Bonsoir ou bonjour tout le monde. Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !
J'espère qu'il vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)
Merci aux anonymes. Je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta-lecteur : Byakkance
ATTENTION
Cette histoire, fait mention de problème d'obésité, de prise de poids. Cela peut sûrement heurter la sensibilité de certains alors, ne lisez pas si cela vous gêne. Mais ce n'est pas non plus dans l'extrême. Mais je préfère prévenir.
Un grand merci à mon bêta Byakkance pour sa correction. Plein de bisous à toi.
Bonne lecture.
o00oo00o
Harry's problems !
Chapitre 8 : Fin des jours d'essais et discussion
Harry avait pensé, en rentrant, que cette première journée s'était plus ou moins bien passée en soi.
Comme convenu, il était parti, seul, chercher les enfants vers quatre heures de l'après midi. Durant le trajet du retour, Ethan, bien que timidement au début, lui avait raconté sa journée avec un enthousiasme évident. Séraphine, quant à elle, s'était juste contentée de lui jeter un regard noir, avant de se mettre devant eux. Elle s'était mise à marcher rapidement, avec son petit sac à dos, sous les yeux peinés d'Harry qui n'avait toujours pas réussi à avoir un seul échange aimable avec la jeune fille.
Bon sang ! Comment une gamine de huit ans pouvait paraître aussi froide et ….. si mesquine. C'en était ahurissant !
Cependant depuis la conversation avec Sebastian qui lui avait expliqué la raison du départ de leur nourrisse, il comprenait quelque peu le comportement de la plus jeune vis-à-vis de lui. En y réfléchissant bien après la mort de leur mère, Elena avait en quelque sorte tenu le rôle d'une mère pour les deux enfants. Sa présence avait alors été une source de réconfort pour ces derniers qui avaient subitement perdu leur mère. Elle était devenue la seule présence féminine, pour des enfants de cet âge-là qui en avaient grandement besoin, et surtout la petite Séraphine. Elle était encore triste, voire en colère aussi, du départ d'Elena. Et il comprenait cela. Séraphine avait vu ce départ comme un deuxième abandon. Alors voir débarquer un homme comme lui, ne l'avait pas apaisée, loin de là.
Cependant, bien que comprenant l'état d'esprit de la petite fille, Harry ne cautionnait pas son manque de respect. La gamine ne lui facilitait vraiment pas la tâche en se comportant de la sorte. Harry, lui, cherchait vraiment à se faire un place auprès des deux enfants. De même, il cherchait du réconfort dans ce nouveau travail qui lui empêchait de baisser les bras comme il avait pris l'habitude de faire.
En arrivant à la demeure, Harry demanda aux deux enfants de monter ranger leurs affaires, avant de se laver les mains et de descendre prendre leur goûter. Les deux enfants s'exécutèrent sans protester. « Surprenant de la part de Séraphine. Mais tant mieux », avait pensé Harry. En revanche, il savait que dans peu de temps, il allait se mettre encore plus à dos la petite fille lorsqu'il lui demanderait de ranger sa chambre qu'elle avait pris soin de laisser sans dessus-dessous. Il ne savait pas comment il allait lui ordonner de faire sa chambre. Mais il était sûr que la petite fille n'allait pas du tout apprécier la demande.
Sortant de ses pensées et soufflant, il se dirigea vers la cuisine afin de préparer un goûter copieux aux deux enfants.
Il se souvint que petit, il aimait particulièrement les heures du goûter. À chaque fois qu'il rentrait de l'école, Remus prenait soin de lui préparer avec amour, son goûter qu'il avalait en à rien de temps. Tous les enfants aimaient ces moments-là, supposa-t-il, alors qu'il ouvrit l'un des placards.
Quelques minutes plus tard, les deux enfants se présentèrent dans la cuisine, avant de s'asseoir silencieusement sur leur chaise habituelle.
- Vous préférez boire quelque chose de chaud ou de froid ? leur demanda Harry.
- J'aimerais bien un chocolat chaud, s'il te plaît, demanda Ethan.
