Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !

Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?

Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


Les amis ne s'embrassent pas sous la neige

POV Anya

Je sors du taxi en mettant mon casque sur mes oreilles, retrouvant la voix de la grande Betty Carter et son magnifique titre My Favorite Things. Je tends plusieurs billets au chauffeur en récupérant mes affaires. Je lui souris poliment avant d'entrer dans l'immeuble dans lequel je loue un petit appartement depuis que j'ai quitté Nyko. Honnêtement je ne sais pas trop pour quelle raison, je continue de payer alors que j'y passe aussi peu de temps. J'ouvre ma boîte aux lettres pour récupérer une pile énorme d'enveloppes. Je prends l'assesseur en triant le courrier de façon approximative. Je m'arrête net en découvrant en découvrant le cachet d'un pays étranger.

Mon cœur bondit dans ma poitrine. Je tremble légèrement manquant de faire tomber tous les papiers que je tenais pourtant fermement en mains. La musique change, laissant I Remember You se diffuser, les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Je fais tomber le casque sur ma nuque en fixant cette enveloppe avec encore mon ancienne adresse inscrite dessus. Je reconnaitrais l'écriture de Lexa entre mille. Je sens les larmes s'accumuler quand les portes se referment brusquement. Je sursaute avant de regarder la petite lumière redescendre les étages pour se stabiliser au rez-de-chaussée.

Deux personnes s'engouffrent immédiatement de la cage d'acier. Je leurs accorde à peine un regard avant de décider sur un coup de tête de sortir pour appeler un taxi. Je range les lettres dans ma valise en consultant les horaires pour le prochain vol en appartenance de Chicago pour rejoindre New-York. Je suis soulagée en découvrant qu'il n'y aura pas trop d'attente. Il me faut un peu moins de quatre heures pour me retrouver devant un tout autre immeuble, celui de Raven.

Avant de la prévenir de mon arrivé par l'interphone, je me rends compte que j'aurai certainement dû l'appeler pour l'informer que j'allais débarquer. Il y a de grande chance pour qu'elle ne soit pas là. Non, ce serait stupide. Il est un peu plus 22 heure, évidemment qu'elle est chez elle. En fait, non. Pour ce que j'en sais, elle pourrait très bien passer sa soirée avec Clarke et Octavia ou encore aider un illustre inconnu qu'elle aurait croisé dans la rue en rentrant de son travail.

Je soupire. J'ai agi sans même réfléchir. J'ai été complètement habité par mon envie dévorante de passer du temps avec elle. Je voulais qu'elle me rassure comme seule elle sait si bien le faire. Je suis complètement accro à cette fille !

Et cette distance… je n'en peux plus. J'aimerai pouvoir voir et parler avec Raven quand bon me semble, sans devoir prendre un avion et perdre des heures à voyager.

Je n'ai tout de même pas fait tout ce chemin pour rester planter devant un interphone. J'appuie sur le numéro de Raven. J'attends, pas de réponse. Je jure entre mes dents. Je le savais, j'aurai dû appeler pour m'annoncer. Je fais vraiment n'importe quoi, à cause d'une simple et stupide enveloppe. C'est la cinquième que je reçois et à chaque fois c'est plus difficile. Je récupère mon portable, compose le numéro de ma petite amie et attend.

- Anya, même éloignée je devine son sourire, tout va bien ? Je croyais que nous devions nous appeler demain. Ne me dit pas que j'ai oublié !
- J'avais envie d'entendre ta voix,
je réponds en m'asseyant sur les marches qui desservent l'entrée de son immeuble. Où es-tu ? Il y a un bruit de tous les enfers derrière toi.
- Attend, je t'entends mal,
je devine qu'elle se déplace, je crois percevoir des bribes de conversation en espagnole, je l'entends rire et le brouhaha disparaît. Voilà, ce sera mieux. Tu as passé une bonne journée ?

