Chapitre deux. Le chapitre ou Aesop rencontre l'amour de sa vie et réagit de façon excessive xD


Cette nuit Aesop fit à nouveau un rêve. Il rêvait qu'il était sur un terrain de chasse. Encore une fois, les survivants s'enfuyait loin d'une chose, Aesop restait et observait vers ce qui les pourchassait. Il restait debout, sans trembler de peur une seule seconde. La chose cria et trancha en courant vers lui, elle semblait enragée. Quand elle fut près de lui, la chose brandit son arme dans l'intention de l'abattre sur l'embaumer. Mais Aesop repoussa l'arme d'un geste rapide et sûr et sans hésiter un seul instant... Il se rua sur ce qui l'avait attaqué pour le prendre dans ses bras.

La créature se débattait avec rage. Tirant sur ses vêtements. Aesop sentait sa colère, sa rage, sa frustration. Puis son désespoir, sa solitude, sa tristesse. La chose se débattit plus faiblement. Elle était tremblante, tremblante et en larmes. Il susurra en resserrant son emprise sur elle. Un profond sentiment d'amour le submergeait. Il susurra.

- Tout vas bien . Tout vas bien.


Il se réveilla soudainement. Fixant le plafond pendant quelques seconde. Son visage était brûlant. Il porta la main à sa poitrine, serrant son coeur qui battait à la chamade et il resta ainsi dans son lit pendant quelques minutes. Fermant doucement les yeux, s'enivrant de ce profond amour qu'il ressentait et qui le chamboulait totalement.

Jamais de toute sa vie Aesop n'avait aimé quoi que ce soit avec ce genre d'ardeur. Et ce qui lui embrasait la poitrine était intense, il avait l'impression de déborder de vie et de désir. Le monde entier était en nuance de gris depuis sa naissance, mais ce sentiment qu'il portait en son sein était rouge, un rouge brûlant, pulsant, débordant. Un rouge indomptable causé par quelque chose qu'il devait gagner dans ce '' jeu ''. Il ne savait pas de quoi ou de qui il s'agissait exactement, était-ce un survivant qui l'attendait quelque part ? Ou un monstre ? Peu importe parce qu'il en était éperdument amoureux et qu'il brûlait d'enfin retrouver cet être dont il avait tant besoin.

Il se leva d'un coup, repoussant d'un geste franc sa couverture, et il se leva.

Lorsque lui et les autres survivants s'étaient retrouvés en sécurité derrière la porte, il avait exigé des réponses de leurs part. Les autres avaient d'abord tenus à ce qu'il rentre se reposer. Avec stupeur Aesop s'était rendu compte qu'ils étaient tout les quatre à nouveau devant le manoir Oletus. C'était complètement illogique car si on retraçait le chemin qu'ils avaient parcouru, ils avaient théoriquement filés vers le coté opposé des ruines.

- À chaque fois qu'une chasse se termine, nous nous retrouvons toujours ici. C'est le même manoir à chaque fois... La seule chose différente est que parfois, des objets mystérieux apparaissent, d'autres disparaissent. Expliqua Martha.

- Des fois on dirait que c'est le même manoir mais à une époque différentes. Je pense que si on parvenait à rattraper le manoir dans son état actuel, nous parviendrons peut-être à nous échapper... Ajouta Emily en ouvrant la porte.

Les quatre survivants entrèrent et en effet, le manoir avait toujours son aspect quasi neuf. Comme lorsque la chasse avait commencé. Aesop entra en silence en balayant les murs des yeux.

- Pour s'échapper, il faudrait jouer à ce jeu jusqu'a se retrouver à la bonne époque ?

- Ce n'est qu'une théorie ! Je ... Je n'ai pas de preuve mais, c'est un début.

Aesop se pinça les lèvres. Jouer au jeu jusqu'a trouver la sortie... Etait-ce vraiment le but principal ?

- S'échapper d'accord... Mais les récompenses ?

Les trois survivant le regardèrent en même temps.

- Ce ... monstre ...

- Jack ? Le hunter ?

- Peu importe. Il a parlé de jeu et de récompense quand il m'a attrapé. Donc si j'ai bien compris, tout ceci est une espèce de jeu étrange et dangereux dans lequel nous sommes pris au piège malgré nous. D'accord. Mais les récompenses ? Quelles sont elles et comment les atteindre ?

Emilie déglutit en regardant ses chaussures un instant.

- Aesop... Je... J'imagine que tu es là parce que comme tout le monde tu as un désir caché non ?

Il la toisa en silence, attendant ses réponses.

- Mais... À force de jouer à ce jeu... la plupart des survivants comprennent que ces récompenses ne sont que des pièges... Si tu essais d'atteindre quelque chose en particulier au lieu de fuir le jeu, tu risque d'en mourir.

L'embaumeur ne put retenir un froncement de sourcil.

- Je pense que je m'attendais à ce que qu'une récompense dans un jeu aussi dangereux soit quelque chose de dur à atteindre... Mais je m'en moque éperdument.