- Bien sûr, sourit Harry. Séraphine, que veux-tu?
- Pareil, dit la jeune fille d'un ton sec et sans un « s'il te plaît ».
Mais une nouvelle fois, Harry ne sourcilla pas devant le manque de respect évident, le ton froid et sec de la jeune fille. Pourtant, cela était bien la troisième fois, ou peut-être plus, que la jeune sœur lui parlait de cette manière-là. Il devrait l'enguirlander ou au moins lui faire savoir que ce n'était pas de cette façon que l'on se comportait vis-à-vis d'un ou d'une adulte. Mais Harry ne dit rien. Une fois de plus.
Mais qu'est-ce que ce serait lorsqu'il lui demanderait de ranger sa chambre ?! Si la jeune fille continuait sur cette lancée, il allait devoir, cette fois-ci, monter le ton et se faire obéir par celle-ci. Et rien que de penser à cette hypothèse, cela le fit déglutir péniblement. Il ne savait pas si allait réussir à se faire obéir. Enfin, il verrait d'ici là...
- Bien, dit il. Ce sera un chocolat chaud, avec des brioches. Cela vous va ?
- Oui, merci, sourit Ethan, alors que sa sœur se contenta de hausser simplement des épaules.
Ce fut avec un sourire penaud qu'Harry prépara le goûter des deux enfants. Une fois fait, il les laissa prendre leur goûter en toute tranquillité.
o00oo00o
Cela faisait bien plus d'une demi-heure que Harry avait fini de nettoyer la cuisine, après que les deux enfants eurent fini leur goûter. Maintenant, ce dernier se tenait bien droit devant la porte de la chambre de la petite Séraphine. Il n'osait pas frapper la porte et cela n'en était que plus déroutant. Soufflant, il frappa deux fois à la porte, avant d'entrer, sans même attendre de réponse de la part de la jeune fille.
Comme ce matin, ses yeux tombèrent sur un capharnaüm sans nom, avant de rencontrer le regard froid de la jeune fille qui avait les sourcils froncés.
- Hum...Séraphine, commença-t-il. Avant de faire tes leçons, j'aimerais que tu ranges ta chambre, s'il te plaît, finit-il.
La jeune fille ne dit rien dans un premier temps. Elle se contenta juste de regarder fixement Harry qui se sentit soudainement extrêmement mal à l'aise face à ce regard bien trop froid. Bon sang ! Pourquoi craignait-il à ce point la gamine ? De base, ça aurait dû être le contraire.
- Séraphine, j-..., reprit-il.
- C'est bon, j'ai compris, le coupa-t-elle. Tu peux t'en aller maintenant, lui dit-elle.
Celle-ci, qui était assise sur son lit avec une de ses poupées en mains, se leva pour commencer son rangement. On voyait bien qu'elle n'était pas très encline à le faire, pourtant elle le fit dans de gestes brusques sous les yeux ahuris de Harry qui encore une fois venait d'essuyer un dialogue peu cordiale.
Soufflant, il la laissa et alla voir son frère. Au moins, il n'avait pas eu à monter le ton. Quoique... il aurait dû la reprendre sur le ton qu'elle avait de nouveau adopté à son encontre. Il aurait dû lui faire savoir que ce n'était pas de cette façon qu'on s'adressait à un adulte. Mais encore une fois, il avait été soufflé par l'audace de la gamine et n'avait rien dit, de peur d'empirer la situation. Il n'était pas là pour se battre avec elle.
Franchement, Harry ne se reconnaissant plus. Depuis quand il avait peur d'une gamine. Depuis quand avait-il perdu le ton de se faire entendre ? Ah si, depuis qu'il était devenu gros, tout simplement. Depuis sa prise de poids, il avait bien perdu de sa superbe, cela était certain. Il n'était plus aussi confiant, amusant, malicieux, blagueur, et bien d'autres encore. Cela, et il le savait, était bien désespérant. Pourtant, là, on parlait d'une gamine de huit ans, pas d'un adulte avec lequel il se serait senti, pour sûr, mal à l'aise. Mais depuis que celle-ci avait ouvert la bouche pour la première fois, lui rejetant en pleine face à quoi il ressemblait désormais, il ne savait vraiment pas comment s'y prendre. Avec elle tout du moins, car avec Ethan, ça se passait vraiment très bien. Et heureusement, d'ailleurs. Il aurait bien plus déchanté si les deux enfants s'y étaient mis pour le rendre dingue.
