Salut ! Et voilà, c'est le tout dernier chapitre de cette fanfiction...
Je suis vraiment heureuse de vous retrouver pour ce final ! Trooop d'émotions d'en être à la fin, j'en ai gros sur le cœur.
Résumé : Les Griffin, Blake, Reyes, Woods et Green sont amis parce que leurs parents l'étaient, ils se sont éloignés avec les années. Pour la première fois depuis que les Woods ont été les premiers à déménager, tous les jeunes ont décidés de fêter Noël ensemble dans l'immense propriété secondaire des Griffin. Bien entendu, certains d'entre eux ont énormément changé. Alors ces quelques jours vont-ils les réunir définitivement ou découdre leurs liens pour toujours ?
Je remercie tout particulièrement MaraCapucin qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.
Le personnages de l'univers de The 100 ne m'appartiennent pas !
Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. Je vous retrouve en bas.
Les amis ne s'embrassent pas sous la neige
POV - Lexa
Epilogue
Je sors de l'aéroport en tirant ma valise à roulettes derrière moi, les yeux rivés sur l'écran de mon portable. Je m'arrête une minute pour répondre à un sms avant de scanner les alentours pour trouver un taxi à proximité. Je souris en verrouillant mon écran voyant apparaître une photographie de Clarke et moi. Trois jours sans la voir c'était beaucoup trop long, mais nous allons enfin nous retrouver. Dire que j'ai hâte est un doux euphémisme et malheureusement je dois encore attendre quelques heures. Je ressers un peu mon écharpe prends ma valise et me dirige vers les taxis que j'ai repéré sur la gauche.
Il fait froid, mais je ne pense pas qu'il va neiger. Dommage… je souris aux souvenir de Noël dernier. Je lève les yeux vers le ciel, aucun nuage. Un retournement de dernière minute est peut-être encore envisageable. Nous aurions dû passer les fêtes à Chicago, là-bas il y a déjà une sacrée couche de poudreuse blanche. J'ai d'ailleurs failli rester bloqué à l'aéroport. J'espère vraiment qu'il va neiger, parce que je meurs d'envie d'embrasser ma petite amie sous une pluie de flocon blanc.
De nouveau, nous allons tous être réunis pour le réveillon de Noël. Cette fois, nous nous sommes donnés rendez-vous à Rhode Island, dans une maison que Bellamy et Echo ont loués pour nous. Nous ne resterons pas au-delà du 26 décembre, nous avons malheureusement tous, ou presque, des obligations. Une vie bien chargée. Mais ces trois jours vont être une pause bien méritée dans nos petites existences qui tournent à cent à l'heure depuis quelque temps.
Je n'imagine même pas passer Noël d'une autre manière. Je veux passer cette fête avec ceux que j'aime, Clarke évidement, mes frères et Anya, Raven et Octavia, tous le monde, mes amis, ma famille. En une année, les choses ont énormément changées. J'ai parfois du mal à réaliser tout ce qui a profondément été bouleversé en si peu de temps.
Toujours est-il que je suis de retour à New-York et que je n'ai pas de temps à perdre, si je veux rejoindre notre point de rendez-vous dans les temps. Clarke y est déjà et je suis vraiment impatiente de la revoir. Trois jours… je grimace, c'était vraiment beaucoup trop long, surtout que je n'avais pas prévu de rester aussi longtemps. Mes parents ont insistés pour me parler après leur fameux gala annuel et j'ai bien compris que refuser n'était pas une option. J'ai donc laissé Clarke repartir sans moi parce qu'elle devait assister à un vernissage dans lequel trois de ses photographies étaient exposées. Je n'arrive pas à croire que j'ai été obligé de manquer quelque chose d'aussi important !
Si je ne connaissais pas si bien les conséquences d'un refus qu'aurait engendré mon insistance pour accompagner ma petite amie à ce vernissage, j'aurai plus insisté auprès de mes parents. Mais depuis mon retour, nous sommes légèrement en froid. Ils m'en veulent énormément d'avoir eu un comportement aussi irrationnel, d'avoir laissé en plan mes études pour un jour peut-être reprendre l'entreprise familiale, d'en plus leurs avoir caché ma blessure et d'avoir abandonné le basket sans leurs en parler. Je dois bien avouer que c'est beaucoup et qu'il me faudra du temps pour tout me faire pardonner. C'est pour cette raison que je suis restée même si j'ai détesté le faire. D'autant plus que cette réunion obligatoire à été particulièrement désagréable. J'aurai bien eu besoin du soutien de Clarke.
