Hello les doudous.
Me revoilà avec un nouveau chapitre et j'espère qu'il vous plaira tout autant.
Merci encore a tous de me lire de suivre d'aimer et de commenter ma fanfiction. Merci à Maylis pour sa correction et a Noour pour son aide précieuse. ( Et un grand merci à Lamourloi pour sa correction) Ce chapitre a été recorriger.
Je ne baratine pas pendant 107 ans, je vous laisse à votre lecture ! Bonne semaine à tous.
H.
Cœur de Glace.
Chapitre 16 :
Drago était resté en retrait, il observait la maison qui lui faisait face. Il n'avait jamais vu une chose pareille.
-Comment par Morgane, Magia, Merlin et les quatre fondateurs réunis, cette maison peut-elle tenir debout ?
-Dray ! s'exclama la jeune femme légèrement outrée mais tout de même amusée.
-Par magie, lui souffla Harry avec le sourire.
Il entraîna son ami par le bras. Ils arrivèrent finalement devant la porte et Hermione frappa doucement. Quelques secondes après, la porte s'ouvrit sur un Ronald Weasley : il regarda d'abord son ex-femme et sa bouche s'ouvrit puis son regard passa aux deux autres personnes présentes. Il vit Drago et si cela avait était possible sa bouche serait tombée sur le sol. Et enfin, il regarda le brun en fronçant les sourcils. S'il n'y avait pas eu ces yeux émeraudes, si caractéristiques de son ami, il ne l'aurait pas reconnu.
-Harry ? Souffla-t-il.
Pour toute réponse, le brun détourna les yeux en haussant les épaules les mains dans les poches.
Mrs Weasley arriva finalement derrière le roux.
-Mais qu'est-ce qui se passe Ronal… Harry ! S'exclama-t-elle en le prenant dans ses bras.
Elle se tourna vers la jeune femme.
-Hermione ! Tu es resplendissante. Je ne t'ai jamais vu aussi belle. Pas que tu ne le sois pas, évidemment.
-Merci Molly, grogna légèrement la jeune femme sous le rire de son ami.
Elle lui frappa l'épaule en lui jetant un regard noir.
-Quoi ? Je n'y peux rien, c'est vrai que ces vacances t'ont fait du bien.
-Et ce n'est pas fini ! Déclara-t-elle.
-Et qui est ce beau jeune homme ? Demanda doucement la matriarche.
-Heu… C'est l'ami dont je vous ai parlé. En fait… C'est Drago Malefoy.
Molly Weasley posa un regard incrédule sur son presque fils.
-Je suis enchanté de faire votre connaissance dans de meilleures circonstances Mrs Weasley. Ronald. Répondit Drago
La femme tourna son regard vers le blond et finit par lui faire un petit sourire.
-J'en suis enchantée aussi Drago. Si je peux t'appeler ainsi évidemment …
-Bien sûr.
-Très bien. Ronald ! Gronda la matriarche en se tournant vers son fils.
-Ouais… grogna se dernier. Malefoy. Salua-t-il du bout des lèvres.
-Bien, rentrez je vous en prie, déclara la femme en poussant son fils.
Les trois amis rentrèrent dans la demeure.
Quand ils pénétrèrent dans le salon, tous les regards se tournèrent vers eux. Il y avait George qui haussa un sourcil, Bill assis à côté de son frère, ensuite il y avait Mr Weasley qui regardait Hermione avec de grands yeux. Et enfin Fleur qui discutait auparavant avec Ginny et qui regarda Harry avec les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Elle haleta, respirant fort et vite.
Quand Harry la vit, il fit une grimace, ayant espéré de tout son cœur qu'elle ne serait pas là, mais évidemment, elle était forcément présente pour une réunion de famille.
Le seul absent était Charlie et Harry soupira silencieusement de soulagement. Il fit un sourire crispé à la cantonade et se tourna vers Drago pour qu'il l'aide, mais celui-ci n'était pas mieux.
Finalement, George se leva et fit une accolade à Harry.
-Heureux de te voir en forme ! déclara-t-il. Hermione tu es sublime. Ces vacances t'ont vraiment réussi.
Il se tourna finalement vers Drago, qui déglutit difficilement.
-Georges Weasley ! Enchanté Drago Malefoy, déclara-t-il en lui tendant la main.
Drago le regarda un instant, il soupira légèrement avant de faire un petit sourire timide en serrant la main tendue.
-Je suis enchanté de rencontrer la famille Weasley dans de meilleures circonstances.
Ce fut le déclic et finalement tout le monde se leva pour faire des accolades, des embrassades ou serrer les mains. C'était un joyeux bazar, mais tous étaient légèrement crispés, attendant de savoir ce qui allait finalement se passer.
