Hello !

Merci a tous pour vos nombreuses reviews, c'est toujours un plaisir pour moi de les lires.

Je ne vais pas blablater longtemps.

Réponses aux reviews :

Im29 Hello, merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira ! désolé pour cette fin, et pour toutes ces questions sans réponses. A bientôt.

Bonne lecture et bonne semaine.

H.


Cœur de Glace


Chapitre 14 :

William était plongé dans ses souvenirs, il n'arrivait plus à faire la différence. Il entendait des voix, elles lui paraissaient en même temps lointaines et proche. Ces souvenirs passaient devant ses yeux, comme on regarde un film au cinéma. Il était tétanisé, il savait qu'il fallait qu'il se secoue et qu'il sorte la tête de ses souvenirs. Mais malgré toutes ses envies, il n'y arrivait pas.

Finalement, Will ferma les yeux. Il se concentra sur les voix, essayant de mettre des visages sur ces voix connues et inconnues.

Il savait qu'une d'entre elles était celle d'Hermione. Il pensait que la deuxième était celle de Dray. Il connaissait la dernière, savait que c'était elle qui l'avait envoyé dans ces mauvais souvenirs.

Narcissa Malefoy !

Il ouvrit les yeux.

Son souffle était court, il tomba à genoux sur le parquet, il voyait trouble et toucha sa joue du bout des doigts. Il pleurait.

-Mr Potter. Je vous souhaite la bienvenue dans ma demeure, et dans le présent.

-Will, souffla une voix près de lui.

Dans son champ de vision, il vit des jambes et sentit des bras entourés son corps frêle.

-Silas.

-Maitresse Narcissa, déclara une nouvelle voix.

-Je voudrais que tu transportes Mr Potter et Drago dans la chambre à côté de la sienne. Drago, prend soins de ton ami. Miss Granger, voulez-vous encore discuter avec moi ou voulez-vous aller avec eux ?

-Je vais rester discuter un peu avec vous Mrs Malefoy.

William sentit la main de l'elfe de maison se poser sur son épaule et la minute d'après ils étaient dans une autre pièce.

.

Drago se détacha doucement du brun pour lui enlever ses chaussures et le couvrir de la couette avant de s'asseoir à ses côtés.

-Si tu veux en parler je suis là.

Dray garda le silence un instant.

-Je serais toujours là Harry.

William leva les yeux vers son ami, il lisait dans ses yeux de la sincérité, mais aussi de la préoccupation.

-Merci Drago, déclara doucement le brun.

Ils gardèrent le silence un instant, perdus dans leurs pensées.

-Tu… Tu penses que si on va parcourir le monde, on pourrait au moins reprendre nos… prénoms. Enfin nos vrai prénoms…

-D'accord.

-D'accord ?

-Eh bien, nous allons parcourir le monde… Nous allons voir des gens qui ne nous connaissent même pas. Alors je pense que nous appeler par nos prénoms c'est bien.

-C'est d'accord.

Harry fronça les sourcils.

-Ta mère… Elle m'a appelé Mr Potter… Comment…

-Elle t'a reconnu.

-Oh.

-Ma mère est comme ça, elle reconnaît facilement les personnes qu'elle a déjà croisés. Elle appelle ça la mémoire photographique.

-D'accord.

Ils restèrent ainsi de nombreuses minutes, l'un à côté de l'autre sans parler.

-Jai… J'ai vu la guerre. Devant mes yeux, comme sur un écran de cinéma. J'ai vu la guerre, les morts… Je n'arrivais pas à sortir…

-C'est rien… souffla le blond. C'est passé.

-Ta mère… ta mère va m'en vouloir…

-Je t'assure que non… Tu sais, elle peut paraître froide et hautaine, mais c'est un masque… Comme… Comme le masque que je portais avant… Ma mère n'a jamais vraiment été ce que les gens pensaient d'elle.

Harry resta silencieux, laissant ses pensées vagabonder. Il finit par s'endormir, la tête posée sur l'épaule de son ami.

Drago regarda doucement le brun et détacha ses cheveux avant de remplacer ses vêtements par un pyjama et de sortir doucement de la chambre.

Le blond entra dans sa chambre, elle était toujours la même, elle n'avait pas changé. Un sourire ourla les lèvres du blond. Il finit par sortir et vagabonda dans le manoir.

