Bonsoir ou bonjour tout le monde, me revoilà avec le nouveau chapitre.
Je vous remercie pour toutes vos review. Je suis super contente que cette histoire plaise autant.
Merci aux anonymes. Je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnage ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta : Byakkance
ATTENTION
Cette histoire, fait mention de problème d'obésité, de prise de poids. Cela peut sûrement heurter la sensibilité de certains alors, ne lisez pas si cela vous gêne. Mais ce n'est pas non plus dans l'extrême. Mais je préfère prévenir.
Un grand merci à mon bêta Byakkance pour sa correction. Plein de bisous à toi.
Bonne lecture.
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Harry's problems !
Chapitre 6: Premier jour d'essai.
Remus sourit à la vue de Harry, lorsqu'il rentra chez lui, en cette fin d'après midi, après être resté un peu plus longtemps que prévu à l'Université. Accrochant son manteau et déposant son cartable dans lequel se trouvait les nombreuses copies de ses nombreux étudiants, il souffla de contentement, en se disant qu'il allait enfin pouvoir se reposer. Demain il n'avait aucun cours à donner puisque c'était son jour de congé. Il profiterait donc de cette journée-là pour corriger ses copies. Déchaussé, et à l'aise, il se dirigea vers la cuisine pour rejoindre Harry.
- Tu as passé une bonne journée, s'exclama Remus, en regardant son filleul se préparer une tasse de thé.
- Oui, sourit doucement Harry, en se retournant vers lui. Tu en veux une ?, demanda-t-il, en montrant sa tasse.
- Oh, oui, je veux bien, souffla Remus, en s'asseyant lourdement sur l'une des chaises. Alors ! Raconte-moi, ce que tu as fait.
- Eh bien...j'ai écouté ton conseil, dit Harry, en versant de l'eau bouillante dans deux tasses. J'ai feuilleté le journal des annonces et j'ai trouvé quelques offres, expliqua-t-il en déposant une tasse fumante devant son parrain, avant de s'asseoir en face de celui-ci.
- C'est super, sourit Remus. Et quand comptes-tu t'y présenter ?
- C'est déjà fait. Cette après-midi je me suis présenté à quatre entretiens, révéla Harry.
- Oh ! Et qu'est-ce que cela a donné ?, demanda Remus, après avoir pris une gorgée.
- Eh bien, je t'avoue qu'au début...ça n'a rien donné. Mes trois premiers entretiens n'ont rien donné, et les employeurs n'étaient pas vraiment enthousiastes à ma venue. Je veux dire...ils ont à peine fait attention à moi et ils se sont juste contentés de poser deux-trois questions, avant de me dire qu'il me rappelleront. Mais on sait tous ce que veux dire cette phrase. Je ne suis pas stupide, souffla Harry, en baissant les yeux.
- Certains employeurs sont parfois cons, crois-moi. Ils sont là, à vouloir embaucher des personnes qui représentent leur enseigne bien plus au niveau du physique qu'intellectuellement. Et c'est stupide, mais surtout discriminatoire. Malheureusement, cela arrive bien trop souvent, gronda Remus. Mais tu m'as dit que tu t'es présenté à quatre entretiens. Et le quatrième aussi n'a rien donné ?
Harry déposa sa tasse doucement, avant de lever le regard vers son parrain qui attendait une réponse de sa part.
- Si, dit-il finalement. Malgré mon découragement, après trois entretiens qui n'ont rien donné, je me suis tout de même présenté au quatrième, et...je suis engagé en tant que garde d'enfant, dit Harry. Et puis mon entretien avec celui-ci était un peu mieux que les autres. Je veux dire, il m'a demandé mon CV, et il y a vraiment jeter un coup d'œil, tout en me posant des questions.
- Eh bien en voilà une bonne nouvelle, s'écria Remus, content.
- Tu trouves, sourit Harry.
- Bien sûr ! Pourquoi ! Tu n'est pas content ?
- Si, si, je suis vraiment content d'avoir trouvé un travail. De m'être enfin bougé pour cela. Mais même si l'entretien s'est plus ou moins bien passé….. il s'est quand même passé quelque chose lors de celui-ci. Et même si j'ai fini par accepter le poste, je ne sais plus trop. Je suis encore indécis, expliqua Harry.
