Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV - Aiden
J'ai mal. J'ai vraiment super mal ! Putain mais quel con, se blesser aussi bêtement, à l'entraînement en plus ! Je regarde ma jambe gauche avec défi. Après deux opérations et plusieurs mois d'immobilisation, je peux enfin essayer de marcher mais cette petite idiote me fait un mal de chien et elle refuse de se mouvoir normalement. Je ne tiens debout que parce que j'ai de la force dans les bras, dès que j'essaye d'appuyer le pied au sol c'est une explosion de douleur.
Trois mois… trois mois que je suis bloqué dans un fauteuil roulant, à jongler parfois avec des béquilles. J'attendais cette séance de rééducation avec impatience et je ne parviens même pas à poser le pied par terre. Ça craint !
Je sais que ma saison est foutue, je ne pourrai pas reprendre le sport de l'année, mais merde j'aimerai au moins pouvoir me déplacer normalement.
Je suis en short et je fixe mes cicatrices. Le kiné m'encourage à retenter le coup, je souris en pensant à Madi qui dit que maintenant que j'ai des bouts de métal dans le corps, je suis à moitié un robot. Un pas, juste un pas. J'ai besoin d'une petite victoire.
Je ferme les yeux. J'inspire profondément. Je me rappelle que je suis un Woods et que dans notre famille, nous nous relevons toujours, nous sommes des vainqueurs. Je suis un Woods ! Je pose mon pied, je serre un peu plus mes doigts sur les barres parallèles, en retenant de justesse un cris en me mordant la langue. Je sens la main du kiné qui me soutient et m'encourage à avancer, je fais un pas puis un autre et je finis par arriver à la fin du parcours. Durant plus d'une heure, je subis des exercices qui me rendent presque fou à cause de la souffrance qu'ils engendrent.
Je me retrouve dans le vestiaire et je suis encore plus épuisé qu'après un match, c'était intensif. Je prends une douche rapide, m'habille et sors avec mes béquilles. Je prends les dernières recommandations pour les exercices à effectuer chez moi et je sors enfin de ce lieu de torture. Je sens que je vais détester ces prochains mois !
Je ne suis surprise en ne voyant ni la voiture de Lexa, ni celle de Clarke sur le parking. Je tourne légèrement le poignet pour vérifier l'heure. Étrange… elles ne sont jamais en retard. Je me laisse tomber sur un banc pour les attendre. Je penche la tête en arrière pour regarder le ciel et je respire, tout simplement. Je fais défiler les derniers mois à toute vitesse, je suis blessé et tout devrait me sembler horrible à cet instant et pourtant, je suis heureux. Tout à commencé à Noël quand Lexa est revenue.
Après, je ne sais pas tout c'est enchaîné, ma sœur et Clarke se sont mises ensemble et elles sont vraiment heureuses. Anya et Raven sont fidèles à elles-mêmes, elles nagent dans un bonheur de guimauve qui pourrait rendre jaloux n'importe qui. Lincoln s'est adouci, il a arrêté d'être en colère contre tous et tout le monde, son amitié avec Octavia a survécu à cette espèce de tourbillons étrange qui les entouraient depuis plus d'un an et depuis peu, je le vois tourner autour de Luna.
Et moi… moi… pour moi, ça craint carrément ! Mais très franchement, je suis tellement bien entouré que j'arrive à passer largement au-dessus. Charlotte m'a quitté parce que, je la cite : "je ne lui consacre plus assez de temps". Elle m'a dit ça alors que j'étais encore alité, alors oui évidemment, je ne pouvais pas aller au cinéma, au restaurant ou faire n'importe quelle autre activité avec elle à ce moment-là. J'ai été dévasté, plus bas que terre mais comme à chaque fois, dans les pires moments de ma vie, il y avait Madi.
- Je suis en retard ?
- Madi, je m'étonne en me redressant.
- Mince, elle grimace, désolée ! Tu attends depuis longtemps ?
- Mais, je fronce les sourcils alors qu'elle s'assoit à côté de moi, qu'est-ce que tu fais à Chicago ? On est mercredi, en plein milieu de l'après-midi et…
- J'ai séché les cours, elle me coupe, avec l'autorisation de ma mère, elle précise, je voulais être là pour toi, c'est un jour important. Je n'arrive pas à croire que je suis en retard ! Je le savais… c'était trop juste niveau timing, je vais tuer Clarke quand je vais la voir !