- Lexa !
Je fronce les sourcils, étonnée. Qu'est-ce que Clarke fait ici ? Je retire mes écouteurs portatifs en essayant de comprendre cette belle surprise. Je ne peux m'empêcher de sourire en la voyant adossée contre la portière ouverte de notre voiture en me faisant un petit signe de la main. Je secoue doucement la tête amusée et plus qu'heureuse de la voir en m'avance vers elle.
- Tu n'es pas à Rhode Island ?
- Je n'allais pas te laisser prendre un taxi pour nous rejoindre, souligne-t-elle en souriant. Tu comptes me dire bonjour ?
Elle claque la portière ce qui me fait grimacer, il faut vraiment qu'elle perde cette mauvaise habitude. Elle se plante devant moi en fronçant les sourcils d'un air dur en calant ses poings sur ses hanches. Je ris. Je suis vraiment heureuse de la retrouver. J'adore quand elle fait ce genre de chose, qu'elle agit de nouveau comme ma meilleure amie, tant que ça ne dure pas trop longtemps évidemment. J'aime beaucoup trop ce que nous sommes devenues.
Je secoue la tête amusée, alors qu'un sourire en coin se forme sur mes lèvres. Je la détaille et je ne peux m'empêcher de la trouver sublime. Je me mordille la lèvre inférieure alors que je meurs d'envie de l'embrasser, mais ce n'est pas notre rituel. Je dois attendre encore un peu.
Je laisse ma valise, je l'entends s'échapper mais je n'y fais pas plus attention, elle va bien finir par s'arrêter. Du moins… en théorie. J'ouvre mes bras, Clarke lâche un petit cri de joie avant de me serrer fort contre elle. J'inspire profondément avant de replier mes bras sagement dans son dos. Je suis à ma place. Les battements de mon cœur s'élancent sans le moindre contrôle dans ma poitrine. Je ferme les yeux et je me délecte de cette sensation. Je l'aime tellement.
- Tu m'as tellement manqué, souffle-t-elle en resserrant son étreinte sur moi.
- Je t'ai appelé tous les jours.
- Tsss… ce n'est pas pareil !
- On est d'accord, je ris en me séparant doucement d'elle. Tu m'as manqué aussi, je l'embrasse enfin.
Énormément ! C'était un vrai supplice ! Mais le plus important c'est de pouvoir se retrouver, de s'aimer et mince… de s'embrasser !
Je m'installe dans la voiture côté passager en me massant la nuque. Je vais apprécier ces quelques jours de repos, c'est certain. Entre le démarrage du restaurant, ma relation avec Clarke et tous les moments passés avec Rae et O', je suis particulièrement fatiguée depuis quelque temps. Mais je ne changerais rien, absolument rien. Je suis heureuse ! Tellement que ça frôle l'indécence. J'ai trouvé un équilibre.
- Comment ça s'est passé avec tes parents, je sens que Clarke prend des pincettes. Ils n'ont pas été trop durs j'espère.
- C'est bon, j'appuie un peu plus ma tête contre le siège, je m'attendais à tout ce qui a été dit.
- Oui, mais ce n'est pas moins difficile à entendre. J'aurai aimé être là, elle soupire.
- Je t'en dis un peu plus et après il faut absolument que nous parlions de ces photos.
- Deal, elle répond en posant sa main sur ma cuisse.
- En gros, ils m'ont demandé quand je comptais arrêter de m'amuser avec le restaurant et reprendre mes responsabilités pour l'entreprise.
- Je suis désolée Lexa, elle caresse ma jambe avant de reprendre le volant à deux mains.
- Ça va, je souffle, comme je te l'ai dit : je m'y attendais.
