Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
Sur le papier, il ne s'agissait que de récupérer une mallette et de la ramener, mais tout se complique lorsque leur cibles a des alliées inattendus.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
TRAQUES
Chapitre 1
Dominic avait investi la cuisine de Stringfellow pour préparer le repas. Ce dernier, assis sur le rebord du foyer de la cheminée, jouait un air au violoncelle tout en lui jetant un coup d'œil. Il avait choisi une chanson du folklore italien et Dominic en profitait pour chanter à tue-tête. Ce n'était pas qu'il chantait juste, mais dans ces moments-là, les deux s'en moquaient un peu. Catlin qui dressait la table, laissa par contre échapper un soupir que le père et le fils adoptif ne prirent pas en compte. Elle finit par en rire et sortit au dehors pour aller chercher deux ou trois bûches pour la cheminée en espérant la fin du concert. Stringfellow lui adressa un large sourire et la taquina.
- J'ai tout un répertoire de chants italiens.
- Oh, je n'en doute pas, mais heureusement pour moi, il ne chante pas la bouche pleine !
Stringfellow ne put se retenir de rire et Dominic prit un air outragé.
- Non, mais qu'est-ce que c'est que cette manière de me dénigrer ?
Il tenta bien de rester indigné, mais cela ne dura que quelques secondes avant que les trois se mettent à rire. Puis, Catlin sortit chercher ses buches et Dominic se remit à la cuisine. Stringfellow ne se remit pas à jouer tout de suite, son regard alla de l'un à l'autre puis se posa sur la photo de Saint John, là, sur le linteau au-dessus de son épaule. La perte de son frère était toujours une plaie béante, mais il y avait des choses qui avaient finies par changer. Dominic était comme un père, il avait été et était encore toujours là pour lui et Catlin… Catlin s'était compliquée, ses sentiments s'embrouillaient, mais il avait une certitude, elle était plus qu'une amie. Elle faisait partie de sa famille et il se réjouissait de ce repas tranquillement pris avec deux des trois personnes les plus importantes de sa vie. En fait, il ne manquait que Saint John autour de cette table et ça… peut-être que ça arriverait un jour…
- Eh ! Si tu as fini le récital, viens donc m'aider l'interpela Dominic en l'arrachant à ses pensées.
Stringfellow sourit et se redressa. Il posa avec dévotion le violoncelle sur son support, fit glisser une dernière fois ses doigts sur le bois et se rapprocha de la table en lançant.
- Tes steaks sentent bon, mais j'espère que tu as pensé à moi !
- Ne t'en fais pas, toi aussi tu auras le droit à ton steak, mais de thon, ça te changera de tes truites.
Le jeune homme sourit et attrapa une bouteille de vin pour l'ouvrir. Sauf qu'il perçut un bruit et qu'il se figea. Un bruit d'hélicoptère ? Son regard se braqua sur Dominic qui prit un air renfrogné.
- Ah non ! Ne me dis pas que…
Ce fut à cet instant que la porte s'ouvrit et que Catlin entra en portant deux bûches.
- Hey les garçons, je crois que nous avons de la visite.
Dans son dos, canne à la main, Archangel se faufila dans le chalet avec un grand sourire.
- Hum ! Cela sent très bon. Vous m'invitez ?
OooooO
Le repas touchait à sa fin. Archangel s'essuya et se tourna en direction de Dominic en brandissant son verre.
- Mes compliments au chef cuisinier.
- Faites plutôt des excuses à Ted, c'est sa part que vous avez mangé, répliqua Stringfellow en souriant.
Le chien de chasse couina et son maitre lui caressa la tête.
- Heureusement que je lui avais prévu quelques beaux os bien juteux en plus, dit Dominic.
- Et je sais qu'il sait aussi se débrouiller, pas vrai Hawke ? Demanda Archangel.
- C'est vrai, mais il ne dit jamais non à un steak, répliqua le jeune homme en se penchant un peu en avant sur la table, et maintenant, si vous nous disiez à quoi nous devons votre charmante venue. C'est toujours un plaisir de recevoir la FIRM à sa table, mais ce n'est jamais totalement gratuit, non ?