J'éclate de rire. Madi commence par me dévisager avant de sourire amusée. Elle me tape gentiment dans l'épaule en se plaignant de mon comportement ingrat alors qu'elle vient de parcourir des kilomètres pour me soutenir. Mince… que ça fait du bien ! J'ai vraiment la meilleure de toutes les amies ! Madi est vraiment incroyable, et par moment je me dis que très franchement, je ne la mérite pas.
Nous discutons tranquillement alors qu'avant qu'elle arrive, j'aurai tout fait pour fuir cet endroit maintenant je pourrai rester des heures sur ce banc. Mais après un moment, elle décrète qu'elle a envie d'une glace alors que nous sommes au mois d'avril et qu'il fait tout juste assez chaud pour commencer à renoncer à une écharpe et au manteau d'hiver. Elle m'aide à me relever, m'oblige à me débarrasser de mon sac à dos qu'elle porte à ma place et nous avançons lentement jusqu'au glacier qu'elle a repéré en me rejoignant. Madi se prend un pot énorme avec cinq parfums différents, alors que je me contente de prendre le bon vieux vanille fraise, ce qui me vaut un nouveau reproche de sa part.
- Alors, elle reprend une fois que nous sommes installés à une table, comment c'était ?
- Horrible, je réponds sans même m'en rendre compte. Ce n'est pas ce que je voulais dire, je me reprends tout de suite.
- Tu n'as pas besoin de me mentir, elle fronce les sourcils. Si c'était horrible, je peux l'entendre et tu as certainement besoin de le dire.
- Ouais, je souffle en prenant une première cuillère de glace. C'était très douloureux, je fini par avouer après un temps, je ne m'attendais pas à ce que ça le soit autant.
- Les médecins ont été plus encourageant dernièrement ?
- En fait, je soupire, je ne sais pas si je vais reprendre le football américain. Je pourrais certainement en septembre mais, je secoue la tête, le sport ne fait pas tout et regarde Lexa, elle s'en sort super bien depuis qu'elle a arrêté le basket !
- J'ai du mal à t'imaginer sans faire du sport, depuis que nous sommes gamins tu me traînes de force avec toi dans des camps d'entraînement.
- Mais j'adore aussi le théâtre et niveau activités extra-scolaire, mon dossier n'est pas en reste. Je peux me passer du football.
- Aiden, souffle Madi en me prenant doucement la main.
- D'accord… j'ai peut-être peur de me blesser à nouveau.
- Je comprends, mais ne prend pas de décision hâtive. Ne te la joue pas trop "Woods", elle mime le guillemet en riant.
- Je n'ai pas la moindre idée de ce que "Woods" veut dire, je ris.
- Ne joue pas les innocents, et voilà que je pars faire le tour du monde, que je change radicalement toute ma vie, tes sœurs sont de vraies tarées !
- Hey, je souris, mes sœurs sont absolument géniales !
- Je n'ai jamais dit le contraire, s'amuse-t-elle, jamais ! Mais il faut que tu me le promettes Aiden, son regard me transperce de part en part comme seule Madi sait le faire, pas de décision hâtive !
- Promis, je souris.
Madi semble satisfaite de ma réponse puisqu'elle change radicalement de conversation. Depuis qu'elle a rejoint l'équipe de débat, elle parle beaucoup plus et pas seulement avec moi. Je ne suis plus le seul à me rendre compte à quel point elle est géniale. Je souris comme un idiot alors qu'elle me parle de ses nouveaux amis, de ses sorties et des projets pour l'année. Elle mérite toute cette attention, ces sourires et ce bonheur avec un grand B.
D'une certaine manière, Madi n'a jamais été heureuse. Nous étions tous les deux trop jeunes pour comprendre ce que signifiait : mourir, quand son père nous a quitté. Mais j'ai très vite saisi qu'il lui manquait quelque chose et il y avait dans ses yeux toujours une infime tristesse que j'ai passé mon temps à vouloir l'effacer, en faisant l'idiot, la plupart du temps. Tout ce que je voulais c'est que ma meilleure amie puisse rire aux éclats, qu'elle inonde le monde avec sa joie de vivre avec tellement d'aplomb qu'elle rendrait jaloux n'importe qui.