- Tu ne vas pas leurs céder, tranche Clarke. Je te soutiens. Tu as perdu le basket, hors de question que tu abandonnes la cuisine. Je ne les laisserai pas faire ! Hum-hum, elle resserre ses doigts sur le volant en fixant toujours la route, ça n'arrivera pas. Ils n'ont pas le droit d'exiger ce genre de chose alors que tu es clairement heureuse, t'enfermer dans un bureau, elle claque sa langue contre son palet, jamais ! Si encore ils étaient venus goûter ta cuisine, peut-être… je dis bien peut-être que je leurs accorderai le bénéfice du doute mais là…
- Clarke, je la coupe en souriant, les larmes aux yeux.
- Quoi ? Ne me dis pas que j'en fais trop, grogne-t-elle, j'adore Lisa et Antoine, tes parents sont géniaux la plupart du temps mais…
- Clarke, je l'arrête de nouveau.
- Mais quoi, elle me jette un rapide coup d'œil avant de se concentrer de nouveau sur la route, qu'est-ce que j'ai dit ?
- Je t'aime, c'est tout.
- Je t'aime aussi.
Elle sourit, je saisis doucement et prudemment sa main droite. J'en embrasse le dos avant de la reposer sur le volant. Tout le reste du trajet, nous parlons de l'expositions de ses photographies. Deux ont été achetées à un prix exorbitant, mais elles le méritent amplement. Je suis si fière de Clarke. J'espère qu'elle va continuer sur cette voie, Rae a raison, elle a beaucoup trop de talent pour se contenter du journalisme.
- En fait, reprend Clarke après un court silence, c'est vrai que ton frère et Luna ont emménagés ensemble ?
J'éclate de rire. Je ne peux pas m'en empêcher, pas alors que ma dernière conversation avec Luna est si proche. Quand mon frère lui a demandé d'emménager avec lui, elle a dit oui sans réfléchir. C'est après coup qu'elle a réaliser et complètement paniquer, s'enfermant dans la salle de bain pendant des heures, Lincoln de l'autre côté. C'est lui qui, inquiet, m'a demandé de l'aide, j'ai donc contacté Luna qui m'a exposée toute ses peurs, à coup de "je ne tiendrais jamais en place", "je vais lui faire du mal", "je ne connais pas plus sédentaire que ton frère", "je l'aime, mais je ne suis pas faite pour lui". Au final, je n'ai pas pu en placer une avant qu'elle me raccroche au nez certainement pour rejoindre mon frère.
- Lexa, s'offusque Clarke, c'est une question très sérieuse.
- Je crois que oui.
- Comment ça, tu crois ? C'est oui ou c'est non.
- Luna a emménagé avec mon frère.
- Bah voilà !
- Après, elle a paniqué.
- Ah…
- Et j'en suis là.
- D'accord, je le conçois, elle soupire, le "je crois" était une réponse acceptable.
- Oui, je souris, je sais.
- Oh… c'est bon, ne joue pas à la plus fière ! Sinon, j'ai eu Madi avant que tu arrives, elle et Aiden devraient débarquer vers 18 heures, si tout va bien sur la route. Je ne comprends
toujours pas pourquoi ils n'ont pas pris l'avion avec toi.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise… mon frère adore conduire et il est très fière de sa voiture qu'il s'est payée tout seul. Il insiste énormément sur ce point.
- C'est bien pour cette raison que je ne suis pas rassurée de savoir ma petite sœur dans ce vieux tacot !
- Rae a fait toutes les vérifications, pas une, pas deux mais trois fois ! Crois-moi, avant que ce vieux tacot ne tombe en panne, il neigera en août !
- Mouais…
- Tu doutes vraiment de Rae ? Parce que si c'est le cas, paix à ton âme Clarke Griffin, je ne peux plus rien pour toi.
- Comment elle pourrait l'apprendre ?
- C'est Raven Reyes !
- C'est un très bon argument, elle s'amuse. Je retire ce que je viens de dire.
Nous rions ensemble, c'est agréable. J'aime vraiment ce genre de moment. Je pourrai passer des heures à discuter de cette façon avec Clarke. Je suis vraiment heureuse que tout soit devenu aussi facile entre nous. Il nous a fallu du temps, mais finalement nous avons trouvé un très bon équilibre.
