Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV - Octavia
Les examens de fin d'année sont enfin terminés. Je viens de sortir de la salle et je respire. Certaines épreuves ont été plus difficiles que d'autres, mais je le sens bien. De toute façon, il faut que je sois la meilleure, je n'ai pas le choix. J'ai fini, les quatre années obligatoires, en choisissant de suivre une double licence et sans arrêter le handball alors que tout le monde me disait que j'allais échouer. J'ai été major de ma promotion tous les ans et je sens que cette fois encore, j'ai tout déchiré !
Plus qu'une année et je pourrais entrer dans le vrai monde et prouver à tous ceux qui ont douté de moi et de mes choix de vie que j'y suis arrivée. Je sais que j'ai fais les sacrifices qu'il faut mais réussir n'est pas à la portée de n'importe quel imbécile !
Mon téléphone vibre dans ma main gauche, il est temps de remettre les pieds sur terre. Je me détache difficilement de la sensation de bien-être qui me galvanise. J'aimerai rester dans ce monde encore un peu mais je vois sur mon écran que c'est Lexa qui appelle alors je décroche :
- Salut, je souris, alors tu es prête à tout déchirer parce que de mon côté, ça va être une vraie hécatombe. Je compte sur toi pour être aussi efficace !
- Okay, elle rit, tu es en forme à ce que je vois. Tu n'appréhendais pas l'épreuve que tu viens de passer ?
- Carrément ! Mais finalement, tout s'est bien passé ! Et toi, tout est prêt pour ce soir ?
- Oui, je pense, elle lâche un soupire. Je crois que je suis encore plus angoissée qu'avant un match.
- Dans ce cas, tout va bien ! Nous savons toutes les deux que c'est quand tu te transformes en véritable boule de nerfs que tu es la meilleure.
- Hum…
- Qu'est-ce qui est le plus angoissant, je commence à rire, l'ouverture ou Blondie ?
- Mon dieu, elle soupire, Clarke est intenable !
- J'en étais sûre, j'explose de rire. En fait, je ne te l'ai pas demandé comme j'étais surbookée mais toute la bande sera là ce soir ?
- Oui, je devine sans mal son sourire, vous allez enfin rencontrer Costia, Ilian et Gustus, c'est un vrai miracle de les avoir !
- J'ai hâte de les rencontrer, mais j'espère pour toi qu'aucun n'a le même caractère que Luna parce que je ne vais pas pouvoir supporter une seule autre personne avec ce genre d'excentricité !
- Je l'avoue le combo Rae et Luna est… explosif. Je ne les ais pas mise à la même table ce soir. Je veux éviter tout incident.
- D'ailleurs, tu sais si c'est officiel entre Luna et Lincoln ou nous devons être "surpris" si nous les voyons se tenir la main ?
- Ni Luna, ni Link ne m'a rien dit.
- Lincoln ne m'a rien dit non plus, c'est peut-être plus sérieux que ce que l'on pense, je souris.
- Et toi, côté cœur, toujours rien ?
- Tu rigoles ? Il ne me reste plus qu'un an ! Hors de question que je me laisse distraire !
- Tu as conscience que tu ne choisis pas de tomber amoureuse ?
- Jusque-là, je m'en sors très bien ! Bon… je vais aller me préparer pour ce soir, j'ai hâte d'y être. Tu vas tout déchirer ! Appelle-moi si tu as besoin d'une camisole de force pour Blondie !
- Je devrais réussir à la gérer, elle rit, mais merci quand même. À ce soir.
Je raccroche avec le sourire. Voilà maintenant un peu plus de six mois que Lexa est revenue et les chose ont changées dans le bon sens. J'ai la sensation que notre amitié à toutes les quatre s'est renforcé et les liens qui se sont forgés durant son absence se sont encore améliorés.
Le reste de la journée passe en un éclair, je suis apprêtée, maquillée et coiffée pour la soirée. C'est un jour important pour Lexa. Je suis prête avec un peu plus de deux heures d'avance. Je soupire, je suppose que si j'arrive en avance, personne ne m'en voudra. Je pourrai même aider. Je fais appeler un taxi qui me conduit dix minutes plus tard vers le restaurant.
