Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre, j'avance doucement mais surement !
ACTUALITÉ : Suite à l'annonce mardi dernier du gouvernement, mon entreprise est dans l'obligation fermer ses portes pour une durée indéterminée. Jusque-là, nous étions « indispensables » pour les tractations des élections mais comme tout est repousser et que je ne peux pas embarquer une machine de 3,4 tonnes en télétravail me voilà en chômage partielle.
Je suis moi-même, une personne à risque donc je ne suis pas des plus sereine, vis-à-vis des jours, semaines, voir mois à venir. Evidemment, j'encourage tout le monde en France et autre pays à suivre les recommandations de son gouvernement pour ralentir la propagation du virus. Après... notre Président français nous incite à lire et à inventer de nouvelles solidarités. Un petit avantage à cette situation, je vais avoir plus de temps pour écrire. Et, je vous rappelle et assure que je suis ouverte pour toute communication virtuelle, si vous êtes seuls, restez ouverts au monde.
Comme je l'ai annoncer dans le chapitre 46 de NMRP, je ne proposerai pas une publication quotidienne de cette dernière, je ne suis pas folle, je sais que même avec plus de temps, je n'arriverai jamais à tenir le rythme. Mais je vais pouvoir accélérer certain projets annexe et essayer de vous les proposer au plus tôt. Je rappelle que je travaille sur plusieurs fanfiction et OS avec divers ship, le Clexa avec « Les amis ne s'embrasse pas sous la neige », le Swanqueen avec « When I See You Tomorrow » (4 chapitres d'écris), le Supercorp avec « Your lies, my lies, one truth » (5 chapitres d'écris) et le ThunderGrace avec un OS.
Je suis à fond sur When I See You Tomorrow en ce moment mais est-ce qu'il a un projet qui vous emballe plus qu'un autre ? Des idées de projets ou de ship ? Comme toujours, je reste ouverte à toute communication.
Après vos réactions sur FB et en commentaires sur NMRP, j'ai décidé de me faire un programme d'écriture confinement, je vais avancer « Les amis ne s'embrasse pas sous la neige » et « When I See You Tomorrow » pendant 3 jours et le reste de la semaine sera consacré à NMRP.
Bon courage à tous, et surtout au personnel médical/hospitalier, aux forces de l'ordre, pompiers, personnel logistique indispensable, commerçant et à tous ceux et celles que j'oublie qui se mettent en danger pour maintenir le pays à flot : force, santé, honneur et cookies à vous !
Prenez soins de vous !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
oOoOo
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV – Lexa
Je n'entends plus aucun bruit depuis un peu plus de trois-quarts d'heure. Je me lève et allume discrètement la lumière. Je fixe le réveil, il sera six heures du matin dans un peu moins de vingt minutes. Ça sera peut-être ma seule chance. J'enfile mes chaussures, mon manteau et mon écharpe avant d'avancer sans le moindre bruit jusqu'à la porte que j'ouvre sans le moindre geste brusque. Je referme doucement la porte, comme je m'y attendais, Anya dort juste devant. Si je veux sortir de cette maison, je dois me transformer en véritable ninja.
Je retourne vers le lit pour récupérer mon grand sac de sport. J'y ai accumulé le plus d'affaires possibles quand j'ai décidé d'abandonner ma valise ici. Je laisse toutes mes affaires de sport. Avec ma blessure je vais devoir arrêter le basket de toute façon, donc autant arrêter de se faire du mal. Je ne veux plus souffrir. Je glisse la anse sur mon épaule et retourne vers la porte.
Je l'ouvre avec l'agilité d'un horloger avant d'effectuer une enjambée maladroite à cause de la douleur lancinante de ma cheville au-dessus du corps endormi de ma sœur. Une fois cette étape cruciale accomplie, je profite de ma petite victoire en ressentant tout de même une profonde culpabilité envers Anya. Je sais qu'à son réveil, elle va être complètement folle en découvrant que j'ai disparu. Surtout que j'ai prévu de ne laisser aucun mot ou indication, honnêtement, je ne sais pas encore ce que je vais faire. Tout ce qui m'importe, c'est de partir, m'éloigner le plus possible de Clarke.