Je crois que je suis enfin parvenue à mes fins.
Ouais, je souris de plus en plus, j'y suis arrivé ! Il ne manque plus qu'une chose mais de ce côté-là, je ne peux rien forcer. J'attends avec impatience qu'elle tombe amoureuse. J'ai hâte de pouvoir torturer celui ou celle qui fera chavirer son cœur, juste un peu, le temps de m'assurer que c'est quelqu'un de bien. Je ne vais pas confier le cœur de ma meilleure amie à n'importe qui. Il faut que cette personne la mérite et si on lui fait du mal… mon dieu, je crois que je ne répondrais plus de rien.
Je sursaute quand un groupe bruyant rentre dans la salle. Je ne peux m'empêcher de me retourner et je jure entre mes dents. Ce sont trois joueurs de mon équipe et deux leurs copines respectives. Je me fais tout petit, ne souhaitant pas qu'ils nous importunent. Je préfère largement continuer cet après-midi seul avec Madi.
- Des amis à toi ? S'amuse-t-elle en se moquant clairement de ma réaction.
- Je n'ai pas envie de leurs parler, je réponds tout bas.
- Qu'est-ce qu'ils ont fait de mal ? Ils ont l'air, elle plisse le nez alors que j'entends Todd faire une blague salace, inoffensif ?
- Ce sont des abrutis finis !
- Oh ! T'es dur !
- Je te jure, ils ont du prendre beaucoup trop de coups sur la tête et ça les a rendu stupides ! Ils sont le cliché même de l'ado sportif sans cervelle !
- Je vois, ses yeux brille et elle commence à rire un peu trop fort.
- Arrête tout de suite, je panique, ils vont nous repérer ! Et je te rappelle que je ne peux pas fuir en courant ! Arrête, je grimace alors que son fou rire devient incontrôlable, je t'en supplie ?
Mais plus elle rit et plus je sens que je vais la suivre dans son hilarité et ça ne manque pas. Il nous faut bien cinq minutes pour reprendre une constance. Je ne suis pas certain de savoir ce qui a débuté tout ceci mais je dois avouer que c'est agréable. C'est ce qui me manque le plus quand Madi n'est pas là. Je ne saurai pas l'expliquer mais quand je suis avec elle, tout est plus… naturel.
Je m'en orgueil en disant que personne au monde ne la connais aussi bien que moi et que je la révèle tel qu'elle est seulement la réciproque est vrai. Je ne m'en étais pas forcément rendu compte avant de la perdre. Ces six mois ont été les plus terrible de toute ma vie. Je ne me suis jamais senti aussi bas que terre que pendant ces terriblement moments. Sérieusement, même mon opération, mon alitement et la torture que je viens de passer avec la rééducation aujourd'hui, ce n'est rien comparé à l'intolérable douleur de la perdre.
J'ai encore du mal à croire que j'ai pu lui faire autant de mal… je m'en veux énormément. Je sais déjà que je vais passer une grande partie de ma vie à me faire pardonner ces mots atroces que j'ai pu avoir.
- WOODS !
- Et merde, je chuchote.
- Grillé Woods, s'amuse tout bas Madi.
- A qui la faute, je susurre entre les dents.
- Alors mec, Todd agrippe mes épaules fermement, en plein rencard ? Il faut être gentil avec notre ailier gauche, il en bave depuis un certain temp. T'as vu sa jambe ?
- C'est pas…
- Ouais, je vais tacher de ne pas lui briser le cœur, histoire que sa jambe se remette plus vite.
- Mad's, je prononce incertain et surprit.
- Carrément, il me donne une grande tape dans le dos, ce qui me fait grimacer, t'es pas dans notre lycée, je t'aurai repéré, non il ne l'aurait pas fait parce qu'il a de la merde dans les yeux, tu viens d'où ?
- New-York, elle sourit si naturellement.
- Mais qu'est-ce que tu viens foutre à Chicago ?
- Ça me paraît plutôt évident, répond-elle, je viens voir Aiden.