En arrivant devant la porte de la chambre, d'Ethan, il laissa ses pensées de côté. Peut-être trouverait-il, plus tard, un moyen de se faire, un tant soit peu, apprécier par la jeune fille. Enfin, cela restait à voir.
o00oo00o
Les trois jours d'essai étaient passés et à la plus grande surprise d'Harry, ceux-ci s'étaient très bien passé. Du moins les deux jours suivant son premier jour d'essai.
Harry s'entendait même très bien avec Ethan. Durant ces trois jours, il avait appris à connaître un peu plus l'enfant, en l'aidant à faire ses devoirs, lorsque le garçon lui réclamait son aide. Avec Séraphine, leur relation restait bancale. Depuis hier, la gamine se montrait moins irrespectueuse. Elle acceptait de faire ce qu'il lui ordonnait de faire, sans rechigner. Quoique...son regard en disait parfois long sur ce qu'elle pensait, mais au moins elle s'adressait à lui avec plus de retenue. D'ailleurs, il se demandait bien pourquoi un tel changement si soudain. Oh, pas qu'il en était mécontent, au contraire. Mais cela restait tout de même étrange.
Et c'était peu dire ! Car même Sebastian en avait été surpris, mais content. Parce que, tout comme Ethan, il souhaitait que Harry continue de travailler à temps plein, désormais. Et avec une Séraphine un peu plus coopérative, il était sûr qu'Harry resterait. Les deux hommes s'étaient beaucoup rapprochés, au point de se raconter mutuellement quelques moments de leur vie respective. Des moments heureux de la part d'Harry, bien évidemment. Il avait évité de lui parler de la vie qu'il menait depuis quelques mois et qu'il qualifiait de pitoyable.
Enfin.. globalement, Harry se sentait vraiment à l'aise. Même si au début il avait ressentit énormément d'appréhension, aujourd'hui Harry se sentait capable de rester dans cette demeure et continuer à s'occuper des deux enfants. Avec le temps, Séraphine, allait finir pas se calmer et se montrer un peu plus gentille. Ce n'était qu'une question de temps.
Et puis, Harry ne pouvait nier le fait qu'il s'était attaché, en l'espace de trois jour seulement à Ethan qui était un garçon amusant, rieur, gentil, souriant et pleins d'autres encore. D'ailleurs, il avait remarqué que ce jeune garçon était une mine d'informations à lui tout seul. Et à son âge, cela était étonnant, avait pensé Harry, à plusieurs reprises.
Lorsqu'il l'aidait pour les devoirs, parfois leurs discussions partaient sur des sujets que la plupart des adultes abordaient, et non pas un enfant de son âge. Harry avait appris à apprécier ces petits moments, tout comme Ethan qui ne ratait pas une occasion pour lui poser des questions de culture générale, enrichissant ainsi un peu plus ses connaissances. En soi, Harry s'était rendu compte qu'Ethan était un jeune garçon intelligent.
Est-ce que son père en avait conscience ? C'était ce qu'Harry se demandait depuis la veille.
Assis dans le salon, avec Ethan qui travaillait sur un exposé de géographie, Harry lisait l'un des brouillons du garçon. Les deux étaient tellement concentrés sur leur affaire, qu'ils n'entendirent pas la porte d'entrée s'ouvrir et claquer. Ce ne fut que lorsqu'une voix grave se fit entendre dans la vaste pièce, qu'ils daignèrent prêter attention au nouvel arrivant.
- Bonsoir, dit la voix.
Harry releva immédiatement la tête pour affronter un regard bleu.