Il est absolument hors de question que je subisse encore ses excuses. Je n'ai aucune envie de lui pardonner ce qu'elle m'a fait. J'en suis incapable, elle m'a fait bien trop mal. Je... je n'aurai jamais pu penser qu'elle serait capable de me trahir de cette façon. Elle m'a embrassé, je touche mes lèvres au souvenir douloureux. Seulement ce baiser ne voulait absolument rien dire. C'était un geste désespéré, je le sais mais elle n'avait pas le droit, pas après que je lui ai avoué mes sentiments.
J'ai descendu la moitié des escaliers sans le moindre incident quand le bois d'une marche décide de s'affaisser légèrement et de craqueler en un bruit sourd. Je m'arrête net en grimaçant. J'attend de longues, très longues secondes, avant de continuer à descendre. Je me sens soulagé une fois arrivée en bas. Je découvre sans surprise que le salon s'est transformé en véritable chambre à coucher, tout le monde ou presque est là. Je traverse la pièce comme s'il s'agissait d'un champ de mine pour rejoindre la cuisine. J'ai besoin d'une voiture et je sais que Clarke laisse toujours les clefs de celle de sa mère - et contre ses recommandations - sur le crochet près de l'évier.
Normalement, je ferais tout pour ne pas attirer d'ennuis à Clarke mais aujourd'hui, très honnêtement, j'en ai rien à foutre !
Une fois dans la cuisine, un long et profond soupire de soulagement m'échappe. J'allume la lumière et commence à reculer. Tout va bien, je suis parvenu à réveiller personne. Je vais pouvoir partir sans fournir aucune explication. C'est un soulagement. De toute façon, qu'est-ce que j'aurai bien pu leur dire ?
- Je ne te le proposerais pas si je ne te savais pas désespérée, la voix de Raven me fait violemment sursauter, mais tu as besoin de ma voiture ?
Je me retourne comme au ralentit pour découvrir mon amie attablée devant son ordinateur. Elle me sourit en agitant ses clefs. Je n'ose plus bouger. Je pensais vraiment avoir évité tout le monde. Je ne comprends pas, Raven devrait dormir, comme tous les autres.
- Attrape !
Je panique complètement en la voyant me lancer ses clefs. Je suis obligée de m'avancer rapidement pour les réceptionner et éviter qu'elle ne tomber dans un vacarme à réveiller les morts. Une fois cette bombe en sécurité entre mes mains, je fusille Raven du regard avant de lui demander les dents serrer pour éviter d'élever le ton :
- Mais pourquoi tu as fait ça ?
- Tu avais l'air bloqué sur place, elle hoche les épaules.
- Et qu'est-ce que tu fais déjà réveillée ?
- Je fais des insomnies, ce n'est pas nouveau et j'avais une revanche à prendre, elle tourne son ordinateur portable pour me montrer qu'elle est en pleine partie d'échec, cette fois, je n'ai pas l'intention de perdre par forfait, m'assure-t-elle en reposant son ordinateur devant elle.
- Tu dors toujours mal, je réalise véritablement inquiète, depuis quand n'as-tu pas fait une nuit complète ?
- Si tu veux t'enfuir, tu devrais le faire maintenant Lexa. Je suis prête à parier tout ce que tu veux que ta sœur s'est mise un réveil.
- Je ne vais pas voler ta voiture, je refuse. Je ne sais que trop bien à quel point tu y tiens.
- Tu t'apprêtais pourtant à prendre celle d'Abby.
- Je ne... tu... bon okay. Je ne sais pas du tout où je compte me rendre.
- C'est pour cette raison que tu ne partiras pas non plus sans mon portable, elle me tend son téléphone que je prends timidement, et tu as intérêt à envoyer un message à Anya pour lui dire où se trouve ma voiture parce que tu as raison sur un point, c'est la prunelle de mes yeux.
- Raven je ne...