Oh, il le connaissait par cœur, il avait toujours vécu ici. C'était sa maison. Il arriva finalement dans le petit salon où les deux femmes parlaient avec entrain.

Drago se posa sur le chambranle de la porte, jamais il n'aurait imaginé un jour sa mère, qui prônait les sang-purs, parler librement avec une née-moldu. Il ne se départit pas de son sourire, s'il ne l'avait jamais imaginé, il était heureux de le voir de ses propres yeux.

Car oui, Hermione était la sœur qu'il aurait sûrement aimé avoir, comme Harry était le frère qu'il n'avait jamais eu. Elle était intelligente, instruite et posée. Et ce parce que justement elle était une née moldu. Il l'avait vu utiliser la magie, et il savait que certains sang-pur étaient bien moins doués et bien moins puissants qu'elle. Ce qui prouvait que malgré le sang, qu'il soit pur ou non, la magie n'avait pas besoin de lignée pour être puissante.

Il s'approcha de sa mère et la pris dans ses bras.

-Merci maman, souffla le jeune homme.

-Merci à toi mon fils. Je suis fière de toi et de tes choix.

Drago ne répondit pas, préférant s'écarter de sa mère pour s'asseoir aux côtés de son amie.

La soirée arriva rapidement, et avec le décalage horaire, Hermione et Draco allèrent se coucher tôt.

.

Drago se réveilla avant que le soleil ne se lève, il s'étira doucement avant de se lever et d'enfiler un peignoir.

Il réfléchissait à ce qu'ils allaient faire pendant leur séjour en Angleterre, à ce qu'ils pourraient faire et surtout qui pourraient-ils voir, car tant qu'a être dans leurs pays natal, pourquoi ne pas voir des personnes chères. Enfin, pour lui c'était tout vu, il n'avait plus personne à par sa mère.

Drago sursauta, il pensait se diriger vers les cuisines, mais en relevant la tête, il était près des appartements de ses parents. Enfin, ceux de sa mère. Son père avait écopé de la prison à vie. Bien sûr, sa mère allait le voir tous les mois, mais lui n'y avait jamais mis les pieds… Son père se portait pourtant plutôt bien, les détraqueurs avaient disparus, donc ils étaient surveillés par des aurores reconvertis. Mais cela ne changeait rien, bien au contraire, il ne voulait pas voir son père. Malgré qu'il se fût excusé, son père restait son père, il ne le croyait pas.

Il sortit de ses pensées en avisant les portes du bureau de son père. Il y était allé quelques fois pour les affaires, mais jamais il ne considérerait ce bureau comme le sien, il resterait toujours celui de son père. Il y allait le moins possible.

Il posa sa main sur la porte et sentit les picotements habituels de la magie du manoir. Il poussa la porte, le bureau était toujours le même. Pourquoi aurait-il changé ? Drago se posa la question.

Dans ces souvenirs, ce bureau représentait les nombreuses punitions qu'il avait reçu, les nombreuses mauvaises nouvelles… Ce bureau représentait le mal. Bien qu'il représentait aussi le bien. Parce que c'est dans ce bureau qu'il avait eu des conversations intéressantes avec son père, les bonnes nouvelles également. Mais malgré tout, ce bureau c'était son père, c'était ce qu'il représentait, ce qu'il avait été.

Des coups portés à la porte le firent sursauter dans sa contemplation. Il se retourna et trouva Hermione.

-Bonjour Dray. Je… je me suis un peu perdue dans ce dédale de couloirs et je t'ai aperçu… J'espère que je ne te déranges pas.

-Bonjour Hermi. Non, je suis tombé ici par hasard… Merci de m'avoir sorti de mes pensées. Allons déjeuner.

La jeune femme lui fit un sourire comme réponse. Ils étaient tous deux sur la route pour aller vers les cuisines, un silence gêné s'étirait entre eux.

-Je… Drago s'arrêta, je pense que si je n'étais pas gay, j'aurais aimé avoir une femme comme toi dans ma vie Hermione. Je voulais te dire que ton amitié compte beaucoup pour moi, ces dernières semaines j'ai appris à t'apprécier et je suis heureux de te compter parmi mes proches.

-Merci à toi Drago sourit Hermione. Sache que je suis heureuse aussi de te compter dans mes amis. Mais nous savons tous les deux que je ne pourrais pas convenir pour cette famille, outre le fait que tu aimes la gente masculine.