- Eh bah mec… c'est pas le petit rencard, il rit grave, je crois que je vais vous laisser ! Je suis content pour toi, il est temps que tu oublies Cha', il me donne de nouveau une tape dans le dos, roucoulez bien !
Il se barre enfin, je lui lance un regard noir jusqu'à ce qu'il regagne sa table. Il discute un peu avec les autres et ils finissent par tous sortir, non sans que les gars me félicitent d'un pouce en l'air. Je secoue la tête désabusée, tous des abrutis ! Non mais je rêve, Todd nous prend en photo depuis la porte vitrée. Je me lève brusquement pour régler mes comptes avec lui avant de me souvenir que je n'ai aucune chance de le rattraper. Madi éclate de rire alors j'attaque en me rasseyant :
- Mais pourquoi tu as fait ça ?
- C'était marrant !
- Tu ne te rends pas compte, je commence à paniquer, tout le monde va croire qu'on sort ensemble au lycée !
- Ce n'est pas si grave, élude-t-elle, et puis ils sont partis, plus besoin de courir.
- Je te jure, demain ils vont me poser mille questions sur ce "rencard", ça va être l'enfer !
- Mais non, il te suffit de dire la vérité.
- Quoi ?
- Je suis venue, elle lève son indexe, tu m'as payé une glace, son majeur se dresse, et nous avons beaucoup rit, son auriculaire rejoint les deux autres. Rien de plus facile.
- Et s'ils veulent plus de détails ? Ils veulent toujours plus de détails ! Putain Madi ! Pourquoi tu as fait ça ?
- Et bien ment effrontément, si un jour nous tombons de nouveau sur eux, je te suivrais les yeux fermés, promis.
- Je refuse de mentir sur toi, je tranche.
- Alors dis-leurs seulement la vérité, elle me sourit en grattant son pot devenu vide.
La vérité… mais c'est quoi exactement la vérité ?
Et de toute façon, personne ne voudra me croire si je leur dis que Madi est seulement ma meilleure amie ! Ma propre petite amie ne voulait pas me croire !
C'est… quoi la vérité ?
- Tu es vraiment en rogne contre moi ? Elle demande incertaine alors que je la fixe avec un peu trop d'insistance.
- Non, je souffle un peu trop bas sans la quitter des yeux.
- Aiden ?
- Non, je réponds plus fort en secouant la tête pour me remettre les idées en place, bien sûr que non. La vérité, je souris, c'est : toi et moi.
- Pour toujours, elle répond du tac-au-tac.
Pour toujours… mon cœur a un étrange élan, en l'entendant dire ces deux mots. Mince… je le ressens de nouveau cette horrible et intolérable douleur, une peur viscérale : celle de perdre Madi.
- Promis, je murmure en souvenir de notre conversation de réconciliation.
- Aiden, tu es certain que tout va bien ?
- Promets le moi Madi, je demande en sentant une pression monstre enserrer mon cœur, toi et moi pour toujours, promets le moi.
- Bien sûr. Qu'est-ce qui t'arrive ?
- C'est rien, je souffle enfin soulagé, libéré de cette angoisse sourde. Par moment, j'hésite mais je finis par croiser son regard, l'idée de te perdre me rend… déraisonnable.
- Tu ne me perdras pas.
- C'est déjà arrivé, je lui rappelle, j'ai joué les idiots et je t'ai perdu. Plus jamais…
- Aiden, je suis incapable de te rayer de ma vie. Toi et moi pour toujours, ce n'est pas une promesse mais un fait. Sérieusement, je nous vois déjà à 85 ans dans la même maison de retraite à faire vivre un enfer aux infirmières en faisant les 400 coups ! Tu as intérêt, elle me pointe du doigts, à pouvoir te déplacer plus rapidement qu'aujourd'hui sinon on ne s'en sortira pas.
- New-York ou Chicago ?
- Aucun des deux ! Il est évident que tu vas venir à Berkeley avec moi à l'université et que nous allons passer toute notre vie à San Francisco ! Nous ne serons plus jamais séparés par des heures d'avion ! Le domaine de l'acceptable ça sera 10, bon okay peut-être 15 minutes en voiture l'un de l'autre.