Son regard me décourage à plus argumenter. Je recule en observant ses clefs et son portable avant de la fixer avec reconnaissance. J'imagine qu'elle a déjà compris ce qui s'est passé entre Clarke et moi, pas tous les détails évidemment, mais l'essentiel. Raven a toujours été au-delà de l'intelligence particulièrement observatrice. Je sais que son calme constant n'est qu'une façade.
- Merci.
- Ne nous laisse pas sans nouvelle.
- Tu es une vraie amie.
- Toi aussi Lexa, elle sourit. Allez, elle fait un signe de la tête pour m'inviter à partir, va avant que je ne change d'avis et que je me décide à essayer de te retenir.
- Je peux dire une dernière chose ?
- Je n'en sais rien. Ce n'est pas moi qui cherche à fuir donc...
- Raven, ce que j'ai à te dire est très sérieux.
- Okay, elle m'observe attendant les révélations calmement.
- Je t'ai entendu avec Anya tout à l'heure.
- Oh. Je crois qu'elle a quitté Nykolas, j'ai évité d'en parler avec elle après.
- Je ne parle pas de Nyko mais de toi.
- J'ai fais quelque chose de mal ?
- Non, évidemment que non, je souris une première depuis l'incident un peu plus tôt. Juste une chose, ne fait pas avec elle comme avec les autres, laisse-lui une chance.
- Je ne comprends pas, Raven fronce les sourcils.
- Tu comprendras le moment venu, j'assure. Encore merci pour la voiture.
- Fais attention.
- Promis.
Sans tergiverser plus longtemps, je sors de cette maison, sans la moindre envie d'y remettre les pieds avant un très long moment. Je ne me retourne pas. Je ne m'arrête qu'une fois devant le volant et que le moteur ronronne. Je regarde la route qui s'étend devant moi sans savoir où me rendre. Je ne sais pas du tout quoi faire, je suis perdue et déstabilisée.
Je m'insère sur la voie principale, j'arrive à un rond-point. J'en fais le tour à plusieurs reprises, prenant le temps de lire chaque panneau. Je n'ai aucun but ou objectif à part fuir. Je ne me suis jamais retrouvée dans cette situation. Je me rends compte qu'il ne neige plus. Je me demande si les avions sont de nouveau autorisés à voler. Et juste avec cette interrogation, je me rends à l'aéroport. Je me gare sur une place qui ne risque rien. J'ouvre la boîte à gants, soupire quand une montagne de cassettes dégringole, trouve un bout de papier et écrit une note rapide pour Raven en y laissant les clefs de son appartement et son téléphone.
Quand je sors de la voiture, j'ajuste le sac sur mon épaule en prenant une forte inspiration. Ma décision est prise. Je verrouille le véhicule et avance avec détermination jusqu'au guichet d'achats des billets. L'homme en face de moi est sans nul doute blasé et me regarde avec dépit :
- Où allez-vous Madame ?
- Les premiers avions pour n'importe où à partir du moment que ce soit à l'étranger.
- Très bien, il fait défiler une liste sur son écran, j'ai Paris à 7h30, Londres à 6h50 ou Séoul à 7h00.
Je réfléchis à ces trois options. Je demande plus d'informations, notamment sur les temps de vols.
Londres représente un peu plus de dix heures de trajet, Paris 12 heures et Séoul plus de 18 heures. Je suppose que Londres est un peu trop facile comme choix. Paris serait idéal, j'ai toujours voulu visiter la France. Et Séoul ne me ressemble pas mais c'est peut-être ce que je devrais faire, un choix impulsif et quelque peu irréfléchi pour reprendre le dessus sur ma vie. L'homme en face de moi perd patience, je lui tends mon passeport en prononçant mon choix final du bout des lèvres.
Je le regarde valider sur son écran, sortir le billet avant de m'annoncer la porte d'embarcation. Je m'y rends en passant les contrôles et quand ils tamponnent mon passeport je réalise ce que je suis en train de faire et je me demande si ce n'est pas excessif comme choix. Je devrais peut-être changer d'avis et rentrer. En même temps, qu'est-ce qui m'attend si j'y retourne ? Un cœur brisé et un avenir incertain.
