Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV Clarke
Je prends des photographies d'un terrible incendie alors que les pompiers sont encore en action. Je sens la chaleur presque brûler mes mains alors que je me trouve bien derrière la barrière de sécurité. Mon œil est collé à l'objectif et mon doigt s'active sur le déclencheur. Je capte le meilleur de la lumière pour rendre ce moment tragique artistique. Je fais tout ce que j'aime et pourtant, je ne suis pas dedans. J'ai la tête ailleurs.
Le journaliste télé qui crie à côté de moi, n'arrange pas du tout la situation. Il énonce les faits sans relâche et quand il n'a plus rien à dire il lâche la date du jour comme une bombe, encore et encore. Je finis par me crisper, je rate une première photographie, une seconde et une troisième. Je jure entre mes dents avant de décoller l'objectif de mon œil. Je m'éloigne de la fournaise et prends le temps de respirer.
Le 24 avril…
Je recule encore, traverse la route, trouve un banc pour m'asseoir et me prend le visage entre les mains. Je dois continuer de respirer normalement, surtout ne pas commencer à paniquer. Je ne peux pas faire une autre crise d'angoisse. Je dois arrêter de complètement perdre le contrôle dès que je pense à Lexa.
Quatre mois…
Je dépose avec précaution mon appareil à côté de moi. Je serre mes poings et prends une forte inspiration en fermant mes paupières. Je dois continuer à me concentrer sur ma respiration. Je vais tout faire pour éviter d'être submergé par tout ce flot d'émotions qui va de paire avec Lexa depuis qu'elle est partie.
Je sursaute violemment, lâchant même un petit cri ridicule quand la sonnerie de mon portable jaillit de ma veste en jean. Je marmonne maintes et maintes insultes avant de regarder mon écran. J'expire sur la longueur avant de décrocher :
- Salut Rae.
- Tout va bien Clarkie ? Ta voix est bizarre.
- C'est rien. Je, mes yeux détaillent le carnage devant moi, je suis juste un peu choquée à cause de l'incendie que je couvre pour le journal.
- Je vois, je sais à son intonation qu'elle ne me croit pas du tout. Je viens d'avoir O'. elle aura un peu de retard. Tu veux que je passe te prendre et que nous l'attendions ensemble au restaurant ?
- Le dîner, j'implose, j'avais complètement oublié !
- Okay, elle rit, donc si je comprends bien, tu étais sur le point de nous poser un lapin ?
- T'es sérieuse ? Vraiment ? Rappelle-moi qui a manqué un ciné, un déjeuner chez mes parents et une foutue séance de sport avec moi ce mois-ci. J'ai dû faire du cardio toute seule Rae, c'était horrible.
- Ouais, je me suis laissé distraire par, silence avant qu'elle complète, le temps ?
- Est-ce que c'est une question Raven Reyes ? Moi je vais te dire par quoi tu es distraite : tes foutus plans cul !
- Hey ! Je ne suis pas un putain de Don Juan !
- D'accord, alors si ce ne sont pas des plans cul, dis-moi avec qui tu couches. Je t'ai déjà dit que j'aimais bien Shaw alors tu n'auras pas mon discour «moralisateur» à son sujet et même si ce n'est pas lui, tu sais que j'essaye de prendre du recule alors… je ne dirais rien qui que ce soit.
- Pourquoi tout le monde pense que je couche avec Shaw ?
- Peut-être parce que c'est le cas, je soupire.
- Absolument pas ! Je te le jure sur ma collection collector de figurines Star Wars.
- Wow ! Les figurines Star Wars, c'est du sérieux, je m'amuse, mais pas autant que si tu avais juré sur ta stupide collection de vinyle de jazz.
- Et ainsi une amitié de 22 années prend fin, assène-t-elle théâtralement, ma collection de vinyle de jazz n'a rien de stupide, rien !
- Je me souviens de ton déménagement Raven Reyes ! Ces cartons ont bien failli me ruiner le dos.