Pendant que je suis à l'arrière du véhicule, je souris en me souvenant de la première fois que Lexa nous a parlé de son projet. Elle nous a invité toutes les trois dans un bâtiment quasiment en ruine, remplit de poussière, de toiles d'araignée et de gravats. J'ai frôlé la crise cardiaque en découvrant un rat mort. Et puis, Lexa a commencé à nous parler de son nouveau rêve, celui d'ouvrir un restaurant à l'aide d'un livre de recettes qu'elle a écrit au cours de ses voyages autour du monde. Elle était tellement emballée qu'elle nous a complètement embarquée avec elle, en moins de deux minutes, je visualisais aussi bien qu'elle ce restaurant.
Et aujourd'hui, nous y sommes. C'est l'accomplissement de plus de six mois de boulot. Nous avons toutes les quatre mises la main à la patte. Nous avons rapidement compris que c'était important pour Lexa que nous participions toutes. Nous avons passé des soirées entières à peindre les murs de toutes les couleurs possibles et inimaginables pour finalement décider à trois heures du matin que le blanc était un très bon choix. Le lendemain Raven a trébuché sur un pot de peinture bleu clair, tâchant de façon définitive le parquet tout neuf. Nous avons beaucoup ri et finalement des touches de bleu se sont ajoutées un peu partout. Lexa nous a assuré que c'était beaucoup mieux comme ça et que cette couleur lui rappelait la couleur des yeux de Clarke.
Le taxi s'arrête à un feu rouge et j'observe les passants. Je trouve que c'est rassurant de savoir que nous sommes toutes les quatre réunies à New-York, comme avant. J'aime me dire que parmi toute cette masse d'inconnus, il y a au moins trois personnes sur qui je pourrai toujours compter. Toujours.
Subitement, au milieu de tous ces visages méconnus, j'en reconnais un. Je me redresse légèrement. Qu'est-ce qu'il fait ici ? Il est assis sur un banc, seul, le regard vide. Il semble triste. Je me demande depuis combien de temps, je ne l'ai pas vu. C'était… non, je n'arrive pas à me rappeler. J'ignorais qu'il venait ce soir ou peut-être que sa présence à New-York n'a rien à voir avec l'ouverture du restaurant bien que je sais que Lexa l'a invité. Je sens le taxi redémarrer, je l'arrête, sors plusieurs billets et sur un coup de tête, je le rejoins.
Mince…
Qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi je suis sortie du taxi ?
C'est quand j'arrive devant lui que je me rends compte à quel point il a l'air mal. Il ne me voit même pas. Je m'assieds à côté de lui, observe un long moment son profil et il n'a toujours aucune réaction. Il est hors d'atteinte. Je l'ai déjà vu avoir ce genre de réaction, ces absences. Je me suis toujours demandée ce qu'il fallait faire. J'aurai dû lui poser la question.
À chaque fois que je le vois, j'essaye d'en apprendre plus sur lui, mais je suis si maladroite. Je ne sais pas comment faire. Je l'aime bien. Non… je secoue la tête, n'importe quoi !
Je fronce les sourcils alors que ses poings se serrent sur ses genoux. Il se tend un peu plus. Je dois faire quelque chose. Je ne peux pas laisser un ami dans cet état. Sommes-nous amis ? En 18 mois, combien de fois nous sommes nous vus ? Pas plus de 3 ou 4 fois, depuis les fameuses vacances de Noël où Lexa a disparue. Et pourtant, à chaque fois que Jasper a accompagné Monty et Harper à nos réunions j'ai voulu un peu plus apprendre à le connaître. Je l'aime beaucoup, il est intéressant et drôle bien qu'il y ait toujours cette fêlure en lui.
Il faut que je dise quelque chose, n'importe quoi. Je ne peux pas le laisser dans cet état. Il parait vraiment au bout du rouleau. Mais qu'est-ce que j'aurai bien à lui dire ? Je ne le connais pas, pas vraiment. Je ne sais rien de lui à part qu'il est ami avec Monty et Harper, qu'il fait des études de médecine et que sa petite amie est décédée après une longue maladie. J'ai trop peu de matière pour engager une conversation. Et pourtant…
- Tu es bien loin de Richmond, je souris.