Je pense à ma famille, ils ne comprendront pas sauf peut-être Anya qui bouscule tout dans sa vie en ce moment. Je suis à peu près certaine qu'elle va quitter Chicago avant la fin de ses vacances. Elle comprendra. J'essaye de m'en persuader parce que c'est la seule personne qui pourrait me convaincre de rester. Je m'en veux d'être partie sans rien lui dire. Je ne voulais pas qu'elle me retienne.
Avant même d'avoir le temps de dire ouf, je me retrouve assise sur mon siège, ma ceinture bouclée et l'avion décolle. J'espère que je ne suis pas en train de faire une connerie. En même temps, maintenant c'est trop tard. Je m'endors rapidement et le vol passe comme un éclair. C'est en sortant de l'avion que je me rends compte que je ne sais pas du tout quoi faire, où aller, à qui m'adresser. Je n'ai pas de bagage à récupérer puisque j'ai simplement mon sac. Je me dirige vers un point d'information et demande une adresse pour un hôtel. Avant de chercher un taxi, je demande à un touriste qui semble américain de lui emprunter son portable. Il me le confie non sans une certaine méfiance. J'envoie un rapide sms à Anya pour lui indiquer où retrouver la voiture de Raven, bloque le numéro de ma sœur et je rends immédiatement le téléphone à son propriétaire.
Une fois arrivée à l'hôtel, je m'effondre dans le lit. J'allume la télévision par habitude. Je soupire avant de me redresser pour ouvrir la fenêtre. J'inspire à fond et observe la vie qui grouille à mes pieds.
- J'ai peut-être exagérée...
Je repense au baiser de Clarke. Il me fait mal, tellement mal. Je sens les larmes s'accumuler dans mes yeux. Je ne cherche pas à les retenir. Je me laisse glisser contre le mur et pleure, pleure, pleure toutes les larmes de mon corps. Je n'aurai jamais cru que Clarke puisse un jour me faire autant souffrir. Je suis horrifiée par son comportement. Elle m'a utilisé. Pire, elle a voulu se servir de cet amour démesuré que j'éprouve pour me retenir. Qui fait quelque chose d'aussi cruel ?
J'ignore combien de temps je reste repliée sur moi-même de la sorte. Je me décide à prendre une douche et à enfiler des vêtements quand mon estomac se manifeste. Je me rends à l'accueil de l'hôtel et demande des conseils pour trouver de quoi manger. L'hôtesse me conseil plusieurs endroits et je me retrouve à déambuler dans des rues bondées en pleine nuit dans un pays étranger. J'ai tendance à m'arrêter devant chaque vitrine que je croise, les lumières de noël donne une ambiance apaisante.
Alors que j'arrive devant un des établissements que j'avais repéré, j'entends le bruit significatif d'un ballon de basket qui rebondit sur le bitume. C'est plus fort que moi, je me faufile jusqu'au terrain en extérieur. Je souris alors que j'assiste à un trois mixte contre trois endiablé. Ils ont tous un super niveau, le jeu est rapide et intéressant. Je ressens une profonde nostalgie. Il me faut un nouveau rêve...
À un moment, le ballon leurs échappe et roule jusqu'à moi. Je le ramasse, l'observe, le fait tourner entre mes mains. Je me fais alpaguer dans une langue que je ne comprends pas. Je souris en leurs demandant si je peux shooter. Ils me répondent d'un signe de tête. Un panier, un tout dernier panier. Je dribble et profite de cette sensation. Je ne m'avance pas plus, restant derrière les lignes du terrain, j'observe calmement l'arceau et bondit, mettant mon corps et mes mains en place avant de lancer le ballon. Je suis des yeux sa trajectoire parfaite et je souris quand il fini dans les filets dans ce bruit si caractéristique.