- Bonsoir, dit-il en se levant.
- Bonsoir père, salua Ethan, à son tour.
- Je vois que ça travaille dur, s'exclama Tom en regardant les feuilles et les bouquins ouverts devant son fils.
- Votre voyage s'est bien passé ?, demanda Harry, poliment.
- Oui. Merci de vous en inquiéter, sourit finement le père de famille.
- Hum...Je ne sais pas si vous aviez pris le temps de manger, mais si vous voulez je peux...
- Ça ira, dit Tom en déposant sa mallette sur le fauteuil et en retirant son manteau.
- Oh ! Très bien.
- En revanche, j'ai hâte de savoir comment ces trois jours d'essais se sont passés. Mais nous en discuterons plus tranquillement à un autre moment, reprit Tom.
- Je n'y vois aucun inconvénient, dit Harry.
- Bien, acquiesça Tom. Ethan, ne travaille pas jusqu'à tard. Demain tu as l'école.
- Oui, père. Je finis un paragraphe et je monte me coucher.
- Où est Séraphine ?, demanda Tom, en ne voyant pas sa fille.
- Dans sa chambre, répondit Harry.
- Hum, bien. Je monte me ressourcer, finit-il par dire.
Dans un dernier signe de tête, Tom monta dans ses quartiers personnels, afin de prendre une bonne douche qui détendrait ses muscles bien trop fatigués.
Harry le regarda s'en aller, avant de reporter son regard sur la feuille qu'il tenait en main et qu'il était en train de lire plus tôt. C'était l'un des brouillons que Ethan avait fait, et Harry avait repéré quelques erreurs.
- Alors ? Est-il bon ?, demanda le garçon, en commençant à ranger ses affaires.
- Quelques incohérences que j'ai souligné. Mais sinon c'est très bien, sourit Harry. Bien ! Je vais t'aider à ranger, pour que tu puisses aller te coucher. Nous continuerons demain si tu veux.
- Oui, sourit Ethan.
Une fois ses feuilles et ses livres bien en main, Ethan salua une dernière fois Harry avant de monter dans sa chambre. Lorsqu'Harry se retrouva seul dans le grand salon, il se demanda ce qu'il pourrait bien faire, étant donné qu'il n'était pas du tout fatigué. Regarder la télé peut-être ? Hum...non, il n'y avait jamais rien de bien le soir.
Soufflant, il se dirigea vers la cuisine. Bah voyons, lui renvoya sa conscience. Pourtant, il n'y allait pas pour y manger des doses de sucre, mais pour se faire un bon thé. Comme le soir précédent, d'ailleurs. Cela lui avait fait du bien d'en boire un. Alors pourquoi ne pas en boire un ce soir aussi.
Hier dans la journée, alors qu'il s'ennuyait, il avait surfé sur internet et avait lu nombres d'articles qui traitaient sur comment bien manger et digérer ce que l'on mangeait, surtout le soir. Et il avait lu que boire du thé le soir, par exemple, améliorait considérablement la digestion. Le thé avait pour effet d'élimer toutes les toxines. Alors il avait essayé, lui qui habituellement ne buvait pas de thé, ce qui était un comble pour un pur anglais tel que lui. À sa grande surprise, la veille au soir, il s'était rendu compte que ce n'était pas totalement faux. Il avait arrêté de compter le nombre de fois où il était partit se soulager aux toilettes. Il avait pu dormir en toute tranquillité, sans avoir la sensation de ballonnement désagréable qu'il avait habituellement après le repas du soir.
Oh, bien sûr, il allait devoir prendre l'habitude de boire du thé tous les soirs, ce qui n'était pas difficile en soi. Mais boire tous les soirs du thé, alors que de base il n'était pas un adepte de ce genre de boissons, il allait sûrement finir par en faire une overdose.