- Tu dis ça mais tu ne sais pas de quoi tu parles. Répondit-elle avec un air triste.

Il souffla de manière dédaigneuse.

- Ce n'est pas la peine de prendre un air triste pour essayer de me faire passer quelconque avertissement. Je veux savoir comment atteindre la récompense. Je me fiche des mises en garde.

Martha s'avança avec un air agacé et pleins de reproches.

- Mon petit gars ! T'es un survivant et je vais te le dire tout de suite. On doit s'entre-aider pour avancer sans trop mettre nos vies en danger. On est dans ce jeu depuis plus longtemps donc au lieu d'être arrogant tu ferais mieux d'écouter quand on te parle.

Aesop répondit avec autant de calme et de dédain qu'à son habitude.

- Et si jamais ce jeu pouvais se jouer à chacun pour soi ? Hmmm

Elle recula d'un pas avant de grincer des dents de colère.

- Je vais mettre cartes sur table. Je veux ma récompense ! Je la veux et si je dois me mettre en danger je m'en fiche. M'échapper d'ici ne m'intéresse même pas si je ne peux pas avoir ce que je cherche.

Il les toisa tous et fini avec indifférence.

- Je n'ai pas du tout l'intention de faire parti d'un groupe ou je ne sais quoi. Je ne suis là que pour moi. Je veux quelque chose et je vais m'acharner à chercher. Si l'un d'entre vous essaie de m'empêcher de trouver ce qui m'a amener ici.

Il serra les poing. Etrangement il sentait son calme le quitter. Il était là pour quelque chose qu'il aimait plus que tout. Cet amour le suivait et le collait depuis longtemps déjà, il tremblait rien qu'à l'idée de se mettre à chercher, il sentait ses jambes vaciller rien que de penser au moment où il le trouverait enfin. Il était fou d'amour, cette chose qu'il voulait était toute sa vie ! Alors...

Si ces autres survivants tentaient de l'entraver, de l'empêcher de mettre la main sur son ultime bonheur... Il pourrait... Il pourrait...

- Je me débarrasserais de vous si jamais vous me mettez des bâtons dans les roues.

Les femmes eurent l'air choquée. Le voleur s'approcha de lui et l'empoigna par le col.

- Tu fais le malin hein ?! Ça t'amuses peut-être !? C'est toi qui va crever si tu nous met en danger je te préviens !

- Kreacher stop !

Martha s'interposa, tentant de calmer le jeu, quand le silence revint elle regarda Aesop avec un regard sérieux.

- Aesop... S'il te plait... Je sais qu'on est ni ami, ni connaissance de longue date, et je sais que tu es le genre de personne qui ne cherche pas à se faire des amis... Mais c'est la survit de tout le monde qui est en jeu. Ne nous met pas en danger pour quelque chose que tu n'auras peut-être pas, ta recompense est peut-être un piège, un fantasme qui n'existe pas.

Sur cette dernière phrase, Aesop se mordit l'intérieur des joues. Il s'éloigna sans dire un mot. Inutile de cracher plus de venin sur des personnes aussi insignifiante. Elle ne comprenait pas. Une sensation aussi intense ne pouvait pas provenir de nul part, sa récompense existait, il la sentait, elle l'appelait.

Alors qu'il disparaissait de la pièce, il ajouta juste.

Je ne veux voir aucun d'entre vous. Je jouerais à ma façon et je ne veux pas de trouble fête dans mes pattes.


L'embaumer soupira presque de soulagement quand il fut seul. Ces gens n'avaient rien de different de ceux qu'Aesop avait côtoyait toute sa vie. Il ne ressentait rien du tout en leur présence. C'était suffisant pour comprendre qu'il n'avait pas de temps à perdre avec eux, qu'ils ne faisaient pas parti de son aventure. Heureusement le manoir était immense. Assez pour ne pas risquer de croiser les autres pendant qu'il faisait des recherches de son coté. Et si ils se mettaient en tête, l'idée de le chercher. Ils passeraient des heures à écumer les centaines de pièces du manoir. Il se balada par-ci par là. Si il avait bien entendu. Certaines choses changeait d'un jeu à l'autre. Peut-être que ces choses étaient des indices qui l'aiderait à mieux comprendre le jeu. Les jours passèrent, il trouva par ci par là, des cadres photos, des bouquins, des babioles étranges. Mais rien qui ne semble digne d'interêt. Il commença à s'impatienter. Le dernier jour allait passer et une chasse menaçait de commencer à tout moment.

Mais alors qu'il fouillait une des innombrables chambres, il aperçu quelque chose qui piqua sa curiosité. Sur une table de chevet, un carnet étrange avait été laissé. Il ferma la porte à clef et s'allongea sur le lit en empoignant l'objet.

Dès les premières pages, Aesop se redressa pour mieux lire car immédiatement il se rendit compte que ce carnet avait surement appartenu à un survivants. Il comprit vite que les pages répertoriaient des informations sur ces créatures que les autres appelaient '' Hunter ''.

