Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV Clarke
Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Je descends les escaliers comme si les marches aspiraient une partie de mon être. Lexa est partie. C'est le dernier jour des vacances de Noël et elle n'est toujours pas revenue. Je traîne ma valise derrière moi et referme définitivement la maison qui aurait dû nous apporter un tas de nouveaux bons souvenirs. Je n'arrive pas à comprendre comment ces quelques jours entre amis ont pu si mal se passer. C'est comme si le départ de ma meilleure amie avait été le déclencheur pour gâcher absolument tout le reste.
Une dispute a éclaté entre Aiden et ma sœur et ça a pris des proportions complètement démesurées. D'autant plus que ces deux-là, se cherchent tout le temps. C'est bien la première fois que j'entends ma petite sœur hurler. Madi est plus du genre posée, discrète et timide mais pour une raison que j'ignore, le ton est monté très vite. Je connais un peu moins Aiden, mais si je sais une chose c'est qu'il est infiniment protecteur avec ma sœur, comme Lexa peut - pouvait -, non… peut l'être avec moi. C'est un trait de caractère des Woods, de vrais anges gardiens avec ceux qu'ils aiment.
Nous avons tous commencé à nous inquiéter quand le bruit du verre brisé a éclaté dans la maison. Je me suis précipitée dans les escaliers la première. J'ai découvert ma petite sœur les larmes aux yeux, complètement essoufflée, les traits tirés par la colère. Aiden avec un air choqué sur son visage, les yeux écarquillés à leurs possible, quelque peu replié sur lui-même avec, à ses pieds, les vestiges de l'un des vases préférés de ma mère. Je me suis avancée vers ma sœur pour tenter de l'apaiser mais j'ai à peine eu le temps de faire un pas qu'elle a hurlé cette phrase qui restera certainement gravé en moi à tout jamais : "Ne dit plus jamais du mal de ma sœure" et elle est partit en courant, claquant toutes les portes qu'elle franchissait.
Aiden est resté compétemment immobile pendant de longues, très longues minutes. Il m'a regardé avec un air tellement désolé qu'il m'a touché en plein cœur. J'ai vite compris que quoi qu'il ait pu dire, il n'en pensait pas un mot. C'était la peur qui avait parlé à sa place, être sans nouvelle de Lexa était en train de rendre le clamp Woods complètement hors de contrôle. Sauf Anya… qui abordait un calme olympien, ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Je n'ai pas du tout compris son recule. J'ai fini par croire qu'elle en savait plus que nous alors j'ai eu la très mauvaise idée de la confronter. Je lui ai demandé sans détour si elle avait des nouvelles de sa sœur.
Anya n'a rien dit. Elle n'a rien fait. Mais très franchement, si elle m'avait collé son poing dans la figure, ça aurait été du pareil au même. D'ailleurs, j'ai cru que cette discussion à sens unique allait finir de cette manière, ses poings serrés et son regard assassin ne faisait pas le moindre doute. Et puis, sans la moindre explication, elle s'est adoucie. Elle a quitté le salon en me déboitant presque l'épaule au passage sans dire un mot. Sans que je ne comprenne la moindre logique à ses actes, elle a passé la porte d'entré et foncé vers Raven qui avait le dos tourné, les mains perdues au milieu du capot de sa voiture. Je n'ai absolument rien saisi de leur conversation mais j'ai vu quelque chose que je ne suis pas près d'oublier. Mon amie a j'ai décidé de ne plus parler pour le moment étant donné qu'elle a joué un rôle majeur dans la disparition de Lexa, a confié à une autre personne qu'elle une clef et la laissé trifouiller dans le moteur de sa voiture.
Ce fait était déjà démesurément anormal, mais plus je les observais et plus je me rendais compte que quelque chose clochait. J'avais déjà remarqué les regards insistant de Raven sur Anya et ses sourires mais maintenant je voyais quelque chose en plus que je ne suis pas parvenue à saisir et que pour être tout à fait honnête, je ne comprends toujours pas. Je suis restée figée derrière la fenêtre à essayer de comprendre les échanges de regards, les éclats de rire ou encore la subite envie de Raven de chanter à tue-tête :
- Don't worry, be happy In every life we have some trouble. But when you worry you make it double. Don't worry, be happy Don't worry, be happy now.