- Tu as conscience que j'ai seulement changé de pallier ? Et que cette histoire à quatre
ans. Tu en es consciente, n'est-ce pas ?
- Au fait, en parlant de pallier… Helena est revenue ?
- Toujours pas.
- Et tu ne t'inquiète pas plus que ça ? Tu t'es rendu compte qu'elle est partie il y a deux mois, non ?
- Ce n'est pas la première fois que ma mère se volatilise Clarke, un nouveau silence. C'est à cause de Lexa que tu t'inquiètes ?
Je pourrais mentir effrontément mais qu'est-ce que j'y gagnerai ? Tout le monde sait pertinemment que je me fais un sang d'encre pour Lexa. Je n'essaye même plus de le cacher, c'est inutile, pas même quand mon «obsession» provoque des tensions dans mon couple. Ma vie avec Wells devient de plus en plus insupportable et si j'ai tout fait pour passer le plus de temps possible avec mes amis ce n'est pas pour rien. Je suis même retournée dormir chez ma mère presque la moitié de ce mois. J'ai inventé des excuses bidons qui concernent le travail, de l'aide pour les devoirs de Madi et même un problème avec la voiture de Marcus que je devais apporter à Raven. J'ai tout fait pour m'éloigner sans la moindre raison.
Ou presque… il y a une raison : Lexa.
Il n'y a qu'elle, tout le temps. Je suis continuellement inquiète. Je me demande où elle se trouve, si elle se porte bien, quand elle va revenir. Son absence est de plus en plus insupportable. Je veux qu'elle rentre, seulement qu'elle revienne. Je m'en contre fiche qu'elle ne m'adresse plus jamais la parole. Je pourrais comprendre, tout ce que je demande, c'est la revoir une fois, rien qu'une fois pour constater de mes yeux qu'elle va bien et si en plus, Lexa a trouver un moyen de m'oublier et d'être heureuse alors… c'est le combo gagnant !
- Clarke ?
- Désolée Rae… oui, bien sûre que oui. Je suis tout le temps inquiète pour et à propos de Lexa. Tu sais si le clamp Woods a eu des nouvelles ?
- Par nouvelles, tu veux dire une nouvelle carte postale avec absolument rien d'écrit dessus ? Nos seuls indices étant que l'écriture sur l'enveloppe est bien celle de Lexa et que le cachet de la poste nous prouve qu'elle est bien dans ces pays ?
- Ouais…
- On a eu celle de Corée du Sud en Janvier, du Japon en février, d'Indonésie en mars et d'Australie pour le mois d'avril. En générale Anya les reçois en milieu de mois donc…
- … j'ai compris, je soupire, rien de nouveau. C'est drôle, je n'imaginais pas du tout Lexa faire un tour du monde, être loin de sa famille… j'ai toujours cru que c'était le genre de personne à prendre typiquement une maison dans la même rue que celle de ses parents pour veiller sur eux ou en devenant riche et célèbre avec le basket, elle leurs aurait construire une résidence énorme sur sa propriété démesurément grande.
- Clarke, souffle Raven.
- Ça prouve encore une fois que je ne la connaissais pas du tout ! Je l'ai vraiment pris comme acquis, n'est-ce pas ?
- Arrête de te faire du mal Clarke. Je crois que tu étais la goutte de trop mais ce n'est pas toi qui la fais complètement dérailler. Elle avait… Lexa a beaucoup de secrets. C'est Lexa, je l'imagine parfaitement hocher les épaules, elle ne dit jamais grand-chose.
- Comme toi, n'est-ce pas ? Vous êtes un peu identique, c'est pour cette raison que tu la comprends aussi bien. Je me trompe ?
- Nous ne sommes pas du tout pareil Lexa et moi. Regarde en face, je relève les yeux et découvre Rae qui me fait un signe de la main, je suis là.