La plupart du temps, nous sommes simplement des amies, les meilleurs du monde mais avec tous les avantages. Mince… jamais je n'aurai pu croire qu'un jour ce serait possible.
Je sens que Clarke ralentit, j'observe les panneaux. Il nous reste encore au moins une heure de route. Elle tourne à droite, je vérifie la jauge d'essence mais il y a largement assez.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'ai faim, annonce-t-elle, je sais qu'il y a un petit restaurant sympa par là.
- Tu as consciences que nous allons devenir obèse avant ce soir ?
- Ouais, elle rit, il va certainement falloir nous rouler pour rejoindre nos lits.
- Je vote pour le jeune !
- Pas moi, pas de majorité, donc je vais manger.
- Tu as sauté le petit déjeuné, je devine, pour être à l'heure à l'aéroport.
- Je suis choquée par cette accusation sans fondement, s'amuse-t-elle en se stationnant.
Je la suis dans le restaurant où elle commande une omelette avec quelques tranches de bacon, des croûtons de fromage et un café alors que de mon côté je me contente d'un simple chocolat chaud, agrémenté d'une tonne de chantilly. Je mélange ma boisson pour la refroidir un peu en souriant alors que Clarke dévore. Je secoue la tête amusée, j'en suis certaine elle n'a rien mangé au petit déjeuner.
- Mince, grogne-t-elle alors qu'elle s'apprêtait à mordre dans le bacon, zut, ce n'est pas le moment, elle se contorsionne pour récupérer son portable dans la poche arrière de son jean, c'est Rae, elle me lance un regard avant de décrocher. Hey, comment tu vas ?
Je ris doucement en entendant notre amie hurler. Clarke éloigne le téléphone de son oreille en grimaçant. Je crois reconnaître essentiellement de l'espagnole avant que le ton ne finisse par s'adoucir de nouveau. Clarke soupire, me lance un regard désespéré avant de formuler une réponse :
- Comment ça, je ne suis nulle-part ? Tu es certaine que tu as cherché partout ?
- NE TE FICHE PAS DE MOI BLONDIE !
J'éclate de rire. Je ne peux pas m'en empêcher. Je n'arrive pas à croire que Clarke soit partie sans rien dire à personne. Je comprends très bien l'inquiétude de Raven, à sa place, je serai devenue complètement folle.
- Mets le haut-parleur tout de suite, continue de crier Rae. Je veux lui parler ! Je vais faire en sorte que Lexa te…
- Je t'entends Raven, j'assure en essuyant mes yeux.
- Ton abrutie de petite amie a disparue sans rien dire ! J'ai attendu une heure, UNE heure qu'elle revienne et RIEN !
- Je ne voulais pas que Lexa soit seule, marmonne Clarke.
- Clarke est simplement venue me chercher à l'aéroport, tout va bien, j'assure.
- Ce n'était pas du tout prévu au programme, réfute Raven. J'ai bien failli mourir à cause du nombre de scénarios catastrophes qui me sont passés par la tête !
- Calme-toi Rae, je reconnais la voix d'Anya, Clarke va bien. Tout le monde se porte à merveille !
- Mes pensées vont à mille à l'heure, se plaint notre amie, j'ai vraiment frôlé la crise cardiaque ! Et si elle avait eu un accident ?
- Il n'y a pas eu d'accident, lui répond ma sœur. Tout va bien, arrête de t'inquiéter.
- Mais…
- Arrête tout de suite, insiste Anya.
- D'accord, je l'entends souffler et j'échange un regard avec Clarke qui a recommencé à manger comme si de rien n'était. Désolée, c'est juste que…
- Je sais. Aller, calme-toi ma belle. Je suis là.
- Il n'y a aucune chanson pour ça.
- Je sais et je ne vais pas essayer d'en trouver une. Clarke, l'interpelle Anya, la prochaine fois, contente-toi de laisser un mot.
- Tout va bien ? Je ne peux m'empêcher de demander.
