Bon, ok, voilà un autre chapitre pour me faire pardonner. J'espère qu'il vous plaira également.
Encore merci.
Cœur de Glace.
Chapitre 21 :
Quand Harry pénétra la chambre, il ne s'attendait pas à tomber sur Hermione, les bras croisés sur sa poitrine, les yeux lançant des éclairs, les joues rougissantes de colère.
-Harry James Potter ! Tu es le plus bel imbécile que je n'ai jamais vu. D'accord, je comprends ce qui t'ai arrivé je comprends que tu es peur de t'engager de nouveau, de souffrir, d'avoir mal et d'être de nouveau déçu. Mais de là à dédaigner une invitation de Charlie… Je ne suis pas d'accord. Tu fais souffrir Charlie avec ta connerie. Et tu te fais souffrir aussi en t'empêchant de ressentir quoi que ce soit. Alors tu vas me faire le plaisir de prendre sur toi. D'accepter d'aller chez Charlie. Pas pour toi. Mais pour nous. Pour Drago qui aimerait bien visiter plus la réserve, et aussi parce qu'il peut nous aider, je parle de Charlie, à trouver de nouvelles activités à faire. Mais aussi pour moi. Parce que je voudrais visiter la nurserie, apprendre plus de choses du métier de Dragonnier et découvrir tous ce que je pourrais apprendre sur les Dragons.
Elle se stoppa, le souffle court et Harry la regarda les yeux brillants.
-D'accord. Souffla-t-il. D'accord mais ne me force pas à apprendre à aimer. Laisse-moi dans mon déni. Peu importe ce que tu penses. Je ne peux pas. Je ne veux pas aimer de nouveau. Pas parce que j'ai peur mais parce que je ne veux plus jamais souffrir. Débrouillez-vous pour le prévenir. Faites comme bon vous semble.
Harry se détourna, les larmes aux yeux, et ouvrit la porte.
-Mais… Où vas-tu ?
Seule la porte qui se referma se fit entendre.
-Laisse Mione, je vais aller lui parler.
Drago sortit derrière le brun, le rejoignit en courant et l'attrapa par le bras pour le retourner. Harry eu un sanglot étranglé avant de se cogner contre la poitrine du blond. Le blond entoura le corps du brun détachant ces cheveux pour passer ces doigts dans la longueur.
-Sssh… Harry, ça va aller. Je te promets que ça va aller.
-Je peux pas… murmura Harry. Dray… Je ne peux pas.
-Je sais. Je sais mon frère. Je sais que c'est dur et que ça fait mal. Je sais pourquoi tu croix que c'est mieux de t'empêcher d'aimer. Mais plus tu vas étouffer tes sentiments, et plus ça va être douloureux. Vien. Allons boire un verre.
Harry acquiesça silencieusement. Et ils se dirigèrent vers le bar de l'hôtel en silence, bras dessus bras dessous.
Drago commanda deux whiskys purs feux et s'installa à une table. Cote à cote.
-Explique moi pourquoi. Donne-moi tous les arguments que tu as. Raconte-moi toutes tes peurs.
Harry soupira et avala une gorger du liquide ambré. Il fermant les yeux sous la brulure du liquide dans sa gorge.
-L'amour c'est bien, c'est beau, ça procure du plaisir, et pleins de sentiments différents. Ça fait du bien au début. Et puis au bout d'un moment ça s'essouffle. Sa part d'un rien et ça s'amplifie, ça empire et finalement ça commence à faire mal. Et puis y a l'indifférence, la tromperie. Un gouffre se creuse et on oublie qu'on a aimé la personne. On voit ce qu'elle devient sans pouvoir rien y faire. Tous ceux qui raconte que le grand amour dure toute la vie, que c'est magnifique et que ça s'arrête jamais, ne sont seulement que de sombre connard menteur. La flemme de l'amour s'essouffle toujours quoi qu'on face. Et moi c'est ça dont j'ai peur. J'ai peur de me retrouver seul. Que personne ne m'aime plus. J'ai peur de l'indifférence. J'ai peur d'aimer et d'être déçus, tromper, qu'on se serve de moi, de mon nom. J'ai peur de l'indifférence mais je n'aime pas la célébrité. Je voudrais être aimé mais j'ai peur du résultat. Je suis Harry Potter, le célèbre gars à la cicatrice, celui qui a vaincu, le sauveur… Je n'aime pas ces putains de titres. Je n'ai rien fait. Je n'étais pas tout seul. Hermione a été le cerveau. Ron a été les bras. Nous étions trois à la recherche de ces merdes. Peu importe ce que j'en ai dit. Personne ne m'a écouté. Tous voulaient que je sois aurore. Le ministre m'a même proposé de prendre sa place à 18 ans… Les gens s'attendent tous à quelque chose du sauveur, mais personne ne m'a jamais demandé mon avis. Personne ne m'a demandé si j'étais assez fort pour vaincre Voldemort. Même Dumbledore ne m'a pas donné le choix. J'ai dû mourir pour pouvoir vaincre…
-Quoi… ? Bégaya Drago en le coupant, les yeux écarquillés.