Je raccroche en lui faisant à mon tour un signe de la main. Je ne comprends pas… nous ne sommes pas au téléphone depuis assez longtemps pour qu'elle soit déjà là. Elle traverse la route en courant sur le passage piéton. Une fois devant moi, elle sourit en m'ouvrant ses bras. Je souris amusée par son comportement mais je n'hésite pas une seule seconde avant de me glisser dans une étreinte plus que réconfortante.
Je peine à croire que j'ai pu en vouloir à Raven. Je ne me serai jamais imaginée ressentir un quelconque ressentiment à son égard. Elle est comme ma sœur et je sais qu'elle sera toujours là pour moi, la preuve en est encore aujourd'hui. Je pense seulement qu'il était plus facile de nourrir une rancune, certes injustifiée, contre elle que contre moi.
Heureusement, Raven ne m'en a pas tenue rigueur et lorsque je suis revenue vers elle, toute penaud pour m'excuser, elle n'a pas hésité une seule seconde avant de les accepter. Depuis, je m'accroche à elle comme jamais. J'essaye de la voir au-delà de ce qu'elle veut bien me montrer. Je ne veux surtout pas faire la même erreur avec elle, qu'avec Lexa. Je ne supporterais pas de la perdre elle aussi.
C'est pour être certaine de ne pas faire de connerie monumentale avec Raven que j'ai pris la décision de retourner voir le groupe de soutiens qui m'a aidé à remonter la pente après le décès de mon père quand Lexa a déménagé à Chicago. Au début, je n'ai pas osé parler et puis après deux mois quand j'ai compris que ma meilleure amie ne reviendrait pas, j'ai commencé à me confier.
J'ai évoqué mon besoin quasi obsessionnel de m'imposer dans la vie de mes amis, les étouffants parfois. Je n'ai pas mâché mes mots quand je me suis épanchée sur la façon dont j'ai trahi la confiance de ma meilleure amie, seulement pour la retenir, pour être certaine de ne jamais être seule. J'ai révélé à demi-mot que j'étais toujours submerger par des crises d'angoisse que j'étais incapable de contrôler depuis que Lexa était partie. Ils ne m'ont jamais jugé mais ils ont été ferme quand ils m'ont prodigué leurs conseils et assez attentifs pour ne pas me pousser à aller trop vite.
- Tu es certaine que ça va Clarke ? Me demande doucement Raven en s'éloignant
- Oui, je réponds vaguement. Oui, je réitère plus fermement. On a rendez-vous où déjà ?
- Clarke, tu peux me parler.
- Je ne vois pas ce qu'i dire. Lexa me manque horriblement. Tu sais que parfois je l'appelle, juste pour entendre sa voix sur le message préenregistré de la messagerie. C'est… je… elle était toujours là pour moi. Je crois simplement que je ne sais pas comment faire sans elle.
- Tu peux compter sur moi, sourit Raven. Je suis là, m'assure-t-elle. Je sais que notre relation n'a rien à voir avec celle que tu as avec Lexa mais je suis là.
- Avais, je la corrige douloureusement.
- Que tu as, insiste Raven en fronçant les sourcils. Changeons de sujet en marchant, me propose-t-elle. Comment va Mad's ? Toujours super énervée contre Aiden ?
- Hum… toujours. Je crois qu'il a plus que la dispute que nous avons surprise. Elle ne veut même plus lui adresser la parole. Il appelle tous les jours, je commence à avoir de la peine pour lui.
- Anya m'a dit qu'il avait merdé, mais sans s'épancher sur le sujet.
De nouveau ce sourire, dès que Raven a prononcé le prénom d'Anya, elle s'est comme illuminée. Si je l'ai remarqué, c'est parce qu'elle parle de plus en plus de la sœur de Lexa sans vraiment s'en rendre compte je crois. Raven aimait beaucoup passer du temps avec l'aînée des Woods quand elle était plus jeune et elle a énormément souffert quand Anya a déménager. Je ne me souviens pas avoir vu l'hispanique aussi triste qu'à cette période. Je peine à croire qu'avant ces vacances, elles ne se soit jamais revu en dix ans.