- Pardon, il sursaute légèrement, oh… salut, il me sourit à son tour.
- Je disais : tu es bien loin de Richmond. Tu es venu avec Monty et Harper pour l'ouverture du restaurant de Lexa ?
- Monty et Harper sont à New-York ?
- Donc tu n'es pas là pour nous voir, dommage. Tu as l'habitude de bien nous amuser avec tes idées un peu… folles.
- Ouais, il rit doucement en passant une main dans ses cheveux, par moment, je peux être un peu irréfléchi, mais j'ai promis de toujours vivre l'instant quoi qu'il arrive.
- Je peux te demander pourquoi tu es là ?
- J'avais… deux entretiens pour mon internat.
- A New-York ?
- Monty m'a obligé à postuler un peu partout, il grimace. Il dit qu'avec mes notes je peux aller n'importe où. J'ai accepté, mais… je ne suis pas à l'aise à l'idée de quitter Richmond. J'ai… trouvé un équilibre là-bas.
- Ce n'est pas parce que tu as accepté de venir à un entretien que tu dois accepter.
- Ce sont deux des meilleurs hôpitaux du pays, ce serait… ingrat de refuser, non ?
- Je ne pense pas non. Si tu imagines toute ta vie à Richmond alors c'est sûrement que ta vie doit se dérouler là-bas.
- Maya détesterait…
Il inspire profondément en fermant les yeux. Je l'observe alors qu'un petit étirement se dessine sur ses lèvres. Je ne comprends pas ses réactions. Je n'arrive jamais à savoir s'il est heureux ou triste, c'est un parfait mélange entre les deux.
- Tu sais ce qu'on dit, il reprend, l'amour dure trois ans. Demain, il ouvre les paupières, demain ça fera trois ans que Maya est morte.
- Oh mon dieu, je ne voulais pas…
- C'est rien, encore ce sourire étrange. On ne peut pas prévoir ce qui va arriver dans notre vie, on ne peut pas comprendre comment des trucs tout simples peuvent parfois prendre des proportions démesurées dans nos vies. Il y a au moins quatre choses qui ont eu un impacte considérable dans ma vie. Un beignet au sucre, l'hôpital, des lunettes de ski et maintenant ce banc.
- Je ne comprends pas.
- Ces quatre choses ont marquées ma vie à jamais. Je me suis assis sur ce banc en me disant : "Tiens, c'est bizarre, je crois que je n'ai pas pensé à elle hier". Je… je trouve que c'est effrayant. Comment j'ai réussi à vivre une seule journée sans penser à elle ? Et puis, tu es apparue et tout c'est apaisé.
- Je crois que, je grimace. Ce n'est pas parce que tu ne penses pas à elle tout le temps que tu ne l'aimes plus.
- Tu sais combien de fois elle m'a rejeté avant d'accepter de sortir avec moi ?
- Beaucoup trop de fois ? Je tente en souriant.
- 27 fois, il éclate de rire.
- Mon dieu, tu es un véritable harceleur ! La dernière fois qu'un gars ne m'a pas lâché au bout de la troisième fois, j'ai menacé d'appeler la police !
- Maya refusait que je tombe amoureuse d'elle.
- Je sais ce que c'est, je réponds tout bas sans qu'il s'en rende compte.
- Sauf que je l'étais déjà… amoureux d'elle, c'est quand elle l'a compris qu'elle a accepté.
- Vous avez eu combien de temps ? Mon dieu, je panique, c'était terriblement maladroit, tu n'es pas obligé de…
- C'est rien, il sourit de plus en plus, en fait, c'est agréable de parler d'elle sans tabou. Monty et Harper me ménagent tout le temps, le père de Maya ne parle jamais d'elle et mes parents me disent que j'en fais des caisses qu'il est temps que je passe à autre chose. La dernière année de lycée, il reprend avec un sourire immense qui atteint ses yeux, nous avons eu toute la dernière année de lycée, c'était absolument génial. Après elle a été trop malade et elle a de nouveau refusé de me voir. Je venais tous les jours à l'hôpital, c'est là-bas que j'ai décidé que je deviendrai médecin.
