Je ne possède aucun des personnages de la série.

Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...

Sur le papier, il ne s'agissait que de récupérer une mallette et de la ramener, mais tout se complique lorsque leur cibles a des alliées inattendus.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


TRAQUES

Chapitre 5

Stringfellow était étendu sur le lit de la caravane. Son épaule avait été solidement bandée par Dominic qui s'était résigné à le laisser à la garde de Caitlin pour bricoler le camion. Dans le feu de l'action, il n'avait pas fait attention que le moteur avait été touché par deux balles et, il avait décidé de sacrifier le groupe électrogène pour réparer ce qu'il pouvait.

Au final, il s'était repéré dans le désert et ils n'étaient pas si loin de la Vallée des Dieux. S'il mettait ce fichu pick-up en état de marche, il allait montrer à ces types de quel bois il se chauffait et il pourrait évacuer Stringfellow sur un hôpital, Lui qui n'avait plus repris connaissance depuis son bref moment de lucidité au moment de leur fuite. Dominic avait l'impression de le regarder s'enfoncer et il ne pouvait pas rester là, à rien faire. C'était son gamin. Il ne pouvait pas l'abandonner et puis, il avait confiance en Caitlin. Elle veillerait sur lui, pour plein de raisons, mais surtout parce qu'elle l'aimait. Le vieux pilote le voyait, comme il voyait que Stringfellow l'aimait aussi, mais aucun des deux n'avait jamais osé faire un pas vers l'autre. C'était triste. Il devait le sauver pour leur laisser une chance de se le dire. Alors, il s'énervait sur ce fichu camion ! Il allait démarrer, bon sang !

...

A l'intérieur, Caitlin tenait la main de Stringfellow. Elle se pencha en avant pour déposer le verre qu'elle tenait sur la petite table de nuit. Elle lui avait fait boire la préparation à base d'antibiotique une demi-heure plus tôt et depuis, elle caressait doucement sa joue, appréciant de sentir sa fièvre baisser. En plus, en s'occupant de sa plaie, Dominic s'était rendu compte que la balle n'avait finalement pas transpercé son poumon. Il était faible, gravement blessé, mais au moins il n'était pas en train de faire un hémothorax.

- Allez String, je t'en prie. Il faut revenir, sanglota la jeune femme. J'ai besoin de toi ! Dominic aussi, on a tous les deux besoin de toi.

Ses larmes faillirent la terrasser et elle se releva d'un bond pour se précipiter à la cuisine. Elle s'agrippa à l'évier, tira un peu d'eau et s'aspergea le visage. Elle ne voulait plus pleurer. Il avait besoin de sentir sa force pas sa faiblesse. Pourtant, elle était si désespérée… Les larmes finirent par l'emporter de nouveau et elle s'appuya sur le meuble pour pleurer.

Toujours étendu sur le lit, les doigts de Stringfellow frémirent doucement. Une douleur aigue remonta le long de son torse et lui déchira l'épaule. Le jeune homme se cabra doucement et laissa échapper une plainte pendant que ses yeux papillonnaient faiblement. Il se sentait nauséeux et épuisé. Il referma les yeux tentant de se remettre les idées en place. De manière erratique, il se souvint d'une histoire de mallette, de slave de tirs, d'une profonde douleur à la tête, d'une bande de type dans des 4x4 noirs, d'une menace envers Caitlin, de larmes et des mains de Dominic sur son épaule… et du noir…

Stringfellow rouvrit les yeux. Est-ce qu'ils s'étaient fait rattraper ? Est-ce qu'il était en danger ? Et où étaient ses amis ?

Doucement, il tenta de relever la main gauche et la posa à son épaule douloureuse. Il y avait un bandage, un large bandage. Il se sentait mal, mais il avait été soigné… C'était qu'on avait voulu prendre soin de lui, mais il ne comprenait pas où il était. Est-ce que c'était une caravane ? Cela n'avait aucun sens. Un long frémissement remonta le long de son échine et il tenta de rassembler ses forces pour murmurer d'une voix cassée tout en gardant une main sur sa blessure.

- Dom… Dom… Cait… Dominic…

Il frémit et referma les yeux. Il se sentait tellement épuisé. Malgré son inquiétude, il sentit qu'il était à deux doigts de perdre connaissance et sursauta lorsque des mains se posèrent sur ses joues.

- String !

