Début du FFI
Groupes de la phase de poule
Groupe A
Etats-Unis
Corée du Sud
Espagne
Suède
Groupe B
Mexique
Japon
Russie
Argentine
Groupe C
Canada
Islande
Portugal
Algérie
Groupe D
France
Pays de Galle
Australie
Nigéria
Groupe E
Allemagne
Croatie
Pérou
Tunisie
Groupe F
Angleterre
Pays-Bas
Brésil
Maroc
Groupe G
Pologne
Nouvelle-Zélande
Uruguay
Chili
Groupe H
Italie
Arabie Saoudite
Sénégal
Costa Rica
Arrivé aux Etats-Unis à l'hôtel réservé à Inazuma Japon.
Nathan Swift entra dans la chambre qui lui avait été réservée et déposa ses affaires sur son lit. D'un oeil surpris, il détailla la pièce dont il ne pouvait que confirmer la qualité. La fédération américaine de football ne s'était vraiment pas moqué d'eux.
L'hôtel qui avait été mis au service d'Inazuma Japon était au cœur d'une cité hôtelière où étaient regroupés quatre équipes qui participaient au tournoi. Ces quatre sélections partageraient leur centre et les terrains d'entraînements.
C'était, aux yeux de Nathan, une excellente idée qui leur permettrait sans doute de rencontrer d'autres joueurs de leur âge. Ainsi, ce dernier avait particulièrement hâte de découvrir de quel pays viendrait les autres sélections.
Une enveloppe cachetée était posée sur le bureau dans le coin. Pour autant, avant de s'attarder sur les obligations, Nathan préféra profiter quelques instants de la literie moelleuse qui accueillerait ses nuits pendant près d'un mois, si la chance le leur permettait.
Ce n'est qu'une grosse demi-heure plus tard, après s'être reposé de son voyage que le jeune homme se décida à ouvrir la lettre, cachetée du logo de la fédération internationale de football.
« Chère membre d'Inazuma Japon,
Vous êtes conviés à la fête de bienvenue organisée au sein du centre d'accueil du Ballon d'or, en compagnie des membres des autres sélections nationales qui séjournent avec vous. Cette soirée, organisée par la fédération américaine de football, a pour objectif de vous faire rencontrer d'autres joueurs du monde afin de renforcer les liens de solidarités et de fraternité qui unissent les cœurs de chaque footballeur de notre belle planète.
Nous vous souhaitons à tous une belle soirée et un magnifique mondial, en espérant que vous irez le plus loin possible,
La Fédération Internationale de Football.
P-S : Venez comme vous êtes ! »
Nathan haussa les sourcils en parcourant des yeux les objectifs attendus de cette soirée. Il ne put retenir un soupire amusé à l'idée que Marc Evans aurait pu se cachait derrière la rédaction de cette lettre.
Désireux d'observer les réactions de ses camarades à propos de cette petite fête, le jeune homme sortit de sa chambre et dégringola les escaliers en direction du hall de l'hôtal. Certains membres de l'équipe y étaient déjà regroupés et discutaient entre eux.
- Nathan ! Tu as vu comme cette idée est géniale, S'exclama Jack en venant vers lui, J'ai hâte de rencontrer les autres équipes qui y sont conviées.
Nathan lui sourit, amusé de la bonne humeur de son ami. Les fêtes, ce n'était pas trop son truc à lui, mais il fallait bien avouer que la perspective de rencontrer d'autres joueurs lui plaisaient beaucoup.
- Si tu es si impatient que ça, je pense que Célia pourra te renseigner, lui apprit Acker en venant vers eux. Il me semble d'ailleurs que Jude et Marc sont déjà au courant.
Jack, étonné, se précipita à la recherche de Célia ou du capitaine, sans rien ajouter. Il était bien décidé, lui aussi, à avoir l'information.
Abandonné, seul au pied de l'escalier, Nathan se tourna alors vers Acker qui s'éclipsait déjà.
- Eh, attend ! Je te cherchais justement pour te demander quelque chose…
Si Acker parut étonné, il n'en montra rien et se tourna vers Nathan en souriant, l'invitant d'un signe de tête à poursuivre.