Je soupire. J'observe ce qui m'entoure. Je fais quelques signes de tête à des visages qui me sont devenus familiers grâce à Raven. Je commence vraiment à aimer cet endroit. J'ai été surprise quand un des vieux partenaires d'échec de Rae est venu me voir pour me demander des conseils juridique la dernière fois que je suis venue. J'ai adoré lui venir en aide. J'ai eu la sensation de retrouver cette passion qui m'a quitté depuis que j'ai accepté de travailler pour ce grand cabinet d'avocat. Je comprends de mieux en mieux pourquoi Raven aime vivre ici.

- Anya ? Tu es toujours là ?
- En fait,
je secoue la tête, j'ai fait quelque chose de irréfléchi.
- Une Woods qui fait quelque chose de irréfléchi,
elle rit, tout ceci me semble plutôt normal.
- Je suis en train de perdre le contrôle Rae.
- Perdre le contrôle,
je l'imagine sans mal froncer les sourcils, comment ça ? Parle-moi, je suis là.
- La version de Alan Walker.
- Il y a une chanson,
murmure Raven.
- Ouais, tu sais, je me racle la gorge avant de chanter, I lost, I lost I lost control again. Always do the same and not to blame. I lost control again. I don't, I don't I don't know who I am. Always do the same and not to blame. I lost control again. Oh, tired of being afraid. But lately I lost my faith. What is love without pain? It ain't home.
- Okay, si tu chantes sans que je te le demande c'est grave. Je… tu veux que je vienne ? Je peux prendre un avion, tu le sais, n'est-ce pas ? Tu n'as qu'un mot à dire et j'arrive.
- En fait,
j'hésite, je suis là.
- Tu es là ?
- Devant chez toi,
je précise.
- Devant chez moi, elle répète interdite. Tu… okay, je… j'arrive !
- Reyes,
j'entends hurler alors que le vacarme reprend, qu'est-ce que tu fous ? On t'attend !
- Je ne suis déjà plus là les gars. Tenez,
je perçois un bruit étrange, peut-être des clefs rattrapés maladroitement, si elle a une seule rayure, je vous retrouve pour vous servir en steak à Cerbère ! Et après, je confie votre âme à Lucifer en personne qui vous concoctera une damnation éternelle digne de l'Ouroboros ! Je suis claire ?
- Tu n'es pas sérieuse j'espère ? On a besoin de toi.
- J'ai une urgence !
Conducir con cuidado ! Si no, lo sabría y te mataría ! Anya, sa voix n'est plus déformée, tu es toujours là ?
- Où est-ce que tu es Rae ?
- Pas très loin, je devrais être là dans dix minutes, douze à tout casser.
- Est-ce que tu allais conduire ou un truc dans le genre ?
- Seulement faire du Turing, rien de dangereux. Les gars conduisent et je m'assure que la voiture est okay. J'ai mis plus de trois semaines à réparer les dégâts de la dernière course alors s'ils l'abiment encore une fois, c'est avec leurs entrailles que je vais la retaper. Ils n'ont aucun respect pour cette Chevrolet, putain c'est une Corvette, elle vaut une fortune et ils se débrouille pour la bousiller à chaque fois.
- Raven,
je soupire malgré moi, est-ce que c'est légal.
- Pas vu, pas prit,
s'amuse-t-elle.

Son rire m'envoute complètement avant que je ne lève les yeux au ciel. Raven a la très mauvaise habitude de perpétuellement se trouver à la limite de la légalité, pour s'amuser ou aider les autres. Je ne peux pas être d'accord avec ces choix étant avocate, mais j'ai compris que c'était ce qui faisait d'elle un être aussi pétillant. Je ne compte plus le nombre de choses qu'elle m'a obligé à faire comme crocheter une serrure pour entrer par effraction dans un bâtiment. Cette très mauvaise habitude lui donne toujours un avantage fou quand il s'agit de me faire passer des moments incroyables lorsque c'est elle qui organise nos rendez-vous.

