Salut ! Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !

Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?

Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.


Les amis ne s'embrassent pas sous la neige

POV - Clarke

Je m'éveille doucement. Je lutte encore un peu. Je ne sais pas quelle heure il est, mais après la soirée d'hier je suis certaine que je peux encore grappiller quelques minutes de plus de sommeil. Je garde donc les paupières bien closent tout en m'étirant un peu pour retrouver Lexa sur ma gauche. Je frissonne quand ma main ne trouve rien d'autre que des draps froids.

Je grogne, horriblement déçue de ne pas pouvoir poursuivre un peu plus ma nuit avec Lexa dans mes bras. Je passe une main dans mes cheveux et finis par ouvrir les yeux. Je confirme, elle n'est pas dans la chambre. Je m'assoie dans le lit, bougonne en fixant la porte avec défi. Je n'ai aucune envie de la franchir pour rejoindre ma petite amie.

Ma petite amie… comme à chaque fois je pense à Lexa avec ces termes, je souris comme une idiote. Je me laisse retomber dans le lit avec cet étirement béat sur les lèvres. Neuf mois… nous nous sommes retrouvées depuis neuf mois et si tout n'a pas été facile, être ensemble à toujours été une évidence.

Il nous a fallu du temps pour nous réapprendre ou plutôt nous apprendre d'une toute autre manière. Et si tout a été plutôt lentement, Lexa tenait à ce que chaque étape soit franchie dans l'ordre, nous séparer plus d'une journée était inenvisageable. Mon dieu, je place mon coude sur mes yeux, j'aurai pu la tuer avec sa stupide règle du : "pas avant le septième rendez-vous". Même si aujourd'hui je dois avouer que tous ces rencards ont été parfaits et qu'ils nous ont permis de nous familiariser avec notre nouvelle dynamique. Heureusement, j'avais le droit de l'embrasser !

Je ne pourrais plus jamais me passer de ses lèvres, impossible !

Je ris doucement en me souvenant qu'à la fin de ce fameux septième rendez-vous, nous étions tellement fatiguées que nous n'avons rien fait. Je me suis simplement endormie dans ses bras et il m'a fallu un peu plus de deux jours pour réaliser que l'échéance était passée. C'est plutôt ironique quand on sait à quel point je pouvais être obsédée par l'idée d'enfin pouvoir déshabiller Lexa et l'aimer comme il se doit, fantasmant sur ses courbes nuits et jours. Et, je dois bien avouer qu'enfin obtenir ce que je désirais depuis si longtemps a été bien… décevant !

Je secoue la tête au souvenir, nous avons été tellement… maladroites. C'était un grand n'importe quoi. Je me suis rarement sentie aussi stupide et gauche. Les minutes qui ont suivies notre ébat ont été marquées par un long, très long silence assez gênant. Puis, nous nous sommes tournées vers l'autre, j'ai tout de suite vu dans ses yeux qu'elle avait vécu le même genre d'expérience frustrante. Nous avons ri, beaucoup, parlé encore plus et sans vraiment nous en rendre compte, naturellement nous avons recommencé, sans artifice, prédiction et contrôle. Heureusement, le deuxième rond a été bien plus concluant.

En une seule soirée, j'ai vécu la plus désastreuse et la plus merveilleuse expérience qui soit. Mais c'est aussi ça toute mon histoire avec Lexa, rien ne se passe jamais comme nous l'avons prévu. Jamais. Je roule des yeux en repensant à tous nos nombreux échecs et aux déceptions que nous avons dû affronter ces derniers mois, mais je me rends compte que d'une certaine manière toutes ces contrariétés n'ont aucune importance puisque nous sommes ensemble.

Je sens plusieurs effluves venant de la cuisine. Je me redresse. Evidemment, je souris, si Lexa n'est pas avec moi, elle est forcément derrière les fourneaux. Je me souviens de la première fois qu'elle m'a parlé de son projet. Je dois avouer que j'ai été assez septique, pas pour les raisons qui peuvent être évidentes. C'est seulement que j'étais vraiment attristée qu'elle renonce définitivement au basket. Elle est si heureuse, vraie et entière quand elle est sur un terrain. Je ne l'ai jamais vu aussi rayonnante qu'avec un ballon entre les mains. Je ne voulais pas qu'elle perde ce bonheur. Et puis, je l'ai vu s'affairer derrière un plan de travail et j'ai retrouver cette étincelle qui la faisait briller parmi les autres joueuses durant un match. Depuis cet instant je la soutiens de façon inconditionnelle.