Il en avait la certitude car alors les premiers mots qu'il lu furent:

'' Jack l'éventreur ''.

Immense et effrayant. Capable de se dissimuler dans le brouillard.

Moqueur... Facilement distrait ( point faible ? )

Il feuilleta le reste des pages. Il n'y en avait pas énormément. Il retint quelques mots... Les gardes noirs et blancs, aspirent l'énergie et se téléporte avec une ombrelle.

La geisha une femme monstre capable de foncer sur sa cible en volant.

Le garde forestier, une abomination avec une tête de cerf, attrapant ses malheureuses cible avec un grappin.

Il tenta de mémoriser du mieux qu'il puisse les informations, puis il arriva sur une page qui le fit hausser d'un sourcil.

Chasseur inconnu.

Je ne l'ai rencontré qu'une fois et je suis la seule a s'être échappé.

Je ne sais pas comment fonctionne son pouvoir, il disparait puis apparaît de nul part. Parfois il cause des blessures sans même nous avoir touché. Son pouvoir semble lié à des genre... de caméras disséminées partout. Je n'en sais pas plus, j'ai du m'enfuir vite.

Il ressemble à un fantôme. Son visage était fermé mais il émanait de lui une profonde amertume. Il était effrayant... Et beau...

L'embaumeur resta un instant bloqué sur cette page étrange. Relisant méticuleusement chaque mot. Un être capable de blesser sans même toucher ? Ça faisait froid dans le dos.

Il fut sorti de ses songe par une sonneries stridente. La chasse...

Il sentit son pouls s'accélérer. Il s'en était bien sorti la dernière fois, il fallait qu'il parvienne à s'en sortir encore pour avancer et trouver d'autres indices.

Il se rendit dans le hall ou les autres l'attendaient. Pas un mot de fut échangé entre eux. Tant mieux. Il n'avait aucunement l'intention de s'excuser si c'est ce qu'ils attendaient.

La porte du manoir s'ouvrit lentement et alors, ils découvrirent une allée décoré d'un vieux tapis rouge abîmé, menant vers une église.

- L'église rouge... Murmura Martha.

Ils avancèrent doucement, l'endroit était lugubre.

- B... Bon il faut se dépêcher.

Aussitôt, Kreacher et Emilie se ruèrent dans dans des directions opposées. Avant de partir elle aussi, Martha se tourna vers Aesop et demanda.

- Ne nous met pas en danger...

Elle s'en alla très rapidement. Aesop haussa à peine le sourcil. Il jeta un coup d'oeil à sa mallette, se remémorant ce qu'il avait su faire la dernière fois.

- Si jamais je me fait attraper je parviendrais surement à m'enfuir encore.

Alors il posa cette dernière et comme la fois précédente, un cercueil en sorti. Puis il se mit en quête d'une machine à décoder, tout en guettant autour de lui. Il restait silencieux, attentif. Il n'entendait aucun bruit. Il se demandait avec inquiétude où le hunter pouvait bien être et quel genre de créature allait-il devoir affronter. Puis, alors qu'il s'approchait d'une machine, il aperçu un objet qui titilla sa curiosité : Juste devant lui, se tenait un genre de caméra ancienne. Elle était allumée et diffusait une image éblouissante de l'église. Il s'approcha doucement examinant l'objet. Etait-ce... Ce fameux chasseur inconnu dont il avait lu quelques mots sur le carnet dans le manoir ?

Il entendit un hurlement au loin qui le tira de ses pensées et soudainement l'image de la camera s'éteignit brutalement. Aesop se retrouva sous le choc. Au moment ou la lumière disparut. Il sentit une douleur lancinante sur son épaule. Il posa un genoux au sol, la vision tremblante. En posant sa main sur son épaule, il découvrit une tache de sang. Comment ?

C'était donc ça ? Un être capable d'infliger des blessures sans même être physiquement présent était à leur poursuite ? Terrifiant.

Il entendit des bruit de pas. Sa vision était floue. Il sentit une main l'attraper et le trainer vers une chaise. Il était si sonné qu'il eut du mal à reprendre ses esprit. Il releva la tête légèrement. Une silhouette fine et élancée s'était éloignée sans un regard vers lui. Il ne sut pourquoi, il ne parvint pas à lâcher cette chose des yeux. Puis aussitôt, la créature s'approcha de la camera éteinte, il la ralluma et alors Aesop le vit avec stupeur, s'enfoncer et disparaitre dans l'image. Se réveillant légèrement, il commença à se débattre de la chaise, avec soulagement, le même phénomène que la fois précédente se produisit et il se réveilla dans son cercueil. Il aperçut une autre camera allumée. Il courut vers elle et avec hésitation, il toucha l'image, et alors quelque chose de complètement surnaturel se produisit. Le monde tout autour de lui sembla glitcher un instant. Puis les arbres, le gazon, le tapis rouge, tout perdit sa couleur, le monde était devenu un instant figé en noir et blanc. Il avança prudemment. En se baladant, il aperçu une silhouette, c'était Emilie. Elle était debout, dans une position de course, mais figée et immobile. Il s'approcha d'elle et la toucha, elle était comme... Une statue. Qu'est-ce que c'était que cette magie.