Seulement depuis quatre mois, elles semblent s'être énormément rapprochées. Je crois qu'elles s'appellent tous les jours. Et je suis presque sûre de les avoir vu ensemble à New-York il y a deux ou trois semaines. Je sais à quel point Anya peut être protectrice et je suppose que si elle n'a pas complètement pété un câble depuis le départ de Lexa c'est grâce au soutien de Raven. Je ne sais que trop bien à quel point son appui peut être bénéfique.
- Comment va Anya ?
- Pourquoi tu me poses cette question ?
- Parce que c'est Anya Woods et que Lexa est partie sans rien dire.
- Ah…
- Tout va bien Raven ?
- Je crois qu'Anya fait bonne figure. Elle se lance corps et âme dans ses nouveaux projets, elle fonce oubliant tout et quand elle s'arrête… la réalité la rattrape. Elle pleure beaucoup, Raven se crispe en prononçant ces mots et ses poings se serrent beaucoup trop à mon goût, je déteste quand elle pleure.
- Vous vous êtes beaucoup rapprochées toutes les deux, n'est-ce pas ?
- Quoi ?
- Anya et toi, je précise alors qu'elle semble se reconnecter à la réalité, vous vous êtes rapprochées depuis les vacances, non ?
- Ah. Oui, de nouveau ce sourire, nous nous sommes rapprochées.
Je crois déceler un nombre incalculable de non-dits dans cette simple phrase. Et ce sourire… sérieusement, je n'ai jamais vu Raven sourire de cette manière. Il y a quelque chose qui m'échappe mais si ce que j'ignore à le don de rendre Rae aussi heureuse, ça me va. Je souris à mon tour et prononce doucement :
- Je suis contente pour toi.
- Pour moi, prononce-t-elle surprise, pourquoi ?
- Depuis quelque temps, tu sembles vraiment heureuse.
- Je suis toujours heureuse, s'amuse-t-elle.
- Pas comme tu l'es en ce moment.
- Je ne me sens pas différente, Raven fronce légèrement les sourcils.
Je souris un peu plus. Je trouve que c'est un peu fou qu'elle Raven soit capable de déceler n'importe quel petit changement chez les personnes qui l'entourent, mais que lorsqu'il s'agit d'elle, elle soit aussi aveugle. Elle dit toujours être une handicapée des sentiments alors qu'au contraire, je crois que c'est elle qui à la plus grande capacité émotionnelle qui soit. Je pense seulement qu'elle se crée elle-même des barrières pour éviter de souffrir.
J'aimerai pouvoir lui en parler mais j'ai peur d'être encore trop maladroite. J'ai encore beaucoup à apprendre de mes erreurs avec Lexa. Je sors de mes réflexions en apercevant Octavia devant un restaurant asiatique, les yeux rivés sur l'écran de son téléphone. Je l'appelle en lui faisant des grands signes de la main. Elle range son portable avant de se tourner complètement vers nous amusée.
A la voir, personne ne pourrait croire qu'elle sort d'un match de hand. Quand j'allais voir Lexa jouer et que nous sortions après, elle portait toujours une tenue sportive, ses cheveux encore mouillés et attachés dans un chignon lâche, avec un grand sac sur l'épaule et fonçait sur la malbouffe : une pizza, un hamburger, des frites, du soda, des donuts, cookies n'importe quoi à partir ou c'était gras et sucré. Alors qu'Octavia à l'allure d'une working girl et que je sais d'avance qu'elle va étudier la carte pendant de longues minutes pour choisir non ce qu'elle aimerait manger mais ce qui a la meilleure valeur nutritive.
- Doit-on déduire à ton sourire que tu as gagné, demande Raven en tapant sa paume deux fois dans celle d'O'.
- Evidemment que j'ai gagné ! New-York est l'ambassadrice du hand pour l'Amérique.