Cette voix, il la connaissait. Il ouvrit les yeux et croisa le regard désespéré de Caitlin penchée au-dessus de lui.

- Cait…

Les larmes aux yeux, la jeune femme lui sourit et lui caressa les joues avant de se redresser un peu.

- Dominic ! Il est réveillé !

Dominic ? Un soulagement lui arracha un soupir. Ils étaient là tous les deux et ils allaient bien. Stringfellow perçut du bruit en provenance de l'extérieur et Dominic se précipita dans la caravane. Il se rapprocha du lit et Catlin se leva pour le laisser à son tour se pencher sur le jeune homme blessé.

Le vieux pilote se laissa tomber assis et lui sourit. D'une main, il serra doucement sa main droite et de l'autre, il lui caressa la joue.

- Hey mon petit, comment tu te sens ?

Stringfellow aurait bien voulu lui répondre, mais la douleur l'en empêcha. Il haleta, la bouche entrouverte, la douleur crispant son visage. Tout en essayant de maîtriser sa souffrance, il braqua ses yeux dans ceux de Dominic s'accrochant à lui de toutes les forces qui lui restaient.

A le sentir trembler de douleur et à le voir haleter, le vieux pilote sentit son cœur se briser. Il luttait, mais il souffrait terriblement.

- T'en fais pas. Nous sommes là, Je suis désolé de n'avoir rien trouvé pour la douleur.

Le jeune homme tenta de lui sourire, prit une longue inspiration la bouche ouverte et trouva le force de murmurer d'une voix cassée.

- Où sont-ils ?

- Les dingues qui veulent la mallette ? Demanda Dominic pendant que Caitlin s'agenouilla devant le lit à côté de la tête de String.

Elle lui sourit et lui caressa le front pendant que Dominic lui répondit.

- Pour l'instant, nous les avons semés, mais le camion était en panne. J'ai presque réussi à le réparer.

Stringfellow hocha la tête et murmura.

- Dom, il faut partir sans moi.

Sous le choc son ami sursauta et sa main pressa plus fort la sienne.

- Qu'est-ce que tu racontes gamin ?

- Je suis blessé, Je n'arriverais même pas à me lever de ce lit… Ils vont vous rattraper… Je ne veux pas être un poids.

- String, tu…

- Je t'en prie. Les deux personnes à qui je tiens le plus sont dans cette caravane, je ne veux pas qu'il leur arrive quelque chose à cause de moi.

Dominic frémit, lança un regard à Caitlin qui pleurait de nouveau, et se pencha sur ce gamin qu'il aimait comme un fils… non, qui était son fils… Ce gamin qui avait tellement peur d'être maudit qu'il était prêt à se sacrifier pour les protéger. Il reposa sa main sur sa joue et murmura.

- String… Regarde-moi… Regarde-nous… et dis-toi que ces deux personnes, elles tiennent aussi à toi. On ne te laissera pas derrière nous.

- Dom… je t'en prie… je…

- Je t'aime ! S'exclama subitement Caitlin dans un cri venant du cœur qui figea tout le monde.

La déclaration de Caitlin était si soudaine, que Dominic et Stringfellow s'étaient figés. La jeune femme hoqueta et répéta dans un sanglot.

- Je t'aime !

Stringfellow braqua son regard sur elle. Elle pleurait… Les larmes inondaient ses joues et elle répéta une nouvelle fois sur un ton rempli de détresse.

- Je t'aime tellement…

Le jeune homme fut surpris par la douleur et la force contenu dans ces quelques mots. Sa main glissa de sa blessure et il tendit le bras pour effleurer sa joue et essuyer l'une de ses larmes.

- Caitlin…

- Je ne savais pas comment te le dire. Il y a toujours des femmes sublimes autour de toi et…

- Aucune n'est aussi belle que toi, Cait, souffla Stringfellow dans un soupir, pendant que ses doigts jouèrent avec une mèche de ses cheveux.

Un éclair d'étonnement passa dans le regard de la jeune femme.

- Je t'aime Caitlin. Je veux juste… ne pas te perdre…

- Moi non plus, murmura la jeune femme.

Stringfellow essuya une autre de ses larmes et glissa la main derrière la nuque de Caitlin pour la ramener vers lui. La jeune femme se laissa faire et frissonna lorsque ses lèvres se posèrent sur les siennes. Le baiser fut doux, rempli d'amour et de tendresse… Elle avait tant espéré ce moment… Elle ne s'attendait juste pas à ce type de condition.