Arrivé dans la cuisine, il sortit la théière, avant de la remplir d'eau et la mettre sur le feu. Pendant que l'eau commençait à bouillir, il se laissa aller sur l'une des chaises autour de la table. Il sortit son portable de sa poche et envoya un message à Sirius pour lui dire à quelle heure samedi il rentrerait. Il aurait pu rentrer demain, étant donné qu'aujourd'hui était son dernier jour d'essai. Mais il s'était dit que restait et s'occupait des deux enfants une journée de plus, n'était pas grand chose. Et puis, peut-être que Riddle père profiterait de cette journée de vendredi pour qu'il lui fasse un compte rendu de ses trois jours d'essais. Qui sait !
Harry pensa que ce dernier allait être satisfait lorsqu'il lui confirmerait qu'il gardait son poste après ces jours d'essais. Et puis, mine de rien, Harry s'était habitué à son nouveau job. Si au début il avait appréhender avec force ce nouveau travail, aujourd'hui c'était tout autre chose. Il se sentait bien, malgré sa relation avec Séraphine. Alors pourquoi refuser le poste ?
Souriant, il appuya sur « envoyé », avant que son portable ne se mette à sonner. Le nom qui s'afficha sur l'écran lui fit battre son cœur à la chamade. C'était Draco.
- Allô, décrocha-t-il. Bonsoir Draco.
- Oui, c'est cela bonsoir, dit Draco à l'autre bout du fil dans un ton désagréable qui fit souffler Harry de dépit.
À quoi s'était-il attendu?
- Je supposes que tu m'appelles pour les papiers du divorce ?, dit-il.
- Tu supposes bien. Quand comptes-tu les apporter. ?
- Lorsque j'aurais trouvé un avocat, répondit Harry.
- Un avocat ? Tu te fiches de moi, là. Pourquoi as-tu besoin d'un avocat ? Tu as juste à signer et c'est tout ?, gronda la voix de son ex-mari.
- Non. Ce n'est pas tout Draco. Je n'ai rien. Tu ne me laisses rien, dit-il. Tu ne m'as même pas attribué ne serait-ce qu'une infime part de ton entreprise, alors que j'ai été ton principal donateur. C'est grâce à moi si aujourd'hui tu as une entreprise qui marche bien.
- Grâce à toi, s'écria Draco, outré pas ses propos.
- Oui, grâce à moi. C'est avec l'argent de mon héritage que tu as bâti ton entreprise. Sans moi, aujourd'hui tu n'aurais sûrement rien. Je t'ai tout donné. Il me reste presque plus rien. Quelques économies, rien de plus. Alors je suis en droit de réclamer ma part, expliqua Harry, quelque peu en colère.
- C'est une plaisanterie ? TROUVE TOI UN TRAVAIL SI TU VEUX DE L'ARGENT, cria alors Draco, à bout de nerf, faisant grimacer Harry. Tu ne crois quand même pas que je vais te donner mon argent. Surtout si c'est pour que tu le dépenses en nourriture, afin de t'empiffrer comme tu sais si bien le faire.
- Pourquoi dois-tu être aussi méchant, dit Harry, d'une voix triste et les yeux brillants de larmes contenus. C'est...c'est mon droit de te demander cela. Je ne te demande rien d'autre. On a été marié je te rappelle. Pendant quatre ans.
- Pas la peine de me le rappeler. Je ne le sais que trop bien. Mais tu n'auras rien de moi, cracha Draco, à l'autre bout du fil. Alors arrêtes tes conneries et signe moi ses putains de papiers, qu'on en finisse, finit-il en criant, avant de raccrocher au nez d'Harry.
Les mains d'Harry tremblèrent, avant qu'elles ne lâchent le portable sur la table. Pourquoi Draco devait-il se montrer aussi désobligeant. Si mesquin, si méchant, et il en passait.
Comme un automate, il se dirigea vers théière qui sifflait depuis un bon moment déjà, sans faire attention à l'homme qui se tenait debout contre l'embrasure de la porte de la cuisine. Ce dernier avait écouté avec attention la fin de la conversation téléphonique et il comprit alors que son employé était en plein divorce.