- Que veux-tu dire? Que s'est-il passé ? demanda Remus, en fronçant des sourcils.
- J'ai rencontré les deux enfants dont je vais devoir m'occuper cinq jours sur sept. Et la rencontre avec l'un d'entre eux, c'est mal passé, souffla Harry.
- Dis-moi Harry, l'ordonna Remus.
- La cadette a eu des mots déplacés à mon encontre.
- Des mots déplacés ? Tu veux dire qu'elle t'a insulté ?, s'exclama Remus, les yeux écarquillés.
- Oui, enfin...
- Où a-t-elle été élevé cette gamine ?, gronda la voix de Remus. Je suppose que l'entretien que tu as passé était avec son père ? A-t-il fait quelque chose ?
- Bien sûr Remus. Je ne sais pas de quel manière, il va la punir, mais il était vraiment furieux contre elle, et franchement désolé à mon encontre. Malgré cette petite incartade, j'ai tout de même accepté trois jours d'essais, avant de voir si oui ou non j'accepte de travailler pleinement pour lui. Sur le moment, il avait vraiment besoin de quelqu'un pour garder ses deux enfants.
- Mais maintenant, tu appréhendes ? Je comprends. Si cette gamine a osé t'insulter une fois, il se peut qu'elle recommence ou qu'elle se comporte mal avec toi.
- C'est ce qui me fait peur, oui, souffla Harry. Ces jours d'essais, vont me montrer si je suis apte à m'occuper d'eux. Mais tu sais...je me sens tout de même content, car j'ai trouvé un travail. Je veux dire...si tu ne m'avais pas motivé, je ne serais jamais allé chercher du travail.
- Eh bien, je suis bien content que mon conseil t'ait aidé. Je suis ravi que tu m'aies écouté. J'espère juste que tout va bien se passer pour toi.
- Je l'espère aussi. Tu crois que Sirius sera aussi content.
- Bien sûr, sourit Remus.
- J'ai acheté un gâteau pour...fêter ça, annonça Harry.
- Oh, c'est une bonne idée, dit Remus, enjoué. On fêtera ça, après dîner, finit-il par dire, avant de prendre une autre gorgée de son thé.
Harry sourit, avant de baisser les yeux, pour cacher sa grimace. Il n'allait pas dire à Remus qu'il avait, à sa manière, fêter son nouveau job, seul, après qu'il soit rentré de cette journée qui lui avait paru bien trop longue. Il n'allait pas non plus lui dire, qu'il avait englouti un gâteau entier à lui tout seul. Qu'est-ce que Remus dirait, s'il lui révélait cela ? Et puis, il ne voulait pas gâcher la joie de Remus qui était content pour lui. Il ne leur avait peut-être pas promis, mais plutôt rassuré en leur disant qu'il essayerait de diminuer sa consommation de nourriture. Mais cela, était quand même difficile pour lui. Lorsqu'on s'était habitué à manger tout et n'importe quoi, pendant des mois, et que la nourriture était devenu la seule chose qui soulageait ses déboires émotionnels, il était dur de changer cela. Celle-ci était devenue comme sa meilleure amie. Et même-si parfois il se dégoûtait lui-même, il ne pouvait s'arrêter. Mais aujourd'hui, Harry savait qu'il pouvait se reprendre et tout cela grâce à la présence de ses parrains qui étaient patients avec lui. Ils le comprenaient et l'aidaient à leur manière.
Mais, voilà ! En attendant, pour Harry s'était encore difficile de changer ses mauvaises habitudes.
Plus tôt, en rentrant, il avait retrouvé la maison silencieuse. Ses parrains, n'étaient pas encore rentrés. Pourtant cela l'avait surpris. Remus lui avait dit n'avoir que quatre cours, donc une journée tranquille. Alors ne pas le voir présent, l'avait surpris. Mais il s'était dit que peut-être quelque chose l'avait retenu à l'Université. Donc, haussant des épaules, il s'était mis à son aise, avant de se diriger vers la cuisine pour y déposer son sac en plastique dans lequel y étaient enfouis les pâtisseries achetées plus tôt.