- Tu as pu la revoir avant…
- Non, il répond tristement, Maya était plus acharnée que moi, mais elle m'a écrit une lettre de 27 pages que son père m'a donné le jour de l'enterrement, 27 pages… comme le nombre de ses refus. Maya a voulu me faire promettre un tas de chose pour l'avenir, je m'y tiens pour la plupart. J'ai quitté l'Alabama, je me suis fait des amis, j'ai des projets de vie du moins du côté professionnel… je continue à vivre.
- Oh merde ! Tu n'es pas originaire de Richmond, il va falloir que je te trouve un autre surnom.
Il éclate de rire. Je ne comprends pas immédiatement ce qui la rendu si heureux, mais c'est bien plus agréable de le voir dans cet état alors je souris. Quand il se calme il prend une forte inspiration et prononce un peu trop fort, faisant retourner quelque passant :
- Merci O' tu es vraiment génial !
- Euh, je me sens rougir légèrement, merci.
- Et je viens de Jackson.
- Jasper Jordan de Jackson, sérieusement ?
- Les 3J, il lève le poing, toujours !
- Je ne t'appellerais pas Jackson, c'est ridicule.
- Pourquoi pas New-York, il soupire. J'ai des amis ici aussi, il croise mon regard en souriant et je crois y deviner une sorte de défi. Ouais, il acquiesce alors que mes joues s'enflamment de plus en plus, New-York est une option, je suppose. Merci beaucoup !
Je suis subjuguée par son sourire si vrai. Je crois que je n'ai jamais vu qui que ce soit être aussi heureux, de façon aussi simple. Il me touche avec son naturel, en plein cœur. Je secoue la tête pour me reprendre alors que mon corps réagit avec excès. Qu'est-ce qui m'arrive bon sang ?
Je détourne les yeux alors que mon palpitant raisonne dans ma cage thoracique avec beaucoup trop de force et de vigueur. Il parvient même à assourdir les brouhahas incessants de passant de New-York. Mais mince… qu'est-ce qui m'arrive à la fin ?
Je commence à retrouver le contrôle quand la sonnerie de mon portable me fait sursauter. Je n'ose pas regarder Jasper de peur que mon corps ne recommence à réagir n'importe comment. Sérieusement… c'était quoi ça ? Non, je ne dois pas y penser. Je décroche et colle mon portable à mon oreille :
- Où est-ce que tu es O' ?
- Bonjour Rae, je m'amuse.
- Ouais, salut ! Mais sérieusement, tu es où ? Je croyais que nous nous étions mise d'accord pour arriver les premières ?
- Je ne suis pas en retard Rae, je soupire en vérifiant ma montre.
- Peut-être mais là, il y a un visage inconnu qui est arrivé avant toi.
- Okay Rae… je suis en route, arrête d'en faire toute une histoire. Dis à Lexa d'ajouter un couvert.
- Quoi ? Tu veux qu'elle fasse un infarctus ?
- Je suis tombée par hasard sur Jasper.
- A New-York ?
- Oui, je me tourne vers lui et lui sourit, il fait partie de la bande donc il aura son couvert, merde ce n'était pas une bonne idée, mon cœur recommence à faire n'importe quoi, et si Lexa fait tout une histoire, dit lui que c'est mon +1, mais pourquoi je dis ça moi, elle n'arrête pas de m'emmerder avec ça en ce moment !
- En même temps…
- Si tu dis un mot de plus, je la coupe, je vais faire de ta soirée un véritable enfer, tu ne pourras pas manger une seule miette de ton repas, je m'en assurerai !
- Anya, s'égosille-t-elle, O' menace ma nourriture !
- Houlà, je l'entends rire au loin, je ne suis pas certaine d'avoir envie de me mêler de cette histoire.
- Dis lui que tu ne la laisseras pas toucher à ma nourriture !
- Nous parlons d'Octavia Blake, je te rappelle. Certains combats sont perdus d'avance mon amour.
- Tu ferais mieux de l'écouter, je ricane. Certains combats sont perdus d'avance Rae !
- C'est pas vrai, grogne mon amie. Je ne peux pas le croire… d'accord, je ne dis plus rien mais ramène tes fesses, hélico-presto !