- Et donc, je réponds, tu te dois d'écraser toutes les équipes qui vienne d'un autre Etat ?
- Exactement !
Nous rions en entrant dans le restaurant. Nous savons tous à quel point Octavia peut-être impitoyable sur un terrain. Elle ne laisserait personne d'autre qu'elle gagner. Elle ne joue que pour obtenir la victoire. Par moment, c'est à se demander si elle sait s'amuser. O' se lance des objectifs et elle les atteint toujours, c'est un vraie pit-bull. Quand elle a décidé de faire de la politique son métier et qu'un ou deux idiots lui ont dit que c'était impossible, elle s'est renfrognée, à remonter ses manches et elle est en train de prouver à tout le monde qu'ils se sont royalement trompés en étant la première de sa section.
J'adore être son amie mais pour rien au monde je ne voudrais avoir le malheur d'être son ennemie. Je plains tout ceux qui ont l'audace de la contrarier, en première ligne son grand frère. Bellamy semble avoir un don pour se mettre sa sœur à dos. Tous les deux sont soit inséparables, soit au beau milieu d'une dispute aux conséquence apocalyptique. Je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé le jour du retour des vacances mais O' est rester fâcher six semaines avant d'accepter de revoir son frère.
Nous discutons de tout et de rien en mangeant, nous rions beaucoup. C'est agréable de les retrouver toutes les deux, même si la chaise vide sur notre table de quatre à un goût amer. Sans vraiment m'en rendre compte, je m'isole de la conversion et j'observe avec un peu trop d'intensité la place vacante en face de moi. Sans que je ne puisse le contrôler, je m'imagine Lexa.
Je souris alors que je la vois rire avec nous et avoir un regard complice avec moi. Son sourire subsisterait alors que nous aurions changer de sujet. Elle se frotterait les yeux, fatiguée de porter ses lentilles avant de se pencher en avant pour me voler un de mes nems au poulet. Je protesterai pour la forme alors que je sais pertinemment que je ne finis jamais mon assiette. Raven crierait au scandale en protégeant ses ravioles en menaçant Lexa de lui planter un de ses baguettes dans son œil si elle osait s'approcher. Octavia tenterait sa chance par jeu et finirait par le regretter parce que si je ne dis rien à Lexa, j'ai déjà vidé mon verre d'eau sur la plus jeune des Blake pour l'empêcher de toucher à ma nourriture.
La conversation tournerait autour du sport, Octavia et Lexa se disputeraient sur les mérites du hand et du basket, quand Raven assurait que les deux sont un supplice à regarder alors tous les regards se tournerait vers moi pour trancher la question. J'exécuterais une grimace désolée pour Octavia avant de sourire à Lexa et de donner ma réponse. Je n'ai jamais vraiment su si j'aimais le basket pour ce qu'il est ou si c'était simplement pour voir Lexa jouer. Quand ma meilleure amie est sur le terrain, elle se transforme complètement, c'est une autre personne. Elle prend son rôle de meneuse très à cœur, dirigeant son équipe d'une main de fer, sa détermination ne la quittait pas du coup d'envoi, jusqu'au coup de sifflet final. Elle était - est - non, … était incroyable.
- Clarke, Raven secoue doucement mon épaule.
- Où tu étais passé Blondie, O sourit, au moins sur la lune vu ta tête.
- C'est encore Lexa, comprend aussitôt Rae.
- Sérieusement, reprend Octavia étonnée. Je n'arrive pas à croire que tu te tortures encore. Lexa est partie, c'était son choix. Tu n'as rien à te reprocher.
- Rien, je prononce difficilement les larmes au bord des yeux, je crois au contraire que tout ce que j'ai fait c'est l'éloigner encore plus.
- Nous allons vraiment parler de Lexa ?
- O', souffle Raven, ne sois pas si agressive.