Raven n'avait jamais le temps d'aller plus loin puisqu'Anya finissait toujours par lui asséner un coup de poing dans l'épaule qui faisait grimacer mon amie avant qu'elle ne fasse une tête de six pieds de long certainement après une menace envers sa voiture. C'est la seule chose capable de faire réagir Raven Reyes, s'en prendre à sa voiture !
Mais à cet instant, alors que je me retourne pour rejoindre ma voiture et enfin mettre un terme à ses vacances, le rire de mon amie m'interpelle à nouveau. Je la cherche d'un rapide balayage et je la trouve de nouveau avec Anya qui a sur les lèvres un sourire resplendissant. Un peu trop grand à mon goût étant donné que nous sommes toujours sans nouvelle de sa sœur. Je ne sais pas ce qui se passe entre ces deux-là et si je n'étais pas aussi inquiète pour ma meilleure amie, sans parler de ma rancune sourde envers Raven, je serai beaucoup plus déterminée à trouver des explications.
Je place ma valise dans le coffre de la voiture de ma mère avant de me placer devant le volant. Je klaxonne deux fois pour rappeler à l'ordre les retardataires. Il n'y aura pas d'au revoir éploré. La portière côté passager claque et je sursaute violemment. J'observe O' quelque peu interdite, elle est clairement sur la défensive quand je demande :
- Tu ne rentres pas avec ton frère et Echo ?
- Non.
- Oserais-je te demander pourquoi ?
- Tu devrais éviter.
- D'accord…
Je cherche rapidement Bellamy pour essayer de comprendre pour quelle raison sa sœur décide subitement de rentrer avec moi. Je le trouve avec Anya. Ils semblent avoir une discussion sérieuse. L'aîné des Blake se tourne vers ma voiture, fait un signe de tête vers sa sœur tout en poursuivant sa conversation. Je comprends sans mal qu'il parle de sa sœur et peut-être même de ce qui a pu la mettre dans cet état. Alors que je trouve que cette surveillance devient ennuyeuse, mon regard dévie encore une fois sur Raven qui a les yeux rivés sur Anya, les bras croisés et le dos appuyé sur la portière de sa voiture ouverte.
Je fronce les sourcils. Pourquoi Raven semble attendre l'aînée des Woods ? Elles ne vont tout de même pas rentrées ensemble ? New-York et Chicago ne sont pas du tout dans la même direction !
- O' tu…
- J'ai dit que je ne voulais pas en parler.
- Et j'ai très bien compris, j'assure. Je voulais seulement te demander si tu ne trouvais pas Rae étrange.
- Tu ne lui a pas parlé depuis le départ de Lexa, évidemment qu'elle est étrange. Vous êtes normalement incapable de passé plus de 24 heures sans prendre des nouvelles de l'autre.
Le départ de Lexa… je ne sais pas pour quelle raison mais il n'a pas la même connotation quand j'y pense et que lorsque quelqu'un d'autre en parle. Je ne sais pas, si personne n'énonce l'évidence, c'est comme si ce n'était pas réel. Et, je préférerai que ce ne soit que les répercussions d'un mauvais rêve.
Je me sens tellement coupable que je n'ai pas osé prononcer son prénom depuis des jours. Je pense toujours à elle, nuit et jour. Mais je n'arrive pas… je n'arrive pas à… et merde, je recommence à pleurer. J'essuie rapidement mes larmes en détournant le regard pour cacher mon état à Octavia même si elle ne fait pas du tout attention à moi.
Le pire, c'est de ne pas savoir où est Lexa. Je suis au bord de la folie. Je saisi mon portable d'une main tremblante. Je regarde mon écran de verrouillage, c'est une photo de nous deux. J'ai mal, tellement mal. C'est insupportable. L'écran se noircit et j'appuie de nouveau sur l'écran pour faire apparaître Lexa. J'ai vraiment tout fait foirer !
- Tu penses qu'elle va revenir ? Je demande le cœur au bord des lèvres
- Qui ? Lexa ? J'en sais rien. Tu es sûre de ne pas vouloir me dire ce qu'il s'est passé entre vous deux. Un avis extérieur pourrait aider.
- Je ne… j'ai tout foutu en l'air.
- On ne fout pas en l'air une amitié comme la vôtre avec un simple accrochage, soupire O.