-Oh… Ouai. T'étais pas sensé savoir ça. Désolé.
-Putain… Lâcha Drago.
-Quoi ? Souffla le brun.
-Tu… tu… On est amis Harry. Depuis peu, mais on est amis. Je t'aime comme le frère que je n'ai jamais eu et tu le sais. Mais ce que tu viens de me dire me fait me détester plus encore que je ne me déteste déjà. Tous ce que j'ai pensé toutes ces années. Tous ce que je t'ai dit. Tous ce que j'ai faits. Tout ça… je déteste le gamin capricieux que j'étais. Je déteste la plus petite parcelle de ce que je suis.
-Ne fait pas ça Dray. Ne te déteste pas. C'est passé. Nous nous détestions cordialement, nous étions ennemies, et nous nous envoyons dans la tronche des choses qui n'étaient même pas vrai, la plupart du temps je suis persuadé qu'on ne le pensait même pas. Nous avons été arrogant tous les deux. Maintenant mon frère nous sommes amis et plus encore. Tu es le soutien qui manquait dans ma vie, mon ancre, mon support. Alors ne te déteste pas parce que moi je t'aime. Je ne veux pas que ça change.
-Moi non plus Harry… Mais ça ne me dit toujours pas pourquoi tu as peur ainsi.
-ça ne s'explique pas Dray. J'ai peur c'est tout. J'ai peur d'aimer et que ce ne soit pas réciproque, j'ai peur d'aimer et d'être trahi. J'ai peur parce que je ne sais pas comment aimer. Je ne sais pas si on peut aimer trop ou pas assez… Je n'ai aucune idée de ce qu'ai l'amour. Et je n'ai aucune idée de comment on fait l'amour avec un homme…
La dernière phrase était un murmure, presque un souffle que Drago eu du mal à entendre.
-Harry… on ne peut pas aimer trop ou pas assez. Et la confiance ça s'apprend, ça ne se donne pas comme ça. Il faut prendre son temps. Quant à faire l'amour et bien… il faut prendre son temps. Est-ce que tu as vraiment aimé Ginny ?
-Je… je sais pas…
-est-ce que tu avais le cœur qui battait fort ? Les mains moites ? Des papillons dans le ventre quand tu la regardais ? Ou est-ce que c'était le même amour que tu portes à Hermione ?
Harry prit le temps de réfléchir. Il se remémora la façon dont il regardait Ginny, au début il était un peu déboussolé que la jeune fille l'adule comme elle le faisait. Finalement, au fil des années il ne la regardait pas du tout parce que c'était la sœur de Ron. C'est elle qui l'avait embrassé. Il n'avait jamais eu ce genre de pensées pour elle. Il ne s'était jamais imaginer aller l'embrasser ni rien. Non lui avait tout autre chose dans la tête. Bien sûr, il appréciait beaucoup la jeune femme. Et maintenant qu'il y réfléchissait, si elle n'était pas venue, il n'aurait rien fait. Tout simplement parce qu'il la voyait comme sa petite sœur. Il l'avait aimé comme il aime Hermione, voire moins.
Harry écarquilla les yeux.
-Wow… souffla-t-il.
Il regarda Drago dans les yeux, il lui fit un petit sourire.
-Tu as trouver ce que tu cherchais ?
-Je… je crois.
-Alors ?
-Non… Non je ne l'aimais pas vraiment, je l'aimais comme une… comme la petite sœur de Ron, comme une sœur par procuration… mais toujours moins qu'Hermione… Je… je ne comprends pas Dray. J'ai… j'ai perdu tant de temps.
-Je ne pense pas Harry. Lui répondit gentiment le blond.