Les joueurs me félicitent en anglais, m'invitant même à jouer avec eux. J'hésite. Un match, un dernier match. Ce serait une belle façon de dire adieu à ce sport. J'accepte poliment de les rejoindre. J'ai complètement oublié la faim, je me mets en condition. Je veux que ces quelques minutes restent gravées dans ma mémoire. Ils appellent trois autres joueurs et nous commençons un cinq contre cinq. J'aime l'aisance avec laquelle, ils jouent. Ce n'est pas comme à l'université. Je n'ai aucune pression. Je peux me déplacer, dribbler, passer et shooter comme il me plait. Je ne ressens même pas la douleur dans ma cheville, pour la première fois depuis très longtemps, je m'amuse en faisant du basket.
À la fin du match qui a été très serré et que mon équipe de fortune a finalement gagné de trois points, les joueurs me proposent d'un anglais maladroit de venir manger avec eux. J'accepte aussitôt. Quand nous sommes autour d'une table, quelqu'un finit par me demander ce que je suis venue faire à Séoul. J'en suis la première étonnée, mais je leurs dis une grande part de vérité. Je leurs parle de ma blessure qui va m'empêcher de jouer plus longtemps, de mes incertitudes pour l'avenir et de mon amie que j'aime depuis toute ces années, à qui j'ai avoué mes sentiments et qui m'a brisé le cœur.
Je reçois un soutien des plus sincères et assez étrange venant de parfaits inconnus. À la fin de notre repas, deux d'entre eux me donnent rendez-vous le lendemain au terrain de basket pour me faire visiter la capitale. Au début, je refuse ne voulant pas abuser de leur gentillesse mais ils insistent alors je finis par accepter. Avant de les laisser partir, je leurs demande si l'un d'entre eux à un téléphone qui puisse appeler à l'étranger sans un surcoût exorbitant. C'est un de ceux qui m'a proposé de me faire visiter demain qui s'avance en me tendant son portable.
Je le remercie d'un signe de tête avant de m'éloigner très légèrement. Je m'assieds sur un banc et compose le numéro de téléphone de ma sœur. J'hésite encore un peu avant de passer l'appelle. Je ne crois pas que cette incertitude dure particulièrement longtemps, mais lorsque l'écran perd en luminosité, j'appuie sur la dernière touche et colle l'appareil à mon oreille.
- Allô, je perçois une voix endormie.
- Salut Anya.
- Lexa ! Où es-tu ? J'ai essayé de t'appeler toutes les heures depuis ton message ! Il est... putain ! Il est quatre heures du mat' !
- Je suis désolée...
- Tu peux l'être. Dis-moi où tu es, je viens te chercher.
- Tu n'as pas de voiture An'.
- Etant donné que Rae t'as prêté la sienne, te laissant t'enfuir, elle a intérêt à en faire de même pour que je vienne te chercher.
- Tu n'as pas d'avion, non plus, je soupire.
- Tu es rentrée à Chicago, j'entends son soulagement, maman ne m'a pas prévenue.
- Non. Je ne suis plus en Amérique.
- Quoi ?! Mais qu'est-ce qui t'as pris ?!
- J'avais besoin, je réfléchis à la meilleure réponse, d'espace.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ne me dis pas que c'est à cause de cette foutue blessure, parce que tu m'as dit que tu gérais parfaitement la situation et je t'ai cru.
- Ce n'est pas seulement la blessure.
- Alors quoi ? Je ne comprends pas Lexa, tu es...
- C'est Clarke, je la coupe. Je devais m'éloigner de Clarke.
- Lexa, elle grogne, on ne change pas de pays pour une petite dispute avec sa meilleure amie, c'est ridicule et disproportionné.
- Je suis amoureuse d'elle et je lui ai avoué.
- Tu... quoi ?
- J'aimerai éviter d'en parler. Je... j'ai juste besoin d'espace et de temps.
- Où tu es ?
- Je ne vais pas répondre à cette question.
- Lexa ! Je te préviens tout de suite si tu...
- Anya, je l'arrête toute de suite, j'ai besoin de temps, seule.
- Très bien, elle soupire inquiète. Je peux te rappeler sur ce numéro ?
- Non. J'ai emprunté le téléphone. J'en achèterai un demain.
- Demain, hors de question ! Tu y vas sur le champ !
