait une promesse, une que je ne souhaite pas briser, jamais. Je ne connais rien de plus renversant que de la voir sourire alors je me battrais pour que cette manifestation persiste sur ses lèvres, toujours. Qu'importe que je ne sois plus celle qui les fasse naître.

Mes pieds s'enfoncent dans le sable, je sors de mes pensées, lève les yeux et reconnaîs sans mal la plage que j'ai quitté un peu plus tôt. Je fais encore quelque pas avant de me laisser tomber. Je frotte mes mains entre elles pour chasser le sable. Je ressers les pans de mon manteau. Je lève les yeux pour observer le soleil se coucher. J'adore ce spectacle. Je pourrai croire que cet astre si majestueux se fait avaler tout entier par l'océan.

- Je savais que tu finirais par revenir, souffle Clarke en s'installant près de moi. Je suis désolée pour ce que ça vaut. Et, elle se racle la gorge, j'ai deux couvertures en guise de gage de paix.

Sans un mot, je me tourne légèrement vers elle. J'observe son profil. Ses yeux sont rivés sur l'horizon. J'inspire profondément, elle est magnifique. Je prends doucement le plaide qu'elle me tend de sa main gauche avant de le placer sur ses épaules. Elle fronce les sourcils en se tournant vers moi, je souris en prenant le second plaide pour m'emmitoufler dedans.

- Merci.

- Je déteste cette situation.

Un rire sans joie m'échappe. Clarke déteste cette situation... qu'est-ce que je devrais dire ? J'adore réprimer tous mes sentiments, c'est génial !

Non. Je ne peux pas continuer cette discussion en restant à ce point énerver. Je dois trouver un moyen d'être plus apaisée. Elle ne comprendrait pas que je commence à hurler. Je suis devenue maître dans l'art de contrôler mes réactions. Je peux bien faire un effort. Il s'agit de Clarke. Pour elle, je pourrai renverser le monde si elle me le demandait.

- Sérieusement, reprend-elle doucement, tu ne me parles plus. Je... est-ce que je suis en train de te perdre ?

J'y ai pensé. Amputer définitivement notre lien pour m'éloigner et enfin essayer d'oublier ces sentiments qui ne font que grandir un peu plus chaque jour. J'y ai pensé et j'ai très vite abandonné l'idée. Je ne pourrai pas renoncer à Clarke. Je ne veux pas la perdre, même si je ne peux jamais obtenir d'elle ce que je souhaite vraiment, elle est et restera ma meilleure amie.

- Me perdre, je penche légèrement la tête pour attirer son regard, je souris peut-être avec une certaine mélancolie, ça n'arrivera pas. Tu es la personne la plus importante de ma vie.

- Juste après ta famille, se moque-t-elle.

- Okay, mon sourire se fait plus franc quand je passe ma main dans mes cheveux, peut-être un tout petit peu. Mais c'est très négligeable. Et Clarke, ses azures incroyables se posent sur moi, instantanément un grand huit se forme dans mon bas ventre, tu fais partie de ma famille.

- Je suis rassurée. Mais, elle saisit ma main, j'ai besoin que tu me parles. Je ne connais rien de plus effrayant au monde que de te voir te battre toute seule dans ton coin contre je ne sais quoi. Laisse-moi entrer, laisse-moi te rendre un peu de cette dévotion que tu as déversée sur moi depuis que mon père est mort, laisse-moi te rendre la pareil, être là pour toi. S'il te plaît.

- Tu as la main gelée, je constate en baissant les yeux.

- Est-ce que tu m'as au moins écouté ?

- Bien sûr que oui, je murmure en saisissant ses deux mains entre les miennes et en soufflant dessus, je t'écoute toujours. J'ai des soucis avec l'équipe.

- Ton équipe de basket ?

- J'ai beaucoup d'autre équipe ? Je lui demande amusée. Pardon, je souffle en découvrant son air outré, elles, je baisse les yeux en frictionnant doucement ses mains, elles ont dû mal à avaler que je compte arrêter à la fin de l'année.

Clarke ne dit rien mais je sens son regard sur moi. Je n'ai pas encore la force de l'affronter alors je continue de me concentrer sur ses mains qui commence doucement à se réchauffer. Pendant une seconde, je me laisse imaginer avoir le droit de glisser mes doigts sur d'autre partie de son corps. J'expire pour ne pas me laisser prendre à mon propre jeu. Je relève les yeux et m'arrête certainement un peu trop longtemps sur ses lèvres, que la tentation est grande. Pourtant, je trouve la force de réfréner mes envies en continuant de faire virevolter mon regard sur son visage jusqu'à trouver ses incroyables iris couleur océan.