- Hum…
J'aimerai la croire, vraiment. Seulement plus le temps passe, plus je dois bien admettre que ce n'était pas une petite dispute. Je n'ai pas écouté Lexa. J'ai joué, comme toujours, ma tête de mule. J'avais tellement peur de la perdre que j'ai agi n'importe comment et maintenant elle est partie. Lentement, je viens toucher la joue qu'elle a giflé. Par moment, c'est comme si je sentais à nouveau la douleur, la marque de ses doigts sur ma peau. Une empreinte gravée à tout jamais mais ce n'est pas tout, mes doigts glissent jusqu'à mes lèvres. Je les détaille lentement de la pulpe des mes doigts, je ferme les yeux et durant une ou deux secondes, c'est comme si les lèvres de Lexa étaient inscrites à l'encre indélébile sur les miennes.
Pourquoi je n'ai jamais ressenti quoi que ce soit de similaire à ce qui m'a habité quand j'ai embrassé Lexa ? Pourquoi je n'ai jamais été autant transcendée qu'à cet instant précis ? Pourquoi je ne m'étais jamais sentie à ce point à ma place qu'au moment précis où j'ai volé ce baiser ? Et surtout… pourquoi je ne rêve que d'une chose, nuit après nuit, recommencer ?
Quand je ne suis pas paralysée par la peur et l'inquiétude, absolument tout me ramène à ce baiser, à ce que j'ai pu ressentir et surtout à cette envie irrépressible de pouvoir de nouveau l'embrasser, retrouver ses lèvres qui s'imbriquaient parfaitement avec les miennes, qui ont incendiées mon cœur, détruisant tout sur son passage, ne laissant qu'elle : Lexa.
- Tu te souviens de ce jour où Lexa voulait absolument nous faire sauter de cette falaise ?
- L'été dernier ?
- Hum, je souffle en ouvrant les paupières.
- On a bien fait de l'écouter. Je crois que je n'ai jamais ressenti une telle sensation.
- Tu crois que partir était une nouvelle falaise et que cette fois, je baisse les yeux allumant de nouveau mon écran pour voir son visage souriant, elle a sauté sans nous ?
- Clarke…
- Je vais la rattraper, j'assure les larmes aux yeux, je ne sais pas combien de temps il va me falloir, mais je vais la rattraper.
A ce moment-là, j'étais incapable d'imaginer que cette course effrénée serait aussi longue et qu'elle mettrait autant ma détermination et mon endurance à rude épreuve. Que les premiers jours de mon retour à New-York me laisseront à peine le temps de penser par moi-même. Qu'il n'y aurait que moi, les reportages photos et mon appareil. Et que c'est lorsque je reviendrai chez moi le soir, prête à appeler ma meilleure amie pour lui raconter tous les détails de ma journée de fou que le manque et la réalité me frapperait à nouveau. Mais ce que je ne pouvais surtout pas concevoir c'est que les jours allaient inévitablement se transformer en semaines, et les semaines en mois et ces terribles mois se muteraient inévitablement en un foutue année sans que l'absence de Lexa ne s'apaise, sans qu'elle ne revienne et sans que je ne sache jamais où elle se trouve.
La voiture se remplit, me sortant Lexa de la tête. J'étire mes lèvres dans un sourire forcé en me tournant vers ma sœur qui aborde toujours une mine renfrognée. Monty me sourit alors que Harper dépose sa tête sur son épaule. Jasper leurs fait un résumé du dernier livre qu'il a lu durant sa dernière insomnie. Il sourit tellement naturellement. Je le jalouse. Je ne sais pas comment il fait, d'autant plus maintenant que je sais ce que cache ce sourire démesuré. Il a fini par nous parler de Maya, qui était sa petite amie depuis qu'il avait 17 ans et qui est décédée après une longue maladie. Je ne comprends pas comment il peut être si heureux et insouciant alors qu'il est clair qu'on lui a amputé une partie de son cœur.
Je démarre la voiture en vérifiant l'heure, nous sommes dans les temps. Personne ne manquera son avion. Mon regard se vide en pensant à Lexa seule dans un avion. Je secoue la tête pour ne pas me retrouver dans le tourbillon dévastateur de ce que j'ai pu ressentir en trouvant la voiture de Raven aux abords de l'aéroport. Je fais signe à Wells qui conduit les deux frères Woods et je prends la route. Alors que je suis les traces de Lexa, je me demande à quoi elle pouvait penser quand elle est partie. Est-ce qu'elle a hésité ? S'est-elle retournée ?
Non. Je ne sais que trop bien que la réponse est : non. Quand Lexa prend une décision, elle s'y tient. Je ne le sais que trop bien. Elle est toujours entière et vraie, c'est ce que j'aime - j'aimais -, non… ce que j'aime chez Lexa.