Le restaurant est incroyable. Lexa a tenu à ce qu'il contienne ce que nous sommes toutes les quatre ensembles, qu'il retrace notre amitié. Elle nous a demandé de nous investir avec elle dans ce projet. La décoration aurait pu être un n'importe quoi mais étrangement, cette excentricité fonctionne plutôt bien. L'article qui est sorti le lendemain de l'ouverture était plus que élogieux, et si trouver un membre de la richissime famille Woods a d'abord étonné, c'est rapidement devenu une évidence. Lexa est merveilleuse, elle a des idées fantastiques, mélangeant toutes les cultures qu'elle a pu rencontrer au cours de ses voyages avec des goût absolument divin. Je ne me plaindrais jamais d'être la première à qui elle fait goûter ses nouvelles recettes.

Je me décide enfin à me lever, j'attache négligemment mes cheveux dans un chignon lâche avant d'enfiler un des vieux maillots de basket de Lexa qui tombe au milieu de mes cuisses. J'attrape le roman que je lis en ce moment au cas où ma belle serait trop absorbée par son monde. Je traverse le salon, lance mon roman sur le canapé et rejoins sans plus attendre la cuisine. Je m'appuie contre la chambranle de la porte quelques instants pour observer Lexa. Elle est tellement belle, je la rejoins sans faire de bruit. Je me place dans son dos. Je place ma main sur son poignet pour qu'elle arrête d'utiliser son couteau qu'elle relâche immédiatement alors je serre mes bras sur son ventre et j'appuie ma tête contre ses omoplates. Je ferme les yeux pour profiter entièrement de ce moment.

- Bonjour, je souffle après un certain temps.
- Bonjour, elle me répond doucement.

Lexa m'oblige à lâcher ma prise pour pouvoir se retourner. Ses mains viennent se placer en coupe sur mon visage. Son sourire me renverse et son baiser me transporte jusqu'à son cœur. Je sais avec certitude que je suis à ma place quand je suis tout contre ses lèvres, protégée de ses bras et que mon palpitant s'égare dans des symphonies incontrôlables. Je m'éloigne en riant, elle fronce les sourcils sous l'incompréhension.

- Est-ce que tu étais en train d'éplucher des oignons, je demande toujours hilare, parce que j'ai envie de pleurer !
- Oups,
elle grimace en retirant ses mains de mon visage, désolée.
- C'est rien,
je continue de m'amuser en plaçant mes doigts sur mes paupières fermés.
- Ne touche pas tes yeux, tu ne vas faire qu'empirer la situation.
- C'est bon, je gère,
j'assure en sentant les larmes m'échapper, je gère carrément ! Pourquoi tu es déjà en train de cuisiner ? Le dimanche matin c'est sacré Lexa.
- J'avais une idée en tête et je n'arrivais pas à m'en débarrasser,
répond-elle désolée en me forçant à retirer mes mains de mon visage, cette recette m'obsède un peu et je n'arrive pas à la concrétiser.
- Tu devrais peut-être passer à autre chose temporairement et revenir dessus plus tard, la tête reposée,
je suggère.
- J'y ai pensé ma princesse et c'est pour cette raison, elle me fait tourner sur la gauche, que j'ai aussi préparé notre petit déjeuné, elle souffle à mon oreille, et je compte bien faire une pause pour le déguster avec toi.
- Okay,
j'embrasse sa joue, un dimanche matin comme ça, c'est cool ! Mais ce n'est pas une raison pour m'appeler princesse, je grogne, je déteste !
- Désolée,
elle embrasse mes cheveux et fil se laver les mains, mais tu seras toujours ma princesse.
- Je ne suis pas une
princesse, je m'égosille.
- Tu es pourtant si… précieuse, s'amuse Lexa.
- Je vais te tuer.
- Tu peux essayer,
me corrige-t-elle. Mais commençons par manger ce petit déjeuner.

Je m'installe à ma place en fusillant Lexa du regard. Je n'arrive pas à croire que cette guerre entre nous puisse toujours être d'actualité. Je me bats farouchement contre ce surnom ridicule depuis que j'ai 10 ans ! Je l'ai toujours détesté et je compte bien m'en débarrasser un jour. Mais avec une tête de mule comme Lexa en face, je ne suis pas sortie d'affaire.