- Tu vas finir par t'attirer des ennuis, je ne peux m'empêcher de souligner.
- Il faut savoir prendre des risques dans la vie !
- Hum,
je souris malgré moi.
- Je prends tous les risques et tu amorties ma chute en cas de pépin, deal ?
- N'importe quoi,
j'éclate de rire et ça fait un bien fou.
- Tu ris, j'entends sans mal son soulagement, Smile though your heart is aching. Smile even though it's breaking, elle chante doucement.
- J'adore quand tu fais ça, je prononce le cœur de plus en plus léger.
- Chanter ? Tu étais pourtant si sceptique au début… je t'attire dans mon monde Anya Woods et mon monde est gorgé de musique. En fait, c'est à cause de toi que ma vie est plongée dans une continuelle bande son !
-Non, pas la musique. Bien que tu rendes toute
ça vraiment génial. Ce que j'adore c'est quand tu fais tout pour me faire sourire.
- J'ai une chanson !
- Raven…
- Tu en as une peut-être ?
- Non,
j'avoue alors que toutes mes incertitudes disparaissent une à une, vas-y, je t'écoute.
-
Girl with the broken smile. You can make me forget. About myself for a while. Girl with the broken smile. You can make time stand still. Oh, you've got the style. You've got that broken smile. Just give me your smile. Give me your smile. Give me your smile. Give me your smile. Lovebugs, elle souffle.
- Okay, je sens des larmes s'accumuler sans contrôle, depuis quand tu la prépares celle-là ?
- Un certain temps,
elle avoue. Tu en as une pour moi ?

Un long silence suit sa question. Bien évidement que j'ai une chanson pour elle. J'en ai même des milliers. Mais celle qui me vient à l'esprit n'est pas la bonne. J'ai la sensation que c'est trop tôt, beaucoup trop… en même temps, j'en suis là : je l'attends devant chez elle alors que je me sens désespérée.

Je passe une main dans mes cheveux en repensant à tout ce que je viens de faire pour la rejoindre. Je veux plus, bien plus que ces quelques heures au téléphone et que ces week-ends. Je déteste la savoir loin de moi. Ce que j'aimerai… ce que je voudrais c'est que Raven soit à mes côtés, chaque jour.

Mais est-ce qu'elle est prête à l'entendre ? Et moi, est-ce que je serai capable de l'avouer de vive voix ? Non. Je n'arrive même pas à me convaincre de partager de cette chanson qui fait un vacarme fou dans ma tête et fait battre mon cœur à tout va.

- Non, je fini par répondre en soupirant, agacé par ma lâcheté, je n'ai pas de chanson.
- Menteuse,
je relève la tête alors que sa voix est juste au-dessus de moi. Je sais qu'il y en a une, elle raccroche. Tiens, elle me tend une rose rouge en s'accroupissant devant moi. Tu vas bien ?
- Mais où est-ce que tu as trouvé une rose ?
- Je pourrai te le dire,
son sourire me renverse, mais après il faudrait que je te tue, ce serait quelque peu contre productif et en plus cette révélation gâcherait toute la magie. Tu n'as pas répondu à ma question, poursuit-elle alors que je prends la fleur entre mes doigts, tu vas bien ?
- Maintenant oui,
j'assure en venant embrasser ses lèvres.
- Merdia, elle murmure, que te quiero. Te extraño mi Alma. Tu es venu de Chicago juste pour m'embrasser, elle me demande les yeux pétillants, j'adore l'idée. Mais tu as raison c'est quelque peu irréfléchi, même pour toi Anya. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- C'est,
je soupire, m'éloigne légèrement à contre cœur de Raven en me frottant les paupières, c'est Lexa, j'ouvre ma valise et récupère l'enveloppe, je me suis retrouvée… paralysée, je lui tends le bout de papier. Je ne sais pas du tout comment gérer cette situation.
- Je vois,
elle saisit doucement l'enveloppe, tu ne l'as pas ouverte. Pourquoi ?
- Qu'est-ce que
ça change, je demande les larmes aux yeux, que je l'ouvre ou non, qu'est-ce que ça change ? Elle n'écrit rien.
- Okay,
elle se relève en me tendant la main, allez viens, je vais te faire une tisane et nous allons parler de cette situation et si tu en arrives à la conclusion que tu veux partir avec un sac sur le dos pour poursuivre ta petite sœur à travers le monde, je t'aiderai.
- Je ne veux pas partir,
je réponds sans même réfléchir alors qu'elle m'aide à me remettre sur mes pieds.
- Ce n'était rien de plus qu'une suggestion, elle sourit. Quoi que tu décides, je t'aiderai Anya. Je t'en donne ma parole. Estaré allí, je te le promets.
- Je t'aime.