La matriarche déclara finalement que le diner était servi et ils s'installèrent autour de la table. Les conversations étaient polies, mais mesurées. Tous se regardaient ne sachant comment alléger l'ambiance un peu lourde dans la pièce.
Finalement, Georges raconta une blague graveleuse et la tension présente depuis le début s'envola, car le fou rire de Drago laissa la famille complément abasourdie. C'était bien loin de tous ces masques d'indifférence, de dureté et autre qu'ils connaissaient de lui.
Peu après Georges débuta une discussion avec Drago et ils riaient de bon cœur, partageant un nombre infernal de blague et autres anecdotes. Georges notait de temps en temps des idées qui lui venait grâce à ce nouvel ami qu'il aimerait bien voir intégré dans la famille. Il remercia Harry du regard de l'avoir emmené, et reçut en réponse un magnifique sourire du brun.
Une seule personne ne souriait pas, ne riait pas ni ne parlait. Elle était assise, regardait autour d'elle, se posant mille questions.
Ginevra Weasley regardait Hermione redevenue Granger depuis peu, elle était non seulement magnifique, quoi qu'habillée simplement, mais aussi parce qu'elle rayonnait de bonheur. C'était comme si en la regardant, vous vous preniez tout son bonheur de plein fouet, comme si par sa seule présence vous aviez envie de sourire et de rire comme elle, comme si la jeune femme avait enfin un but important dans sa vie, comme si jamais la guerre n'avait été là, comme si aucune mort n'était survenue… Et ça Ginny avait beaucoup de mal à l'avaler, parce que sa vie à elle était fichue, elle était enceinte, et elle ne pourrait plus jamais rayonner comme la brune… Et elle n'était même pas aussi belle. Parce qu'Hermione avait vraiment tout pour plaire. Alors qu'elle se retrouvait avec un moufflet et un futur mari sur les bras…
La deuxième chose qui lui faisait aussi mal, voire plus, c'était Harry…
Harry qui était tout simplement sublime, il avait pris des couleurs, sa peau était de nouveau hâlée, il ne portait plus ces immondes lunettes, on voyait très bien ses magnifiques yeux émeraudes. Et en plus de tous cela, il avait pris du poids, tout en muscles… Il portait les cheveux longs, n'affichant plus sa cicatrice qui le défigurait auparavant. Ainsi, il était resplendissant, jamais Ginny ne l'avait vu aussi beau… Voyant tout cela, elle… Elle se rendait compte qu'elle était toujours au même point, qu'elle n'avait pas reculé mais n'avait pas avancé non plus. Contrairement à Harry. C'est comme s'il avait enfin enlevé un poids qui pesait sur ses épaules, comme s'il avait laissé les morts et la guerre derrière lui, comme s'il s'était débarrassé de tous ces problèmes et qu'il avait décidé de vivre au jour le jour. Sans attache et sans rien pour le retenir.
Elle réalisa finalement qu'elle avait été ce poids, qu'elle avait été cette chaîne qui l'avait enfoncé chaque jour un peu plus. Et ça faisait mal. Elle s'aperçut qu'elle ne l'aimait pas réellement et qu'elle ne l'avait jamais aimé. Au fond, c'est lui qui avait raison : elle avait aimé le survivant, le héros qui devait sauver le monde sorcier et qui avait réussi. Elle avait aimé un rêve, une utopie de l'amour, sans vraiment chercher à connaitre l'homme derrière le héros.
Et elle pleura silencieusement, sans que personne ne la voit. Car elle avait non seulement perdu un homme bon, gentil, attentionné… beaucoup plus que ce qu'elle n'avait jamais voulu voir. Elle se leva en silence et s'enfuit pour pleurer dans sa chambre. Elle allait devenir mère… Elle allait être une recluse, et elle ne savait même pas comment elle pourrait s'en sortir toute seule face à ce futur mari, et cette erreur qu'elle avait fait en couchant avec lui…
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Personne ne s'était aperçu que Ginny avait disparu. Ron regardait Malefoy avec une grimace de dégoût et se pencha pour parler à Harry qui lui avait le sourire.
-Depuis quand t'es ami avec la fouine ? Chuchota-t-il à moitié en colère.
Harry en entendant son ami parler de Dray ainsi, perdit son sourire et tourna la tête vers le roux.
-Il est devenu mon ami quelques semaines après que je sois arrivé en… là où j'étais, déclara calmement Harry. On a d'abord eu une altercation, on s'est tapé dessus… Mais on a mis les choses à plat et nous sommes devenus amis.
-Donc tu es vraiment ami avec… Lui ? Demanda Ronald avec mépris.
-Oui Ron, je suis ami avec lui… Souffla Harry.