Soudainement une série de pas empressés se firent entendre et Aesop aperçut dans l'ombre, une paire de yeux bleus qui le fixait. Il se mit à courir, s'enfonçant dans les ruines. Cette chose était surement le Hunter, et c'est pour cela qu'il s'enfuyait. Il savait bien au vu des capacités de cette chose qu'il n'avait aucune chance face à elle et il ne voulait pas perdre. Il avait encore un être cher à trouver. Pourtant un sentiment au fond de lui, lui intimait de ne pas courir. C'était absurde !

Il zigzagua entre les ruines. À de nombreuses reprises, il entendit un objet fouetter l'air derrière lui. Comme des attaques qui le manquait de peu. Il fit de son mieux pour éviter, pour échapper à cette chose. Et puis il trébucha sur un rocher. Devant lui se trouvait une impasse. Il recula jusque dans un coin du mur alors que les pas s'approchaient encore pour finalement se stopper face à lui. Le son d'un sabre aiguisé cliqueta et une lame blanche le pointa. Il était fait comme un rat. Ses yeux était rivé sur le sol et son coeur battait à la chamade. Dans un premier instant il cru que c'était la peur qui le chamboulait à ce point. Mais non... Ce n'était pas la peur. Il observa les pieds qui s'était arrêté devant lui et son regard monta lentement. Il aperçut d'abord, de beaux vêtements bleus, décorés de nombreuse lierres en or, il vit le corps svelte et et l'allure élégante d'un jeune homme et finalement ses yeux se posèrent sur le visage de son assaillant.

Le monde s'effaça brutalement autour de temps semblait s'être... Arrêté.

Il cru dans un premier temps se noyer. Oui... Se noyait dans une mer d'eau bleue pure, froide et sans fond. Puis dans un étang de lait qu'était sa peau blanche parfaite, comme faite dans de la porcelaine, lisse, douce, absolument sans aucun défaut. Sa bouche fine et pâle, appuyée d'une légère teinte rose discrète, était fermée, son expression entière était neutre et sans aucune émotion donnant réellement à ce dernier, une allure de poupée, et ce visage parfait était entouré d'une chevelure généreuse, soyeuse, d'un blanc complètement irréaliste, élégamment attachés en queue de cheval, tenus par un délicat ruban safran. Il ressemblait à un prince charmant, à un ange, à tout sauf à une pitoyable et inintéressante créature mortelle. Il était beau...

Non... Ce mot était trop faible, il était... la chose la plus magnifique et la plus délectable qu'Aesop n'eut jamais vu de sa vie. Et il se mit à trembler.

Il n'avait pas peur bien évidement. Mais tout était en train de trembler, son coeur était sur le point d'exploser, il sentait un feu ardent grignoter ses joues, son corps, il avait les yeux rivé sur lui. Il regardait avec un amour fou cette créature qui le menaçait de mort. Son souffle et sa respiration était tremblante. Il était totalement figée par le coup de foudre qu'il venait de recevoir. La créature leva lentement son sabre dans une position d'attaque. Il souffla.

- Oh... m...mon dieu...

Le sabre se leva un peu plus, et au moment ou il s'apprêtait à fendre Aesop qui continuait à le dévorer du regard, complètement conscient mais indifférent du fait qu'il allait se faire attaquer, ce dernier soupira d'une voix chargée d'émotion et de sincérité.

- Tu es tellement sublime.

L'expression vide du hunter se changea en stupeur et le coup d'épée se figea. Il entrouvrit la bouche en écarquillant les yeux. Comme si il pensait avoir mal entendu.

Aesop se releva doucement en s'aidant du mur, sans lâcher l'objet de sa convoitise des yeux. Il tendit la main et effleura une mèche de cheveux blanc. La sensation douce provoqua un sourire incontrôlable, l'émotion le submergeait tellement que c'était presque irréel, c'était le plus beau moment de sa vie.

Le Hunter recula très promptement quand le survivant qu'il était censé chasser tenta de le toucher. Il était complètement déboussolé et ... légèrement effrayé. Il était le chasseur, il était le monstre, l'objet de crainte. Et ce survivant le dévorait du regard, il avait l'impression qu'à tout moment, il pouvait lui sauter dessus, lui ! Un survivant !

- Je t'ai enfin trouvé... Souffla l'embaumer avec extase. Il avançait doucement vers lui en tendant les bras, comme pour l'appâter, le Hunter reculait doucement au même rythme que lui avançait. Il savait... C'était lui qu'il avait tant cherché. C'était lui qu'il voulait. Le sentiment d'amour était plus fort que jamais. Et quelle sensation bienfaisante cela était ! Il avait l'impression de toucher le nirvana, d'être capable de tout. Il était amoureux et il avait enfin trouvé l'être pour lequel il voulait vivre.