Sortant deux assiettes, il avait entreprit de sortir les deux pâtisseries de leur boîte en carton, avant de les faire glisser, chacune dans les assiettes sorties. Après cela, il s'était assis lourdement sur l'une des des chaises et avait miré ses deux douceurs un long moment. À ce moment-là, il n'avait pas ressenti le dégoût de se retrouver face à des aliments bien sucrés et caloriques, donc peu sain. Non, à cet instant, il avait juste eu envie de plonger l'un de ses doigts dans la crème qui s'étalait sur l'un des gâteau, plus précisément sur la forêt noir, pour le porter à sa bouche. Et c'était ce qu'il avait fait, après avoir ressenti une forte envie de se soulager de cette longue journée qui avait été riche en émotions. Sachant qu'il était tout seul, il avait pu se le permettre. Ses parrains n'étaient pas là, et ils ne verraient donc pas son craquage. En pensant à cela, il avait éprouvé de la honte, car il n'avait pas essayer de résister une nouvelle fois à la tentation, non, il avait juste craquer, une fois de plus.
Alors, en l'absence de ses parrains, il avait craqué, après avoir récupéré une grosse cuillère. Il s'était rassis à sa place et avait poussé l'assiette du fraisier loin de lui. La forêt noir était celle qu'il lui avait donné le plus envie. Il avait plongé une première cuillère dedans, avant de la porter à sa bouche. Dès qu'il avait senti le goût chocolaté et de la crème fondre dans sa bouche, il s'était, bien malgré lui, senti bien. Cela avait été bon et libérateur. Il avait cessé de penser à cette journée de recherche d'emploi, mais surtout à son dernier entretien, quelque peu explosif, avec la famille Riddle. Les mots de la petite s'étaient petit à petit envolés de son esprit.
Peu à peu, et sans avoir pris conscience, il avait déjà bien entamé le gâteau. Alors lorsque quelques minutes plus tard, il avait baissé le regard sur la forêt noir en face de lui, il avait constaté qu'il ne restait plus que trois part de gâteau. Mais cela avait été quand même difficile de le savoir, car la seule chose qu'il avait vu, avait été ses nombreux coups de cuillère. Haussant des sourcils, il ne s'était pas pour autant arrêté. Non, il avait plutôt continué, finissant peu à peu la pâtisserie. Harry avait alors complètement englouti une pâtisserie à lui tout seul. Et cela ne l'avait pas choqué. En revanche, cela aurait sûrement choqué ses parrains. Voire même dégoûté.
Harry avait déjà fait bien pire que cela. Il ne comptait plus le nombre de fois où, seul et délaissé, il s'était goinfré de nombreux plats livrés à domiciles. Des plats qui étaient considérés comme de la malbouffe. Des tonnes d'hamburgers, des frites bien grasses, des pizzas et autre cochonneries. Combien de soirée avait-il passé sur son fauteuil, devant la télé, avec des sacs remplis de toutes cette malbouffe. Il ne le savait plus. Alors savoir qu'il venait de s'empiffrer d'un gâteau entier, ne l'avait pas choqué. Il avait même été prêt à prendre une part du fraisier. Bien sûr, il ne l'avait pas fait. Là, il s'était retenu. Au lieu de cela, il s'était levé, malgré la sensation de ballonnement, pour ranger le fraisier dans le frigo. Après cela, il avait nettoyé l'assiette dans laquelle avait reposé la forêt noir, avant de déchirer les deux boîtes à gâteau, et de les jeter dans la poubelle, bien au fond.
Mettant une main sur son ventre, il était monté à l'étage dans sa chambre, avant de se laisser tomber sans plus de cérémonie sur son lit. La tête tournée vers l'un des murs de sa chambre, il s'était remis à penser, notamment à son divorce avec Draco, en premier lieu. Il n'avait toujours pas trouver d'avocat. Mais peut-être était-ce parce qu'il voulait repousser la date qui sera le témoin de sa séparation définitive avec Draco.
- Harry !, l'appela la voix de Remus qui se leva, sa tasse de thé vide en main. Tu vas bien ? Tu es encore inquiet pour ton travail ?