- Anya...
- Maintenant Lexa !
Je soupire en me frottant les paupières, fatiguée. Je me lève en assurant à Anya que je l'appellerai au plus vite. Elle proteste de nouveau, je comprends mais j'ai besoin de plus de temps. Je raccroche, rend son portable à son propriétaire avant de rentrer à l'hôtel.
Une dernière fois avant de fermer les yeux, je pense à Clarke. Je fais défiler nos dix premières années, le début de notre amitié. Les bons et les mauvais moments y passent tous. Les premiers mois après le déménagement de ma famille. Les centaines de cartes postales que nous nous sommes envoyées. Les premiers appels téléphoniques lorsque nous avons eu nos téléphones. Au moment précis où j'ai compris que j'éprouvais bien plus que de l'amitié pour elle, à ce garçon qui la prenait dans ses bras, l'embrassait et lui soufflait quelques mots à l'oreille la faisant toujours rire. À cette jalousie destructrice qui a commencé à gangrener mon cœur et à se muter en une colère sourde que rien d'autre que le basket ne parvenait à effacer. J'ai tellement, tellement de ressentiments qui sont néés au fil du temps à cause de Clarke mais le pire c'est qu'elle a toujours été la seule à tout effacer.
Et... elle m'a embrassée.
Pas pour les bonnes raisons.
Elle m'a embrassée.
Je pleure en me recroquevillant sur moi-même et je ne sais pas quoi faire de tout ces sentiments négatifs à propos d'elle qui me submerge. Rien n'arrive à combler le vide et la peur. Rien.
Je... je ne veux plus la revoir.
Je ne dis pas plus jamais mais pour le moment, j'ai besoin de distance.
J'aimerai la faire sortir de ma tête, qu'elle arrête de s'imposer dans chacune de mes pensées et essayer de réparer mon cœur.
Je ne sais pas encore comment je vais faire pour avancer. Il est évident qu'il y aura un avec Clarke et un après Clarke. Le début va être difficile voir même chaotique, mais il faut que je trouve un moyen de l'oublier, de me détacher de cet amour foudroyant qui me paralyse depuis si longtemps.
Dans les chansons, les films ou les livres, on évoque toujours le chagrin de celui qui reste, celui qui est délaissé mais jamais de celui qui part. Je ne comprends pas comment tous ces grands paroliers, scénaristes ou auteurs ont pu oublier de nous parler de ce déchirement intolérable qui habite celui qui se décide à partir pour se protéger. C'est terrible.
Je suis tombée amoureuse de Clarke, comme on tombe malade. Je ne l'ai pas cherché. J'ai simplement subi cette réalité. Je n'ai rien pu faire pour me défendre contre mes sentiments qui ne faisaient que s'accroître au fils du temps, qui m'aveuglaient comme une forte fièvre. Et un jour, je l'ai perdu.
Et parce que je préfère souffrir énormément à cet instant, plutôt que indéfiniment à petites doses tout au long de ma vie, je me suis enfuie sans même penser à me retourner une seule fois. Il fallait que je protège ce qu'il reste de mon cœur.
L'amour... mon amour pour Clarke, il est plus fort que moi. Plus fort que tout.
C'est pour cette raison que je devais absolument m'éloigner. Je sais que j'aurai fini par lui pardonner. C'est plus fort que moi. Mais cette fois, je n'ai pas envie de lui céder. J'ai besoin qu'elle comprenne qu'elle m'a blessée.
Je dois me désenvoûter, arrêter de chercher son regard et son approbation.
Avancer, laisser Clarke et tout ce qu'elle représente loin, très loin derrière moi.
Un nouveau départ.
oOoOo
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ça valait le coup d'attendre, que ce nouveau chapitre vous a inspirer et qu'il vous a plus ! Heureux de retrouver cette histoire ? Pour vous Lexa a-t-elle prit la bonne décision ou est-ce que c'est trop extrême ?
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre ! Je ne sais pas encore quand le prochain chapitre sera publier mais il y aura une fin, comme toujours ! :)
GeekGirlG.