- C'est simplement un très mauvais timing, répond ma sœur. Rae a fait ce genre de cauchemar où tout le monde disparaissait. J'ai mis une bonne heure à la rassurer et quand nous sommes descendus : pas de Clarke. Mais je pense que ça va aller, vous êtes où exactement ?
- À une petite heure, répond Clarke. Dis à Raven que je suis désolée. Je n'ai pas réfléchi, avoue-t-elle, mais je ne voulais pas que Lexa soit seule après sa discussion avec vos parents. D'ailleurs, je suis super furax contre eux, ne peut-elle s'empêcher de souligner.
- Je vois, répond Anya. Tu vas bien Lexa ?
- Heureuse que Clarke soit venue me chercher.
- Je suis désolée, elle souffle en réponse. Je sais comment ils peuvent être par moment. Ils vont se calmer quand ils comprendront que tu es heureuse.
- Tu veux dire comme ils l'ont fait pour toi ? Je reste évasive consciente que Clarke et surtout Raven écoutent toujours.
- Ce n'est pas pareil, Anya soupire, et tu le sais, je serre les poings en repensant à la conversation que j'ai surpris entre eux trois au gala, ils ont simplement des… attentes. Je pense qu'ils ont trop imaginés à quoi ressembleraient nos vies, ça va leurs passer. Ils nous aiment. C'est simplement que je crois que nous les avons un peu trop… chamboulés ces deux dernières années. Ça va leurs passer, elle insiste et je ne sais pas laquelle de nous deux elle essaye de convaincre.
- Il va falloir que nous en reparlions, je souligne tout de même.
- Pas aujourd'hui Lexa, je devine facilement un sourire forcé de sa part. Soyez prudentes sur la route. Je vais m'assurer que Rae va bien, et elle raccroche.
Putain ! Je déteste quand Anya fait ce genre de chose ! Elle intériorise tout jusqu'à ce qu'elle soit sur le point d'imploser. Je sais que je suis en tout point pareil, mais là il faut qu'elle en parle. Elle en a besoin.
- Lexa, m'appelle Clarke, qu'est-ce qui s'est passé entre tes parents et Anya ?
- Rien, je soupire. Enfin, pas rien, je me reprends ne voulant pas mentir, c'est exactement comme elle a dit : ils ont trop d'attentes.
- Ils ont été très durs avec ta sœur quand elle a emménagé avec Raven.
- Elle m'en à parlé, oui.
- Ils sont contre le mariage, c'est ça ?
- Entre autres, je soupire. Je n'ai jamais vu Anya leurs tenir tête comme ça, je souris malgré moi. Nos parents, je réfléchis un instant, nous aimes de façon inconditionnelle, nous n'avons jamais manqué d'amour mais dans la balance, il y a toujours eu cette rigidité. Il fallait que tout soit carré, propre et lisse. L'amour qu'il y a entre eux m'a toujours inspiré, je ne les ai jamais vu se disputer, c'était un genre d'idéal à atteindre. Mais si un jour nous avons des enfants, ce genre de discipline ne sera jamais imposée, c'était parfois très étouffant.
- Tu veux des enfants ? sourit Clarke.
- Euh, je baisse les yeux, oui, bien sûr. Un jour.
- Nous n'avons jamais eu ce genre de conversation, constate-t-elle. Pourquoi nous n'avons jamais eu ce genre de conversation ?
- Je n'en sais rien, je joue nerveusement avec mes lunettes.
- Tu as déjà tout imaginé, elle rit. Alors combien d'enfants aurons-nous ?
- Clarke !
- Quoi ? Je veux savoir. J'ai le droit de savoir à quoi va ressembler ma vie.
- Trois, je cède, je veux trois enfants et un chat.
- Nous n'aurons pas de chat, souligne-t-elle. Mais pour le reste je peux me laisser convaincre. Ça y est, elle sourit, j'y suis avec toi, elle ferme les yeux, c'est plutôt cool.
- Je t'aime, je laisse échapper.
- Je t'aime aussi Lexa, me répond-elle en ouvrant les paupières pour se plonger dans mes yeux. Dis-moi que rien, ni personne ne nous séparera jamais.
- Jamais.