- Je ne comprends pas, c'est tout. Okay, elle a dit à Clarke qu'elle l'aimait mais elle devait bien se douter que ses sentiments n'étaient pas partagés : Clarke est avec Wells depuis deux ans. Alors elle pensait quoi ? Que de dire un : "je t'aime" pousserait Clarke à tout quitter ? Et quand elle a réalisé que ce ne serait pas le cas, elle s'est volatilisée.
- Je t'ai déjà dit que ça ne c'était pas du tout passé comme ça, je réponds douloureusement.
- Moi ce que j'en dit, c'est qu'aimer n'apporte que des problèmes. C'est pour cette raison que je me concentre uniquement sur mon avenir.
Un rire moqueur échappe à Raven. Je me tourne vers elle avec le même regard interrogateur et surpris qu'Octavia. Cette dernière demande :
- J'ai dit quelque chose de drôle ?
- Ce n'est pas parce que tu penses à ton avenir que tu repousses les gens mais parce que tu es une maniaque du contrôle.
- T'es sérieuse, s'énerve Octavia, moi je suis une maniaque du contrôle et toi, c'est quoi ton excuse pour ne pas vivre une belle histoire d'amour de conte de fée ? Un indice : parce que toute cette merde, ça n'existe pas.
- Okay, je laisse traîner, et si on changeait de sujet.
- Très bonne initiative !
Raven ne répond rien mais je n'ai aucun mal à deviner qu'une riposte la démange. Je suis surprise, elle n'est pas du genre à ne pas objecter. Quand elle n'est pas d'accord, elle le crie haut et fort. Rien ne justifie qu'elle retienne sa répartie et pourtant elle ne prononce aucun mot.
- Qu'est-ce qu'il veut dire ce regard au juste, O' essaye de la pousser dans ses retranchements.
- Rae…
- Tienes derecho a hablar de Lexa, s'énerve-t-elle. El amor no es una jodida debilidad ! Lexa es mi amiga, quiero hablar de ella.
- Et tu recommences à parler en espagnole, s'agace Octavia.
- Et on peut savoir pourquoi je serai toujours celle qui ferait l'effort de parler dans votre langue, Raven hurle en se levant, je ne l'avais jamais vu s'énerver de la sorte, c'est pas vrai. J'en ai marre de toujours devoir me justifier quand je parle ma langue natale ! C'est exactement ce que j'essayai de te dire O'. tu perds le contrôle et tu deviens agressive ! La vraie raison pour laquelle tu refuses de parler de Lexa c'est parce que tu es tout aussi inquiète voir même plus que nous, mais que tu ne sais pas quoi faire de ces sentiments alors tu les enfouis profondément et tu fais en sorte de les oublier. Mais tu sais quoi ? Elle est là cette angoisse, elle est bien là, peut-être bien cachée sous des couches recouvertes par d'autre putain de couches mais bien présente et quand elle va ressortir qu'est-ce que tu vas faire ? Hein ? Nous faire disparaître comme tu fais battre en retraite tout ceux qui essaye d'entrer dans ta vie depuis que tes parents ont divorcés ? Les gens que tu rencontres ne sont pas destinés à t'abandonner comme ton père ou être étouffant comme ta mère. Tu refuses que les choses changent et bien je suis désolée de te décevoir mais les gens sont en constante évolution. Lexa part, je tombe amoureuse, Bellamy se marie… il n'y a que toi qui fait du surplace !
Raven saisit son manteau et sort comme une furie du restaurant. Je la regarde shooter dans une canette avant de faire un geste théâtral alors qu'elle insulte père et mère en espagnole. Elle se penche pour ramasser la canette et la jeter à la poubelle. Je suis sous le choc. Je ne l'ai jamais vu se mettre dans un tel état. Elle fait les cent pas dehors comme un lion en cage avant de prendre son portable, de composer rageusement un numéro de téléphone et de le coller à son oreille. Elle continue de hurler en faisant de grand geste alors mon regard revient sur O' qui semble en état de choc. Serait-il possible que Raven ait visé juste à ce point ?