Lexa est passionnée, travailleuse, fidèle aux siens avec une pointe de timidité qui est si attendrissante et une maladresse légendaire dans sa façon de s'exprimer ou de réagir face à certaine situation. Elle n'a jamais aimé les mots, préférant les actes. Après ma première peine de cœur, elle a brusquement raccroché, prit un avion et quelques heures plus tard elle était à ma porte simplement pour me prendre dans ses bras. Ma mâchoire se serre, grince alors que mes doigts accentuent la pression sur le volant. Je ne comprends pas comment ses sentiments à mon égard ont pu m'échapper. C'était tellement évident.
Alors je me demande : quand. Quand exactement est-ce que j'ai arrêté de la voir ?
Alors je me demande : comment. Comment j'ai pu oublier de la regarder ?
Alors je me demande : pourquoi. Pourquoi j'ai pu penser qu'elle serait toujours à mes côtés ?
Alors je me demande : où. Où a-t-elle enfouit son cœur toute ces années ?
Alors je me demande : combien. Combien de temps a-t-elle étouffé ses sentiments par peur ?
Alors je me demande : qui. Qui est-elle vraiment sans son masque de faux semblants avec tout cet amour qu'elle a refoulée si longtemps ?
- Clarke ? Qu'est-ce que tu fais ? Clarke !
- Ne me hurle pas dessus O' !
- Tu viens de manquer l'aéroport Blondie !
- N'importe quoi, je regarde par la fenêtre, eh merde !
- Tout va bien Clarke ? Demande calmement Monty.
- Evidemment, je grogne.
- Tu veux que je conduise jusqu'à la maison ?
- Tu n'as pas encore le droit de conduire Mad's !
- Qui ne tente rien…
- Si tu ne le sens pas, reprend Octavia, je peux prendre le volant.
- Je vais bien.
- Je sais que je ne suis qu'une pièce rapportée, intervient Jasper, mais je crois que tout le monde a remarqué que tu n'allais pas bien Clarke.
- Jordan, s'interpose aussitôt Monty, dois-je te rappeler qu'elle a toutes nos vies entre ses mains ? Ne dit rien que nous pourrions regretter.
- D'autant que nous ne savons toujours pas ce qu'il s'est passé, le soutient Harper.
- Vous ne savez pas ce qu'il s'est passé, répète Jasper incertain, vraiment ? Pour moi, c'est plutôt évident.
- De quoi est-ce que tu parles, demande Octavia véritablement intéresser.
- Vous êtes sérieux ? Personne n'a compris ?
- Il y avait quelque chose à comprendre ? S'informe Madi incertaine.
- Wow ! Green rappelle-moi depuis combien de temps tu es ami avec Clarke et Lexa ?
Merde… j'observe un peu trop longtemps le reflet de Jasper dans le rétroviseur. Est-il possible qu'il ait vraiment compris ? Ce serait insensé. J'ai tout fait pour que personne d'autre que Raven ne saisisse le sujet de ma «dispute» avec Lexa. Je peine à croire que quelqu'un d'autre que Rae ait pu saisir ce qui a pu se passer entre Lexa et moi.
- Depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, répond Monty incertain.
- Mec, Lexa était clairement amoureuse de Clarke.
Je freine brusquement à l'annonce. Je me fais violemment klaxonner, mes amis et ma sœur me hurlent dessus, me reprochant mon imprudence. Je me retourne vivement vers les sièges arrière en fixant Jasper avant de lui hurler dessus :
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Que ta meilleure amie était amoureuse de toi, il répète sans sourciller. Cette situation arrive bien plus souvent qu'on le pense.
- C'est complètement insensé, réfute Octavia. Lexa n'a pas de sentiments amoureux pour Blondie.
- Et pourtant, j'ai raison n'est-ce pas ?
- Jasper, essaye de l'arrêter Monty.
- Clarke, souffle Madi inquiète, c'est vrai ?
- Je… je vais reprendre la route, je me retourne et m'exécute.
- Blondie, c'est pas sérieux ?
Je reste silencieuse, concentrée sur la route. Je n'arrive pas à croire qu'un illustre inconnu à pu mieux comprendre la personne la plus importante de ma vie, en seulement quelques jours que moi. À cet instant je me déteste. Je ne comprends pas… comment je n'ai pas pu comprendre qu'elle m'aimait ? J'étais tellement persuadée que Lexa serait là pour toujours que j'ai fini par oublier de la regarder… la regarder vraiment, au-delà de ce que les yeux peuvent voir. Des larmes m'échappent, je les essuie rapidement mais pas assez.