Clarke sourit, se redresse, se penche sur la table en me demandant d'approcher et elle me vole un baiser. Quand elle s'éloigne ses yeux pétillent de malice. Je sens que je ne vais pas aimer ce qu'elle s'apprête à dire.
- J'adore ce jeu : imaginer notre vie !
- Je ne joue pas Clarke, je souris.
- Juste un peu, elle plisse son nez de façon adorable.
- Non, pas avec toi, j'insiste tout de même amusée.
- Je te ferai céder, un jour.
- Aucune chance.
- Nous verrons bien, me défit-elle.
- Et tu devrais aussi arrêter de jouer avec moi.
- Ça n'arrivera pas !
J'adore quand nous engageons ce genre de duel. Je sais, qu'aucune de nous deux ne gagnera, nous sommes beaucoup trop déterminées. C'est aussi pour cette raison que notre relation fonctionne aussi bien depuis quelque temps, nous nous parlons allant parfois jusqu'à la provocation.
- C'est ce que tu crois, princesse.
- Sérieusement ?
J'éclate de rire. Je dévore Clarke des yeux. Je me lève, m'installe à côté d'elle et à mon tour, je l'embrasse malgré qu'elle essaye de me repousser pour la forme. Mon cœur bat à tout rompre quand finalement elle choisit d'approfondir le baiser. Qui aurait dit il y a deux ans sous cette tempête de neige qu'être embrassée par Clarke nous mènerait à cet instant ?
Certainement pas moi.
Mais je ne vais surtout pas m'en plaindre. J'aime beaucoup trop embrasser ma meilleure amie ! Je m'éloigne doucement en voyant de minuscules flocons commencer à tomber. Je souris un peu plus en observant attendrit ce spectacle.
- Qu'est-ce que tu regardes ?
- Il neige.
- Vraiment ? Elle se retourne, je n'arrive pas à le croire, elle sourit à son tour, vient, elle prend mon poignet et nous fait sortir du restaurant.
- Clarke, j'essaye de l'arrêter alors qu'elle se met à courir une fois que nous sommes dehors.
Elle lâche doucement ma main, tourne sur elle-même en riant. Je suis subjuguée par sa beauté, par son bonheur. Son rire m'électrise me faisant à nouveau perdre le contrôle de mon palpitant. Je l'aime. Je l'aime tellement.
Subitement, elle revient à toute vitesse vers moi. Je peine à la rattraper alors qu'elle saute dans mes bras. Son sourire attire de plus en plus mon regard, je ne parviens plus à quitter ses lèvres des yeux. Ses mains glissent sur mes joues et elle dit joyeusement :
- Les amis ne s'embrassent pas sous la neige.
- Qui s'en préoccupe, je demande avant de plaquer mes lèvres sur les siennes.
Voilà ! Nous sommes arrivés à la fin de cette fanfiction de Noël (en plein mois de mai… pire que Home l'année dernière !). J'espère que ça en valait la peine… que vous avez passé un bon moment de lecture et que ça vous a plu ! Dites-moi ce que vous en avez pensé ! Avez-vous aimé cette fin ?
Note personnelle : MERCI infiniment d'avoir été là au fil des chapitres de cette fanfiction, pour votre assiduité et vos nombreux commentaires. Je suis vraiment heureuse d'avoir partagé cette histoire avec vous, d'avoir su fait vivre des émotions aussi complexes que l'amour, l'amitié, la tristesse, la colère, l'abandon, la douleur et tout le reste. D'avoir eu la chance de vous surprendre, de vous faire rire ou même pleurer et surtout d'avoir fait vivre une fois de plus Clarke et Lexa. Et aussi d'avoir su imaginer un Ranya différent des autres. Comme à la fin de IHYV et TMBTTS, j'ai versé ma petite larme en mettant le point final à cette histoire. C'est toujours difficile de quitter nos personnages. En tout cas, merci d'avoir fait vivre cette fanfiction ! Je vous aime.
Je vous laisse, et vous dis à bientôt pour NMRP et WISYT ainsi que pour les autres projets futurs ! Croyez-moi, je ne manque pas d'idées !
Prenez soin de vous !
GeekGirlG.
