Salut ! Bienvenue dans cette fiction spéciale noël !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Cette fiction est aussi toujours l'occasion pour moi de fêter mon anniversaire en tant que auteure sur Fanfiction. J'avais, en effet, publié le premier chapitre de Revenir le 26 décembre 2015 ! Donc voilà, quatre ans que je vis un rêve, un super partage avec vous et tout pleins de belles histoires (pas forcément celle que j'écris !) Donc, merci à vous d'être là, de lire, de commenter, de follower et pour tout le reste... MERCI !
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV Anya
Je me réveille lentement, la bouche pâteuse, sachant déjà qu'il est bien trop tôt. Je chasse le bras de Lexa pour m'éloigner de la bouillotte qu'elle représente. Je me redresse assez pour attraper mon téléphone. Je roule des yeux en découvrant qu'il est à peine quatre heures du matin. Je soupire en me tirant du lit. Je n'arriverai pas à me rendormir avant d'avoir engloutie un grand verre d'eau.
Je rejoins la cuisine sur la pointe des pieds espérant ne réveiller personne. La descente des escaliers est sans aucun doute le moment le plus périlleux, je manque de m'étaler de tout mon long à deux reprises avant de trébucher sur une paire de chaussures restées sur la dernière marche. Je jure entre mes dents en continuant d'avancer et manque de lâche un cri de victoire en écrasant ma paume sur l'interrupteur qui illumine la cuisine.
- Putain !
Tout mes efforts sont réduits à néant quand j'entends cette voix et je hurle. Je plaque aussitôt une main sur ma bouche et une autre sur mon cœur. Alors que des injures en espagnoles se frayent jusqu'à mes oreilles. Je la fusille du regard avant de la sermonner à voix basse :
- Mais qu'est-ce que tu fais ici dans le noir ?
- Je n'arrivais pas à dormir.
- Et c'est une raison pour rester dans le noir ?
- J'avais mon ordi, sourit-elle en me le présentant, et je suis à un cheveu de réussir à battre un gamin surdoué aux échecs perdu au milieu de nul-part au japon.
- Logique, je roule des yeux avant de me souvenir de mon objectif et de récupérer un verre que je remplis pour engloutir d'une traite.
- Tout va bien ?
Je me serre un autre verre d'eau avant de me tourner vers Raven. Je fronce légèrement les sourcils quand je la vois refermer légèrement l'écran de son ordinateur pour m'accorder toute son attention. J'acquiesce doucement avant d'engloutir la moitié de ce que je viens de me resservir. Je m'appuie contre le plan de travail en fermant les yeux.
Je ne l'entends pas se lever, ni se déplacer pourtant quand mes cils se relèvent, Raven est juste devant moi. Mon cœur manque plusieurs battements avant d'accélérer de façon complètement incontrôlable quand je la vois se rapprocher encore. Je dépose maladroitement mon verre sur le comptoir avant d'essayer de m'éloigner en passant sur sa gauche mais elle fait un pas pour m'empêcher de me dérober.
Ses yeux sont rivés sur moi. J'ai un mal fou à déglutir alors qu'elle agrippe ses mains sur la pierre du plan de travail. Je suis complètement prise au piège. J'entends mon organe vital pulser comme jamais dans tout mon corps, raisonner jusque sous ma peau et tout assourdir autour de moi. Son regard s'intensifie encore si c'est possible, j'ai la sensation de passer au rayon X. Raven fronce très légèrement les sourcils avant que son nez ne se plisse puis un sourire à peine distinct étire lentement ses lèvres.
- Je t'ai demandé si tu allais bien ? Reprend-elle avec un air sérieux.
Je n'arrive plus à déglutir ou même respirer normalement. Cette promiscuité me rend complètement folle et incapable de contrôler mon propre corps. Encore une fois, comment est-il possible que Raven me mette dans cet état, 10 ans après ?
- Mais je vois bien que ce n'est pas le cas, conclut-elle en penchant la tête sur le côté gauche sans ne jamais me quitter des yeux.