- Ne me regarde pas comme ça Clarke...

- Le basket c'est ton rêve, me sermonne-t-elle. Je t'interdis d'abandonner. Je ne t'ai jamais vu aussi heureuse que sur un terrain.

- Je n'abandonne pas.

- Nous ne devons pas avoir la même définition des mots : « je compte arrêter à la fin de l'année ».

- Je suis blessée, je révèle depuis la première fois depuis le jour où Anya m'a surprise sortir de l'hôpital avec un dossier médical ridiculement gros, je ne vais pas pouvoir continuer, ce sera ma dernière année sinon je risque d'aggraver la situation. Je peux me passer des compétitions, pas du sport.

- Laisse-moi deviner, raille-t-elle, tu n'as parlé de ta blessure à personne. Tu te rends compte à quel point c'est inconscient ?

- Je n'ai pas envie de passer ma dernière année sur le banc de touche.

- Qu'est-ce que c'est, me demande-t-elle brusquement en récupérant ses mains. Où es-tu blessée ? C'est si grave que ce que tu crois ? Tu as été voir un spécialiste ? Ma mère pourrait...

- Clarke, je murmure en pose ma main sur sa joue pour l'apaiser.

- Ne me dit pas que tout va bien aller, sanglote-t-elle.

- Pourtant c'est ce que je pense.

- Mais qu'est-ce tu vas faire ?

- Je n'en sais rien du tout, je réponds en hochant les épaules et en souriant, et d'une certaine manière je trouve que c'est particulièrement grisant.

- Grisant, répète-t-elle en grimaçant.

Un silence étrange s'installe entre nous. Je laisse le temps à Clarke de s'accommoder à ma nouvelle réalité. Je trouve qu'être près d'elle est particulièrement apaisant. J'avais besoin de sa présence même si j'ai du mal à me l'avouer. Elle me manque de plus en plus. Cette distance entre nous me rend malade.

- Je pourrai peut-être venir à New-York, je reprends pensive.

- Venir à New-York, balbutie-t-elle, alors c'est vraiment sérieux.

- Ouais, je soupire en passant une main dans mes cheveux, très sérieux.

- Lexa, son ton désolé me fait frissonner, où es-tu blessé ?

- Cheville, la gauche.

- Celle que tu t'es cassée à 9 ans.

- Ouais... monter dans cet arbre n'était définitivement pas une bonne idée.

- Je m'étais tuée à te le dire, soupire-t-elle.

- J'aurai dû t'écouter, je souris.

- Définitivement, rit-elle.

Je me laisse bercer par son rire. Je ne peux pas m'empêcher de la détailler. Je souris en la trouvant une fois de plus absolument sublime. Puis sans que je m'y attendre, son regard revient me fixer et Clarke doit remarquer quelque chose de différent dans ma façon de la détailler puisqu'elle fronce très légèrement les sourcils. Je me reprends en secouant doucement la tête et en me concentrant sur le soleil qui a entièrement disparu derrière l'océan laissant une trainée orange, rose et violet dans le ciel.

Je sais que nous devrions rentrer. C'est ce qui serait raisonnable de faire mais plus le temps passe moins j'ai envie d'être raisonnable. Je ne veux pas faire souffrir Clarke seulement à un moment ou à un autre, il faudra bien que je lui dise la vérité sur mes sentiments. Je ne pourrai pas garder cette partie cacher éternellement. Elle finira par se rendre compte que quelque chose ne va pas.

- Anya a dit que le dernier match était plus important que les autres, pourquoi ?

- Ah... ça...

- N'ose même pas me dire que tu ne veux pas en parler.

- Et bien, je soupire, c'est parce qu'une de mes adversaires savait que je suis blessée et je me doutais qu'elle allait me faire forcer sur ma cheville tout le match pour essayer de gagner.

- Comment une de tes adversaires pouvait-elle le savoir si même tes coéquipières ne sont au courant de rien ?

- C'est une très bonne question, j'assure en souriant un peu trop pour que cela paraisse vraie.

- Lexa, me sermonne immédiatement Clarke. Comment ?

- J'ai peut-être eu une insipide relation avec un membre de cette équipe quand j'ai commencé à être gênée par ma cheville et à consulter.

- Re... relation ?

- Oui, Clarke tu sais, une relation entre adultes consentant.

- Tu couchais avec, elle hurle, avec l'ennemie, murmure-t-elle, une, elle fronce les sourcils, femme ? Tu ne m'as jamais dit être attirée par les femmes. D'ailleurs, tu ne m'as jamais parler de tes relations.

