Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !

Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?

Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


Les amis ne s'embrassent pas sous la neige

POV Madi

Je refuse d'y aller ! Hors de question !

Je me détaille dans la glace alors que je porte cette robe rouge absolument ridicule. Non, ça n'arrivera pas. Je n'irais pas à ce bal stupide. Qui en a quelque chose à faire d'un bal de fin d'année de toute façon ? A part se rendre grotesque et jouer les bouffons pour le roi et la reine du bal, il n'y a vraiment aucun intérêt !

Je n'irai pas, c'est décidé : je n'irai pas !

Je sursaute alors qu'on frappe à la porte de ma chambre. Non, hors de question que l'on me fasse changer d'avis. Je dois juste… j'agrippe la fermeture, en sautillant sur place, retirer cette robe ! Je m'étale sans aucune grâce sur mon matelas en me contorsionnant pour me libérer de cette entrave. Je roule des yeux en réalisant que je perds mon temps et que je n'arrive à rien. On frappe à nouveau.

- Quoi ?
- Maman m'a appelé,
la voix de Clarke raisonne, apparemment tu l'as jetée hors de ta chambre comme une malpropre. Qu'est-ce qui se passe Mad's ?
- J'ai décidé que je n'irai pas à ce bal !
- Okaaay,
elle laisse trainer.
- Et rien de ce que tu pourras dire ne me fera changer d'avis !
- Je n'ai rien dit,
me signale-t-elle toujours derrière la porte.
- Je te connais ! Tu vas faire ton truc me retourner le cerveau et avant même que je ne puisse dire ouf, je serai à ce foutu bal !

Le silence de Clarke m'étonne, je fronce les sourcils en me redressant. Je me débats avec ma robe trop serrée pour me remettre sur pieds. Je soupire en essayant de me convaincre que si j'ai changé si drastiquement d'avis pour le bal, ça n'a rien à voir avec le fait qu'en ce moment même Aiden soit à New-York.

Anya a reçu la sixième carte postale de Lexa cette semaine et elle nous a tous invités à découvrir où était sa sœur ce midi en nous invitant à les rejoindre elle et Raven dans un restaurant italien que personne ne connaissait. J'ai refusé d'y aller, prétextant que ma préparation pour le bal allait me prendre toute la journée mais je cherche seulement à éviter Aiden.

J'ouvre doucement la porte de ma chambre et découvre ma sœur appuyée contre le mur en face, les bras croisés et le regard dans le vide. Elle relève les yeux en me voyant apparaître, me sourit et m'assure que je suis magnifique. Clarke a toujours eu ce truc inexplicable qui m'a permis de toujours avoir confiance en moi, même à cet instant alors que je ne peux que constater à quel point elle est bousillée par l'absence de Lexa, elle y arrive.

- Alors, je demande, où elle est ?
- L'Inde,
elle souffle.
- Elle se rapproche, je tente en grimaçant.
- Bien essayé Mad's. Je n'arrive pas à croire que c'était il y a six mois…
- Tu n'en parles pas vraiment,
je glisse mine de rien, comment tu gères ?
- Son absence me rend folle,
elle soupire en passant une main dans ses cheveux. Je voudrais juste… savoir qu'elle va bien.
- Et,
je marche sur des œufs, pour le reste ? Je veux dire, je me racle la gorge, la déclaration et le… le baiser. Tu… tu arrives à… te le pardonner ?
- Pas vraiment… certainement parce que Lexa m'a assuré qu'elle, elle ne me le pardonnerait pas.
- C'est un peu dur, non ?
- Non,
elle secoue la tête de droite à gauche. J'ai carrément merdé. Je… j'ai… j'ai brisé le cœur de la personne qui compte le plus au monde pour moi. Euh, elle relève la tête brusquement, ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, tu es mon top 1 Mad's !
- C'est faux,
je souris, Lexa est toujours passée avant moi mais ce n'est pas ce qui t'empêche d'être une super grande sœur.
- Tu crois que j'aurai dû le voir ?
Elle me demande avec une certaine fragilité.
- Quoi ? Je l'interroge incertaine en fronçant les sourcils.
- Qu'elle… que Lexa m'aimait.
- Je crois que si tu n'as rien vu c'est parce que Lexa ne voulait pas que tu le voies.
- Mais quand même… je… je n'ai rien vu venir.
Rien.
- Je suis désolée Clarke.