- Je... je vais... je vais bien, je parviens à prononcer maladroitement.
- Non, sa tête se dodeline de gauche à droite pour marquer sa négation, c'est ce que tu essayes de faire croire à tout le monde mais c'est un mensonge, je m'apprête à protester mais je mets trop de temps à réfléchir à une répartie et elle reprend déjà, tu aimes toujours autant le cinéma ?
- Pardon ?
Je fronce les sourcils en essayant de comprendre comment la conversation à pu passer de mon état émotionnel au septième art. Un gigantesque, incroyable et renversant sourire étire ses lèvres. Je crois lire un peu de défi et de jeu dans ses yeux mais je n'en suis pas certaine.
- Le cinéma, répète-t-elle, tu aimes toujours autant le cinéma ?
- Oui, je réponds sans comprendre où elle veut en venir. J'aime toujours le cinéma.
- Et depuis quand tu n'as pas pu y aller à cause de ce travail qui te pourri la vie ?
- Houlà... trop longtemps, je soupire blasée, mais Lexa et moi nous faisons une soirée télé tous les jeudis soir.
- Ce n'est pas pareil, remarque-t-elle, très bien, elle s'éloigne brusquement, je vais t'emmener quelque part, elle me tend la main, tu viens ?
- Tu veux m'emmener quelque part à 4h du matin ?
- Affirmatif !
- Non, je refuse amusée, je vais plutôt essayer de me rendormir, comme une personne normale.
- Objection rejeté, répond-elle presque théâtralement, ceci est un enlèvement, je ne te laisse pas le choix, rit-elle en me tendant la main.
Je détaille sa main avec la même méfiance qu'un foutue piège à souris qui contiendrait un énorme bout de fromage et que j'étais un rongeur affamé. Mon regard dévie jusqu'à son visage. Je peux y lire toute sa détermination. Je connais assez Raven pour savoir qu'une fois qu'elle a une idée en tête, rien ni personne ne peut la faire changer d'avis.
Très bien, je la laisse gagner. En même temps, l'optique de rester un peu plus longtemps seule avec elle n'est pas tout à fait désagréable. L'éviter ces dernières années a été plus que difficile et je dois bien avouer qu'elle m'a terriblement manquée. J'étais tellement effrayée que quelqu'un puisse découvrir mes sentiments pour elle que j'ai tout simplement brisé notre lien. Après avoir déménagé à Chicago, je n'ai plus jamais cherché à la voir, c'était difficile surtout au début et puis, son absence est devenue supportable, jusqu'à ce que j'oublie presque la raison qui m'avait poussé à m'éloigner.
Un seul rire à suffit pour me rafraîchir la mémoire, je suis toujours éperdument amoureuse d'elle. C'est complètement insensé. Je ne la connais même plus. Je ne sais rien de sa vie. Et pour ce que j'en sais, elle pourrait tout aussi bien avoir des sentiments pour quelqu'un en ce moment. Je crois que j'ai entendu parler d'un certain Shaw.
- Qu'est-ce que tu fais, elle me retient par le poignet alors que je sortais de la cuisine, tu ne peux pas partir, je t'ai dit que c'était un enlèvement.
- Je vais chercher mon manteau. J'accepte de te suivre en pyjamas mais, je souris, je voudrais éviter de mourir de froid.
- Oh, elle lâche doucement la pression de ses doigts, désolée. Je t'attends.
Tout en enfilant mon manteau et mon écharpe, j'ai une seconde d'hésitation. Je me demande si c'est véritablement une bonne idée de la suivre. Et si après cette excursion nocturne, je me rendais compte que je tenais encore plus à elle que ce que je crois ?
Je glisse mes mains dans les poches de mon manteau en me retournant vers la cuisine. Suis-je prête à prendre le risque ? Il serait tellement plus raisonnable de remonter dans ma chambre pour essayer de me rendormir. Je ne devrais plus penser à cette histoire de pseudo enlèvement, protéger mon cœur et m'éloigner le plus possible. Voilà ce qui serait raisonnable.