Je prends une première bouchée d'un pancake et je me fige en fixant Lexa qui s'assoie en face de moi. Je dévore toute la première part en un éclair. Je n'avais pas eu l'occasion d'en remanger depuis… je crois que c'était lors de ces désastreuse vacances de noël.

- Tu as fait des pancakes made in Woods ? Je demande la bouche encore pleine.
- Ouais, prononce-t-elle en grignotant une framboise.
- C'est encore meilleur que dans mes souvenirs !
- Je fais souvent des pancakes,
s'amuse-t-elle.
- Oui mais les made in Woods sont les meilleurs ! Je me souviens de la première fois que tu m'en as apporté ! Du haut de mes 11 ans, je savais déjà que je n'en mangerai jamais d'aussi bon !
- Ce n'est rien de très innovant.
- Ah oui ? Tu me donnerais la recette ?
- Nope ! C'est un secret entre Anya et moi.
- Je suis sûre que Rae essaye de voler cette recette !
- Comme toi, tu veux dire.
- Nous allons réussir à vous faire craquer !
- J'en doute,
rit-elle.
- Tu me lances un défi ?
- Oh non… jamais. Comme tu le sais,
elle sourit, je ne joue pas. Jamais, pas avec toi.

Je ne sais toujours pas si je déteste ou si j'adore quand elle prononce ces mots. Je ne joue pas… c'est parfois très douloureux de les entendre à nouveau. Mais là, son regard amusé et déterminé me fait prendre assez de recul pour apprécier à sa juste valeur ce moment.

Alors que nous reprenons une conversation moins épineuse, je me mets à penser à d'autre mots. Trois pour être exacte. Ceux qui ont toute leur importance entre nous, mais que je n'ai pas prononcé depuis que nous sommes ensemble. J'ai dit "je t'aime" qu'une seule et unique fois et après, je lui ai promis que je ne le prononcerai plus si elle ne voulait pas l'entendre et elle ne me l'a jamais demandé. Alors… je ne sais pas. Je n'ose pas le dire à nouveau et pourtant j'en meurs d'envie.

Lexa mérite de savoir qu'elle est aimée. Je suis obligée de lui faire comprendre ou lui rappeler par d'autres moyens, mais je dois bien avouer que je commence à être à court d'idées. Je finis mon assiette et j'observe longuement Lexa qui me détaille avec précision comment elle imagine l'avenir du restaurant. Elle est incroyablement belle alors que son bonheur m'irradie de part en part. Je me demande comment elle réagirait si juste comme ça, là, maintenant, tout de suite, à cet instant précis, je lui lâchais la bombe "je t'aime".

Comment elle réagirait ? Est-ce qu'elle me demanderait de nouveau de ne pas lui dire ce genre de chose ? Pourrait-elle me croire ? Accepterait-elle qu'à mes yeux, il n'y a qu'elle ? Serait-il envisageable que je puisse lui dire une fois, puis encore une et des milliers de fois après ?

- Clarke, elle passe sa main devant mes yeux, où est-ce que tu es, elle sourit, encore au pays des rêves ?
- Non, j'étais simplement en train de réfléchir.
- Oserais-je te proposer,
elle se lève, fouille dans la poche arrière de son jean, 1$, elle joue avec le billet avant de le déposer devant moi, pour tes pensées ?
- Tu es bête,
je ris en prenant tout de même l'argent. Je garde ça et mes pensées.
- Hey,
s'offusque-t-elle, ce n'était pas le deal !
- Je suis certaine que Madame Lexa Woods, grande héritière de la famille Woods, peut me proposer bien mieux !
- J'aurai dû le savoir,
dramatise-t-elle entrant dans mon jeu. Tu restes avec moi seulement pour l'argent ! Comment as-tu pu ? J'ai un cœur !
- C'était pourtant si évident,
je lisse le billet précieusement, je suis une croqueuse de diamants, je ne l'ai jamais caché.

Lexa éclate de rire et je la suis. Elle se lève, repousse doucement ma chaise s'assoie sur mes genoux pour m'embrasser avec passion. Mes mains se font un peu trop baladeuse et bientôt je glisse mes doigts sur son ventre relevant dangereusement son haut, butant sur son soutien gorge quand subitement Lexa me subtilise le billet en quittant mes lèvres.