- Je t'aime à en mourir tu sais... Murmura t-il en le regardant avec obsession dans les yeux.

Soudainement le monde en noir et blanc s'effaça pour redevenir normal, et d'un coup, le Hunter fut projeté sur le coté par un violent coup de feu.

Aesop regarda l'amour de sa vie s'effondrer sur le coté et une main l'empoigna brutalement pour l'emmener. Sous le choc, il se laissa faire en continuant de fixer son cher et tendre des yeux, une bouffé de soulagement l'envahit quand il le vit se relever. Il semblait ... Très énervé. Toute les couleurs de ses vêtements s'évanouir et de nombreuse fissures craquelèrent son corps. Il fixa les deux survivants de ses yeux à présent noirs. Il se rua sur une caméra et disparut à nouveau.

C'est à ce moment qu'Aesop se débattit.

- Lâches-moi !

- Non ! le portail est ouvert on s'en va maintenant !

- Je ne veux pas rester avec vous, je dois le retrouver lui !

- Le Hunter ? Tu es complètement malade ! Tu vas mourir espèce d'abrutit fini !

- Je m'en fiche ! Lâches-moi !

Malheureusement Martha le jeta dans la sorti et il tomba au sol, elle l'empêcha de se relever et de s'enfuir. Les autres arrivèrent en courant et passèrent le portail, la sonnerie de fin de chasse retenti quand Martha s'écroula sur le sol en gémissant.

- Urgh... Il ... Il a réussi à me toucher...

Aesop profita de son soudain malaise pour la pousser violemment, et juste avant que les portes ne se referme, il se glissa juste à temps à nouveau dans l'espace de chasse pendant que les autres le regardèrent avec choc.

Le portail se ferma et le silence se fit.

Cette chasse était terminé. Les quatre survivants avait quitté le lieu donc ils avaient gagné. Cela dit, c'était la première fois qu'un survivant se glissait à nouveau sur le terrain après avoir gagné. Aesop resta debout devant le portail fermé, observant les alentour. Il cherchait frénétiquement du regard l'objet de sa convoitise. Il couru a travers les ruines, à travers l'église. Il s'approcha d'une camera. Celle-ci commença alors à disparaitre lentement sous ses yeux. Une légère panique l'envahi quand il vit toute les camera disparaitre une à une. Peut-être que son cher amour avait quitté ce lieu !

Cela dit, un bruit de pas rapide se rua vers lui, il se tourna et constata avec joie la présence de son cher et tendre... Qui se précipitait vers lui avec une expression pleine de colère.

- Mon amou...

Il se prit un violent coup de revers de sabre en plein visage et tomba au sol. Deux mains l'agrippèrent au col et le levèrent pour le plaquer contre le mur. Une voix basse l'interpela avec sérieux.

- Pourquoi es-tu revenu ? Tu voulais me narguer hein ? Espèce de rat !

Aesop ne répondit pas, il se remit à trembler, il ne bougea pas et ne fit rien pour repousser le Hunter qui l'avait plaqué contre le mur. Il était si près de lui...

- Tu as perdu ta langue ? Tu n'as même pas le courage de me regarder ! Tu fais moins le fier maintenant n'est-ce pas ?!

Tout en vociférant ces mots, le Hunter c'était rapproché de lui, il le tenait à sa merci. Le survivant se contentait de baisser la tête en regardant le sol sur le coté.

- Tu as peur maintenant hein ? Tu ne peux pas t'enfuir imbécile !

Deux mains tremblantes se posèrent sur les siennes. Dans un premier temps, le chasseur cru qu'il allait essayer de le repousser vainement.

Mais ce ne fut pas le cas. Au lieu de ça, les mains du survivant... commencèrent à caresser les siennes. Le chasseur observa le geste avec une stupeur totale.

- Tes mains sont si douces... Murmura l'embaumeur.

Le chasseur cligna des yeux et fronça des sourcils... Il ne comprenait absolument rien à ce qui était en train de se passer. Il recula et retira brutalement ses mains pour couper le contact.

- J'aime ta voix. Ajouta Aesop en levant les yeux vers lui.

À nouveau les rôles semblaient s'inverser et le Hunter se retrouva à nouveau à être celui qui était confus et effrayé.

- J'aime ton visage, tes yeux. j'aime tout chez toi. Disait-il sans hésitation. Du sang tachait son masque en tissu, surement à cause du coup qu'il s'était prit au visage. Pourtant il s'avançait en le regardant avec des yeux brillant, enivrés.

- Je t'aime. J'ai tant voulu te trouver et maintenant tu es là devant moi.

On aurait dit qu'il allait pleurer alors qu'il souriait comme un dégénéré en soupirant ces mots fiévreux. Le Hunter écarquilla les yeux en le scrutant avec anxiété, puis il secoua la tête en grinçant des dents et il le plaqua à nouveau contre le mur, cette fois, sa lame aiguisée caressait la gorge nue du survivant. Il demanda d'une voix profondément sombre.

- À quoi joues tu ?