Je sursaute légèrement en voyant la porte de la cuisine s'ouvrir. Un sourire attendrit étire mes lèvres en découvrant Raven passer la tête dans le salon et scanner tout ce qui l'entoure pour me trouver. Je secoue la tête en commençant à avancer vers elle. Je crois que j'en ai tout simplement assez d'être rationnel, même si pour ça je dois prendre un virage radical dans ma vie, alors autant prendre quelque risque.
Et puis... il s'agit de Raven. Ses yeux s'arrêtent sur moi et instantanément, elle se met à sourire. Cette simple petite manifestation me retourne l'estomac par un ouragan de papillons virtuelle qui sèment des étincelles dans tout mon corps et qui picotent chaque parcelle de ma peau. Dans un geste lent, elle me tend de nouveau la main. Elle me demande silencieusement de la suivre. Je baisse mes yeux sur sa paume tendu. Une dernière hésitation s'empare de tout mon être alors qu'il est déjà grisé par la présence de celle que j'ai toujours aimé en secret.
J'ai le choix. Un pas en avant et je m'expose comme je ne l'ai jamais fait auparavant. Un pas en arrière et tous les changements que j'ai initié ces derniers temps n'aura servi à rien. Mon cœur ou ma raison ? Pouvoir de nouveau respirer sans la moindre entrave grâce à ce magnifique sourire ou retourner dans un monde atrophié par des demi-vérités et suffoquer dans ma propre existence ? Vivre ou survivre ?
Je serre mon poing à son maximum dans la grande poche de mon manteau. Le regard de Raven est déterminé. J'ai cette conviction, peut-être irrationnelle que si je choisissais de lui échapper, elle me rattraperait. Pourquoi ? J'en ai aucune idée. Mais ce constat me fait relâcher la pression de mes doigts. Je n'ai pas encore fait un mouvement vers elle quand son sourire s'élargit encore, faisant briller ses iris comme la nuit de la fête national alors que le premier feu d'artifice est lancé quand elle dit avec une pointe de soulagement dans la voix :
- Tu viens.
- J'arrive.
Je confirme alors que son intervention n'avait rien d'une question. J'avance vers elle sans la moindre hésitation. Je doute peut-être une seconde de plus à saisir sa main mais un nouveau regard vers elle chasse toutes les incertitudes qui me retenait. Je sors ma main droite de la poche de mon manteau et laisse mes doigts glisser entre les siens. Mon dieu... la toucher est au-delà de tout ce que j'avais imaginé. C'est comme si tout mon bras était électrisé par sa peau. Je frissonne avant de sourire sans la moindre raison avant de me rendre compte que je suis tout simplement heureuse.
- Où tu m'emmènes ?
- C'est une surprise.
- Tu es certaine que tu réalises que nous sommes au beau milieu de la nuit ?
- Absolument !
Raven passe devant moi en lâchant ma main, immédiatement son contacte me manque. Elle m'ouvre la portière de sa voiture de collection, je crois que c'est une Simca du début des années 50. D'aussi loin que je me souvienne, elle a toujours aimé les vieilles voiture et encore plus les retapées. J'entre dans l'habitacle et m'installe sur le siège. Un sourire m'échappe en voyant que tout ce qui m'entoure est comme figé dans un autre temps. Je n'entends pas la conductrice s'installer devant le volant mais je sursaute légèrement quand la voix de Louis Armstrong raisonne dans la voiture.
- Tu peux mettre autre chose si tu veux, me propose-t-elle en baissant le son, j'ai fait des cassettes plus actuelles.
- Tu as du Connie Francis ?
- Stupid Cupid, sourit-elle, c'est toujours ta préférée ?