- Je vais le reprendre, m'annonce-t-elle en déposant son front contre le mien à bout de souffle, tu ne le mérite pas princesse.
- Mes pensées valent bien plus qu'un pauvre dollar de toute façon,
j'assure en continuant de caresser son sein gauche à travers la dentelle.
- Je suis sérieuse Clarke, reprend-elle en arrêtant ma main et en me fixant d'une étrange manière, depuis quelque temps, tu es… distante. Est-ce que je dois m'inquiéter ? Quelque chose ne va pas ?
- Pa-pardon ?

Là, je tombe de haut ! Je ne l'ai absolument pas vu venir ! Je… je suis distante ? Vraiment ? Je ne m'en suis absolument pas rendu compte. De quoi elle parle ? Je ne suis pas… distante ! Absolument pas !

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles ? Je reprends avec conviction.
- Tant mieux, un sourire incertain presque distant se dessine sur ses lèvres, je me suis juste faite des idées. Désolée. C'est juste que parfois, tu sembles à mille lieues de moi et j'ai… quelquefois, je n'arrive pas à t'atteindre tout de suite.
- C'est parce que je…

Je t'aime, bordel ! Et je ne sais pas du tout comment te le dire !

- Tu quoi Clarke ? Parle-moi.
- Sérieusement,
je murmure en caressant sa joue de ma main libre, je ne m'en étais pas rendue compte. Je suis désolée si ces absences ont pu te faire de la peine. Je ferai plus attention.
- Tu es certaine que tout va bien ? Pour toi, au boulot,
elle hésite, entre nous ?
- Tu doutes de
nous ? J'interroge effrayée.
- Absolument pas ! Mais toi, peut-être que…
- Arrête de dire des bêtises,
je m'agace. Qu'est-ce qui peut bien te faire croire une chose pareille ? C'est absurde !
- Désolée,
elle baisse les yeux.

Je l'observe avec plus d'attention. Je ne peux m'empêcher de remarquer cette inquiétude qu'elle a tenté de me transmettre à l'instant. Je ne comprends vraiment pas ce qui peut l'angoisser, tout est très bien entre nous. Elle relâche doucement ma main, force un sourire et commence à se redresser.

- Attends Lexa, je la retiens et ses yeux remplit de doute se plongent dans les miens, je ne veux pas que tu… je n'aurais pas dû m'énerver, mais je n'aime pas que tu doutes de moi, de ce que je peux ressentir pour toi. Ça m'effraie, j'avoue, que tu puisses croire que je…

…ne t'aime pas. Je ferme les yeux. Je relâche son poignet et soupire. Je frotte mon front en tournant légèrement la tête sur le côté. Je me lève lentement et me plonge dans ses magnifiques iris et je demande avec une certaine fragilité :

- Est-ce que tu me croirais si je te le disais ?
- Que tu me disais quoi ?
- Ce que je ressens pour toi,
je souffle tout bas en prenant doucement sa main dans la mienne sans quitter ses yeux, tu me croirais ou tu douterais encore ?
- Je ne comprends pas.
- Tu dis que je suis
distante mais je ne doute pas, as même une seconde. Je ne douterais jamais de nous mais toi, tu as des craintes, tout le temps.
- Non,
elle secoue la tête, bien sûre que non ! Je t'aime.
- Tu n'as aucune
incertitude à ce sujet et moi non plus. Je sais que tu m'aimes. Mais tu doutes Lexa, j'insiste, tout le temps, de moi.
- Non,
elle secoue la tête de droite à gauche.
- Alors pourquoi tu ne me laisses pas te le dire ?
- Je ne…
- Parce que,
je la coupe, tu ne me croirais pas ? J'ai raison, n'est-ce pas ? Tu m'as demandé de ne pas te le dire, je ne sais pas si tu es prête à l'entendre à nouveau et j'attends toujours. C'est difficile Lexa. C'est là, que je disparais quand je suis distante, dans un endroit rien qu'à moi ou je peux te dire tout ce que je veux, quand je le veux parce que tu mérites de l'entendre. Mais tu ne me croirais pas.