Elle me sourit tristement avant d'inspirer profondément, je la vois souvent faire ce genre de chose depuis quelque temps. C'est comme si une simple bouffé d'air lui permettait de se recentrer. Je ne sais pas du tout comment elle parvient à faire un tel exploit. Comment une simple respiration peut-elle avoir une telle influence ?

- Alors, dis-moi… ce bal, pourquoi tu ne veux plus y aller ?
- Je n'ai jamais voulu y aller,
j'avoue honnêtement.
- Mad's, prononce-t-elle sceptique.
- C'est vrai, je lui assure, je… c'est Aiden qui m'a convaincu. C'est entièrement son idée.
- Il devait t'accompagner,
elle comprend.
- Ouais… il devait.
- Il est encore à New-York, appelle-le.
- Plutôt mourir !

Je me retourne brusquement, entre dans ma chambre comme une furie et claque ma porte. Je ne m'excuserai pas, ce n'est pas à moi de le faire. Le problème c'est que lorsque je suis seule avec lui, je n'ai aucune volonté et je sais que je finirai par craquer. Et, c'est hors de question !

J'entends Clarke entrer dans ma chambre. Je fais les cent pas. Je la vois ouvrir la bouche, lui lance un regard noir pour qu'elle choisisse le silence. Je n'ai absolument pas envie d'entendre une quelconque leçon de morale !

- Mad's…
- Non,
je refuse. Non, Clarke !
- C'est ton meilleur ami.
- Tu crois que je l'ignore ? Tu n'as pas la moindre idée de… non. Juste non, Clarke !
- Je donnerais n'importe quoi pour pouvoir appeler
ma meilleure amie.

Merde… c'est petit de sa part et en même temps, je ne peux que constater à quel point c'est vrai. Je ne sais que trop bien à quel point Clarke a pu compter sur Lexa toute sa vie. Par moment, c'était comme si elles n'étaient qu'une seule et unique personne. Depuis le départ de sa meilleure amie, ma sœur n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a toujours été. Elle est obligée de se réapprendre.

Je me souviens douloureusement, d'une sortie shopping qui a complètement dégénérée en février. C'était la première fois que je voyais Clarke faire une crise d'angoisse. Je savais qu'elle en faisait, que c'est quelque chose avec lequel elle doit vivre depuis le décès de notre père mais je n'avais jamais assisté à cette perte de contrôle. J'ai été complètement désemparée. Je ne savais pas du tout quoi faire ou dire, c'est après que j'ai appris que depuis le début, la seule personne capable de la calmer dans ce genre de perdition, c'est Lexa.

Depuis son départ, ma sœur doit se réapprendre.

- Je ne l'appellerai pas, je refuse.
- Fais comme tu veux… je trouve seulement que tu as tort de ne pas vouloir recoller les morceaux alors que tu en as l'occasion.
- Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé,
je lui rappelle.
- Je n'ai pas besoin de savoir, Clarke s'approche. Je trouve seulement que c'est… bête. Lexa et moi, nous avons grandi ensemble, pas Aiden et toi. Vous avez trouvé le moyen de devenir amis alors que vous viviez loin l'un de l'autre, vous vous parlez de tout, vous avez commencé avec ce jeu de la bouteille que j'ai emballé comme une cheffe si mes souvenirs sont bon et depuis, vous n'avez pas arrêté. Je te jure… maman a dépensé une fortune en timbres avant que vous ne compreniez que les e-mail ça existaient aussi.
- Aiden et moi, on est différent de Lexa et toi.
- C'est exactement ce que je viens de dire,
elle me rappelle en s'asseyant sur mon lit. Je ne sais pas s'il y a un «fautif» dans l'histoire, si c'est un malentendu, si tu penses que c'est irréparable, mais tu devrais lui laisser une chance. Au moins une pour éviter de le regretter par la suite. Aiden n'arrête pas d'appeler. Réponds-lui une fois, rien qu'une et vois où est-ce que ça vous mène. Mais dans tous les cas, tu dois aller à ce bal.
- Je n'ai aucune intention d'aller à ce bal !
- C'est une erreur…

Le regard de Clarke se vide instantanément à la fin de sa phrase. Elle sourit et je devine qu'elle se plonge dans un souvenir en particulier. Je suppose qu'elle repense à un des bals auquel elle a assisté en particulier. Notre lycée en propose deux par an et celui de Lexa un chaque année et avec Octavia et Raven, elles ont assisté à neuf bals. Elles n'y sont jamais allées avec un cavalier, juste toutes les quatre, toujours. Je me souviens parfaitement des longues préparations, des rires et des défis qu'elles pouvaient se lancer pour la soirée.