Mais... comment elle peut savoir quelque chose d'aussi personnelle ? Elle lève son indexe, m'empêchant de poser ma question à voix haute avant de se pencher vers moi pour ouvrir la boîte à gants. Je m'appuie le plus possible contre le dossier de mon siège mais je sens tout de même le poids de Raven sur mes cuisses, ses cheveux jouer sur mon corps et quand elle se relève elle utilise mon genou comme point d'ancrage. Je suis au bord de l'infarctus.
- Tiens, elle sourit comme jamais avant de me tendre une cassette, tu la mettras juste après What A Wonderful World. Personne n'a le droit d'arrêter le génie de cette chanson.
J'acquiesce comme réponse, ne faisant pas confiance à ma voix à cet instant. Raven démarre et je laisse mes yeux détailler les douze titres qui compose la cassette. La face A ne contient que mes chansons préférées. Je fronce les sourcils avant de me tourner vers Raven et de la fixer avec incompréhension. Je serre un peu plus mes doigts contre la boîte en plastique avant de la retourner en quittant à regret le profil de la magnifique hispanique à côté de moi. Sur le devant est inscrit mon prénom.
- Tu as une composition personnalisée pour tout le monde ?
- No Senora.
- Pourquoi tu en as une pour moi ?
- Parce que tu as bon goût, rit-elle. J'ai découvert la plupart des musiques que j'aime grâce à toi. J'avais fait ça, elle pointe la cassette du doigt, quelque jour avant que tu partes à Chicago mais je n'ai pas eu le temps de te le donner. Mauvais timing, soupire-t-elle. C'est dommage, j'avais vraiment mis du temps à trouver toutes les chansons pour les enregistrer.
- Tu m'étonnes, je peux m'empêcher de constater.
- Le disquaire près de chez moi ne voulais plus me voir. Quand j'entrais dans le magasin, il hurlait pour que la vendeuse à mi-temps vienne le remplacer.
Je souris amusée par cette anecdote. Je me mordille la lèvre alors que je me perds de nouveau dans la contemplation de son profil. Elle est tellement belle. Je me divertis en observant chacune de ses réactions alors qu'elle monopolise la parole passant d'une histoire à une autre. Raven n'arrête pas de rire et à chaque fois, j'ai la sensation que l'immense étau qui comprimait mes poumons depuis un certain temps exerce une pression plus supportable.
Je respire.
Je me sens en sécurité.
Libre.
- Anya ?
- Hum, j'ouvre doucement mes paupières, je n'avais même pas remarqué que je les avais fermées, qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu vas bien ?
- Oui, je réponds sans même y réfléchir.
- Tant mieux.
J'appuie un peu ma tête contre la vitre. Je n'arrête pas de sourire. Je suis heureuse de passer du temps avec Raven même si c'est au beau milieu de la nuit et qu'elle se contente de faire le tour du pâté de maisons avec sa voiture de collection. Je me sens tellement en confiance alors qu'elle est à mes côtés que je pourrais sombrer, m'endormir plus paisiblement que jamais alors même que je n'ai jamais eu un sommeil serein.
- Tu sais, j'ai remarqué que tu es différente avec moi.
- Différente, je répète légèrement paniquer en me redressant, comment ça différente ?
- Je ne sais pas, je dirais, elle réfléchit, plus calme. Je t'ai toujours vu être extravagante avec tout le monde mais avec moi tu es... attentive.
- Vraiment ?
- Ouais, je l'ai remarqué quand j'avais 9 ou 10 ans, c'est comme si tu courais en mode Flash, à mille à l'heure tout le temps. Tu as des moments d'accalmie avec Lexa mais quand tu es avec moi, tu es toujours paisible.
- Je n'avais jamais remarqué.
- C'est agréable. Je dirais même apaisant, conclut-elle en se tournant vers moi pour me sourire alors que la voiture s'arrête.
Je suis incapable de formuler une réponse qui serait cohérente alors, je me contente de sourire avant de me pencher légèrement en avant et découvrir où Raven nous à conduit. J'observe un long moment et je ne découvre rien. Je fronce légèrement les sourcils, ne comprenant pas. Je regarde en arrière et là non plus, je ne vois pas ce qui a pu pousser Raven à m'emmener ici. Je suis au milieu de nulle part.