- Un peu, oui. Mais ça va, rassura Harry, en sortant de ses pensées. Je suis juste un peu fatigué, finit-il par dire.
Non, il ne dirait pas à Remus et surtout pas à Sirius qu'il s'était bourré avec une pâtisserie. Voir de la déception dans leur regards, très peu pour lui. Il se sentait quand même bien assez mal. Alors il allait éviter de leur dire, et faire comme-ci de rien n'était.
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- Tu ne dors pas, dit Sirius en entrant dans la cuisine, avec quelques rougeurs sur les joues.
Harry sursauta en entendant la voix soudaine de son parrain. Se retournant vers lui, il le vit se diriger vers le frigo, pour en sortir une bouteille d'eau.
- Hum..non. Je ne suis pas fatigué. Je...je crois que j'angoisse bien trop pour demain.
- Ça se comprend, après ce que tu m'as expliqué. J'espère que cette gamine se tiendra correctement avec toi. Et puis, ça fait bien un moment que tu n'as pas travaillé. Cela doit te faire bizarre de retourner dans le monde du travail. Surtout que là, tu devras loger chez ton employeur.
- Ouais sûrement, souffla Harry.
- Tu as fini de préparer tes affaires ?, demanda Sirius, avant de boire une gorgée d'eau.
- Juste un sac. Je ne vais pas habiter continuellement chez lui.
- Non. Seulement cinq jours sur sept, sourit Sirius, avant de jeter un regard torve vers la part de gâteau déjà entamé qui se trouvait en face de son filleul.
Harry vit très bien le regard que Sirius avait porté sur la part de gâteau et il se sentit extrêmement mal.
- Bien ! Je vais me recoucher, dit Sirius. Mais avant...
Il s'approcha d'Harry en prenant le couteau qui était posé sur la table, avant de prendre la petite assiette sur laquelle était posé la part de gâteau pour la couper en une petite part. Il remit la part restante dans l'assiette où il restait une petite moité du fraisier qu'ils avaient mangé en dessert après le dîner, avant de le rentrer dans le frigo.
- Je pense que cela est suffisant, dit Sirius. Trop de sucre n'est vraiment pas bon, hum.
- Je suis désolé, souffla Harry. C'est juste que...
- Tu n'as pas besoin de t'excuser. Je veux juste que tu fasses un peu plus attention à ta santé. S'il te plaît, lui expliqua son parrain.
- J'essaye. Je t'assure, mais...
- C'est bon Harry, le rassura Sirius, en pausant une main sur l'une des ses épaules. Ne reste pas debout jusqu'à tard. Je ne voudrais pas que tu sois dans le col-tard, pour ton premier jour de travail, sourit doucement Sirius. Bonn nuit, finit-il, en ébouriffant les cheveux de son filleul.
Harry adorait lorsque Sirius se comportait comme-ci il était toujours un adolescent. Cela lui faisait autant rire, que réchauffer son cœur, en se disant que même s'il avait pris de l'âge, il restait leur petit Harry.
- Bonne nuit, souffla Harry.
Lorsque son parrain s'en alla de la cuisine, Harry reporta son regard sur le reste de sa part de fraisier.
Après le dîner, lui et ses parrains, avaient fêté son nouveau travail. Sirius avait été ravi d'apprendre qu'aujourd'hui il avait entrepris des démarches afin de trouver un emploi et qu'il avait fini par en trouver un. Alors après un bon repas, ils s'étaient installés tranquillement dans le salon afin de déguster le dessert qu'il avait amené, accompagné d'un bon thé. Les trois hommes avaient ri et parlé de nombreuses choses, détendant Harry qui s'était senti extrêmement bien, entouré de ses parrains.
Malgré la bonne soirée qu'il avait passé en leur compagnie, il n'avait pu fermé l'œil de la nuit à force de penser encore et toujours à son divorce et à son nouveau job. Mais il fallait dire aussi, qu'entendre ses parrains copuler comme des lapins, y était également pour beaucoup. Tout cela l'avait alors dissuadé de fermer les yeux. Alors il était descendu dans la cuisine afin de se faire un thé, mais bien vite, il s'était retrouvé avec une part de gâteau, car il était encore bien trop angoissé.