- J'ai besoin de toi pour développer une nouvelle super technique à laquelle je pense depuis un moment.
Acker ne répondit rien, l'invitant simplement d'un signe de tête à sortir de la pièce afin de prendre l'air et de discuter un peu plus de cette idée. Le jeune homme au cheveux bleu obtempéra. Un grand bol d'air lui ferrait le plus grand bien.
- L'idée, commença Nathan en marchant, c'est de combiner ta Sphère de Confinement à ma super technique défensive qu'est la Nouvelle Danse d'Eole. J'aimerai apporter une plus grande précision à ta super technique, qui plutôt que de simplement dévier le ballon, lui donnerait une trajectoire précise que nous pourrions tirer à notre avantage.
- C'est une bonne idée, confirma le capitaine de Polaris, mais pourquoi maintenant ?
- Il ne faut pas qu'on se mente Acker, le coach a clairement favorisé l'attaque en sélectionnant des éléments très offensifs y compris en défense. Marc a beau être un grand gardien, il est nécessaire que l'on renforce notre défense si on veut aller le plus loin possible dans ce mondial.
Pour toute réponse, Acker lui sourit. Il n'était pas timide, mais n'aimait pas parler quand il le jugeait inutile. Nathan comprit, pour autant, que le défenseur partageait son avis et qu'il était d'accord pour travailler avec lui. De la même façon, alors qu'Acker faisait demi-tour, l'ancien athlète sut que la discussion était clause pour ce soir.
Du côté de Marc, Jude, Axel et le staff d'Inazuma Japon
- J'ai fait mes recherches, commença Célia en mettant ses lunettes, et je suis en mesure de vous dire quels sont les trois autres équipes avec qui nous partageons le centre du Ballon d'Or.
Avant de continuer, elle leva les yeux de son ordinateur, afin de s'assurer que toutes les personnes présentes souhaitaient le savoir.
Après tout, l'objectif de la fête organisée ce soir, était de le découvrir, et elle s'apprêtait donc à spoiler la surprise. Ne voyant personne objecter elle continua.
- Ce sont donc les sélections russe, américaine et allemande qui sont elles aussi logées ici. Les autres équipes nationales sont toutes réparties par groupe de quatre dans huit centres différents : deux se trouvent au Mexique, trois au Canada et trois aux Etats-Unis. L'équipe Mexicaine que nous rencontrerons loge au Mexique tandis que celle d'Argentine est au Canada. Le seul adversaire immédiat que nous pourrons donc observer est la Russie. C'est d'ailleurs la première équipe que nous rencontrerons la semaine prochaine.
Axel dévisagea longuement Emi lorsque Célia mentionna l'équipe des Aigles. Il n'avait décidément pas de chance, Andreas Carter serait perpétuellement dans ses pattes. Le jeune homme savait sa réaction très immature, mais il espérait grandement qu'à l'issus des phases de poule, les allemands rentreraient chez eux.
La blonde, assise un peu plus loin dans la pièce, n'avait pas eu de réactions particulière, et Axel se demanda si elle était déjà au courant. Après tout, son père était le président de la fédération de football allemande, ça n'aurait pas été si étonnant.
- Cela signifie donc que ce soir nous verrons Éric et Bobby, se réjouissait Marc en demandant confirmation à Célia d'un mouvement de tête.
- Et Sylvia ! Pensa bon d'ajouter la jeune journaliste, C'est elle la manageuse des Licornes.
La nouvelle sembla donner des ailes à Marc. Il appréciait beaucoup la jeune femme, qui l'avait aidé à fonder le club de Raimon lors de leurs années collèges. Il se souvenait avoir était très déçu d'apprendre qu'elle repartait vivre aux Etats-Unis. L'idée de la revoir après presque trois ans, et spécialement en compagnie de leurs amis communs, l'emballait particulièrement.
Dans un coin de la pièce, Miya semblait elle beaucoup moins excitée. Depuis deux semaines, elle ressassait en boucle l'arrestation de Caleb et l'annonce de Nelly quelques jours plus tard.