-Je pense que vous vous trompez miss Granger. Je pense au contraire que vous auriez fait une merveilleuse belle-fille. Mais je ne me fait point d'idée, Drago est bien plus heureux ainsi. Miss Parkinson est passée il y à quelques semaines… Elle voulait te voir mon fils. Je lui ai dit que je ne savais pas où tu étais. Miss Granger, connaissez-vous Miss Parkinson ?

-Je…

-Oui, Pansy. Celle qui me collait au basque pendant les premières années à Poudlard. Elle aurait dû l'être ma fiancée…

-Ouai… Alors je comprends mieux comment tu as pu faire ton comming-out… Hermione se mit à rire.

Drago la suivit de près, mais Narcissa ne comprenait pas du tout.

-Je voulais dire que je comprenais mieux pourquoi Drago préférait les hommes aux femmes parce que quelqu'un comme Pansy… Enfin…

-oh… souffla Narcissa en souriant.

Ses yeux riaient pour elle.

-Ce n'est pas très gentil ça miss Granger… déclara Narcissa.

-Maman. Pansy n'a jamais été gentille, je ne vois pas pourquoi nous devrions l'être à son propos.

-C'est vrai... concéda la femme.

-Je vais aller chercher Harry, déclara Drago.

.

La journée passa tranquillement, ils ne savaient pas trop quoi faire mais avaient fait une balade dans les jardins. Le lendemain ils allèrent au chemin de Travers pour faire quelques courses.

Ils ne savaient pas combien de temps ils resteraient en Angleterre, seul le temps leurs dirait.

Harry était dans sa chambre, beaucoup de questions en tête et peu de réponse. Il était là, en Angleterre, la question la plus pertinente était « aller voir les Weasley ou pas ».

Il décida finalement de se coucher, la journée avait était courte mais intense malgré tout.

Couché sur le dos, il avait beaucoup de mal à fermer les yeux. Ces souvenirs lui revenaient comme des flashs. Il revoyait les personnes qu'il aimait ou qu'il appréciait mourir. Tout avait commencé par Cédric, ils n'étaient pas amis… Cependant, il l'avait tout de même vu mourir. Ensuite Sirius était tombé dans le voile. Puis il avait vu Fred, Tonks, Rémus et surtout Severus. Ils n'avaient jamais été proche, c'était tout le contraire même. Mais il aurait voulu que cela se passe autrement, qu'ils ne se détestent pas. Que le maitre des potions voit autre chose que son père en lui, il n'était définitivement pas son père. Il aurait voulu le sauver et connaître sa mère au travers des yeux onyx.

Il aurait aimé le remercier, et que malgré tout ce qu'il avait fait et dit, il lui pardonnait. Mais il n'en avait pas eu le temps, Severus était mort, mort avec les souvenirs de sa mère, les souvenirs de son père. Plus Harry y pensait et plus il se disait que son père avait été un connard avec Severus. Il aurait aimé comprendre pourquoi. Comprendre comment c'était arrivé… Mais il n'aurait jamais de réponse à ses questions. Les maraudeurs étaient morts, comme toutes les personnes à qui il tenait.

Il se leva doucement et farfouilla dans ces affaires. Il en sortit un morceau de parchemin jauni, avec sa baguette il chuchota la formule qu'il avait tant utilisée et sourit quand le parchemin se couvrit d'écriture. Il inspecta les couloirs du château, ceux qu'il ne foulerait plus jamais. Le couvre feux était passé, seuls quelques noms se baladaient dans les couloirs.

Quelques noms qu'il ne connaissait pas, d'autre qu'il connaissait parfaitement. Notamment Neville qui était près des serres, étant le futur professeur de botanique. Et le professeur McGonagall qui était dans le bureau du directeur en tant que directrice de Poudlard.

Finalement, après avoir scrutés les noms qu'il connaissait sur la carte pendant plusieurs minutes, il décida d'aller se coucher. Il rangea la carte des maraudeurs en ayant une pensée pour eux, sauf un. Il était bien content que le sale rat soit en prison. Il avait participé à son procès et avait demandé que la prison soit pourvue d'anti-animagus. Peu importe comment ils se débrouilleraient ils n'avaient pas intérêt à ce qu'il s'échappe.

Peu à peu ses pensées convergèrent vers le présent, vers ses amis, et finalement il finit par s'endormir.