Oui, encore une fois, il n'avait pu s'en empêcher, mais que voulez-vous ? Harry était comme ça.
Soufflant, il finit en quelques cuillerée, sa part de gâteau, avant de se lever et ranger ses couverts dans le lave vaisselle. Une fois cela fait, il sortit de la cuisine et monta doucement à l'étage. Plus aucun bruit suspect ne provenait de la chambre de ses parrains, il put donc souffler de contentement, en se disant qu'il allait enfin trouver le sommeil, sauf si son esprit lui jouait encore des tours, en lui faisant se rappeler à quel point sa vie était merdique.
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- Sébastien va passer ces trois jours avec vous. Il vous expliquera les différentes tâches précises que vous allez devoir faire, bien que nous en ayons déjà parlé. Après, il sera aussi là, en cas de problème, expliqua Tom.
- Très bien, souffla Harry.
- Si mes enfants font la moindre bêtises, aussi minime soit-elle, n'hésitez pas à les gronder. Bien sûr, à mon retour, vous m'en ferez part, s'il y a vraiment eu ce genre de débordement. Et moi je m'occuperais de les punir plus sévèrement, dit Tom, à l'encontre d'un Harry surpris.
Gronder les enfants ? Même si ceux-ci venaient à faire des bêtises, il ne savait pas s'il aurait l'audace de les gronder. D'ailleurs c'était sûrement sa plus grande crainte. S'ils le chahutaient ou autre, il ne saurait pas comment à en venir à bout. Il n'avait jamais eu à faire à des enfants de cet âges-là, plus à des adolescents.
Bon sang ! Il commençait à angoisser de nouveau.
- Heu...eh bien..oui, bredouilla-t-il, bien malgré lui.
- Bien ! Je dois m'en aller. Je vous dis bonne chance. Nous nous reverrons à mon retour, finit Tom.
- Hum, fit Harry.
Tom, sa mallette et son manteau en main, sortit de sa demeure pour se diriger vers la magnifique berline noir qui n'attendait que lui. Le chauffeur, qui était debout près de la portière arrière, l'ouvrit lorsqu'il arriva près de lui et laissa le temps à Tom de monter. Une fois à l'intérieur de l'habitacle, le chauffeur se hâta d'aller se mettre derrière le volant et partit en direction de l'aéroport, pour y amener son client du jour.
Durant ces trois jours Sebastian n'allait pas prendre ses fonctions de chauffeur personnel de Tom et n'allait donc pas l'accompagner durant son voyage comme souvent. À la demande de ce dernier, il allait devoir accompagner le jeune Harry et l'aider à s'intégrer dans cette gigantesque demeure, qui comportait un énorme terrain et une petite écurie, à l'arrière de celle-ci. Donc en restant, il devait lui montrer les lieux dans lesquels il allait habiter le plus clair de son temps et lui dicter les quelques règles imposées par Tom. Mais Harry en savait déjà un bon nombre.
- Mr !, l'appela la voix de Sebastian.
- Appelez-moi Harry, dit-il en se retournant vers lui. Vous pouvez me tutoyer.
- Si vous en faite de même alors, sourit le majordome. Je dois avouer que je suis un peu satisfait de ne pas accompagner Mr, lui dit Sebastian, sur le ton de la confidence. Je vais pouvoir m'occuper des cheveux en toute tranquillité et rattraper mes jours de repos, sourit-il. Mais avant, je vais te montrer ta chambre. Suis-moi.
Ne sachant quoi dire, Harry se contenta seulement de sourire doucement et de suivre le majordome au deuxième étage, là où se trouvaient les chambres d'amis, dont la sienne. Sebastian lui expliqua que le premier étage était seulement dédié à la famille. Il y avait les chambres des enfants situées au fond du couloir, une grande salle de bains à leur intention, le bureau de Tom et sa chambre personnelle avec salle de bain privée. Au deuxième étage, il y avait cinq chambres, dont celle de Sebastian, toute, avec une salle de bain personnelle de taille honorable. Et au tout dernier étage se trouvait le grand grenier transformé en beau et grand salon pour les réceptions privés.