En effet, cette dernière leur avait appris qu'elle devait lancer une procédure afin de mettre Caleb hors cause, tout en assurant la fiabilité des tests qui devraient être reconduit. Elle avait annoncé que plusieurs jours seraient nécessaires et que jusqu'à nouvel ordre, Caleb ne pourrait pas rejoindre Inazuma Japon.
L'équipe s'était donc envolée sans le meneur de jeu de la Royal Academy. Nelly ne lui avait pas adresser la parole depuis deux semaines, et la jeune fille désespérait d'un jour pouvoir reparler à sa meilleure amie.
Paolo, qui était à ses côtés, et qui comprenait parfaitement la raison de sa mine attristée, ne savait plus quoi faire pour essayer de faire sourire son amie. Malgré tout, que les deux jeunes filles soient en bon terme ou pas, leur mission continuait.
- Nelly a un message pour toi, chuchota Paolo à son oreille, nous devons nous renseigner sur l'endroit où est localisé le centre italien afin que vous vous y rendiez rapidement. Elle ne pourra malheureusement pas le faire dans l'immédiat.
Miya prit sur elle, écarta de sa tête le fait que la rousse préférait maintenant passer par Paolo pour lui parler, et se concentra sur la seule chose qui comptait : Nelly lui faisait encore confiance d'une certaine manière et souhaitait continuer à travailler avec elle.
Prise d'une énergie nouvelle, elle demanda :
- Quand souhaite-t-elle que nous partons ?
- La semaine prochaine, après le match contre la Russie. En revanche, je ne partirai pas avec vous, ma présence là-bas attirerait beaucoup trop les regards.
La jeune femme approuva d'un signe de tête. La mission était toute bête, il suffisait de demander à Célia sans éveiller les soupçons de cette dernière. Franchement, même un enfant aurait pu le faire.
A la fin de la « réunion », alors que les quelques joueurs présents et les manageuses quittaient la salle, Miya profita que Célia soit toute seule à ranger son matériel pour venir lui poser la question.
- C'était encore un excellent travail, Célia ! Tu es très doué pour le journalisme, j'espère vraiment que tu parviendras à te faire une place dans ce milieu.
Miya avait toujours pensé que le point faible d'un journaliste était son égo. En vantant les mérites de la jeune femme, elle était presque certaine que cette dernière s'ouvrirait davantage en lui montrant son travail afin de confirmer ses dires.
Mais Célia Hills n'était pas stupide, et au regard blasé qu'elle lui renvoya, la brune sut immédiatement qu'elle s'était trompée.
- Et si tu me disais directement ce que tu veux savoir, lui proposa Célia en souriant.
La jeune femme hésita ne sachant pas quelle démarche adopter. Après tout, elle avait le droit d'être curieuse et de vouloir connaître la position géographique d'une équipe.
Mais d'un côté, il s'agissait de l'Italie, une équipe que la totalité de la sélection japonaise savait plus ou moins entre de mauvaises mains. D'un raclement de gorge, la journaliste lui signifia qu'elle attendait une réponse rapide, alors Miya opta pour la franchise.
- J'aimerai savoir où se situe le centre italien, s'il te plaît ?
La jeune femme réfléchit quelques instants, puis ne se souvenant probablement pas de la réponse, ouvrit son ordinateur.
Après quelques secondes, ses yeux s'ouvrirent de satisfaction.
- La sélection italienne est logée au centre d'accueil du Gant de Bronze au Canada, avec les sélections française, algérienne et chilienne. Tu as besoin d'autre chose ?
Miya lui signifia que non d'un signe de tête, sans oublier de la remercier. Alors que Célia s'apprêtait à quitter la pièce, la jeune femme, étonnée, lui demanda :
- Tu ne me demandes pas pourquoi ?
- Pourquoi je ferais ça ? La questionna Célia en se retournant vers elle, au sein de cette équipe tu as ta mission à toi, et j'ai la mienne. Contentons-nous de faire ce pourquoi nous avons été engagée et laissons les autres gérer leurs tâches.