C'est quelque chose que j'ai toujours envié à Clarke, son amitié avec les trois autres. Elles se sont vraiment construites ensemble. Je n'ai pas d'amis comme Lexa, O' et Raven qui sont capable de débarquer à tout moment, parfois sans raison ou parce que quelque chose ne va pas. Moi, je n'ai que Aiden.

Et je me déteste de pouvoir être capable de tout gâcher entre nous. Je suis introvertie, discrète et timide quand il est joyeux, populaire et démonstratif. Sur le papier, nous n'avons absolument rien en commun. Quand je suis entrée au lycée cette année, le choix le plus audacieux que j'ai fais c'est prendre une carte de membre à la bibliothèque quand lui s'est inscrit dans l'équipe de football américain, dans la troupe de théâtre et à l'aide aux devoirs.

Parfois, il m'arrive de m'imaginer que nous sommes dans le même lycée et je me rends compte que même s'il était là, les choses ne serait pas si différente pour moi. En fait, si nous n'étions pas amis depuis toujours, il n'y a aucune chance pour qu'il me voit. C'est douloureux comme constat.

Les choses ont commencées à vraiment déraper quand j'ai réalisé qu'une part de moi, bien enfouie était amoureuse de lui. Je me suis retrouvée confronter à toutes mes plus grandes peurs : Aiden ne me voyait pas. J'ai ignoré ses sentiments et mes angoisses voulant privilégier notre amitié, tout ce qui comptait c'était de pouvoir continuer de partager des moments avec lui. Et, peut-être qu'au fond, ce n'est pas de l'amour. Je suis trop jeune pour tomber amoureuse.

Et puis, il a rencontré Charlotte… j'ai tout fait, absolument tout ce qui était en mon pouvoir pour ne pas la détester. Au fond, j'ai même fini par l'apprécier. Aiden était heureux alors je l'étais aussi. De mon côté, j'ai rencontré Gaïa et James, quand Aiden est venu à New-York avec elle, j'étais angoissée de la rencontrer. Mais j'ai véritablement apprécié le moment que nous avons passé tous les cinq. Je me suis rendue compte que je n'avais pas besoin de faire semblant d'être contente que mon meilleur ami ait trouvé quelqu'un, je l'étais vraiment.

C'est après que les choses ont commencés à être bizarre, les messages que nous nous envoyons quotidiennement se sont espacés. Parfois, je n'avais pas de nouvelles durant une journée entière. Je me suis inquiétée, ce n'était pas dans les habitudes d'Aiden mais nous étions en plein dans les contrôles de compétences de milieu d'année alors j'ai relativisé. De toute façon, nous allions bientôt passer deux semaines entières ensemble. Je me suis focalisée sur cette idée alors que nos conversations devenaient de plus en plus rares.

Quand nous nous sommes retrouvés à noël, j'ai vite compris que je m'étais inquiétée pour rien. Tout, absolument tout était normal entre nous. Et puis Lexa est partie… nous avons eu une première dispute qui s'est enchaînée sur une seconde, puis une autre toujours à propos de nos sœurs et il y a eu la dernière confrontation. J'en ai mal au cœur rien que d'y repenser. Jamais je n'aurai pensé qu'il pourrait me faire autant de mal. Je ne sais pas exactement quand les propos ont divergé. Je ne suis pas certaine de vouloir savoir comment je me suis trouvée à lui reprocher son absence et encore moins comment j'ai pu me retrouver confronter à ces mots.

Charlotte ne veut plus qu'on se parle et c'est ce qui va arriver.

Aiden a tout de suite regretté, je l'ai vu sur son visage mais c'était trop tard. Alors que j'ai toujours pensé que je serai celle qui gâcherai tout entre nous à cause des sentiments étranges qui habitaient mon cœur. Une phrase, une simple phrase venait de tout faire imploser. Après tout ce temps, je passais après une fille qu'il venait tout juste de rencontrer et qu'il connaissait à peine. C'était douloureux, encore plus que ce que j'avais pu imaginer.

