Bonjour,
Tout d'abord je tiens à remercie pour votre accueil de cette nouvelle histoire. J'avais un petit blocage et là j'arrive à nouveau à écrire donc je suis contente.
Bien évidemment, vous le savez mais je ne suis pas notre vénérée K.K. Rowling et je ne touche rien avec cette histoire. Ma seule récompense sont vos commentaires et le fait que vous mettiez mon histoire dans vos favoris.
Un invité m'a demandé si Harry sait qu'il est un Horcruxe je réponds donc ici: non, car j'ai décidé de suivre la chronologie du livre à ce sujet. A ce moment là de l'histoire Harry pense encore qu'il n'y a que 6 Horcruxes et que Voldemort est la septième partie de son âme.
J'espère que la deuxième partie vous plaira autant que moi j'ai aimé l'écrire.
Bonne lecture !
C'était trop beau pour durer, le ministère tomba le lendemain et les Mangemorts s'invitèrent au mariage de Bill et Fleur. Ron, Hermione, et lui se réfugièrent au 12 Square Grimmaurd. Ils y passèrent la nuit avant qu'Harry envoie Kreatture avec un message pour chaque membre de l'Ordre. Il avait une guerre à mener et une vie à vivre, il n'allait pas laisser l'incapacité du ministère lui gâcher la vie. Shacklebolt, Tonks et Remus allaient lancer le Fidelitas sur la maison de feu Alastor Maugrey et Harry serait le gardien du secret. Ce fut l'affaire d'une journée pour fouiller la maison et éliminer les pièges que leur camarade paranoïaque y avait laissé. Le soir du 2 août, l'Ordre avait un nouveau QG. C'était petit mais ça ferait l'affaire.
Étant recherché par le ministère, Harry y resterait pendant que deux autres personnes se relaieraient pour assurer la sécurité du QG. Harry avait décidé qu'il ne serait pas comme Dumbledore, il communiquerait les informations importantes à l'Ordre et il n'avait pas l'intention de rester sagement à la maison. Voldemort avait frappé un grand coup en tuant Scrimgeour. Les élections pour le poste de ministre semblaient jouées d'avance et pendant ce temps, où la faible organisation du ministère était chamboulée, de nombreuses disparitions avaient lieu, éliminant méthodiquement les opposants. Un adepte de Voldemort serait élu, et Harry savait qu'il allait devoir le défier ouvertement.
Il en parla à Ron et Hermione pour avoir un autre point de vue. Il savait que Dumbledore avait toujours préféré limiter les dégâts et n'envoyer l'Ordre combattre qu'en cas d'extrême urgence, mais Harry voulait agir davantage sans savoir comment faire. Très rapidement, les jumeaux Weasley et Ginny se joignirent à la conversation. Les autres étaient trop habitués au leadership de Dumbledore, pourtant ils étaient en train de perdre la guerre, tout comme en 1981. Il était temps de changer de tactique. La question était de savoir jusqu'où l'Ordre était prêt à suivre son nouveau et jeune chef.
Le 4 août au soir, Arthur Weasley entra en trombe dans le QG.
« Harry ! J'ai trouvé le médaillon ! Il est autour du cou de Dolores Ombrage. »
Fred cassa sa plume en deux en entendant son nom et son visage d'habitude si sympathique se fit glaciale.
« Donc Ding l'a vendu et cette garce l'a acheté.
- On dirait bien, grogna George. Qu'est-ce qu'on fait maintenant, demanda-t-il en regardant Harry.
- Une opération coup de poing, répondit le jeune sorcier sur le même ton. Réunion d'urgence ! »
Dans l'heure, les membre de l'Ordre se tassaient dans la maison de Fol Œil en attendant les instructions de Harry.
« Ceux qui travaille au ministère, je veux que vous la surveillez. Sachez à qui elle parle, de quoi elle parle, ce qu'elle fait, découvrez quelles sont ses habitudes, bon sang, je veux tout savoir y compris à quelle heure elle mange et va aux toilettes ! Si vous pouviez découvrir où elle habite ce serait plus simple mais nous irons au ministère s'il le faut ! Ce médaillon nous est indispensable !
- Sans compter que si un mangemort le voit et que son maître le découvre il risque de déplacer ses horcruxes et de les garder avec lui en permanence, ajouta Lupin.
- Nous avons trois jours pour rassembler le plus d'informations possibles à son sujet, ensuite il nous faudra la pourchasser, dit calmement Shacklebolt. »
Arthur se leva, attirant l'attention de tous sur lui.
« Il nous faudra être particulièrement discret et prudent. Même si ce n'est pas le cas officiellement, le ministère est infiltré jusque dans les plus haute sphère, un mot de travers et il en sera fini de nous. La plupart d'entre nous sont déjà sous surveillance, nous n'avons pas le droit à l'erreur. Ils ont déjà commencé à lâcher les détraqueurs dans les rues, ils ne font même plus semblant de se cacher.