Aesop qui avait les yeux fermés, leva la main pour tirer sur son masque, l'abaissant doucement. Il sentait la chaleur du corps du Hunter contre le sien, son souffle chaud alors qu'il lui avait parlé. Il n'était pas fou, il savait que l'être devant lui le menaçait de mort. Mais il s'en fichait car en ce moment, il vivait l'un des instant les plus intense et les plus heureux de sa vie. Il l'avait trouvé, son amour... Son ange bien-aimé. Il allait peut-être mourir de sa main, mais ce n'était pas grave, il mourrait heureux si jamais il se faisait tuer. Il eut quand même l'audace de demander, rouvrant les yeux pour se poser une nouvelle fois sur la beauté éblouissante de son assaillant.

- Si tu me tue, pourrais-je au moins t'embrasser juste avant ?

Le Hunter perdit complètement ses mots face à une demande aussi incongrue. Avait-il vraiment entendu ce qu'il avait entendu ? Le survivant ne lui laissa même pas le temps de récupérer ses esprits car des bras avides encerclèrent sa taille pour le tirer contre lui, si bien qu'il s'entailla légèrement la gorge quand il approcha son visage de son amour pour capturer audacieusement ses lèvres.

Le baiser ne dura qu'un instant bref car le chasseur le repoussa très violemment en reculant. Son visage de porcelaine s'était teinté de rouge, il semblait complètement outré.

- Comment oses-tu ?! Qu'est-ce que ce comportement odieux signifie ?

Aesop resta debout, il se caressa les lèvres. Son visage était empourpré, il avait l'air complètement extatique.

- Je suis si heureux... Murmura t-il les larmes aux yeux.

Le chasseur le regarda avec des yeux ronds, il ne savait vraiment, vraiment pas comment réagir. D'où diable sortait ce survivant ? Pourquoi se comportait-il de façon si bizarre ?

- À QUOI JOUES TU BON SANG ?

Il était à bout de nerf, était-ce une mauvaise blague ? De la provocation ?

- Je suis ton ennemi ! Je devrais te tuer là tout de suite tu t'en rends compte ? Tu es un survivant et je suis un chasseur ! Es-tu fou ? Es-tu un imbécile ?

Le calme d'Aesop l'énervait encore plus. Ce dernier chercha à s'approcher, encore. Pourquoi n'avait-il pas peur ?

- Ne t'approche pas ! Restes où tu es !

Mais le survivant ne l'écoutait pas, il avait toujours l'air complètement extatique et il le suivait.

- J'AI DIS LAISSES MOI !

Et sur ces mots crié, le Hunter s'éloigna à toute vitesse, rejoignant le manoir. Et Aesop le suivit. Son cher amour était surement déboussolé. Mais il fallait lui laisser du temps. C'était normal qu'il soit confus. Qui ne le serait pas ? Aesop n'était pas fou, même si il avait conscience d'avoir l'air dérangé. Il savait qu'il aimait follement une personne qu'il ne connaissait même pas. Que pour son cher et tendre, il n'était qu'un inconnu bizarre qui l'assaillaient d'effluves amoureuses sorties de nul-part. Il savait très bien que cette situation était absurde. Mais son coeur criait sans aucun mensonge qu'il l'aimait et qu'il préférait mourir plutôt que de s'en éloigner. Alors même si c'était complètement dingue, il le suivait.

Quand le Hunter s'en aperçu il accéléra le pas. Il ouvrit la porte du manoir et cria une nouvelle fois.

- Arrêtes de me suivre !

Et il claqua la porte au nez du survivant. L'enfermant dehors. Aesop resta prostré devant le bâtiment. Observant la porte. De l'autre coté le Hunter ferma les yeux et se massa les tempes. Boulversé de cette rencontre totalement étrange. Il sursauta quand il entendit toquer doucement. Une voix douce dit.

- S'il te plait... Mon amour, je ne te dérangerais pas. Je te promet, je veux juste rester avec toi. Tu n'auras pas à te plaindre de ma présence je te jure.

Mais le Hunter serra les poing et se retint de lâcher une énième insulte. Il tourna les talons et le laissa dehors. Il tenta durant la soirée d'oublier la présence de ce survivant bizarre. Peut-être qu'au bout d'un certain moment, il partirait. Où et comment, il ne savait pas et il s'en fichait. C'est ce qu'il tentait de se convaincre. Au bout d'une heure il regarda par une fenêtre et manqua de s'étouffer en voyant qu'il était toujours debout devant la porte. Il ne bougeait pas d'un pouce et de temps en temps, il le voyait toquer doucement à la porte.

Quel personnage effrayant... Pensa t-il. Puis il s'éloigna de la fenêtre. S'enfermant dans son bureau. Alors que la nuit était tombée, il entendit la pluie fouetter les carreaux des vitres. Il observa le ciel, un orage était en train d'arriver. Bizarrement, l'image du survivant dehors s'immisça dans son esprit. Il se leva et regarda par la fenêtre. Il n'était pas stupide au point d'être rester planter là où il était n'est-ce pas ? Quelqu'un de sensé serait allé s'abriter. Et... pourtant si... Le survivant était toujours prostré devant la porte.