Par moment, les mots m'échappent, ils manquent de justesse. À cet instant, c'est le cas. Cette déclaration ne rend absolument pas justice à ce que je peux ressentir. Seulement, c'est tout ce que j'ai, rien d'autre ne peut franchir mes lèvres. C'est incontestable, j'aime Raven mais en même temps… je ne sais pas, il y a tellement plus et il n'y a pas de mot pour retranscrire à sa juste valeur tout cet amour.

Son sourire vaut tous les discours du monde. Il retranscrit son bonheur de m'entendre énoncer ces trois mots si particuliers mais aussi sa réciprocité. Il ne m'est pas permis de douter de son amour. Je le vois sans mal dans ses yeux et elle n'a de cesse de me le prouver par des actes et des aveux qui me chamboulent profondément à chaque fois.

Raven est parfaite, elle est ma perfection dans ce monde.

Je n'arrive pas à croire que j'ai pu me passer de sa personnalité si pétillante et bienveillante durant dix longues années. Je me rends compte que durant tout ce temps, j'étais comme éteinte. J'ai entendu son rire et tout a implosé, faisant battre de nouveau mon cœur, me faisant espérer à nouveau. Je me suis surprise à l'épier quand elle ne faisait pas attention à moi, me délectant de sa beauté, de cette douceur qu'elle apporte autour d'elle. Je l'ai embrassé et j'ai compris à la seconde même où mes lèvres effleuraient les siennes, que je ne pourrai plus m'en passer, plus jamais.

Raven n'est pas ma perfection dans ce monde. Non. Elle est mon monde.

Je sursaute légèrement quand Raven dépose deux tasses fumantes sur la table basse. Je fronce les sourcils en la voyant repartir alors que je pensais qu'elle allait s'installer près de moi. Je l'observe vérifier que la porte est bien verrouillée avant de tirer ma valise derrière elle pour la déposer dans sa chambre. Je secoue la tête, amusée par son comportement quand elle revient vers le salon, elle plonge sa main dans une bonbonnière. Elle s'assoie à côté de moi en déposant la poignée de sucrerie entre nous.

Son comportement m'hypnotise. Je ne sais pas si elle s'en rend compte, mais chacune de ses actions me fait un peu plus tomber amoureuse d'elle. Elle fouille dans son tas de confiseries et en sort une papillote de chocolat à la myrtille pour me le tendre. Je souris plus que de raison et fait un échange avec la rose. Raven embrasse mon front avec une délicatesse saisissante, se relève pour déposer la fleur dans un verre remplie d'eau qu'elle repose sur la table avant de prendre l'enveloppe entre ses doigts.

Elle soupire avant de se laisser tomber lourdement sur le dossier du canapé. Elle tapote son genou avec le bout de papier. Je sens qu'elle est en pleine réflexion.

- Qu'est-ce qu'on fait, elle demande en tendant l'enveloppe entre nous, je l'ouvre ou tu veux la déchirer pour extérioriser tout tes ressentiments ? J'ai du scotch donc… c'est une option, elle hoche les épaules. Evitons de la brûler par contre. Je ne suis pas sûre que toutes les normes concernant les incendies soit au point, elle grimace. Ou alors… je ne sais pas, je la glisse dans une autre enveloppe, je nous la renvoie et on aura un ou deux jours pour prendre une décision réfléchie.
- Tu viens d'inventer tout ça en quoi, trois secondes ?
- Et encore, je n'ai pas tout énuméré,
elle rit.
- Où tu irais toi après la Corée du Sud, le Japon, l'Indonésie et l'Australie ?
- J'ai déjà du mal à sortir de mon quartier donc clairement, je reviendrai ici ! Et toi, où tu irais ?
- Je suis comme toi, de base je ne serai pas partie donc c'est une question difficile.
- Retour directe à Chicago,
elle sourit.
- Pas Chicago, je secoue la tête de droite à gauche, je… je crois que, j'évite son regard gêné, je viendrai ici ou n'importe où d'autre, tant que tu es là.
-
Dios mio !
- Trop fleur bleue, je ris nerveusement, désolée.
-
Eres increíble…
- Increíble,
je répète avec un accent à couper au couteau, je crois que je comprends ce mot. Je te retourne le compliment, je souris. Tu es incroyable Raven Reyes sinon je ne serai pas en train de me changer en guimauve.
- Je suis sûre que tu as une chanson pour moi,
elle me titille en me dévorant des yeux. Mais, elle se mordille la lèvre, sérieusement qu'est-ce que tu veux faire pour l'enveloppe ?
- Il faut que je l'ouvre,
je soupire.