Ouais... j'évite d'aborder ce sujet, en grande partie parce que la seule personne avec qui j'ai envie d'être, c'est toi. Bien évidemment, je pourrai utiliser cette carte de l'honnêteté sauf que non. Je ne suis pas prête à aborder cette conversation.

- Comment... depuis quand... j'ai beaucoup trop de questions ! Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

- Je ne vois pas trop de quoi tu voulais que je te parle.

- C'est évident, répond-elle avec entrain, de cette relation ! Qui était-elle ? Comment c'était ? Combien d'autres relations tu as eu ? Est-ce que c'est seulement les femmes ou tu as aussi, je grimace avant même qu'elle n'ait fini sa phrase, okay, elle sourit, pas d'homme. Je n'arrive pas à croire que tu ne m'en as jamais parlé !

- Parce que ce n'était pas important.

- Pas important ? Mais ça fait partie de ta construction. Comment tu t'es sentie quand tu as découvert que tu préférais les femmes ?

Horrible. Parce que je tombais amoureuse de ma meilleure amie et que cette désastreuse situation n'aurait jamais dû arriver. Jamais. Et pourtant, cet amour persiste comme une maladie incurable. Je suis complètement accro à Clarke et rien de ce que j'ai pu faire pour essayer de l'oublier n'a fonctionné. Au contraire, mes tentatives ont consolidé mes sentiments.

- Pourquoi tu ne réponds pas ?

- Parce que je ne sais pas quoi répondre. Je pense que c'était tout simplement en moi depuis le début.

- Et tu ne t'ai jamais questionnée, sentie perturbée, perdue, incomprise... je ne sais pas, tu n'as jamais senti le besoin d'en parler avec moi.

- Mes parents nous ont toujours dit que nous tombions amoureux d'une personne pas d'un sexe. Anya aussi a eu des aventures avec des femmes.

- Sérieusement ?! Bon okay, passons sur le fait que tu aimes les femmes. Comment était cette relation.

- Je te l'ai dit : insipide. Il n'y a rien à en garder. Je te l'aurai dit s'il y avait eu quoi que ce soit d'un tant soit peu important.

Et je l'ai espéré pendant très longtemps. J'attendais de trouver quelque chose qui se rapprocherait de ce que je ressens pour Clarke mais ce n'est jamais arrivé. J'ai cru pendant quelque mois qu'une personne y arriverait avec un peu de temps et de patience. Elle me faisait rire mais malheureusement, elle ne parvenait pas à me faire rêver.

- Donc il n'y a jamais eu personne qui aurait mérité que tu la mentionne.

- Non.

- Ton premier amour ?

- Trop compliqué.

- Le dernier ?

- Atroce.

- Donne-moi un nom, un seul !

- C... Costia.

Merde... je l'ai échappé bel ! Je secoue vivement la tête pour me remettre les idées en place avant de me redresser en tendant ma main vers Clarke. Elle ne semble pas avoir envie de bouger mais il est temps que cette conversation s'arrête avant que je ne fasse une connerie que je regretterais forcément.

Clarke est vraiment adorable lorsqu'elle me tient tête mais je lui donne le coup de grâce en lui disant avec des yeux de chien battu que j'ai froid. Ni une, ni deux, elle bondit sur ses pieds et me tire de force vers le manoir. Sur le chemin du retour, la température baisse encore. Je lève les yeux vers le ciel et ne vois aucune étoile. C'est un temps à neige. Demain, c'est la veille de noël et le paysage sera peut-être recouvert de blanc.

Nous arrivons devant la grande demeure qui appartient à la famille de la mère de Clarke depuis des générations quand Clarke lâche ma main et se retourne faisant barrière devant la porte d'entrée. Je reste silencieuse, ne comprenant pas son attitude. Ses yeux me détaillent d'une étrange manière. Je suis toujours frigorifiée donc je fais un pas mais elle recule, m'empêchant d'entrer.

- Action et vérité en deux points, propose-t-elle.

- Non, je refuse immédiatement.

- Ce n'est qu'un jeu Lexa.

- Un jeu auquel je ne veux pas jouer.

- Pourquoi ?

- Tu sais très bien que je ne répondrai pas à ta question. Alors, arrête. S'il te plaît.

- Vérité, elle sourit malicieusement, ma plus grande peur c'est de te perdre. Tu es la personne la plus importante de ma vie.

- Clarke, j'essaye de l'arrêter.