La brune sourit grandement. La petite-sœur de Jude avait tout de la pipelette agaçante, mais force était de constater qu'en réalité, elle était plutôt mature et loin d'être énervante.
Plus tard dans la soirée, à la fête du centre du Ballon d'Or.
La fédération américaine avait vu les choses en grand.
Sur la place centrale du centre, avait été disposé des dizaines de fanions colorées qui éclairaient les lieux, dévoilant aux yeux de tous des dizaines de mises en bouches succulentes réparties aux extrémités sur des tables en bois.
Au centre, une piste de danse avait été aménagée alors que les emblèmes des quatres équipes flottaient au-dessus grâce à un ingénieux systèmes de câbles.
Lorsque les joueurs d'Inazuma Japon arrivèrent, légèrement en retard à cause de Marc qui s'était attardait sur le terrain d'entraînement, la fête semblait déjà battre son plein. Très vite, les membres s'éparpillèrent.
Un petit noyau constitué notamment d'Axel, Marc, Jude et Nathan s'était regroupé à la recherche de leurs amis américains. Finalement, c'est Bobby qui les trouva, accompagné de Mark Krugger et de Dylan Keith. Les retrouvailles furent festives, tous se connaissant, pour s'être déjà croisés à plusieurs reprises.
- Où sont Éric et Sylvia ? Demanda Marc après avoir discutés quelques minutes avec Bobby, je pensais les trouver avec toi.
- Regardez sur la piste de danse ! Les informa Bobby en riant, très vite imité par Mark et Dylan.
Les joueurs d'Inazuma Japon suivirent le regard de leur ami et furent étonné de trouver Éric et Sylvia, enlacés, danser gracieusement au centre de la piste où d'autres couples les avaient rejoints. Tout sourire, le capitaine japonais interrogea l'américain du regard.
- Ils sortent ensemble depuis quelques semaines, commença l'ancien joueur de la Royal, si vous voulez mon avis, ce n'est pas trop tôt. J'en avais assez de tenir la chandelle moi !
Nelly et Célia, qui étaient avec eux, sourirent de concert, se doutant toutes les deux depuis longtemps du penchant de leur amie pour le bel américain.
Pourtant, désireuse de la retrouver après tant d'année, elles n'hésitèrent pas à se diriger vers elle d'un pas pressé, ne se préoccupant pas de briser la bulle de bonheur dans laquelle devait sûrement nager Sylvia.
Éric, se trouvant violemment écarté, comprit rapidement que ses amis étaient arrivés et se dirigea vers eux avec hâte, laissant les filles à leurs effusions.
- Vous voilà enfin les gars ! Vous avez drôlement tardé, les salua-t-il tout sourire en arrivant à leur hauteur.
- Tu connais Marc, expliqua Nathan, ça ne fait quelques minutes qu'il a quitté ses crampons.
- Tu me dois vingt-cinq dollars, Bobby. J'ai gagné !
Les regards curieux des japonais le poussèrent à ajouter :
- Après presque vingt minutes, lorsque nous avons vu que vous n'étiez toujours pas là, j'ai parié avec Bobby que c'était sûrement la faute à Marc qui devait toujours être en train de s'entraîner.
Alors que le responsable tentait de se justifier, tous – à l'exception de Bobby qui tendait une poignée de billet à Éric en soupirant – se mirent à rire.
Les filles ne tardèrent pas à les rejoindre, permettant enfin à Marc de saluer une Sylvia plus qu'heureuse de le retrouver.
- En tout cas, je suis très heureux pour vous, les félicita le gardien de but en les attrapant chacun par l'épaule.
- Merci beaucoup Marc, se mit à rire le concerné, et dire que lorsque nous nous sommes rencontrés, j'étais persuadé que Sylvia avait un faible pour toi.
- Pour… Pour moi ? S'étonna Marc en rougissant.
Les rires redoublèrent davantage, alors que Sylvia rougissait à son tour en réprimandant Éric de son manque de tact.
.
Un peu plus tard dans la soirée, alors qu'Éric, Marc et Jude discutaient joyeusement, une coupe de jus de fruit à la main, le milieu de terrain japonais, Ishihoshi Hikaru vint les trouver.