- Berkeley, je plisse le nez, je croyais que nous avions dit Stanford ?
- Nous allons postuler dans les deux, être acceptés dans les deux et nous tirerons à pile ou face !
- Tu es folle, je ris.
- Évidemment pendant toute la durée de l'université, nous serons en collocation, hors de question que je me coltine une colocataire bizarre dans une chambre étudiante.
- Évidemment !
- Et ne pense même pas à m'abandonner pour rejoindre une sororité machiste.
- Je n'oserai pas. Mes parents vont me tuer quand ils vont savoir que j'ai postulé aussi loin…
- Pareil ! Mais c'est Stanford !
- Ah… plus Berkeley ?
- Oh c'est bon, elle grogne, lâche-moi avec ça ! Je vais réussir à faire un choix, je te le promets ! Un jour…
- Un jour, je me moque gentiment.
Madi sourit de façon espiègle, elle se lève brusquement en me volant mes béquilles au passage. Je me redresse maladroitement pour essayer de la retenir mais elle s'échappe en courant à l'autre bout du restaurant. Elle se retourne une fois assez loin en me lançant un :
- Ah ! On fait moins le malin maintenant !
- Madi, je saute à cloche pied pour la rejoindre, rends-les moi, je tends ma main droite, tout de suite.
- Je ne vois pas pourquoi je ferais ça.
- Parce que je pourrai tomber et me blesser à nouveau ?
- Oh merde ! Tiens, elle me le tend sans même réfléchir, désolée !
- C'est rien, je comprends.
- On rentre ?
- Tu restes ?
- Hum… j'ai éteins mon portable, ma mère peut toujours appeler…
- Abby va finir par me tuer si tu continues à sécher sans cesse.
- Ma mère m'a autorisé à sécher !
- Seulement cet après-midi, non ?
- Un détail !
- Tu n'as pas peur que Clarke te ramène de force ?
- Naaaan ! Elle est trop amourachée de ta sœur, elle ne me verra même pas !
- Tu comptes rester jusqu'à quand ?
- J'ai pris mon billet de retour pour dimanche après-midi, elle sourit.
- Je n'arrive pas à le croire, je ris.
Madi accélère légèrement pour se placer en face de moi, continuer à marcher à reculons. Elle n'arrête pas de parler et moi de sourire. Quand j'arrive devant chez moi, je réalise que je n'ai pas fatigué durant le retour alors que clairement j'ai dû sautiller avec mes béquilles pendant au moins 20 minutes.
Je l'observe ouvrir avec le code, le petit coffre qui renferme la clef de l'entrée en continuant de parler. Je suis amusé, il aurait suffi qu'elle utilise celles dans mon sac à dos mais elle agit par habitude. Nous rentrons dans la maison. En ce moment, je la déteste, elle est vide et silencieuse. Mes parents sont partis en voyage d'affaire depuis deux semaines et si Lexa passe tous les soirs pour s'assurer que je me porte bien, cette solitude me pèse. Je suis rassuré de savoir que Madi va rester ces prochains jours.
Je retire ma veste et me laisse tomber dans le fauteuil roulant, je frotte mes paumes devenues légèrement douloureuse. C'est sans que je lui demande que Madi me pousse et m'emmène dans la salle de projection. Nous continuons de discuter et de rire alors qu'elle cherche dans la vidéothèque un film à regarder. Je l'observe avec un peu plus d'attention.
Mon cœur est tellement plus apaisé quand nous sommes que tous les deux.
Peut-être…
Un jour.
Peut-être…
Madi se retourne en me proposant que des trilogies : la Planète des Singes, Retour vers le Futur, Matrix, Alien, Mad Max et les Batman de Nolan. Je la laisse choisir et elle parvient à changer radicalement d'avis en insérant le premier DVD du Seigneur des Anneaux dans le lecteur. L'image et le son jaillit, Madi s'installe à côté de moi et je ne la quitte pas des yeux.
- Qu'est-ce qu'il y a, me demande-t-elle, pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Pour rien, je souffle en détournant le regard.
Je reste concentré pendant la première bande annonce avant de nouveau détailler son profil.