-Alors… ça veut dire que je n'ai jamais aimer personne comme tu en parle… Mais. Comment tu sais tout ça ?
Un éclat de douleurs passa dans les orbes de Drago.
-Parce que j'ai déjà aimé. A sens unique.
-Je suis désolé, souffla le brun.
-Tu n'as pas à t'excuser Harry ! gloussa le blond.
Harry haussa les épaules.
-Tu sais. On a tous nos petits secret Harry. Mais s'empêcher d'aimer pour éviter de souffrir, c'est se faire souffrir tout en empêchant d'avoir le bonheur…
-Je comprends. Fit lentement le brun. Je comprends mais j'ai tout de même peur. Et maintenant que je sais que je n'ai pas vraiment aimer Ginny, que je ne sais pas à quoi m'attendre… Je ne sais pas quoi faire. J'ai plus peur encore.
-Tu ne devrais pas. Je sais que c'est facile à dire pour moi. Je sais tous ce que tu penses Harry. Mais Charlie n'est pas un inconnu.
-Pourquoi parles-tu de Charlie forcément ?
-Es-tu donc si aveugle ? Te faut-il de nouvelles lunettes ?
-Pardon ?
-attend. Tu es en train de me dire que tu ne vois pas toutes ces personnes, homme ou femme te regarder ?
-personne ne me regarde ! Je suis petit et laid et insignifiant…
Harry ne put finir sa phrase, il fut coupé par le rire de Drago. Un rire franc, sincère et surtout un rire qui se transforma en une toux. Drago eu beaucoup de mal à reprendre ces esprits. Harry dû lui taper sur le dos pour évité qu'il ne s'étouffe.
-Sincèrement, je pensais que tu faisais exprès de ne pas voir. Mais je ne pensais pas que tu ne verrais pas… Harry, tu as toujours eu ce petit truc en plus. Non ! non pas ta célébrité Harry. Tes yeux. Tes yeux si rares, si beau. Ils ont toujours attiré les gens. Mais comme je te voix aujourd'hui ? Tu es simplement sublime, tu as un charisme fou, tu transpire le bonheur et ton sourire est communicatif. Regarde autours de toi Harry. Regarde et vois toutes ces personnes qui t'observe.
Harry leva les yeux et s'aperçut que pas mal de personnes encore présentes dans le bar les regardaient. Ces joues rougirent d'un coup et il baissa les yeux.
-Toutes ces personnes te regarde toi Drago.
-Non. Je t'assure que non. Je t'assure que dans la rue, beaucoup de personnes se retournent sur ton passage. Pas le mien, pas celui d'Hermione. C'est toi. Tu attires tout le monde. Parce que tu es magnifique Harry. Ai confiance en toi. Je t'assure que Charlie te regarde. Il te regarde et il te voit. Tout simplement parce qu'il sait qui tu es. Pas seulement le sauveur. Mais Harry. Juste Harry. Je suis sûr a cent pour cent que tu peux lui faire confiance. Je pense qu'il pourrait te rendre heureux Harry. Mais… Laisse lui une chance de te le prouver.
Harry regarda son ami avec résignation puis baissa les yeux en sentant son cœur battre la chamade dans sa poitrine.
-D'accord… Souffla-t-il.
-Merci Harry. J'ai vraiment hâte de tout visité.
Mais Harry était plus perturbé par ce que le dragonnier lui faisait ressentir. Il se fichait bien du reste. Il avait la trouille et son cœur qui ne voulait pas ralentir la cadence, ces mains moites qu'il devait passer sur son jean pour les sécher. Drago continua son babillage à côté de lui mais il n'écoutait pas. Il était en mode automatique et suivit son ami quand il se leva pour aller se coucher. Il n'entendit pas ces deux amis discuter, trop pris par ces pensées. Il se coucha tout habiller.
Cette nuit-là il eut beaucoup de mal à s'endormir. Entre toutes les paroles de Drago, celles d'Hermione, son appréhension, sa peur, ces sentiments bizarres qui se propageaient dans son cerveau… Il avait trop de questions pas assez de réponses. Quand finalement il s'endormit, sa nuit fut agitée.
Hey, je voulais vous dire que ce chapitre est de loin mon préférer. J'ai eu beaucoup de plaisir a l'écrire. Il me tient beaucoup a cœur. Alors, j'espère sincèrement qu'il vous plaira !
Bonne semaine.