- Capitaine ! S'exclama-t-il à l'intention de Marc, j'aimerai vous présenter quelqu'un si vous le permettez (Marc hocha la tête en souriant). Voici Froy Girikanan, le capitaine de la sélection russe. Nous sommes amis de longues dates car nous avons tous les deux joués pour le même club en Russie.
- Enchanté Marc Evans, sourit poliment le dénommé Froy, j'ai souvent entendu parler de toi et je suis impatient de pouvoir me mesurer à un gardien de ton envergure.
Le sourire de Marc s'agrandit. Jude se fit la réflexion que seulement deux choses pouvaient faire sourire son ami de cette façon : jouer au football et rencontrer d'autres joueurs de football.
- Je suis très heureux de faire ta connaissance Froy ! N'est-ce pas la semaine prochaine que nous nous rencontrerons sur le terrain ?
Alors que ce dernier confirmait, Marc enchaîna :
- Je te présente mon coéquipier, Jude Sharp, il évolue au poste de milieu de terrain. Tout comme Éric Eagle à mes côtés qui joue pour la sélection américaine. Et toi ? A quel poste est-ce que tu joues ?
- Ravie de vous rencontrer, salua Froy, pour répondre à ta question, je suis capable de jouer à tous les postes, bien que je m'épanouisse davantage comme attaquant. En ce qui concerne la semaine prochaine, je ne sais pas encore à quel poste j'évoluerai, ce sera une surprise pour tout le monde !
Alors que Marc et Jude s'étonnait de cette réponse, Éric expliqua :
- C'est donc vrai ce qu'on dit ! Les membres de la sélection russe sont capables de jouer à n'importe quel poste ? C'est épatant.
Froy confirma en souriant, mais modeste, tempéra les propos d'Éric.
- C'est le résultat d'un entraînement novateur instauré dans nos centres de formations. On nous a interdit de choisir un poste lorsque nous avons commencé à jouer au football et les entraîneurs ont fait tourner les effectifs. Pour nous, joueurs de la sélection nationale, ce n'est que le résultat d'un travail répétitif et habituel depuis l'enfance, ça n'a rien d'impressionnant. N'importe qui, avec un tel entraînement, pourrait en faire autant.
- Oui, enfin, ce n'est pas donné à tout le monde, Répondit Jude en fixant le liquide qui pétillait dans son verre.
Après encore quelques minutes de discussions, Froy et Ishihoshi s'éloignèrent. Marc s'extasiait d'avoir pu rencontrer un joueur tel que Froy, alors qu'Éric essayait tant bien que mal de tempérer son excitation.
En effet, le gardien de but commençait à se faire remarquer alors qu'il renversait son verre. Jude, quant à lui, fixa avec appréhension le capitaine russe s'émoigner. Nul doute que ce premier match allait être compliqué.
Du côté d'Axel et d'Emi.
Axel et Paolo discutaient en compagnie de Bobby, Krugger et Dylan lorsque le regard de l'attaquant japonais fut attiré par la silhouette goguenarde de l'individu qu'il avait espéré ne pas croiser ce soir.
Dans un costume flambant neuf, Andreas Carter venait visiblement de faire son entrée et scrutait attentivement la foule, à la recherche de quelqu'un. Le blond jeta un coup d'œil à Emi, Miya et Célia qui discutaient derrière lui et se décala légèrement afin que le capitaine de la sélection allemande n'aperçoive pas la jolie blonde.
C'était méconnaître les plans d'Andreas Carter, qui tentait en réalité, d'apercevoir ses anciens coéquipiers américains qu'ils n'avaient plus vu depuis un moment.
Coéquipiers américains qui étaient justement près d'Axel. C'est donc tout sourire, que le grand brun arriva vers eux, saluant chaleureusement ses amis. En remarquant Axel, son sourire s'élargit davantage.
- Axel Blaze, si tu es ici, je suppose que ma charmante Emi l'est également.
A l'entente de son nom, Emi leva la tête vers eux, alors qu'Axel serrait les poings de frustrations. « Inspirer. Expirer » se répétait-il mentalement afin de ne pas gifler, sur la place, ce crétin et provoquer une esclandre.