J'échange un regard avec Raven où elle semble s'assurer que je vais tenir le coup après un moment, elle acquiesce doucement en décollant la patte de collage d'un geste lent. Elle retire la carte postale lentement avant de me la tendre du côté où il devrait y avoir les mots de Lexa, comme les autres fois elle n'a rien inscrit, pas un même : je vais bien. Je n'arrive pas à comprendre son besoin d'isolement, nous avons toujours tout partager toutes les deux. Je peux concevoir qu'elle a pu vouloir couper court à sa relation avec Clarke mais pourquoi toutes les autres ? Je me sens désemparée à l'idée de ne pas pouvoir lui apporter mon aide.

Je retourne la carte postale du côté de l'image, découvrant un paysage à couper le souffle avec le drapeau de la Nouvelle-Zélande en haut à gauche. Une phrase à la typographie douteuse se trouve en bas du cliché : Ici nous sommes loin des complications du monde. Je souris malgré moi, peut-être que cette fois Lexa a laissé un mot même s'il n'est pas écrit de sa main.

- Ouais, Raven tapote son indexe sur le drapeau, c'est plutôt logique comme choix d'itinéraire après l'Australie.
- Tu crois qu'elle va changer de Pays tous les mois ?
- Lexa semble bien partie pour, reste à savoir combien de temps elle compte voyager. Tu sais, la Nouvelle-Zélande ce n'est pas si grand… je suis sûre que tu pourrais la retrouver.
- Hum…
- Anya,
Raven prend doucement ma main, parle-moi.
- Ce n'est pas moi qui compte,
je réponds tristement. Tu l'as dit toi-même : tout dans le comportement de Lexa nous prouve qu'elle ne veut pas être retrouvée.
- Je n'aime pas te voir triste,
me répond-elle boudeuse.
- Je vais bien, et je le pense quand je suis avec elle, je me sens apaisée, je ne veux pas voir cette moue sur ton beau visage, je la titille avant de l'embrasser sur les lèvres, je suis la fille au sourire brisé, pas toi.

Raven me sourit, je devine que je ne l'ai pas entièrement convaincue. Elle me tend ses bras et je m'y glisse sans la moindre hésitation. Je me ressource dans ce geste rempli d'affection. Je ferme les yeux. Il n'y a pas de doute, je suis à la maison.

- Lexa va revenir, je murmure, elle n'est pas partie pour toujours.
- J'espère pour elle parce que si elle continue de te faire pleurer, je l'expulse de son statut d'amie. Je comprends son besoin de s'isoler mais… te faire souffrir c'est hors limite.
- Tu ne feras jamais
ça, je la contredis.
- Bien sûr que si ! Je raye Lexa de ma vie, juste comme ça, elle claque des doigts.
- Non, tu es beaucoup trop entière Rae quand tu aimes une personne, c'est pour la vie. Tu ne laisses pas entrer grand monde là-dedans, je tapote sa poitrine au niveau de son cœur, mais quand on y est dans ce magnifique cœur, c'est pour toujours. Une fois, tu m'as dit que tu avais du mal à comprendre le concept de l'amour, qu'il n'avait rien de logique. Je crois que tu as même ajouté quelque chose sur la chimie du cerveau. L'amour n'a jamais été logique Rae, ça nous tombe dessus et, je hoche les épaules, c'est tout. Après c'est soit : on se bat pour vivre une histoire qu'importe qu'elle soit magnifique ou chaotique. Ou alors, je fais des geste vagues de ma main droite, on dévie, on ne prend pas le risque et dans ce cas… on ne vit pas. Tu n'es pas du genre à vivre à moitié, tu mets toujours les deux pieds dedans, je ris, tu es vraie dans toutes tes relations. Aussi épique que la bataille de Superman contre Doomsday, hein ? Tu es beaucoup plus impressionnante que Superman à mes yeux… tu es, je secoue la tête en me mordillant la lèvre inférieure, wow… tu es juste parfaite.