- Okay, Raven se détache, laisse-moi 5 minutes, elle ouvre la portière, je reviens, me promet-elle.
- Rae, je l'appelle pour éviter qu'elle me laisse seule mais c'est déjà trop tard.
Et merde ! Je suis sa silhouette des yeux en remontant mes bras contre mon corps. Je monte le chauffage et quand je cherche de nouveau Raven, elle n'est plus à portée de vue. Je ne suis pas flippée, je n'ai pas peur du tout. Je jure une nouvelle fois entre mes dents avant de me concentrer sur quelque chose de concret : la musique.
Plus le temps passe, plus ma voix se porte au-dessus de celle sur la bande alors que j'attends avec une certaine appréhension le retour de Raven. Je me sens de plus en plus nerveuse et je commence vraiment à croire que j'aurai dû retourner me coucher. Par moment, il faut vraiment écouter sa raison. Elle est de bien meilleur conseille que ce stupide cœur.
Je m'apprête à sortir de la voiture pour hurler à gorge déployée le prénom de Raven afin qu'elle ramène ses fesses hélico-presto mais je me stoppe net, la main sur la poignée. Je suis complètement bouche bée devant le spectacle qui apparaît sous mes yeux. Des centaines, qu'est-ce que je dis ? Des milliers de petite lumière blanche ont jaillies de nulle part, illuminant un bâtiment gigantesque qui me semble être en ruine.
Je m'extirpe lentement du véhicule, les yeux émerveillés par ce spectacle. J'avance progressivement vers ce qui ressemble à une grande porte. Je remarque un cadenas resté au bout d'une chaîne avec sa clef. Je pose mes deux paumes sur la grande planche en bois massive et la pousse avec un peu de difficulté. En découvrant ce qui m'attends à l'intérieur, je remercie le ciel de ne pas me trouver dans un dessin animé, sans quoi m'a mâchoire serait en pleine fusion avec le sol après être lourdement tombée.
Je ne sais pas où poser les yeux. Tout, absolument tout est : magnifique, grandiose, sublime, incroyable. Je... je n'ai pas de mot.
Le bâtiment est bien plus grand que ce que j'avais imaginé de l'extérieur. Là aussi, c'est illuminé par des guirlandes de petites lumières blanches. Le sol n'a pas été ravalé, il est poussiéreux et remplie de trace de pneus. Mes yeux s'arrêtent sur l'écran monumental qui se trouve en face de moi. Une petite cinquantaine de voitures de collection sont disposées comme lors d'une séance en pleine air. J'entends les roulements des projecteurs qui ne doivent pas être tout jeune.
- Tadam, souffle Raven dans mon dos me faisant très légèrement sursauter.
- C'est...
- Je sais, elle glisse sa main dans la mienne, il faut laisser l'effet se faire.
- Mais... comment... comment tu...
- Je suis tombée sur cet endroit par hasard et j'ai décider de l'acheter pour le réhabiliter.
- Est-ce qu'il t'arrive de ne rien faire ?
- Nope, je l'entends sourire, no realmente. J'ai besoin de toujours rester active. Viens, elle tire sur ma main, j'ai presque fini les travaux de ce côté.
Elle me fait traverser la pièce centrale qui est poussiéreux à souhait en passant entre plusieurs voitures de collection. Je suppose qu'elle les a amenées ici morceaux par morceaux puisqu'aucune ne semble en état de marche.