En arrivant devant la théière, il la prit d'une main tremblante. Et alors qu'il allait se retourner, une main soudaine se posa sur la sienne, avant de la lui retirer des mains.
- Je m'en occupe, dit une voix qui appartenait à nul d'autre que Tom. Encore un peu, et elle vous échappait des mains.
- Je...je ne vous avez pas vu.
- Je l'avais bien remarqué, sourit Tom. Allez vous asseoir.
- Quoi? Non je vais...
- Faite ce que je vous dis. D'ailleurs je vais m'en faire un aussi, dit-il en prenant une autre tasse qu'il posa près de celle de Harry.
D'ailleurs, ce dernier avait les yeux dans les vagues et cela Tom le remarqua très bien, en lui jetant par moment des petits coups d'œil. La conversation avait dû le bouleverser plus que de raisons. Et cela pouvait se comprendre. Après tout, un divorce n'était jamais une bonne chose.
Une fois qu'il eut mis un sachet de thé et de l'eau dans leur tasse, il s'assit en face d'un Harry complètement désemparé et triste.
- Buvez, dit Tom. Cela va vous faire du bien.
- Merci, souffla Harry.
- Il n'y a aucun problème, parla Tom, en prenant une première gorgée. Je ne vais pas vous mentir...J'ai entendu votre conversation. Enfin... juste la fin. Mais j'avais remarqué lors de notre entretien que vous portiez une alliance. Alors bien entendu j'en avais déduis que vous étiez marié. Mais...
- Plus maintenant, le coupa Harry.
- Et puis-je me risquer à vous demander pourquoi ?
- Vous êtes un homme curieux.
- Cela est bien vrai, acquiesça Tom. Mais...la tristesse qui émane de vous, prouve que ce divorce vous affecte énormément.
- Oui. Ce divorce...c'est moi qui l'ait enclenché. C'est à cause de moi si nous en sommes arrivés là, souffla Harry, dans la confidence.
- Comment cela ?
- Si je n'en étais pas arrivé là. Si je n'étais pas devenu ce que je suis...
- Que voulez-vous dire ?, demanda Tom, légèrement confus.
- C'est pourtant évident, non, dit Harry, en prenant entre ses mains sa tasse de thé fumante.
- Vous m'en voyez navré, mais je ne vois pas ce qui est évident, comme vous dites. Éclairez-moi, pour que je puisses comprendre ce que vous essayez de me dire, expliqua Tom.
- Je suis gros, dit alors Harry, en relevant son regard vers l'homme en face de lui qui écarquilla les yeux de stupeur face à cette révélation pour le moins...incongrue. C'est parce que je suis devenu laid et gros que nous divorcions. C'est parce que je ne lui aspire plus que dégoût que nous divorcions. Parce que...parce que je ne suis plus assez bien pour garder ma place d'époux. Vous comprenez maintenant ?, se confessa Harry, la gorge nouée.
- Qu'est-ce que c'est que ces bêtises ?, gronda alors Tom.
Harry écarquilla les yeux de surprise face au ton qu'avait adopté son employeur.
- Gros ? Vous êtes vous bien regardé dernièrement ? D'un œil extérieur, laissez-moi vous dire que vous n'êtes pas...obèse pour ne pas reprendre votre terme, mais quelque peu enrobé.
- Quelque...peu enrobé, répéta Harry.
- J'en ai rencontré des personnes obèses, et à côté d'elles, vous paraissez bien mince. Croyez-moi !
- J'ai du mal à le croire, souffla Harry. Pourquoi me dites-vous cela ?
- Pour que vous compreniez où est la différence.
Sceptique, Harry chercha une trace d'honnêteté dans le regard bleu de l'autre homme. Et ce qu'il vit, le chamboula. Ce dernier était plus que sincère dans ses paroles. Mais ce qu'il ne comprenait pas, était pourquoi celui-ci se montrait si...gentil et si compréhensif.
- Donc...si je comprends bien...ce divorce repose sur cela ? C'est tout bonnement affligeant. Votre femme doit être...
- Mari, le coupa Harry.