Sous ses yeux impuissants, l'allemand attrapa Emi par le poignet afin de l'attirer dans ses bras. Cette dernière, plus que surprise, jeta un regard désolé à Axel.
Ce dernier détourna les yeux, trouvant un certain réconfort aux mines profondément outrées de ses amis, à côté de lui. Dylan eut même l'amabilité de lui chuchoter un « Et tu ne dis rien ? » qui déculpabilisa instantanément le blond à l'idée même que sa réaction soit excessive.
- Emi, j'avais vraiment hâte de te revoir ! Que s'est-il passé ? Tu ne répondais plus à aucun de mes messages…
La blonde, extrêmement gênée de la situation, repoussa gentiment son ami avant de se justifier.
- J'ai été très occupée Andreas, je suis désolée. Mon père te le confirmera, lui-même n'a eu aucune nouvelle.
- Peu importe ! J'ai vu toutes tes stories depuis que tu es arrivé ce matin et je n'avais qu'une hâte : te revoir et te faire découvrir les alentours. Demain, après l'entraînement, je passe te prendre et je t'emmène en ville.
Axel voyait rouge alors qu'Emi rougissait d'embarras. Il entendit très distinctement Bobby demander à Krugger ce qu'Andreas était en train de faire, ce qui le fit enfin réagir. Le blond attrapa sa petite-amie par les épaules et toisa méchamment le brun :
- Andreas, c'est ça ? Elle vient de te dire qu'elle était très occupée… Cela est valable pour demain également.
- Je pensais que tu t'en souviendrais puisqu'après tout c'est moi qui est œuvré à votre défaite le mois dernier, répondit-il moqueusement.
L'attaquant japonais ne jugea même pas utile de lui répondre, ça aurait été lui faire trop plaisir. Il attrapa la main d'Emi en lui chuchotant « Allez, vient ! On s'en va » à l'oreille avant de se tourner vers ses amis afin de les saluer.
Il ignora complètement le rire moqueur de Carter qui jubilait :
- Pourquoi partez-vous déjà ? Emi adore les fêtes d'habitude !
.
En rentrant, Axel s'apprêtait à aller se coucher, lorsqu'Emi le retint par le bras, visiblement préoccupée. Ce dernier soupira, sentant poindre à l'horizon quelque chose qui ne lui plairait pas.
- Je sais très bien que je t'ai promis de ne plus parler à Andreas et que ce qu'il a fait ce soir était extrêmement déplacé. Mais je le connais et je sais qu'il a eu ce comportement parce qu'il a été profondément blessé que je l'ignore.
Le blond encaissa sans rien dire. Il n'avait pas envie d'ajouter quoi que ce soit, ou bien ses mots dépasseraient sa pensé. Pour autant, il l'invita à poursuivre d'un regard froid.
Cette dernière hésita.
- Je pourrais peut-être accepter de le voir demain... Avec Célia, s'empressa-t-elle d'ajouter, et je demanderais à Aïden Mandel de nous accompagner, c'est un ami de confiance, je ne serais pas toute seule avec Andreas.
Le jeune homme soupira. L'idée ne l'enchantait pas, et le fait que ce soit elle-même qui en soit l'instigatrice encore moins. Il décida d'être honnête.
- Je n'ai pas envie que tu ailles. Mais je ne vais rien t'interdire, tu fais ce que tu veux, en ton âme et conscience.
Ce n'était pas un ultimatum, mais Emi se sentit directement menacée. Elle ne voulait pas n'avoir comme ami que des gens qu'Axel aurait jugé apte à l'être.
Excédée, elle le dépassa, le plantant en bas de l'escalier de l'hôtel. S'il voulait jouer à faire l'idiot, elle allait lui montrer qu'elle pouvait l'être bien plus que lui. Sans un mot, elle s'enferma dans sa chambre.
Le footballeur soupira. Il n'était pas jaloux tenta-t-il de se rassurer, c'est simplement qu'il n'aimait pas Andreas Carter.