- Et il est temps pour nous de riposter, dit Harry. Si personne ne fait rien, cela revient à les légitimer. Nous en avons longuement parlé entre nous : Ron, Hermione ?
- Qui parmi vous sait lancer le sortilège du Patronus demanda Ron. »
Quelques main se levèrent et Hermione nota les noms.
« Remus, pouvez-vous enseigner ce sortilège au reste de l'Ordre ? Puisqu'il y a de plus en plus de détraqueurs, nous ne pouvons pas faire l'impasse dessus.
- Oui à raison de deux soirs par semaine je pense qu'à force nous pourrions y arriver, répondit l'ancien professeur.
- Vous avez un mois pour réussir, dit calmement Ron, l'AD a mis plus de temps mais nous étions des enfants et nous avions de nombreux cours au quotidien, donc nous comptons sur vous pour y arriver en un mois. »
Hermione fit apparaître un tableau indiquant l'heure et le jour du prochain cours qui aurait lieu dans le salon.
« L'Ordre ne doit plus rester caché, dit-elle. Nous sommes un espoir pour les sorcières et les sorciers de Grande-Bretagne. S'ils nous voient résister, s'ils nous voient réussir, alors ils voudront faire pareil. Et la meilleure partie ? Nous allons nous moquer des Mangemorts dans la foulée.
- Fred, George, appela Harry, je vous laisse expliquer cette partie.
- Nous mettons notre génie maléfique, commença George.
- Au service de l'Ordre, continua Fred. Nous porterons des masques ze notre invention, sauf pour ceux qui veulent combattre à visage découvert comme notre cher Harry, bien sûr.
- Ils sont sous forme d'animaux, ça c'est pour nous moquer des masques des mangemorts, expliqua George. Mais le plus important…
- C'est que des sortilèges de bouclier y sont intégrés pour nous aider à nous protéger pendant les combats, dit Fred. Les sorts ont pour but de protéger en priorité notre tête et note thorax.
- Ils sont habillé en noir, alors nous seront en marron, dit Ginny qui avait fini par être un membre non officiel de l'Ordre. Nous avions pensé à nous mettre en blanc pour renforcer la dichotomie mais cela risque de nous rendre plus facilement repérables.
- Professeur Flitwick, Professeur McGonagall, Mrs Weasley et Remus, vous les aiderez dans la confection des costumes. Ils doivent être bardés de charmes pour nous protéger, et si possible d'un portoloin intégré pour fuir les combats en cas de blessure ou de repli. Ils seront améliorables durant toute la durée de la guerre et si n'importe qui a une suggestion à faire à leur sujet, contacter Fred et George, c'était leur idée après tout. »
Les aurors échangèrent un regard, reconnaissant le tournant que venait de prendre à la fois la guerre et l'Ordre.
« Nous risquons d'être blessé, dit Shacklebolt, beaucoup d'entre nous. Comment allons-nous faire ? Nous ne pouvons allez à St Mangouste aussi facilement qu'avant.
- Qui ici est compétent en médecine ? Demanda Tonks. »
En voyant seulement deux mains se lever, il fut unanimement décidé de recruter des médi-commages le plus rapidement possible.
« Puisque nous manquons d'espace, je propose d'essayer de récupérer le maximum de tentes utilisées lors de la Coupe du Monde de Quidditch. Elle prennent peu de place mais sont relativement spacieuses à l'intérieur, nous pourrions nous en servir pour établir une infirmerie dans la cave, proposa M. Weasley.
- C'est une excellente idée ! s'enthousiasma Harry.
- Pouvons nous rajouter deux soirs par semaine pour enseigner des techniques d'Aurors ? proposa Shacklebolt. De cette manière nous pourrons être plus efficaces.
- Je serai ravi de suivre ces cours avec vous, dit Harry. En attendant que tout soit prêt, je propose à ceux qui peuvent lancer le Patronus de m'accompagner sur le chemin de Traverse. Vous pouvez vous masquez le visage, et retirer vos signes distinctifs si vous le souhaitez. Nous allons chasser les détraqueurs qui terrorisent les commerçants et les habitants. »
Ce fut un Harry à visage découvert qui transplanna avec neuf membres de l'Ordre près de la boutique d'Ollivander. Comme prévu, quatre détraqueurs se tenaient dans l'allée déserte faisant planer leur aura glacée et terrifiante sur tout le quartier. Au loin, Harry entendit le son distinctif des hurlements de sa mère et le cri de joie de Bellatrix Lestrange « J'ai tué Sirius Black ! » Avec un regard en direction de Lupin et de Tonks, Harry leva sa baguette, suivi de près par les autres et comme un seul, ils s'écrièrent :
« Spero Patronum ! »
Son cerf sortit de sa baguette, suivit par les loups de Lupin et Tonks et des autres patronus de l'Ordre. Un détraqueur fut heurté de plein fouet par les bois du cerf qui menait la charge. A sa suite les autres patronus les chassèrent de la rue. Aux fenêtres, Harry pouvait distinguer de furtives silhouettes. Il pointa sa baguette vers sa gorge et lança le sort Sonorus.