-Mais… Mais il a fait beaucoup de choses contre nous… Il nous a insultés, il nous a craché dessus, il nous a rabaissés… Toutes ces années à Poudlard… Il…
-Ron ! Déclara durement le brun. Il a peut-être fait tout ça, mais en contrepartie, on a fait pareil. C'est du passé Ron, et on a laissé le passé au passé, on compte vivre au présent. Tu devrais peut-être essayer de faire de même.
-Mais il est un Mangemort ! Cracha Ron de plus en plus en colère. Il nous a vendu a…
-Où ? Grogna Harry, Où et quand nous a-t-il vendus ? Il nous a sauvés la vie quand nous étions chez lui en ne me reconnaissant pas, enfin en faisant semblant de ne pas me reconnaitre ! Il nous a sauvés des sortilèges de la mort dans la salle sur demande en disant que Voldemort nous voulait en vie. Nous serions morts s'il ne l'avait pas fait. Est-ce qu'un jour tu lui as seulement demandé s'il l'avait voulue ? S'il l'avait demandée lui-même ? S'il avait accepté entièrement et complètement cette putain de marque ? NON ! Hurla Harry dont la colère montait petit à petit.
-Peut-être mais… Il était un mangemort ! Cria Ron en se levant. Il n'a jamais été là avant, il a fait tant de choses contre nous et tu as l'air de l'oublier…
-Oh non ! Je n'ai pas oublié Ronald, mais tu en as fait toi aussi un certain nombre. Lui au moins n'a jamais était hypocrite, il n'a jamais laissé tomber, il n'avait pas d'ami, mais s'il en avait eu il ne les aurait pas abandonnés, pas comme toi, parce que les Serpentards son loyaux avec les leurs. TU m'as abandonné en quatrième année en ne croyant pas en moi, ton soi-disant meilleur ami. Tu nous as abandonnés pendant notre recherche aux horcruxes. Alors qui de vous deux est le meilleur Ron ?
Drago avait baissé la tête, une larme roulant sur sa joue il se leva doucement, essuya la larme traitresse, se racla la gorge et déclara doucement,
-Je… Je vais y aller Harry, je savais que ce n'était pas une bonne idée. Je suis… Je suis désolé Mr, Mrs Weasley, déclara le blond en inclinant poliment le buste pour les remercier.
Il posa doucement sa serviette sur la table et s'approcha d'Hermione qui elle pleurait, il posa sa main sur son épaule en la serrant et déposa un baiser sur son front en lui chuchotant un « à tout à l'heure ».
Elle attrapa son poignet et le supplia du regard de rester.
Tous les Weasley étaient silencieux, regardant le blond détourner les yeux.
-Mr Malefoy, déclara doucement le patriarche, j'aimerais beaucoup que vous restiez.
Drago s'arrêta et se tourna vers la famille, qui pour quelques-uns d'entre eux souriaient doucement.
-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée Monsieur. Mais je vous remercie du fond du cœur pour votre invitation, votre accueil et votre amabilité, malgré les griefs que nos familles ont rencontrés dans le passé. Et je suis désolé.
Drago sortit, Harry se leva et allait sortir quand Ron le rattrapa et le retint par le bras dans une étreinte dure.
-Tu choisirais un putain de mangemort à ton meilleur ami ? Demanda sèchement le roux, dont le visage virait au rouge.
-Je vais te dire ce que je choisis Ronald. Je choisis la personne qui m'a sorti de ma léthargie. Je choisis la personne qui m'a fait rire et sourire, qui m'a fait rencontrer le vrai Harry, celui qui est souriant et de bonne humeur. Parce que lui ne m'a jamais fait de putain de sermon sur des choses qui n'avait aucune importance, il ne m'a jamais jugé pour ce que je n'étais pas. Il m'a pris pour moi. Pas pour ma putain de cicatrice, pas parce que je suis celui qui a survécu, pas parce que je suis celui qui a vaincu, qui a débarrassé le monde d'un putain de psychopathe. Durant ces quelques semaines, il m'a ouvert les yeux sur la vie. Tout ne tourne pas qu'autour de ton putain de nombril Ron. Alors oui. Oui je le choisis corps et âme, parce qu'il est celui qui m'a donné la force d'avancer. Toi Ronald Weasley, qu'as- tu fais pour moi ? Qu'as-tu fait pour que j'aille mieux, à part me rabâcher que je devrais trouver un travail, à part soutenir ta sœur qui au final avait tous les torts ? A part me mettre tous tes problèmes sur le dos ? Rien… Tu n'as rien fait… Et surtout parce qu'au fond, il m'a fait accepter tout ce que je m'efforçais d'enfouir. Notamment le fait que je suis gay.
Et sur ces paroles, il poussa son ancien meilleur ami pour qu'il le lâche et sortit en trombe de la maison à la poursuite de son ami. Celui le plus précieux à ces yeux.