Mince…
Ce n'est pas la première fois que je m'en rends compte évidemment. Je l'ai toujours trouvé magnifique, mais par moment ça me frappe encore plus. Et quand ça arrive, je me retrouve à imaginer à quoi pourrait ressembler notre vie si un jour j'osai lui avouer que parfois j'aimerai qu'elle soit plus que ma meilleure amie.
Alors que tout un monde de "Et si…" se construit dans mon imagination, Madi se tourne vers moi, elle sourit mais dès que ses yeux trouvent les miens, ce magnifique étirement disparaît. Elle fronce les sourcils en posant sa main sur ma cuisse en prononçant tout doucement :
- Aiden ?
Un jour…
… pourquoi pas aujourd'hui ?
Un jour…
- Je ne veux pas tout gâcher, je souffle.
- Aiden, est-ce que tu as mal ? Je vais te chercher tes anti-douleurs, décide-t-elle en se levant.
- Madi, je la retiens en saisissant son poignet, reste.
- Mais…
- Je ne veux pas me la jouer Woods, je déclare avec détermination.
- Quoi ?
- Lexa est amoureuse de Clarke depuis si longtemps qu'elle ne se souvient même plus quand ça a commencé et à ne rien dire, elle a presque tout gâché. Anya a évité Raven pendant dix ans parce que c'était son premier amour. Et Lincoln très franchement, je ne sais pas trop ce qu'il a foutu avec Octavia.
- Aiden, elle secoue la tête en tirant légèrement sur son bras.
- Je n'ai vraiment pas envie de tout gâcher. Mais… Madi, parfois quand nous nous faisons cette promesse : toi et moi, je souris. Parfois, je m'imagine plus que notre amitié.
- Parfois… ?
- De plus en plus souvent pour être honnête, je baisse les yeux en lâchant son poignet. Je… je ne veux pas qu'il y ait de secret, pas entre nous. Alors, je préfère que tu saches que parfois… parfois je m'égare et je m'imagine que j'ai le droit de t'embrasser. Il se peut, je passe ma main dans mes cheveux, que lorsque tu m'annonceras que tu es tombée amoureuse, je sois alors jaloux mais je te promets que je passerai au-dessus parce que comme toujours, je souris, il n'y a que ton bonheur qui compte.
- Tu es, elle fronce les sourcils, amoureux de moi ?
- Parfois, je souris tristement, de plus en plus souvent, depuis que j'ai 10 ans.
- T'es un idiot !
- Je suis désolé.
- Non, tu ne comprends pas, elle soupire. T'es un idiot Aiden Woods !
Et sans que je m'y attends, Madi se penche vers moi et elle m'embrasse sur les lèvres ce qui fait bondir mon cœur comme jamais dans ma poitrine.
- T'es un idiot, répète-t-elle. Je suis tombée amoureuse de toi à 8 ans. Toi et moi ?
- Pour toujours, je souris.
- Promis ?
- Plus un jour si tu le veux.
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ce chapitre vous a inspiré et plu ! J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé vous êtes content que finalement Aiden et Madi finissent ensemble ? Ils ont encore beaucoup de chose à vivre ces deux-là. Et... on dirait bien qu'ils ne vont pas reproduire le schéma du Clexa puisqu'ils se donnent une chance.
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !
Le confinement se termine... vous êtes dans la team ENFIN ou dans celle "J'en aurai voulu plus" ? Personnellement, je suis dans la team très certainement unique du : "J'attends mercredi 13 mai pour savoir si je peux reprendre une vie normal".
Bref... je vais garder la publication du lundi pour When I See You Tomorrow (Il est possible qu'il y ait du retard mais je vous préviendrais sur Facebook), du vendredi pour Ne Me Regarde Pas (J'ai de l'avance dans l'écriture donc tout devrait bien se passer).
En ce qui concerne Les amis ne s'embrassent pas sous la neige (ce titre est VRAIMENT trop long), j'ai fini d'écrire l'histoire et Mara de la corriger. Il y aura 32 chapitres, alors voilà ce que je vous propose, je publie le 29 ce dimanche, et le 30, 31 et 32, mercredi, vendredi et dimanche prochain.
Voilà, j'espère que cet aménagement vous convient. Prenez soin de vous !
GeekGirlG.