Harry était vraiment époustouflé par cette grande demeure décorée dans un style plus moins moderne et contemporain à certains endroits. Les murs du premier étage étaient dans les tons de beige, tandis que ceux du deuxième étage viraient plus dans les tons saumon, décorés avec de nombreux cadres. En arrivant dans sa chambre, Harry, la trouva tout de suite magnifique. Elle était richement décorée. Un grand lit à baldaquin trônait en son centre, une belle armoire, un bureau et quelques petites commodes venaient s'ajouter à ce sublime tableau. Sur le mur de droite, il vit une porte et il sut que celle-ci le dirigerait vers la salle de bain personnelle.
Tranquillement, et sous les yeux de Sebastian, il entra plus franchement et déposa son sac sur le lit, avant de se diriger vers la salle de bain, qui était ni trop petite, ni trop grande. Juste comme il fallait. Il y avait une belle douche à l'italienne, et deux lavabos surplombés d'un grand miroir. À côté, il y avait les toilettes et sur le mur d'en face un petit meuble où des serviettes propres étaient soigneusement pliées.
Parfait!, se dit Harry, avant de sortir et de retourner dans la chambre.
- Je vois que la chambre te plaît, sourit Sebastian.
- Beaucoup. Je me sens à l'aise, dit Harry.
- Alors c'est un bon point.
- Oui, sourit Harry.
- Bien ! Il est..., Sebastian regarda sa montre, Huit heures cinq, et les enfants commencent à neuf heures, donc il vaudrait mieux aller les réveiller maintenant. Si tu veux, pour aujourd'hui je m'en charge et tu t'occupes du petit-déjeuner. Cela te va ?
- Eh bien...oui, dit Harry, surpris, mais soulagé. Mais qu'est-ce qu'ils mangent le matin ?, demanda Harry.
- Alors c'est simple. Ils préfèrent tout ce qui est sucré. Céréales, cacao, tartines de confitures ou de beurre, brioches. Enfin, tout ce que les enfants aiment manger le matin, sourit Sebastian. Tu trouveras tout dans la cuisine. Tu auras juste à mettre sur la table et eux, ils se serviront. Mais avant, je vais quand même te montrer où se trouve la cuisine. Suis-moi, lui dit le majordome.
Bien vite, ils arrivèrent au rez de chaussé, où se trouvait une grande cuisine du style américaine, et un autre grand salon familiale, dans lequel il avait passé son entretien.
- Voilà, s'exclama Sebastian, en laissant entrer Harry dans la vaste cuisine équipée. Je te laisse gérer. Et moi je vais vite réveiller les enfants. Et je vous accompagnerai lorsque tu les emmèneras à l'école, comme cela tu sauras où elle se trouve. Elle n'est pas très loin. En plus ce qui est bien, c'est qu'ils sont dans la même école, car elle fait primaire et collège.
- Oui, c'est sûr que c'est un bon point. Merci, dit Harry, gêné.
-Tu n'as pas à me remercier, c'est normal, sourit Sebastian, avant de sortir de la cuisine, laissant un Harry quelque peu déboussolé.
Bien ! Voilà ! Il y était à son premier jours de travail, ou plutôt à son premier jour d'essai.
Regardant son environnement, il respira un bon coup pour se donner du courage. Dans quelques minutes il allait faire la rencontre des deux enfants et il espérait que tout se passerait bien.
Ne perdant pas plus de temps, il se mit à vagabonder dans la cuisine, sortant tout ce qui pourrait convenir à un bon petit-déjeuner pour les deux enfants. Quelques minutes plus tard, la table était dressée, et il ne manquait plus que le frère et la sœur.
Ceux-ci arrivèrent plus d'une vingtaine de minutes plus tard. Réveillés et habillés. Harry déglutit à leur vue, et il les laissa s'installer tranquillement autour de la table.
- Bonjour, dit-il tout de même.
- Bonjour, Monsieur, répondit doucement Ethan.
- Tu peux m'appeler Harry, ce sera très bien, dit Harry, en se détendant un peu plus.
- D'accord, dit le garçon. Moi c'est Ethan et elle, c'est Séraphine, reprit Ethan, en se représentant lui et sa sœur qui avait décidé de ne pas lui adresser le moindre mot.