Raven ne m'a jamais regardé comme elle le fait à cet instant. Durant de longues, très longues secondes, je me demande si je n'en ai pas trop dit ou pire si j'ai été trop maladroite. Je n'aime pas les mots ! Ils sont capables de nous trahir dans les moments le moins opportuns.

- Raven, je finis par prononcer inquiète.
- Je…
- C'était trop,
je grimace, désolée.
- Non,
elle hurle presque, non c'est… tu… desconectas mi cerebro… yo soy… c'est… je… espera un minuto… je ne veux pas que tu partes, est sa première phrase claire.
- J'ai l'intention d'aller nulle part, je souris.
- Non, c'est pas ce que je, elle détourne les yeux, inspire profondément avant de prendre doucement mes mains, c'est… ne pars plus du tout. Reste. Ne retourne pas à Chicago.
- Raven,
je prononce incertaine le cœur battant à mille à l'heure.
- Je suis très sérieuse, elle reprend. C'est… trop difficile de… quedate conmigo.
- C'est pas vrais,
je bégaie hébétée.
- No te vayas todavía, por favor. Reste Anya.
- Je,
un soupire m'échappe, très bien, je viens l'embrasser, je l'ai ta chanson.
- Il y a une chanson,
elle sourit. Je le savais. Tu n'es qu'une menteuse.
- Tu es impossible,
je ris.
- Tu vas rester ?
- Je vais te laisser deviner.
- Quoi ? C'est injuste
- Utilise ton super QI !
Writing's One The Wall, j'amortirai ta chute quand tu veux Rae. Et toi ? Tu peux t'y engager aussi ?
- Je ne t'entends pas chanter,
elle sourit plus que de raison.
- Tellement impatiente, je m'amuse. How do I live? How do I breathe? When you're not here I'm suffocating I want to feel love, run through my blood. Tell me is this where I give it all up? For you I have to risk it all. Cause the writing's on the wall.
- Tu vas rester, elle m'embrasse.
- Si c'est ce que tu veux, oui.
- À la puissance trois fois mille !
- Nerd,
je ris.


Voilà, un nouveau POV qui se termine ! Le Ranya est en force dans ce chapitre, elles prennent la décision de vivre ensemble. Satisfait ? Pour ce qui en est de Lexa, elle continue son périple à travers le monde. Est-ce qu'elle reviendra ? Donnera-t-elle plus de nouvelle qu'une simple carte postale vierge ? Des attentes pour la suite, des idées ou théories ?

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !

Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) qui devrait me permettre de vous publier 1 ou 2 chapitres de "When I See You Tomorrow" par semaines. En parallèle, je continue de publier NMRP tous les vendredi et 2 ou 3 chapitres de "Les amis ne s'embrasse pas sous la neige" par semaine. Prenez soin de vous !

Je rappelle, pour ceux et celles que ça intéresse que j'ai créer une playlist Spotify pour les chansons utilisé entre Anya et Raven, pour ce chapitre, j'ai ajouté : Betty Carter - My Favorite Things et I Remeber, Alan Walker - Lost Control, Michael Bublé - Smile (Chanson sur le thème instrumental utilisé pour la bande originale du film de Charlie Chaplin Les temps modernes, Chaplin a composé la musique, John Turner et Geoffrey Parsons ont ajoutent les paroles plus tard et a été interprétée par Nat King Cole), Lovebugs - Broken Smile et Sam Smith - Writing's On The Wall (Sondtack absolument génial du 007 Spectre).

GeekGirlG.