- Clarke, c'est de nouveau Octavia, Lexa a vraiment… qu'est-ce qu'elle a dit exactement ?
Lexa a dit tellement de choses. Je ne crois pas avoir entendu autant de mots franchir ses lèvres en si peu de temps que ce jour-là. Elle a dit : je t'aime. Je ne l'ai pas bien écouté. Elle m'a avoué que j'étais cet amour à sens unique que je m'étais promis de détruire s'il lui faisait du mal. Mais voilà, c'était moi et je n'ai pas voulu entendre. Elle me l'a dit et répété… je ne la voyais plus - pas -, non… plus. J'ai arrêté de la regarder mais je ne sais pas quand exactement. Elle a continué en m'assurant que la personne qui ne l'aimerai jamais comme elle le voudrait c'était… moi. Et je me suis acharnée à lui dire qu'elle se trompait comme si je connaissais mieux son cœur qu'elle-même.
J'ai été tellement… stupide. Je me suis acharnée à croire qu'elle faisait fausse route. Et j'ai fait quelque chose d'insensé. J'ai voulu la retenir contre son gré, l'étouffer, la garder pour toujours en me moquant de ses sentiments, lui prouver qu'elle avait tort. J'ai fait n'importe quoi pour ne pas la perdre et je n'ai fait que précipiter sa fuite. Parce que je suis trop égoïste et bornée. J'ai toujours pris Lexa comme acquis alors que je n'ai fait que la délaisser au fil des années allant jusqu'à trahir la confiance qu'elle avait en moi, en notre amitié en lui volant tout ce qu'il lui restait après m'avoir exposé son cœur : un minimum de dignité. J'ai tout ruiné parce que j'ai refusé de l'écouter et je lui aie arraché - pris -, non… arraché tout ce qui aurait pu nous rester : notre amitié.
Parce que comme l'imbécile que je suis, je lui ai volé un baiser. Non, pas un baiser… le baiser, le seul qui avait peut-être de l'importance pour elle et j'ai peur de ne jamais pouvoir me faire pardonner de cet acte déloyal. D'ailleurs, elle m'a assuré qu'elle ne me pardonnerait pas ma traîtrise. Et, je ne peux pas lui en vouloir parce que je comprends.
Ce baiser… était seulement intéressé, je cherchais à la retenir. Je n'ai pas pris en considération ce qu'elle pourrait ressentir.
Je me gare juste devant l'aéroport sur les arrêts minutes. Je sens encore le regard d'Octavia me brûler la peau. J'entends Mondy, Harper et Jasper s'agiter pour récupérer leurs affaires. Je fixe le panneau qui affiche les départs. Je me perds dans la contemplation, me demandant ce que Lexa a pu ressentir en les fixant avant son départ. Je me demande vraiment où elle se trouve. Je suis tellement inquiète.
- Blondie, reprend O alors que nos amis s'éloignent.
- Lexa a dit qu'elle m'aimait.
- Quoi ?
- Deux fois.
- Et c'est pour cette raison qu'elle est partie ?
- Non.
- Clarke…
- Si elle est partie c'est parce que je n'ai pas pris en considération ses sentiment et que j'en ai fait qu'à ma tête ! Je suis la méchante de l'histoire, pas l'inverse.
- Qu'est-ce que…
- J'ai absolument tout fait pour la retenir et j'ai fait la seule chose à ne surtout pas faire. Je l'ai… trahie.
- Je suis sûre que c'est moins grave que ce que tu crois, m'assure Madi.
- J'aimerai, un rire sans joie m'échappe.
- Blondie, c'est Lexa et toi, les choses vont s'arranger, comme toujours.
Non. Pas cette fois. Parce que j'ai tout foutue en l'air.
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! Clarke se remet pas mal en question dans ce chapitre. On comprend que plusieurs "conflits" ont éclatés, les tensions dû au départ de Lexa n'ont rien arranger. Des suppositions pour la suite ?
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !
Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) qui devrait me permettre de vous publier 1 ou 2 chapitres de "When I See You Tomorrow" par semaines. En parallèle, je continue de publier NMRP tous les vendredi et 2 ou 3 chapitres de "Les amis ne s'embrasse pas sous la neige" par semaine. Prenez soin de vous !
GeekGirlG.