« Si la prochaine fois vous souhaitez venir en renfort, vous êtes les bienvenus ! Pour créer un patronus, la formule est Spero Patronum et vous devez vous concentrer sur un souvenir heureux. N'hésitez pas à vous entraîner chez vous ! »
Avec un pop, les membres de l'Ordre disparurent avant que quiconque ne comprenne ce qui venait de se passer. La scène se répéta plusieurs fois : à Pré-au-lard, à Godric's Hollow, et même dans l'Allée des embrumes. L'Ordre répéta ce schéma pendant trois jours pour galvaniser la communauté magique.
Au matin du quatrième jour, l'Ordre s'est réuni pour se préparer à se pencher sur le cas d'Ombrage. Le crapaud avait été méticuleux et il était impossible de trouver son adresse au ministère, pas en voulant rester discret du moins. Ils devraient donc la piéger sur son lieu de travail.
«On devrait lui jeter un portoloin et l'emmener dans un endroit isolé, on l'assomme et on récupère le médaillon, proposa Lupin.
- Trop voyant, le contra Shacklebolt, il faudrait qu'elle soit isolée avant de lui faire toucher le portoloin et cette sale bonne femme est toujours dans le bureau de quelqu'un en train de parler ou d'essayer de se faire bien voir.
- Une agression pure et simple ! s'écria Fred en mimant un uppercut.
- Garde ta violence pour plus tard, je sais comment faire, dit Ron en arborant le même sourire que lorsqu'il savait qu'il gagnait une partie d'échecs. Nous avons besoin d'une diversion pour attirer les gens dans l'Atrium. Elle voudra nécessairement y assister et dans la foule il pourrait être possible de lui mettre une baguette dans le dos et de la menacer pour aller dans un couloir désert alors que la moitié du ministère est occupé ailleurs. Un deuxième complice attend dans le couloir sous une cape d'invisibilité : un stupéfix, on prend le médaillon, un sort d'oubli, les deux membres de l'Ordre se glissent sous la cape et lance un Enarvate. Il suffira de profiter de la foule pour s'enfuir. »
Les jumeaux sifflèrent d'approbation.
« Bien vu petit frère ! Dirent-ils à l'unisson.
- Mais comment faire diversion ? Interrogea Lupin.
- Je sais comment faire, dit Harry avec les yeux brillants. »
Le lendemain, à 11h, Harry Potter traversa l'Atrium du Ministère de la magie sous le regard médusé des employés. Il transfigura la mallette qu'il portait pour en faire une petite estrade et monta dessus en se lançant le sort sonorus.
« Sorcières, Sorciers, appela-t-il. En ces temps sombres, je souhaite vous parler. »
Choqué de voir le Survivant se montrer ouvertement, une troupe se forma rapidement autour de lui et Harry remarqua, amusé, que certains se regardaient en ayant l'air de se demander quoi faire et s'ils devaient l'arrêter. Bien décidé à ne pas leur en laisser le temps Harry commença à réciter le discours qu'il avait écrit avec Hermione, Lupin et Arthur.
« Ce n'est un secret pour personne que mes relations avec les deux derniers ministres étaient tendues, et tout porte à croire que si Tom Jedusor, l'assassin qui se fait connaître sous le nom de Lord Voldemort, arrive à ses fins, alors le nouveau ministre et moi seront des ennemis mortels. Je n'accepte pas cette situation, je n'accepte pas ces disparitions, je n'accepte pas les violences subies par les né-moldus et les créatures magiques ! Vous m'avez vu, en divers endroits combattre les détraqueurs, accompagné de l'Ordre du Phénix fondé par feu le Professeur Dumbledore. Mais ce n'est pas suffisant ! J'ai besoin de vous ! »
Il avait à présent l'attention de tous et de nombreuses personnes arrivaient dans l'Atrium en courant pour voir ce qui se passait. Du coin de l'œil, il reconnu le rose caractéristique d'Ombrage et son poing se serra instinctivement et il eut l'impression que ses cicatrices formant « je ne dois pas dire de mensonges » le faisait souffrir.
« Trop de gens sont morts, combien de temps encore allons-nous laisser un gouvernement corrompu nous diriger ! Combien de temps avant que nous soyons débarrassé de ce fanatisme ! Combien d'orphelins dans cette nouvelle guerre ? Combien de nos amis et de membre de notre famille allons nous encore enterrer avant de nous remonter les manches et de combattre Voldemort et ses Mangemorts ? »
Ombrage se glissait discrètement vers le couloirs proche des cheminettes. Tonks avait réussi. Il lui fallait maintenir l'attention sur lui coûte que coûte.