J'essaye d'assimiler tout ce qui vient d'être dit. Je me souviens que Raven m'a dissuadée d'interférer avec Lexa après l'incident et maintenant que j'ai du recule, je sais que c'était le bon choix. C'est elle aussi qui a permit à Lexa de s'enfuir, insistant sur le fait qu'il ne servait à rien d'essayer de la retenir, elle avait encore raison. Est-il possible que Raven nous connaisse mieux que nous même, visant toujours dans le mille ?
Et puis, soudainement la seule information qui ait de l'importance fait tilt. Elle est tombée amoureuse… vraiment ?
Je tente un nouveau regard vers Raven. Elle est beaucoup plus calme, assise sur le dossier d'un banc, les jambes croisées sur l'assise et encore ce sourire sur les lèvres. Je suis rassurée. Je pense qu'elle va bien. Je me concentre donc sur Octavia qui est toujours muette, la mâchoire légèrement tombante et les yeux perdus dans le vide.
- Ça va ? Je demande incertaine. O' tu vas bien ?
- Ouais, souffle-t-elle, ouais, répète-t-elle avec plus de conviction. Est-ce que Rae vient de me hurler dessus ?
- Je crois bien que oui.
- Wow… je ne savais même pas que l'énervement et la colère faisait partie de son ADN.
- Octavia…
- Sérieusement, tu l'avais déjà vu s'énerver comme ça ?
- Elle a raison ?
Un silence étrange s'impose à la fin de ma question. Le regard de mon amie change, il devient beaucoup plus fragile. Je fronce les sourcils inquiète avant qu'elle ne réponde :
- J'ai bien peur que oui.
- Tu veux en parler ?
- Non.
- D'accord…
- Je suis désolée pour ce que j'ai dit à propos de Lexa.
- C'est bon, je gère. Est-ce que Raven a dit qu'elle était tombée amoureuse ?
- Je confirme. Il faut qu'on lui parle.
- C'est pour cette raison qu'elle est plus heureuse depuis quelque temps, je souris.
- Et qu'elle se permet de hurler sur les gens.
- O'…
- Tu sais ce que je ferais si j'étais à ta place ?
- A ma place, comment ça ?
- Si ma meilleure amie m'avait avoué avoir des sentiments pour moi.
- Raven a dit que c'était une mauvaise idée de lui courir après, je soupire.
- Je suis d'accord avec elle, sur ce point.
- Alors quoi ? Tu attendrais sagement à te morfondre ?
- Non. Je quitterai mon mec pour qui je n'ai pas de vrai sentiment et j'essaierai de construire quelque chose avec ma meilleure amie à son retour. Parce que c'est ça le secret de la réussite d'un couple : épouser sa ou son meilleur ami.
- Je… je n'ai… tu crois ?
- C'est ce que je ferai si j'étais à ta place. Bon, elle se lève en grimaçant, maintenant il faut que je m'excuse auprès de Rae.
Je la regarde sortir et rejoindre Raven. Une bonne chose elles ne se sautent pas au cou. Rae fait un signe pour demander à Octavia d'attendre, elle raccroche et elles commencent à discuter. Je saisis mon portable. Je compose le numéro de Lexa, j'attends de tomber sur la messagerie et je souris comme une idiote.
- Je crois que moi aussi je t'aime Lexa, et je raccroche.
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! Donc... Lexa est absente depuis 4 mois... mais au moins, grâce à cette absence Clarke c'est remit en question et pas qu'un peu. Elle a réaliser beaucoup de chose depuis le départ de sa meilleure amie. Elle essaye de moins étouffer ses amis et surtout d'être attentive. Est-ce que ce sera suffisant pour la suite?
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !
Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) qui devrait me permettre de vous publier 1 ou 2 chapitres de "When I See You Tomorrow" par semaines. En parallèle, je continue de publier NMRP tous les vendredi et 2 ou 3 chapitres de "Les amis ne s'embrasse pas sous la neige" par semaine. Prenez soin de vous !
GeekGirlG.