Assis sur le bord du lit et malgré leur situation presque désespérée, Dominic ne put réprimer un sourire, murmurant même un « enfin » lorsque leurs lèvres se séparèrent et que le regard de l'un resta plongé dans le regard des autres.

- Je suis content pour vous mes enfants, murmura-t-il en tendant la main pour caresser le front et les cheveux de Stringfellow dont il n'avait pas lâché la main, mais je pense que ce n'est pas le moment. Il faut que nous partions d'ici. Je vais finir de réparer le camion. Caitlin, il faut immobiliser son bras pour que la douleur soit limitée pendant le transport.

- Dom, je…

- Ne tente de plus de nous redire que nous devons t'abandonner, fils. On va se sortir de là tous ensembles !

Dominic sortit de la caravane et Caitlin baissa de nouveau les yeux sur Stringfellow. Elle lui caressa le front et s'autorisa même à lui redonner un autre baiser avant de murmurer.

- Je vais t'aider à t'asseoir. Dominic a tailladé ton t-shirt, mais je vais t'aider à remettre cette combinaison.

Stringfellow lui sourit.

- Il n'y a rien que je puisse dire qui te fasse changer d'avis ?

- Non. Allez String.

Caitlin passa un bras sous ses épaules et fit mine de l'asseoir, mais la souffrance le déchira. Stringfellow laissa échapper un cri de douleur et il s'écroula à la renverse, haletant de douleur, manquant de peu de perdre connaissance.

- String ! Hurla Caitlin terrifiée de le voir souffrir de la sorte. String ! Respire doucement, ça va aller. Respire.

Le jeune homme haleta, trembla doucement et sentit les bras de Caitlin le serrer avec force. Il s'accrocha en retour à son bras et tenta calmer sa respiration en blottissant sa tête contre sa poitrine. La jeune femme le berça, attendant qu'il se sente mieux avant de murmurer.

- Allez String, il faut t'asseoir. Je refuse de te laisser ici !

- Je… n'y arriverais pas…

- Tu as survécu à pire, je t'en prie. Je serais là…

Stringfellow frissonna. Oui, ça il ne pouvait pas le nier. Alors, s'il était revenu de cet Enfer, il pouvait bien lutter pour elle… pour cette femme pleine de vie qu'il avait aimé en secret par peur de la perdre et qui l'aimait tout autant. Il serra donc les dents et amorça lui-même le geste de se redresser. La douleur fut toute aussi vive, mais il se mordit la lèvre et parvint à s'asseoir. Il haletait, tremblait et il manqua de s'écrouler, mais Caitlin, le rattrapa.

- Je te tiens. Bravo String.

Le jeune homme lui sourit et Caitlin l'embrassa sur le front.

- Allez, je vais t'aider à te lever.

...

A l'extérieur, Dominic claqua le capot du pick-up et courut au volant. Il mit le contact et le moteur se mit à ronronner comme un chef. Un grand sourire se dessina sur son visage et il se précipita en direction de la caravane.

Quand il entra, il découvrit Stringfellow debout, appuyé dans les bras de Caitlin qui faisait de son mieux pour le soutenir.

Aussitôt, il se précipita pour venir les aider et attrapa Stringfellow par la taille. Il tremblait de tous ses membres et il s'écroula à moitié dans ses bras en le sentant à côté de lui.

- Je te tiens, mon petit.

- Je suis épuisé… J'ai du mal à respirer…

- Ça, ce sont tes côtes. Fais encore un effort, nous allons te sortir de là. Allez viens.

Avec l'aide de ses amis, Stringfellow sortit de la caravane et Caitlin l'aida à monter dans la cabine. Puis Catlin se lova contre lui et Dominic prit le volant. Il démarra et observa les alentours.

- J'aurais bien regagné la ville, mais on peut faire de mauvaises rencontres.

- Alors n'y va pas et réglons ça pour de bon, murmura Stringfellow, lui faisant comprendre qu'il devait prendre la direction de la Vallée des Dieux.

- Tu crois que c'est prudent ?

- Tu as vu l'arsenal de ces types ?

Dominic hocha la tête. Oui, ils étaient dangereux. Ils devaient les arrêter et il tourna pour prendre la direction de la Vallée.