Alors c'était aussi facile, Aiden pouvait balancer 15 ans d'amitié par la fenêtre pour une fille… je ne l'ai pas supporté. Je suis sortie de mes gongs comme jamais et à un moment où à un autre j'ai fini par lui dire qu'il n'était pas celui qui me jetais que c'était moi qui allais l'effacer de ma vie. Je lui ai assuré que ce n'était pas la peine de me contacter à nouveau, pas même quand cette garce jalouse lui briserait le cœur, qu'en ce qui me concernait, il n'existait plus. J'ai été affreuse dans mes propos. Je ne me suis pas reconnue une seule seconde. J'ai dit des choses que je regrette pourtant, je refuse de m'excuser. C'est… trop me demander.

- Je n'irai pas à ce bal Clarke, j'insiste.

Parce que si je m'y rends, je ne pourrai penser à rien d'autre qu'à Aiden. Je serai constamment en train de me demander ce qu'il ferait à l'instant T. Je sais qu'il m'obligerait à danser d'une façon absolument ridicule au pire moment, genre pendant un slow. J'entends déjà son rire, j'imagine les regards noirs des couples qui voudraient profiter de ce moment. Je sais que j'attirerais l'attention, ce que je déteste mais quand il est là, j'oublie toute cette futilité, ma timidité et mon appréhension vis-à-vis du regard des autres s'envole en un claquement de doigts.

Aiden a toujours eu cet effet sur moi, il me fait oublier le reste du monde.

- Tu sais que s'il le faut, je t'y emmènerai en kit.
- Je n'ai aucune envie d'y aller.
- Madi…
- Non, je n'irais pas !
- Qu'est-ce que tu fais de Gaïa et James ? Tu es censée les rejoindre.
- Je ne suis pas comme toi,
je soupire. Je n'ai aucune envie d'aller m'amuser à ce bal avec des amis. C'est censé être un truc de cavalier. Je n'ai pas de cavalier, je n'y vais pas. Fin de la discussion.
- Crois-moi,
elle rit, avec la mauvaise musique, le punch imbuvable, la désastreuse photo souvenir de couple, le décor affreux, l'horrible robe, la torture des chaussures à talon, les chances de s'amuser sont quasies inexistantes !
- Quoi,
je fronce les sourcils, pourquoi tu as été à neuf bals si ce n'est pas amusant.
- Pour le
après, elle sourit plus que de raison.
- Le après ? Je répète sceptique en plissant le nez.
- Ce n'est clairement pas une bonne idée que je te raconte en détail ce que j'ai pu faire avec les filles après. Maman ferait une crise cardiaque si elle savait, Clarke éclate de rire. Elle trouverait peut-être même un moyen de me punir alors que je ne vis plus sous son toit et que je suis majeure ! Ce qu'elle ne sait pas ne lui fait pas de mal, finit-elle en essuyant une larme sous ses yeux.
- Alors là, soit tu en as trop dit, soit pas assez… je veux savoir !
- Okay Mad's,
elle se lève, tu vas à ton bal et je te raconte le après de mon bal de fin d'année de Terminal, elle embrasse mon front.
- C'est carrément du chantage, je m'offusque. Je ne marche pas !
- Madi,
ma mère hurle depuis le rez-de-chaussée.

Je roule des yeux en tirant la langue à Clarke. J'ouvre ma porte violemment, prête à hurler pour répondre à ma mère mais je me fige brusquement. Je… quoi ?

- Et bien, souffle Clarke dans mon dos, je crois qu'il est temps que je tire ma révérence. Joli costume Aiden, s'amuse-t-elle en passant à côté de moi.
- Salut Madi, prononce mon meilleur ami timidement en me faisant un signe de la main. Je n'ai pas oublié que le bal c'est aujourd'hui.
- Tu tombes mal,
je réponds du tac-au-tac, justement, j'ai décidé de ne pas y aller.
- Madi…
- Je vois,
je recule en croisant mes bras, me protégeant comme je le peux, tu peux danser avec moi mais plus me parler. C'est très logique comme raisonnement.
- S'il te plaît,
il semble tellement désespéré, tu sais que je ne le pensais pas. Je… j'étais en colère, effrayé. Je n'aurai jamais… tu es ma meilleure amie Madi.
- C'est justement ce qui rend ce que tu m'as dit bien pire !
- Je ne pourrai jamais te faire du mal.
- Trop tard !
- Madi,
il prononce les larmes aux yeux.

Il s'approche et a ma plus grande surprise, je ne fais pas un mouvement pour garder une certaine distance. Il détourne les yeux alors que des larmes lui échappent. Il secoue la tête en tendant la main vers moi.