- Quand j'aurai fini de réparer ce mur, elle désigne une cloison avec une énorme trou béant en plein milieu sans que son autre main ne quitte la mienne, je vais chiner des affiches de cinéma des années 50 à nos jours pour les coller sur toute la surface. Là-bas, elle me montre une autre entrée, je vais mettre une vieille machine à pop-corn qui va embaumer tout l'espace et peut-être que j'ajouterais de quoi faire des barbes à papas, elle sourit tellement, si je n'étais pas déjà complètement folle amoureuse d'elle, je tomberais à cet instant. Oh ! Et regarde, j'ai trouvé une Subaru K111 de 1956, elle me tire de nouveau derrière elle pour me montrer d'un peu plus près la voiture, quand je l'ai achetée, j'ai cru que j'allais pouvoir la faire démarrer mais tout est obsolète, même pour moi. Tu veux aller dans la Renault Fregate pour regarder un film ?
- Re... regarder un film ?
- Si Senora, son regard me détaille avec une telle intensité que je me sens profondément chamboulée, c'est pour regarder un film que je t'ai emmené ici. Ne t'inquiète pas, m'arrête-t-elle alors que j'allais prendre la parole, j'ai des couvertures. J'ai du coca cherry dans le frigo pour toi, du sprite pour moi et du pop-corn qui vient du centre commercial donc il sera moyen pour nous.
- Je n'ai pas bu de coca cherry depuis une éternité, je souffle.
- Este es el momento o nunca !
- Est-ce que tu avais tout prévu ?
- Quand j'ai su que tu serais de la partie pour ces vacances, elle soupire en regardant tout ce qui nous entoure, oui, de nouveau ce sourire qui l'embellit plus que d'ordinaire, j'avais espéré pouvoir te montrer cet endroit.
- Pourquoi ?
- Eso... es un secreto !
- Rae, je la fixe sans me dérober une seule seconde, dis-moi.
- Pas aujourd'hui Alma.
- Comment tu m'as appelée ?
- C'est rien. Alors tu veux voir un film ?
- D'accord.
- Génial ! Je t'installe !
En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, je me retrouve dans la Renaud dont elle m'a parlée un peu plus tôt avec un plaid sur les genoux. Raven repart en courant, toutes les lumières s'éteignent et le film jaillit sous mes yeux. Un décompte se fait à partir de trois. Le générique m'annonce que c'est le polar des années 50, L'inconnu du Nord-Express. Je ris en découvrant les premières images en noir et blanc. Raven réapparaît, les mains remplis de friandises et de boissons. Elle s'installe à côté de moi et sans un mot, elle me passe un gobelet rempli à raz-bord.
Je vis un véritablement moment d'authenticité. J'ai du mal à réaliser que tout ceci est réel. Je regarde un film, dans une voiture, dans un cinéma en reconstruction avec Raven. Pour moi, tout ceci ressemble à un rêve. Je vais finir par me réveiller et me sentir déçue en réalisant que tout ceci n'est pas réel. Puis subitement, comme pour me contredire et me prouver la véracité de ce moment, la tête de Raven tombe sur mon épaule.
Je souris attendrie en réalisant qu'elle s'est endormie. J'ajuste un peu le plaid sur elle, de peur qu'elle prenne froid. Je ferme les yeux à mon tour et me laisse porter. Cette vague de bonheur qui m'entoure, m'engloutit presque me confirme une nouvelle fois que tout ceci est réel.
Très réel.
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ce nouveau chapitre vous a inspirer et qu'il vous a plus ! Je sais que le Ranya est tout aussi voir plus prisé que le Clexa alors, heureux/heureuses ? Vous le voyez venir le rapprochement? Vous attendez plus ? Comment va se passer le réveil selon vous ? Qui veut aller, maintenant tout de suite dans ce cinéma avec Raven et Anya ? MOI, moi, et moi ! XD
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soit positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre ! Je continue de poster un chapitre par jour au alentour de 18h jusqu'au 25 décembre. Demain, je posterai exceptionnellement dans la matinée en même temps que le nouveau chapitre de Take Me Back To The Start, je serai en réveillon de Noël avec ma famille. Je me vois mal m'éclipser vers 18h en mode : désolée, j'ai des lecteurs qui sont en manque ! XD
GeekGirlG.