- Bye !
- Hey, ne raccroche pas, tu n'auras pa…
- A tout de suite, je la coupe en lui désobéissant.
Je ris amusée en rangeant mon portable dans mon sac. Je me lève en tendant ma main vers Jasper. Pitié, faite que j'arrive à contrôler les battements de mon cœur.
- Et bien, je crois que tu es contraint et forcé de passer la soirée avec moi.
- Je suppose que tu me proposes bien mieux qu'une soirée pizza, devant un film en noir et blanc dans un hôtel.
- Beaucoup mieux, j'assure.
- Tu penses qu'il faut que je me change ? Tu es beaucoup plus classe que moi dans cette robe. Je ne voudrais pas être un mauvais +1.
- Je ne disais pas ça sérieusement pour l'histoire du +1, je souris. Et tu es très bien.
- Avec un vieux tee-shirt geek, un sweat à capuche rouge et vieux jean troué ?
- Bon d'accord, je cède. Il est où ton hôtel ? D'ailleurs, qu'est-ce qui t'a prit de descendre dans un hôtel, nous avons tous au moins une chambre d'ami, arrête de parler O', tu dis n'importe quoi, évite peut-être de demander à Rae et Anya, elles sont tellement l'une sur l'autre tout le temps, que je n'ose imaginer ce que ça donne quand elles se croient seules, mais tais-toi, quoi que… maintenant que j'y pense chez Clarke et Lexa ça ne doit pas être mieux… surtout depuis qu'elles sont revenues de Chicago, ferme-la, maintenant ça suffit, bref, il est où cet hôtel ?
- J'ai compris, il rit, quand je reviendrais à New-York, je te ferais signe.
Bam-bam. Mince alors…
Bam-bam. J'aime vraiment beaucoup le voir sourire et rire.
Bam-bam. Et mes joues s'embrasent encore.
Bam-bam. C'est vraiment n'importe quoi.
Il se lève et me fait un signe de la tête pour m'inviter à le suivre. Son hôtel ne se trouve qu'à trois rues, je l'attends dans le hall d'entrée, les yeux rivés sur mon portable. J'essaye d'oublier les réactions ridicules de mon corps. C'est vraiment n'importe quoi !
Je n'ai jamais de toute ma vie réagit de cette façon. Je déteste perdre le contrôle. Il faut absolument que je me reprenne avant de faire ou dire quelque chose que je pourrais regretter. J'ai déjà fait la connerie de coucher avec Lincoln. Je ne dois jamais recommencer, les amis c'est la limite à ne pas franchir !
Et puis, la réalité me saute au visage, je n'ai pas pensé au sexe une seule fois. Ce n'est pas une attirance physique qui me déstabilise. Non c'est autre chose… autre chose, de bien plus dangereux. Merde ! Je dois vraiment me reprendre. Il est hors de question que je…
- Je suis prêt O', prononce Jasper dans mon dos en posant sa main sur mon épaule.
- Parfait, je me retourne.
Je me fige en le découvrant, habillé avec autant de classe. Je sens ma mâchoire tomber très légèrement avant de secouer la tête. Je me racle la gorge consciente qu'il a forcément remarqué ma réaction démesurée. J'essaye de reprendre une constance en commentant :
- Jolie veste.
- Ouais, il tire sur ses boutons de manchette, pas les habits dans lesquels je suis le plus à l'aise, mais je devais faire un effort pour être ton +1, il conclut en me faisant un clin d'œil. Par contre, je te préviens tout de suite, la cravate c'est hors limite.
- Hors limite, je souris, c'est noté.
- On y va ? Il me tend son bras.
- Tu as conscience que cette histoire de +1 ce n'était pas du sérieux ?
- Oui, il sourit tellement que ses yeux se plisse et une fossette craquante se forme sur sa joue gauche, mais autant nous amuser encore un peu avec, j'aime cette idée.
- Okay, j'accepte son bras.
Bam-bam. Bam-bam. Bam-bam.
C'est un vrai vacarme, jusqu'à ce qu'il me lâche pour huer un taxi. Il m'ouvre la porte et je m'installe. Je fais tout pour éviter de le regarder. Le silence qui nous entoure n'en est pas un pour moi.