- Des filles, il y en aura un tas d'autre. Je ne peux pas te perdre Madi. Ni un coup de cœur, ni nos sœurs ne devraient… chaque personne qu'on s'autorise à aimer, est quelqu'un qu'on prend le risque de perdre, mais pas toi, s'il te plaît, pas toi, jamais.
- Aiden,
je prononce prudemment.
- Toi et moi pour toujours, on se l'était promis.

Tous ses mots sonnent avec une justesse déloyale, ils me ramènent à avant. Le temps d'un instant il n'y a que lui, du tout premier jour jusqu'à maintenant. Notre promesse d'enfant agrémenté d'un cap ou pas cap. Et en l'écoutant j'imagine quelques minutes de plus à ses côtés, quelques heures où nous sommes encore ensembles. Amis toujours, on se l'était promis. Il a raison.

Ma colère à son encontre s'amenuise…

- C'est petit, je prononce bougon.
- Donc, il sourit les yeux encore humides, tu viens danser avec moi au bal ?
- Non,
je sens mes lèvres s'étirer, les traîtres.
- Une seule dance, il insiste, et après je t'offre une barbe à papa de la paix !
- Tu m'as prise pour Rae ?
- Tu adores la barbe à papa,
il rit. Je t'en offre une plus grande que ta tête ! Une danse, il sourit de plus en plus, sa mâchoire va finir par se bloquer, juste une.
- Je t'en veux toujours,
j'annonce en acceptant de prendre sa main.
- Je sais, répond-il tristement. Si je peux faire quoi que ce soit pour… tu n'as qu'à le dire et je le ferai… personne au monde ne pourra jamais te connaître autant que je te connais. Je suis vraiment désolée Madi.
- Toi et moi,
je soupire.
- Pour toujours, il sourit de plus en plus.
- Promis ?
- Plus un jour,
ses yeux pétillent de bonheur, si tu le veux.
- Toi et moi, je répète avec une certaine tristesse en repensant à mes sentiments pour lui.
- S'il le faut, j'irai au-delà des étoiles pour te le prouver.
- Promis ?
- C'est comme si tu étais un morceau de moi, ma meilleure part, ne me l'enlève pas.

C'est tellement évident, je ferme les yeux, il va me bousiller le cœur. Je suis foutue… je l'aime. En acceptant de le suivre, je me fais du mal pourtant, je suis incapable de ne pas le faire.

Parce que c'est lui et moi, pour toujours.

Je connais la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il me regarde, qu'il me touche la main, qu'il me sourit, qu'il se moque de moi. Si le but c'est de me faire comprendre que mon cœur ne m'appartient plus, c'est parfait.

J'ai envie que les autres me voient avec lui parce que je ne suis plus tout à fait la même quand c'est le cas. Il me révèle telle que je suis. Ça fait un mal de chien parce que je sais depuis le début une chose terrifiante : je suis à lui.

Putain ! Pourquoi personne ne nous prévient à quel point aimer est douloureux ? Je ne connais rien au monde de pire ou de plus intolérable que ce déchirement !

- Toi et moi Madi, il embrasse ma joue.
- Pour toujours, je réponds.

Elle est vraiment insensée cette promesse… c'est certainement pour cette raison que j'y crois.


Voilà, un nouveau POV qui se termine ! Qu'avez-vous pensé de ce petit tour dans la vie de Madi ? Ce POV n'était pas du tout prévu à l'origine mais je me suis dit que vous aviez le droit de savoir quel était le problème entre les deux petits jeunes. Et puis, c'était l'occasion de vous placer quelque petites anecdotes en plus... à votre avis, quelle genre d'après bal le quatuor a pu faire ?

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !

Durant le confinement, je me suis constituée un programme d'écriture (pour m'occuper, franchement, les journée sont bien longue...) donc après un peu plus d'un mois d'affinement, voilà à quoi va ressembler la publication le lundi 1 chapitre de When I See You Tomorrow, le mercredi et le dimanche (plus un autre jour si j'ai de l'avance) 1 chapitre de Les Amis Ne S'embrasse Pas Sous La Neige et le vendredi 1 chapitre de Ne Me Regarde Pas. Voilà, j'espère que cet aménagement vous convient et n'hésité pas à me prévenir si "j'oublie" une publication, je ne sais pas pour vous mais je commence à perdre la notion du temps. Prenez soin de vous !

GeekGirlG.