« Combien de Mangemorts prétendument sous imperium libéré pendant que des innocents sont pour toujours condamnés à la nuit et auxquels il ne reste plus que des souvenirs ? Je dis que cela s'arrête maintenant. Nous avons déjà trop perdu. La Gazette du Sorcier m'a souvent calomnié mais ils ont imprimé une chose véridique. Une seule chose. »
Harry fit une pause pour regarder attentivement son public. Ombrage venait de finir de traverser la foule et serait bientôt hors de vue, à la merci du Professeur McGonagall qui avait un compte à régler avec elle.
« Je suis l'élu. »
Un tollé de voix accueilli sa déclaration, masquant efficacement le bruit du corps stuféfixé d'Ombrage touchant le sol la tête la première. Il lança des étincelles avec sa baguette pour calmer ses concitoyens.
« C'est la raison pour laquelle je me présente au poste de Ministre de la Magie. »
Cette fois la cacophonie fut totale et Harry eu du mal à récupérer l'attention, mais cela valait le coup car son professeur de transfiguration se glissa vers les cheminées et disparu pendant que l'Auror Tonks se précipitait vers l'Atrium pour aider ses collègues aurors à calmer la foule. Mission accomplie, il fallait à présent sortir d'ici.
« Je me présente afin de tenir tête aux forces du mal. Afin de vous protéger et de nous guider dans cette ère si sombre. Je ne vous promets pas que cela sera facile, mais je chercherai toujours à vous aider, alors donner moi les moyens de le faire. L'Ordre du Phénix est merveilleux mais avec les ressources du ministère, Voldemort ne pourra pas nous atteindre. Alors, où que vous soyez, si vous avez besoin d'aide contre Voldemort et ses Mangemorts, appelez-nous, nous répondrons à l'appel. Pour cela jetez ceci dans le ciel. Phénixor !»
Il activa son portoloin et disparu pendant qu'un Phénix de feu se déployait dans l'Atrium en poussant un chant d'espoir avant de s'évaporer. Au même moment, son estrade improvisée explosa en millier de tracts portant la mention : « Soyez courageux : votez Potter ! Votez pour sauver vos proches. »
Le retour au QG fut triomphale. McGonagall l'attendait, en racontant avec moult détails aux jumeaux comment la tête d'Ombrage avait heurté le sol. L'idée du Phénix venait d'Arthur qui s'était inspiré sans vergogne du BatSignal de Batman qu'il avait vu dans un livre moldu. L'ordre y avait beaucoup réfléchi et avait réussi à combiner le sort de la carte du Maraudeur avec le sort de feu. Cela fonctionnait comme une balise de détresse apparaissant sur une carte de la Grande-Bretagne affichée dans le salon. Bien sûr le risque était que Voldemort s'en serve pour le piéger mais Harry espérait grossir rapidement ses rangs en montrant la nouvelle efficacité de l'Ordre au public.
Dans un coin du salon, Bill et Fleur examinait le médaillon sous l'œil attentif de Flitwick et Lupin.
« C'est impossible à ouvrir, lui dit Hermione en suivant son regard. »
Harry lui fit un sourire rassurant, il savait qu'elle s'inquiétait. Les poches sous ses yeux le prouvaient et elle s'était investi corps et âme dans la création du Phénixor.
« Tout a bien fonctionné et nous avons le médaillon, c'est déjà une journée particulièrement productive, lui dit-il en allant rejoindre Bill et Fleur. »
Il prit l'anneau dans sa main et le regarda attentivement.
«Il faut parler Fourchelang pour l'ouvrir, lui expliqua Fleur. Cela va prendre des mois pour trouver un sorcier qui…
- Je le parle, la coupa Harry. Je vais l'ouvrir et lui donner un coup d'épée. Reculez ! »
Sans un mot, Ron lui tendit la paume de l'épée en tenant le fourreau que Flitwick leur avait procuré, de crainte que la lame mortelle tue quelqu'un par accident. Harry posa l'héritage de Serpentard sur la table, empoigna l'épée et dégaina d'un geste vif avant de siffler Ouvre toi. A peine ouvert, l'Horcruxe n'eut pas le temps de se défendre. Harry Potter était déterminé à en finir le plus rapidement possible et enfonça la pointe de l'épée avant de traverser le médaillon sans effort. Il fit une entaille sur la table mais personne ne s'en formalisa.
L'opération avait commencé à 11h, il était 12h30 et il y avait un Horcruxe de moins. Quelqu'un ouvrit une bouteille de Whisky pur feu pour fêter ça.