'' Quel idiot... '' pensa t-il.

Pourtant il fut prit de pitié en le voyant toquer encore à quelques reprises. Il soupira.

Il descendit les escaliers avec les sourcils froncés et tout en inspirant profondément, il saisit la poignée. Quand la porte s'ouvrit, le regard su survivant sembla s'illuminer d'un éclat de chaleur et d'émotion.

- Tu... Tu as fini par m'ouvrir... Tu es si gentil.

Le Hunter grogna.

- Arf pitié , tais-toi et contente toi de rentrer avant d'attraper la mort !

Il s'écarta pour le laisser entrer et il ferma la porte, il sursauta quand il sentit des bras l'enlacer dans le dos et le corps mouillé du survivant se coller contre lui.

- QUE ! LACHES-MOI TOUT DE SUITE !

Mais le survivant ne le lâcha pas, il posa sa tête sur ses épaules, ses cheveux gris mouillant la nuque du Hunter, il ferma les yeux et se laissa aller contre sa chaleur, sa chaleur douce qui faisait fondre son coeur. Il inspira son odeur, sa fragrance de lilas envoutante. Il aimait tout chez lui. Vraiment tout.

Sentant la poigne du survivant l'agripper fermement, le Hunter commença a sentir l'anxiété monter en lui. Il demanda plus doucement.

- S'il te plait lâches-moi... Pourquoi tu fais ça ?

Aesop susurra en souriant tendrement.

- Parce que je t'aime. Je n'arrive pas à réaliser que je t'ai enfin trouvé. Je t'aime comme un fou.

Le chasseur parvint à le faire lâcher prise et il rétorqua.

- Tu es fou tout court. On ne se connait même pas.

Il fronça une nouvelle fois les sourcils et gronda doucement.

- Tu ferais mieux d'abandonner très vite cette lubie absurde parce que tu n'auras rien du tout.

Il commença à partir puis il s'arrêta et soupira en pointant du doigt une direction.

- La salle de bain est par là, va te sécher avant d'attraper je ne sais quoi.

Aesop le regarda partir, observant son élégante silhouette disparaitre d'un regard profondément épris. Il se dirigea vers la dite salle de bain et il se sécha. La pluie glacé qu'il avait reçu était maintenant presque tiède tant son corps avait chauffé quand à la simple présence de son ange. Il se sentait bien. Si bien. Il se déshabilla et trouva un peignoir dans ce qui sembla être un panier à linge. En saisissant le vêtement il découvrit quelque chose qui le bouleversa.

Le long manteau bleu que le Hunter avait porté il y avait quelques heures était rangé là. Il le contempla quelques secondes avec émerveillement. Il se saisit délicatement du vêtement, faisant rouler le tissu entre ses doigts. La texture était douce, souple, il était si joliment décoré de fioritures représentants des feuilles et des lierres en or. Il releva le col et doucement, il s'osa a humer le long des bords, cherchant la fragrance de ses cheveux. Il y trouva une odeur de lilas, comme un parfum de luxe discret, son nez glissa le long du vêtement, inspirant ce qui semblait être l'odeur de ses cheveux, de sa peau, de son corps... Il sentit son propre corps s'embraser alors qu'il passa de longues minutes à inspirer toute les odeurs qu'il pouvait trouver sur ce vêtement. Ce vêtement sacré qui '' lui '' appartenait. Le sien. Ce vêtement qui avait habillé son être cher, son tendre bien aimé qui l'avait rendu complètement fou en un seul regard. Il était si heureux. Ce simple vêtement le faisait mourir de bonheur. C'est comme si tout cet amour fulgurant qu'il ressentait lui faisait soudainement réaliser à quel point il avait été seul jusqu'à maintenant. Des larmes chaudes coulèrent le long de ses joues et s'écrasèrent contre le vêtement précieux. Il avait trouvé une raison à sa vie. Sa vie... Sa vie avait enfin un sens maintenant, il n'était plus un être vide, ni un objet qui voyait le monde en noir et blanc, en cet instant il était l'homme le plus heureux du monde.

La nuit avait été courte malgré l'insomnie d'Aesop. Après s'être rafraîchi, il avait prit l'initiative d'aller se coucher sauf que debout dans le couloir, alors qu'il comptait se rendre dans une chambre, il se rendit vite compte qu'il n'arriverait pas à dormir. Il était tard et la journée avait été très remplie mais... Le fait de penser que quelque part dans ce manoir, son cher et tendre bien-aimé était en train de dormir, le rendait euphorique. Il ne savait pas trop où il était alors il se mit en tête de le chercher. Marchant doucement dans les nombreux couloirs. Il faisait de son mieux pour ne pas faire de bruit parce qu'avec un peu de chance, il l'entendrait et ça serait plus simple de le trouver. Cela dit, tout était silencieux, les lumières étaient éteintes faisant du manoir un endroit angoissant pour n'importe qui. Mais Aesop ne ressentait pas la moindre peur. Il cherchait et son coeur palpitait dans sa poitrine. En passant dans un hall un peu isolé, il vit une légère lumière provenir de derrière une porte. Il était peut-être là ? Il s'approcha furtivement de la porte et s'abaissa pour regarder à travers la serrure. Il vit son amour, accoudé à un bureau. Il avait sûrement voulu écrire quelque chose et il semblait s'être endormi.