- Ne soyez pas cynique, ne sommes-nous pas amis ?
Stringfellow lui fit un sourire. Oh si, aussi paradoxal que cela pouvait paraître, il était ami avec Michael. Ils n'étaient pas toujours sur la même longueur d'ondes, mais les deux hommes se respectaient et pouvaient se faire confiance sans crainte. Ce n'était pas le cas pour tous les autres agents de la CIA avec lesquels il avait travaillé, loin de là.
- Bien sûr, c'est pour ça que je ne vous ai pas mis tout de suite dehors et que je vous laisse nous exploiter. Alors ? Que devons-nous faire ?
- Vous exploiter ! Tout de suite les grands mots. Non, Hawke, ce que je suis venu vous demander est l'enfance de l'art, le tout est d'être le plus rapide et le plus discret possible.
- L'enfance de l'art, marmonna Dominic et ça se résume à quoi dans la bouche de la CIA ?
- A un colis.
- Un colis ? S'étonna Catlin.
- Oui, cette mission est de loin la plus simple que je vous ai proposé jusqu'ici. Il suffit de se rendre à un point de contact, de récupérer et un colis et de nous le ramener.
- Vous me prenez pour un livreur ? Demanda Stringfellow.
- Un livreur à MACH 1 ce n'est pas un simple livreur.
- Et on peut savoir ce que contient le colis ? Le questionna Dominic.
- Non.
- Non ! S'exclama le vieux pilote. C'est une plaisanterie.
- Pas du tout. Votre travail consiste à le récupérer et à nous le ramener, de toute façon, je ne suis pas sûr moi-même de savoir ce qu'il contient.
- Ces espions et leur secret ! Marmonna Dominic en levant les yeux au ciel.
- C'est tout un art, répliqua Michael. Alors ? Est-ce que vous prenez cette mission ? Demanda-t-il à Stringfellow.
- Rien qu'un aller retour et un colis ?
- Tout à fait…
- Vous avez les coordonnées ?
OooooO
Comme souvent, il y avait encore de la neige sur le sol et sur les sommets de la Vallée des Dieux. C'était un endroit particulier que même les indiens redoutaient. La jeep aux couleurs de la Santini Air tressautait sur la route caillouteuse, mais Stringfellow la glissa dans le vieux volcan éteint et se gara non loin d'Airwolf. Le jeune homme en descendit en se frottant les mains pour se réchauffer pendant que Dominic resta obstinément assis dans la jeep. Stringfellow lui adressa un regard étonné.
- Eh ben alors ? Tu es encore envoûté par la beauté de « La Dame ».
- Ne joue pas l'innocent ! Marmonna le vieux pilote en descendant de la jeep. Tu sais ce que je pense de cette mission. Je ne l'aurais pas prise !
- Dom…
- Non String. Tu sais très bien qu'à chaque fois que la CIA ne nous dit pas tout, ça nous retombe dessus !
- Dominic.
- Pourquoi il ne nous dit pas ce que nous devons ramener ? Et pourquoi nous ? Demanda le vieux pilote tandis que son ami lui lança sa combinaison de pilote.
- Tu sais que plus tu parles et plus on perd du temps.
- Tu peux dire ce que tu veux, mais moi je ne la sens pas cette histoire !
- Je crois que j'ai compris. Tu n'as pas une âme de livreur.
- Une âme de livreur ! Mamma Mia ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas attendre !
...
Les doigts de Stringfellow enclenchèrent la mise en route, pendant que Dominic activa les contrôles et alluma les écrans de contrôles. Puis l'appareil monta doucement le long de la cheminée. Concentré sur ses manœuvres, le jeune homme demanda à son ami.
- Archangel t'a transmis les coordonnées ?
- Oui, extrême sud du désert de Sonora.
- Qu'est-ce qu'ils ont tous avec les déserts ?
- Ben, si on doit récupérer discrètement un colis c'est encore le mieux, tu ne crois pas.
Stringfellow ne répondit pas pendant qu'il manœuvra l'appareil pour le mettre sur le bon cap. A l'arrière Dominic marmonna juste avant qu'il n'enclenche les turbos.
- Je t'ai déjà dis que je ne la sentais pas du tout cette mission ?