- Oh fait, il reprend quand le taxi s'arrête devant le restaurant, demain, tu voudrais passer la journée avec moi ?
- Passer la journée avec toi ? Je répète.
- Je ne veux pas être seul, il avoue. Tu pourrais essayer de me vendre New-York.
- Je relève le défi, je m'amuse en lui tendant la main.
- Génial, il me serre la main avant de sortir du taxi.
Mais pourquoi j'ai accepté ?
Je fais vraiment n'importe quoi depuis que je l'ai aperçu tout à l'heure.
La soirée semble passer en une fraction de seconde, tout c'est absolument bien déroulé. Le repas était parfait. Notre table a été la plus bruyante, la plus enjouée du restaurant. Nous avons tous acclamé Lexa quand elle est sortie des cuisines, la rendre mal à l'aise est une de nos passions depuis qu'elle est revenue. Je reste avec les filles pour aider la nouvelle cheffe à faire le ménage, la conversation va de bon train. Nous sommes toutes excessivement fière de Lexa.
Il est un peu plus d'une heure du matin quand je sors du restaurant par la porte de derrière en affirmant que j'en ai plus que marre de voir Clarke et Lexa roucouler et Anya et Raven chanter pour un oui ou pour un non. Je ferme les pans de ma veste. Il ne fait pas froid, mais il y a un peu de vent. J'avance vers le bord du trottoir en sortant mon portable près à appeler un taxi.
- Tu veux que nous marchions un peu ?
- Jasper, je m'étonne. Qu'est-ce que tu fais encore là ?
- Je t'attendais, il sourit.
- Tu aurais dû rentrer te coucher, j'assure.
- En fait, il baisse les yeux, quand je suis sortie du restaurant… c'était déjà demain, il relève la tête et croise mon regard, tu m'as promis que tu passerais la journée avec moi.
- Je l'ai fait, c'est vrai.
- Alors par où on commence, demande-t-il tout excité.
- Par prendre un café, je réponds amuser, un bien serré !
- Et après ?
Par te laisser une chance Jasper Jordan… oui, je crois bien que je vais te laisser une chance. C'est complètement fou et irrationnel et pourtant j'ai envie de te laisser une chance d'entrer dans mon cœur.
Je n'ai jamais fait ça avec personne.
- J'essayerai de te surprendre.
- Comment ?
J'en sais rien du tout !
Je n'ai aucun contrôle sur la situation et pour le moment je m'en contre fou !
- Si je te le dis, je ne te surprendrai plus.
- Et moi, il sourit encore, est-ce que tu me laisserais te surprendre ?
C'est déjà fait, j'en ai bien peur…
- Peut-être, j'entre dans son jeu.
- J'ai hâte, il sourit toujours.
Bam-bam. Bam-bam. Bam-bam.
Juste pour cette fois, je vais vivre cette journée sans me poser de question. J'y perdrai certainement la tête, peut-être même mon cœur mais je crois que je suis prête à prendre le risque.
Il ne restait plus qu'un an… bordel !
Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ce chapitre vous a inspiré et plu ! J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé. "Il ne restait plus qu'un an... bordel!" XD Pauvre Octavia... piéger par les prémisse d'une histoire d'amour, trahie par son cœur... Est-ce que l'idée qu'elle puisse se faire séduire par Jasper vous a plu ? Qu'ils puissent apprendre ou réapprendre à aimer ensemble me paraissait beau. :)
Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.
En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !
Le confinement se termine...je vais garder la publication du lundi pour When I See You Tomorrow (Il est possible qu'il y ait du retard mais je vous préviendrais sur Facebook), du vendredi pour Ne Me Regarde Pas (J'ai de l'avance dans l'écriture donc tout devrait bien se passer).
En ce qui concerne Les amis ne s'embrassent pas sous la neige, j'ai fini d'écrire l'histoire et Mara de la corriger. Je rappelle qu'il y aura 32 chapitres, je vous retrouve pour les chapitres 30, 31 et 32, mercredi, vendredi et dimanche prochain.
Voilà, j'espère que cet aménagement vous convient. Prenez soin de vous !
GeekGirlG.