L'empressement du baiser que je reçois à la fin de mon intervention me surprends. Je recule de plusieurs pas, fini par buter contre la chaise et me laisse tomber dessus sans que les lèvres de Lexa ne relâchent les miennes. Je me délecte de la danse sensuelle qui s'impose entre nos langues alors que ses mains tremblent légèrement sur mes joues. Je souris en sentant ses cheveux caresser ma peau et ses pouces accentuer la pression sur ma mâchoire. Je glisse mes mains dans le creux ses reins pour la rapprocher, essayant de ne pas trop dévier vers ses fesses. Je commence à manquer d'air, mais elle ne semble pas prête à lâcher prise. Ses lèvres restent fermement appuyées sur les miennes, m'imposant un baiser qui incendie tout mon corps.

- Dis-le moi, halète-t-elle avant de m'embrasser à nouveau, dis-le moi Clarke, me demande-t-elle en déposant ses lèvres sur ma mâchoire, dis-le moi tous les jours si tu le souhaite, ses baisers descendent une ligne invisible sur ma gorge, m'obligeant à pencher la tête en arrière, dis-le moi, chaque heure, alors qu'elle continue son exploration en faisant tomber la manche trop grande du maillot de mon épaule, chaque minute, elle revient vers mes lèvres, chaque seconde, elle s'éloigne ses yeux se sont tellement assombrit, autant de fois que tu le veux.
- Reviens-là,
je la tire jusqu'à ce que ses lèvres retrouvent les miennes.
- Dis-le moi, quémande-t-elle entre deux baisers alors que les vêtements quittent nos corps.
- Pas tout de suite, je souris joueuse en saisissant sa ceinture pour la rapprocher encore, je te veux avant, je n'ai pas souvent l'avantage avec Lexa et cette fois, je compte bien en profiter un peu, je vais te le montrer une dernière fois sans te le dire, je baisse son pantalon et j'embrasse le haut de sa culotte, une toute dernière fois.

Nos gestes s'enveniment, deviennent de moins en moins chastes. Nous sommes baignées dans des soupires de contentement, nous nous évadons dans un désir qui déborde de part en part. Je fais l'amour à la femme que j'aime de tout mon être, je suis attentive à chacune de ses réactions, patiente. Je cherche son plaisir, mais surtout à lui montrer par tous les moyens mon affection si longtemps rendu muette. Je finis par avoir ce que j'attendais, son entier dévouement, son absolue perdition. Lexa s'effondre sur moi à bout de souffle, le corps en sueur et un sourire resplendissant sur ses lèvres. Je passe ma main dans ses cheveux, j'embrasse ses lèvres et tout bas, je prononce les mots qui nous ont tant manqués :

- Je t'aime Lexa.
- Enfin,
elle rit en m'embrassant à nouveau.
- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je…
- Garde-en un peu pour plus tard,
elle sourit plus que de raison avant de me voler un baiser.
- On est plus tard, je demande en l'éloignant.
- Quelle belle petite idiote, tu fais, s'amuse-t-elle. C'est à mon tour de te le montrer, assure-t-elle.
- Je vois, je souris. Tu veux jouer ?
- Je ne joue pas Clarke,
elle m'embrasse à pleine bouche, pas avec toi, souffle-t-elle alors que ses lèvres commencent de nouveau s'égarer sur mon corps, jamais.

Je crois que finalement, j'aime beaucoup quand elle dit qu'elle ne joue pas. Surtout quand il est évident qu'elle le fait, juste un peu. Et je dois dire que j'adore m'amuser avec elle dans ces petits moments d'égarements.


Voilà, un nouveau POV qui se termine ! J'espère que ce chapitre vous a inspiré et plu ! J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé. Après le Ranya, c'est le grand retour du Clexa! :D J'avoue que je me suis bien amusée à écrire ce chapitre, entre la description de leur première fois qui était... décevante et l'attaque matinale de l'oignon (pauvre Clarke). Mais... 9 mois pour un "Je t'aime", c'est beaucoup trop long ! XD Pourtant Clarke et Lexa sont bien ensemble et elles n'ont pas fini de "jouer" l'une avec l'autre ! ;)

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre ! Je rappelle qu'il y aura 32 chapitres, je vous retrouve donc pour le dernier chapitre dimanche.

Voilà, j'espère que cet aménagement vous convient. Prenez soin de vous !

GeekGirlG.