- Tu veux dire depuis dix minutes ? Demanda Stringfellow avec un léger sourire.
En réponse, son ami se mit à bougonner dans son coin. Le trajet ne serait pas long. Archangel avait raison, l'aller-retour serait rapide.
OoooO
Effectivement, arriver jusqu'au point de rendez-vous ne fut pas très long. Seulement, Stringfellow ne repéra pas âme qui vive et il commença à se demander si cette mission était aussi tranquille qu'Archangel voulait bien le laisser entendre. Il fit pivoter l'hélicoptère sur lui-même et demanda à Dominic.
- Qu'est-ce que tu vois au scanner ?
- Des chacals ça compte ?
Stringfellow soupira et subitement, Dominic repéra une forme sur son écran.
- Ah ! J'ai quelque chose. Une jeep et elle arrive vers nous.
- Armée ?
- Non. Tu peux te poser.
Le jeune pilote hocha la tête et effectua la manœuvre.
- Reste à l'intérieur, on ne sait jamais, dit-il à Dominic avant de descendre de l'appareil au moment où la jeep se garait.
Le type qui en descendit l'interpela. Avec son costume trempé de sueur, sa cravate en travers et ses lunettes d'intello coincé, il avait plutôt l'air d'un rat de laboratoire en exil plutôt que d'un agent de la FIRM.
Il plissa des yeux pour le dévisager et sortit de la jeep en portant une petite mallette carré qu'il lui tendit.
- J'ai fais aussi vite que j'ai pu. J'ai tous les échantillons.
- Les échantillons ? S'étonna Stringfellow.
- Je n'ai pas le temps de vous expliquer. Ils sont après moi ! Il faut les emmener à Archangel au plus vite et…
Le type n'eut pas le temps de terminer sa phrase. En effet, depuis Airwolf, Dominic se mit à crier dans le micro.
- Hey ! String ! Le temps tourne à l'orage !
Le jeune homme sursauta et découvrit en effet, plusieurs véhicules, lourdement armés ceux là, se diriger vers eux à grande vitesse. En les voyant, le type prit un air totalement paniqué.
- C'est eux ! Dépêchez-vous ! Hurla-t-il en plaquant la mallette dans les bras d Stringfellow. Ne les secouez pas trop.
- De quoi, mais…
Sans en dire plus, le type courut à sa jeep. Ce fut à cet instant que les nouveaux arrivants ouvrirent le feu à la mitraillette. Certains tirs rasèrent Stringfellow qui fit demi-tour pour gagner Airwolf.
D'un bond, il ouvrit la porte et posa la mallette à côté de lui tout en criant.
- En position de combat !
Dominic ne se le fit pas dire deux fois et activa les batteries tandis que les types continuaient à ouvrir le feu sur eux. Les tirs rebondirent sur le fuselage dans tous les sens et Stringfellow leur répliqua par un tir de mitraille soutenu. Ses balles atteignirent l'une des jeeps qui explosa, mais la deuxième tira en direction de celle du type qui venait de leur remettre la mallette. Elle parvint à l'atteindre et elle explosa à son tour.
Stringfellow sursauta et lâcha une rocket. Elle toucha le véhicule qui explosa à son tour et le calme revint dans le désert. Il fit descendre son appareil pour faire le tour de la zone et se rapprocha du véhicule de son contact, mais ce dernier était bel et bien mort. Alors, il accéléra et prit de l'altitude.
- Tu vois que je t'avais dis que je ne la sentais pas cette mission.
- Ouais… Au moins on a la mallette.
- Et tu sais ce qu'il y a dedans ?
- Il m'a parlé d'échantillons et de ne pas trop la secouer…
- De ne pas la secouer ? Tu crois que ça peut exploser ?
- Je t'en prie ne te fais pas des films.
- Oh, je m'attends à tout avec eux tu sais. Alors vole tranquille, pas d'à-coups.
- Tu m'autorises les turbos ?
- Oh oui, je veux qu'on se débarrasse vite fait de cette chose.
Stringfellow sourit, amusé par sa remarque et activa les turbos. L'appareil accéléra d'un coup, laissant le désert et les carcasses fumantes derrière lui.