Harry l'avait bien remarqué. La jeune fille lui avait juste jeté un regard qu'il qualifiait de noir, avant de prendre une boite de céréale et de remplir son bol. Celle-ci ne lui avait même pas dit un simple bonjour. Mais Harry ne s'en formalisa pas plus que cela. Il ne voulait pas paraître lourd dès son premier jour. Mais il espérait grandement que la tension qu'il y avait entre lui et la gamine, s'allégerait.
Le frère, lui était plutôt tranquille tout compte fait. Il lui avait sourit, avant de le saluer et de se présenter à lui. Il avait l'air d'être un gamin plutôt calme. Le regardant, il vit qu'il ressemblait à son père sauf la couleur des cheveux qui était châtain. Mais sinon, il avait les mêmes traits et les mêmes yeux que son paternel. En revanche la jeune fille, elle avait de long cheveux noirs et des yeux d'un bleue extrêmement clair, plus clair que le père et le fils.
Ne se préoccupant du regard que portait leur nouveau gardien sur eux, Séraphine mangea tranquillement ses céréales, alors qu'Ethan regardait de temps à autre Harry, avant d'entamer un discussion avec lui. Pour Séraphine, il était hors de question qu'elle l'accepte comme son nouveau gardien. Il était jeune et sûrement pas compétent pour s'occuper de deux enfants. En plus, c'était un homme. Normalement c'était aux femmes, mûres de préférence, d'occuper ce genre de poste. Alors pourquoi s'était-il présenté pour cette offre ? Et puis, Séraphine était encore déçue par le départ d'Elena, leur ancienne nourrisse. Jetant, un regard en biais à cet Harry qui parlait avec son frère, elle plissa des yeux et renifla dédaigneusement, avant de finir son bol de céréale.
Hier, après s'être fait punir par son père - encore aujourd'hui elle sentait des picotements sur sa main - , elle s'était dit qu'elle ne parlerait pas avec lui et qu'elle ferait comme-ci il n'existait pas. Au moins elle était sûr de ne pas lui dire quelque chose de désagréable, comme hier.
Une fois finie, elle s'essuya la bouche et descendit de sa chaise, avant de sortir de la cuisine sans un mot, sous le regard quelque peu soucieux et peiné d'Harry.
- Je suis désolé, s'exclama Ethan, en baissant les yeux vers son bol.
- De quoi t'excuses-tu ?, dit Harry, surpris.
- Pour ce que Séraphine à dit sur vous. Et pour son attitude froide envers vous.
- Tu n'as pas à t'excuser de quoi que ce soit, Ethan. Ce n'est pas grave. C'est déjà oublié, le rassura Harry.
- Mais c'était méchant et blessant, continua Ethan en levant son regard vers celui d'Harry. Moi ça ne me gêne pas que vous soyez un garçon. Je trouve même ça plutôt cool. On pourra jouer à des trucs de garçon et parler de sport et tout.
- Bien sûr, sourit Harry. Mais tu n'as pas à t'en faire, hum, dit Harry. Ta sœur se radoucira, dit-il.
Enfin ! Il l'espérait.
C'était vrai que l'attitude froide de la jeune fille le refroidissait, mais celle du garçon le réchauffait. Il était adorable. Ces paroles étaient empreint de gentillesse et d'innocence. Il l'acceptait comme son nouveau gardien. Il l'acceptait en quelque sorte dans sa vie, et c'était bon signe. Avec Séraphine, il savait que cela allait être un peu plus difficile. Elle avait encore du mal à concevoir qu'il soit un garçon, et pas très agréable à regarder pour elle. Mais il allait faire tout son possible pour se faire accepter par elle. Au moins un peu, ce serait déjà ça...
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Voilà, voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous aura plu.
Merci encore à vous pour vos reviews qui me boostent grave :)
Et comme toujours un GRAND MERCI A MON BYAK' ( même-si je lui dis tous les jours) pour sa correction. Pleins de bisous à toi.
Je vous dis à bientôt, pour la suite.
Pleins de bisous à vous.
Sha'
Review !
