Petit blabla : Hello ! Donc voilà un nouveau recueil d'imagines, cette fois, sur Assassin's Creed. Date de parutions et longueurs des OS aléatoires, avec des chapitres indépendants les uns des autres. L'image est de Malcom Riley sur Behance et les personnages ne m'appartiennent pas. So... enjoy !


Imagine Aguilar de Nerha / Fem!Reader / Commande Wattpad


Avec un grognement, tu sautas en arrière, échappant de peu à un coup de botte qui t'aurait cassé le nez si tu n'avais pas réagi assez vite. Mais Aguilar n'attendit pas que tu te rééquilibres pour attaquer de nouveau. Tu te baissas prestement en te décalant sur sa gauche, envoyant ta main dans ton dos pour récupérer le couteau caché ici, avant d'envoyer ton pied vers le genou d'Aguilar pour le faire tomber. Il esquiva de justesse ton coup, mais cela t'offrit l'instant de répit dont tu avais besoin pour ramener ton couteau à ta taille.

Cependant, alors que tu t'apprêtais à la lancer, Aguilar intercepta ton poignet, te tirant à lui pour t'empêcher de le lancer… mais ce ne fut pas cela qui te coupa le souffle. Non, ce fut de, pour la première fois, sentir ton corps collé au sien. Et visiblement, il était tout aussi perturbé que toi, puisqu'il en lâcha le sien, de couteau.

Son regard s'encra dans le tien, et soudainement – tu compris pourquoi cela t'agaçait toujours autant qu'il soit sur ton chemin. Tu aurais préféré qu'il soit avec toi, pas contre toi. Doucement, il passa une main dans tes cheveux, faisant tomber ta capuche qui tenait encore sur le bout de son crâne, et tu le laissas faire sans dire un mot, essayant à la place de contrôler ta respiration.

- Cela ne va pas être possible, murmuras-tu, la voix cassée, et Aguilar hocha la tête.

- Non. Pas avec la Confrérie.

Pendant un moment, aucun de vous ne bougea, puis finalement, tu t'écartas de lui.

- Ce n'est pas possible, répétas-tu, et il s'éloigna aussi, un éclat douloureux dans les yeux – sûrement le même que le tien.

Après quelques secondes, il partit, et tu en fis de même, le cœur en miette, alors que rien n'avait eu le temps d'éclore entre vous.

Et autant avant, vous trouviez toujours une broutille pour vous battre, autant pendant les mois qui suivirent, tu ne rencontras pas sa route. Mais, un soir, tu te retrouvas devant lui, à la sortie d'une taverne, et sans réellement comprendre comment, tu l'amenas chez toi, et il te fit l'amour de la plus tendre des manières, te serrant contre lui de toutes ses forces, et tu eus l'impression que vous âmes fusionnèrent. Autant dire que ni l'un ni l'autre ne fut capable de se quitter après cela.


Lorsque tu sorti de l'Animus, à côté de Callum, les souvenirs de ton ancêtre étaient tout frais dans ta mémoire, se mélangeaient aux tiens, et ton regard se posa instinctivement sur Callum. Un sourire effleura ses lèvres – peut-être se rappelait-il de la même chose que toi ? Aguilar, caressant tendrement la joue d'Harley ? Et pourtant, vous vous battiez, à un moment…. Mais alors que Callum se rapprochait de toi, comme s'il allait t'embrasser, Sophia vous fit redescendre, semblant à la fois paniquée et en colère, même si tu ne comprenais pas pourquoi, et elle vous sépara brutalement. Tu voulus protester, mais Sophia t'ordonna de l'attendre dans ton bureau, et tu t'exécutas, bien qu'avec regret. C'était ta supérieure, après tout.


Ce fut le dernier jour où tu vis Callum.

Quelques mois plus tard, tu entendis parler de lui, et tu en restas bouche-bée. Il était avec les Assassins ? Alors que vous étiez des Templiers ? Tu ne comprenais pas ce revirement de situation. Qu'est-ce qu'il avait bien pu se passer pour qu'il fasse ça ? C'était… terriblement perturbant. Tu avais voulu retourner dans l'Animus pour comprendre, mais Sophia te l'avait fortement interdit. Tu ne saisissais pas pourquoi, mais tu n'osais pas la contredire. Tu l'avais fait, une fois, et cela s'était mal passé.

Alors tu mis en sourdine ton instinct qui te disait que quelque chose n'était pas normal, et continuas de travailler comme tu le faisais d'habitude, même si tu avais l'impression que quelque chose était là, juste dans le bord de ta conscience, à essayer de te dire quelque chose.

Tu t'écrasas sur ton lit en soupirant, épuisée par ta mission de la semaine. Tu avais l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur, et là, actuellement, tu voulais juste t'endormir et ne plus jamais avoir à bosser.

Seulement… Seulement, alors que tu te glissais sous ta couverture après avoir été prendre une douche, un léger bruit te fit relever les oreilles. Tu restais silencieuse un instant, un deuxième, puis, n'entendant rien d'autre, tu te relâchas, et fermas les yeux.

Le sommeil vint te prendre rapidement, avant que tu te redresses en sursaut, esquivant de justesse le corps qui s'était jeté sur toi. Tu tentas de te redresser, mais ton agresseur réussis à te ramener contre lui et – et –

- Callum ? T'étranglas-tu, clignant des yeux pour y voir quelque chose dans la pénombre de ta chambre.

- Harleen, souffla-t-il.

La lame dans sa main retomba sur ton lit alors qu'il te fixait, et que tu étais incapable de détourner tes yeux. Pendant une seconde, rien ne se passa, avant qu'il se penche soudainement pour t'embrasser. Tu répondis à son baiser instantanément, incapable de lui résister une seule seconde, et lorsque vos lèvres se séparèrent, vous étiez tous les deux à bout de souffle.

- Viens avec moi.

- Hein ?

- Viens avec moi, dit Callum, t'embrassant à nouveau. On part. Juste tous les deux. On laisse derrière nous ces histoires de Templiers et d'Assassins.

Tu restas quelques secondes incapable de répondre, puis finalement, la réponse sortit d'elle-même de ta bouche, sans que tu n'aies le temps de réfléchir plus.

- Oui.

- Oui ?

- Oui.

Un gigantesque sourire éclaira le visage de Callum. Le même l'illumina quand tu le marias, puis quand tu donnas naissance à vos enfants. En fait, ce sourire ne quitta jamais réellement son visage.