- Action, elle penche la tête sur le côté semblant réfléchir à tout vitesse, je vais te faire sortir de ta zone de confort pour que tu révèles à cette personne que tu l'aimes. Tu as le droit au bonheur, plus que n'importe qui. Je ne peux plus attendre plus longtemps de te voir heureuse. Deal, elle me tend la main.

- Je ne joue pas Clarke.

- Pas à action et vérité en deux points mais, ses yeux pétillent de joie et de malice, tu viens d'entrer dans mon jeu, que tu le veuilles ou non. Donc, elle tend un peu plus sa main vers moi, deal ?

- Non.

- Je m'en fiche, elle sourit de plus en plus, j'arriverai à mes fins. J'y arrive toujours. Tu sais, elle replie doucement ses doigts, je me sens toujours redevable pour ce que tu as fait il y a 14 ans. Tu crois que j'ignore que si je peux sourire aussi naturellement, c'est grâce à toi ? Tu m'as rendu mon bonheur, c'est à mon tour de t'aider à trouver le tien.

- Ce n'est pas un jeu, je persiste.

- Je dirais plus un défi, elle me fait un clin d'œil avant de se retourner et d'entrer dans le manoir.

- Clarke, je grogne entre mes dents, tu vas finir par me tuer, je soupire.

Je l'observe s'éloigner. Jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans le grand salon. Je ferme les yeux quelque seconde, vérifie à nouveau qu'elle est assez loin et je prononce doucement :

- Toi, c'est de toi dont je suis amoureuse.

Puis j'entre à mon tour. J'avance lentement. Je prends le temps de dépose mon manteau et de réchauffer mes mains en les frottant l'une contre l'autre. Je franchis à peine le salon que Aden saisit mon bras et me tirer vers lui pour me placer devant un écran et me colle un micro dans les mains en jubilant :

- Nous allons tous les écraser, concentre toi Lex' !

- Très bien.

La chanson commence, les premières paroles sont pour mon petit frère. Je quitte donc l'écran des yeux de toute façon, je n'en ai pas besoin. Je connais les paroles. Je cherche Clarke parmi mes amis et je la trouve avachi sur un canapé avec O' et Rae. Ses yeux sont rivés sur moi, ils sont remplis d'excitation et de défi. Je suis mal... très mal !

La soirée karaoké se termine un peu trop tard à mon goût mais comme l'avait deviné mon plus jeune frère, notre duo a écrasé tous les autres. Aden est un gagnant né, il ne sait pas perdre et le peu de fois où c'est arrivé il l'a très mal pris. C'est ce qui explique qu'il n'ait aucune pitié, pas même pour ses amis ou sa famille et encore moins la pauvre Madi qui l'a supplié de lui laisser un point.

J'arrive devant ma chambre mais au dernier moment, je décide de rejoindre Anya. J'ai besoin d'un peu de soutien et je sais qu'elle peut me l'apporter. Elle ne dira rien, mais elle sera présente et c'est tout ce dont j'ai besoin à cet instant. Je frappe doucement à sa porte, elle ouvre avec un air furax qui disparaît immédiatement quand elle découvre que c'est moi. Elle me prend doucement dans ses bras et m'attire dans sa chambre.

Je sais que c'est un peu stupide et dépassé mais j'adore dormir avec ma grande sœur. Je me sens en sécurité comme dans un cocon qui me protège du monde extérieur. Anya est mon havre de paix. Et, j'ai rarement eu autant besoin d'elle qu'en ce moment. Le jeu de Clarke m'effraie. Pourtant, quel que soit le stratagème dont elle usera, je n'entrerai pas dans son jeu.

Parce que je ne joue pas et je ne la laisserai pas jouer avec mes sentiments. Comme je me suis acharnée à lui dire toute la journée, rien de tout ceci n'est un jeu. C'est la réalité, ma réalité. Et si je peux supporter cet amour à sens unique, je ne pourrais jamais accepter qu'elle joue avec mon cœur et encore moins qu'elle le brise. Jamais.


Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ce nouveau chapitre vous a inspirer et qu'il vous a plus ! Alors les choses commencent à s'éclaircir pour vous ? Le cheminement que prend la fic vous satisfait ? C'est assez noël pour vous ? Vous attendez plus ? Si oui, quoi donc ? J'attends avec impatience vos réactions. Merci pour toutes vos reviews, je n'ai pas eu le temps d'y répondre mais elles me font toujours très plaisir.

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soit positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre ! Je continue de poster un chapitre par jour au alentour de 18h jusqu'au 25 décembre.

GeekGirlG.