Deux voix luttèrent dans sa tête, l'une lui disait qu'il risquait de le réveiller si il entrait, et l'autre, plus forte, lui intima de mettre son petit ange dans son lit. Alors il tourna la poignée, guettant le moindre signe de réveil du Hunter. Cela dit, ce dernier ne bougea pas d'un pouce.

Il referma la porte, baignant à présent dans cette pièce sombre mais chaleureusement éclairé par une lanterne dont la flamme répandait une lueur orange et rassurante. Il fit un pas, puis deux, puis trois, jusqu'à se retrouver devant la créature endormie.

Il resta debout et silencieux, l'observant sans dire un mot : Cette créature était un Hunter. Si on croyait ce que le jeu démontrait et ce que les autres survivants disaient, c'était un monstre qui envoyait les joueur plus loin dans les limbes, ou pire étant donné qu'ils pouvaient aussi donner la mort. C'était censé être une créature maléfique avec des pouvoirs terrifiants. Mais tout ce qu'Aesop voyait en cet instant était une créature merveilleuse, un ange. Une chose douce et vulnérable. Il n'avait rien d'un monstre, les monstres inspiraient la crainte, pas l'amour le plus fou et le plus incontrôlable. Pas le désir le plus rouge et le plus enivrant.

Il s'assit près de lui, sans le quitter des yeux. Un sourire attendri fixé sur son visage : Ses yeux étaient clos, ses longs cils noirs soulignaient la délicatesse de son expression. Son visage de porcelaine était caché entre ses bras. Ses délicates mains tenaient une longue plume mauve avec laquelle il avait écrit quelque chose. Il zieuta un instant la feuille sur laquelle il s'était assoupi et il lu quelques lignes d'un dialecte étranger. Une langue latine. Du français peut-être.

Il reporta son regard sur lui. Endormi ainsi, son visage ne portait plus la moindre trace de colère ou d'amertume. Il dégageait en fait, une image mélancolique. Il ne put se retenir et caressa du revers de la main, sa joue chaude.

Voyant que son geste ne le réveillait pas il s'osa a passer un bras autour de son dos, et l'autre vint écarter sa chaise. Heureusement pour lui, le Hunter dormait d'un sommeil de plomb. Avec une minutie exemplaire, il parvint à soulever dans ses bras, le bel endormi. Portant son poids plume sans effort pour l'amener jusqu'au lit. Là il le déposa comme si il s'agissait d'une princesse ou d'un objet fragile et précieux et il le recouvrit avec la couverture épaisse. Ce n'est qu'une fois qu'il fut allongé qu'il remarqua que les premiers boutons de sa chemise blanche étaient ouvert, dévoilant sa nuque, ses clavicules. Et ses cheveux légèrement défait, tombaient gracieusement, doux, légers, encadrant comme une couronne ce visage sortit du paradis.

Aesop porta sa main au visage ensommeillé du jeune homme. Caressant les paupières closes, descendant le long de sa joue, s'emmêlant un instant dans une boucle de cheveux blanche. Il la fit glisser avec fascination le long de son cou fin, le bout de ses doigts finirent leur course sur le début de poitrine que ses yeux avaient le plaisir d'apercevoir. Il ferma doucement les yeux et inspira profondément en sentant un picotement lui chatouiller le bas du ventre. Il retira très vite sa main de ces endroits cachés par des vêtements qui servaient de barrières, de stop. Il ne fallait pas dépasser une limite qui le pousserait à profaner cet être trop beau pour être souillé. Alors il cessa un instant de le regarder pour se calmer. Diable son coeur n'avait pas arrêter de battre aujourd'hui.

Il songea à partir pour le laisser dormir tranquillement mais... Dans un dernier élan de folie il se retourna et le vit seul, innocent et vulnérable dans ce grand lit. Il ne put s'empêcher de revenir et sachant pertinemment qu'il risquait une crise de colère de la part du jeune endormi à son réveil. Il décida de se coucher auprès de lui.

Les draps étaient tièdes, il pouvait sentir près de lui, la chaleur rassurante, réconfortante et bienfaisante de l'être qu'il aimait. Il se sentit bien. Si bien. Est-ce qu'un jour il aurait pensé pouvoir se sentir aussi attendri et heureux auprès de quelqu'un ? Il s'emmitoufla dans les draps, comme si il se trouvait dans un cocon protecteur. Il se tourna vers son cher et tendre, la vision de son visage avait un effet si apaisant sur lui, il souriait tendrement et c'est en le regardant qu'il finit par s'endormir.