- Pardon ?
- Je n'étais pas...marié à une femme, mais à un homme. Depuis plus de trois ans, révéla Harry.
- Quand bien même. Je trouve cela absurde. Demander le divorce juste parce que son compagnon a pris quelques kilos... Ne soyez pas surpris par mes propos, dit Tom, en voyant la tête de son employé. Votre époux..ou plutôt ex-époux, est doté d'une absurdité à tout épreuve. Je trouve cela désolant. Je ne vous connais pas encore assez bien pour porter un jugement fixe sur vous, mais je suis sur d'une chose au moins. Vous êtes quelqu'un de gentil et d'honnête. Et que ce soit intérieurement et extérieurement, vous êtes une belle personne. N'en doutez pas. Cet homme a vu en vous, ce qui l'arrangeait et le réconfortait.
Harry ne s'attendait pas du tout à recevoir un tel éloge de la part de cet homme qui, et il fallait être honnête, représenter la prestance et la beauté même, à lui tout seul. De savoir que ce dernier pense cela de lui, le bouleversa et lui réchauffa en même temps le cœur. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas reçu d'aussi beaux compliments d'une personne extérieure à sa famille.
- Quand on aime une personne, on l'accepte telle qu'elle est. Et avec elle, on peut surmonter n'importe quelle épreuve, reprit Tom, les yeux dans les vagues.
Il eut un moment de silence, avant que Tom ne reprenne la parole.
- Je m'excuse de vous dire cela, mais votre mari ne vous aimais pas tant que ça. Et ce divorce en est la preuve. Le mariage n'est pas un jeu. On ne divorce pas au moindre problème.
Harry ne savait pas quoi dire, tant il était abasourdi par les dires de l'autre homme.
- Croyez-moi quand je vous dis que si je vous mets à côté d'une personne réellement obèse, vous paraîtrez bien mince. Donc dire que vous êtes comme elle, serait une insulte, rassura une nouvelle fois Tom, en se levant, sa tasse de thé en main. Bien ! Je pensais pouvoir parler de vos trois jours d'essais, mais la fatigue se fait ressentir. Nous en discuterons demain, s'il vous le voulez bien.
- Bien...bien sûr, accepta Harry.
- Bien ! Je vous souhaite une bonne nuit. Et ne vous tracassez pas plus que de raison. Si vous avez besoin de parler, je serais ravi d'être à votre écoute, finit-il, en se surprenant.
- Je..je m'en souviendrai, parla doucement, Harry, surpris.
Cet homme qui avait du vécu, venait de lui remonter le moral. Et il ne pouvait que l'en remercier.
- Mr..., appela-t-il, avant qu'il ne disparaisse. Merci, lui dit-il.
Tom se contenta simplement de lui jeter un sourire, avant de s'en aller, laissant un Harry en proie à une intense réflexion.
Les mots de Riddle père tournaient en boucles dans sa tête et lui faisaient du bien. Beaucoup de bien ! Souriant légèrement, il finit sa tasse de thé qui refroidissait, avant de la mettre dans le lave-vaisselle et monter à son tour dans sa chambre. Ces temps-ci, il dormait plus ou moins bien. Ce soir, il en était sûr, il dormirait plus que bien. Son esprit ne tournait qu'autour des mots de Riddle père. De sa gentillesse. De sa compréhension. Et cela lui allait parfaitement bien.
o00oo00o
Allongé sur son grand lit, Tom avait du mal à fermer l'œil. Pourtant il était vraiment fatigué et cela se voyait sur son visage. À dire vrai, il repensait sans cesse à la conversation qu'il avait eu avec Harry. Sa discussion avec ce dernier, lui avait permit d'en apprendre un peu plus sur lui et sur ses pensées négatives. Autre que de la tristesse, il avait nettement vu une grande douleur dans ses yeux. La situation dans laquelle ce jeune homme s'était mis, le rendait malade et cela se voyait.
Tom était encore surpris aussi de son audace. Il n'avait jamais prêter autant attention à une personne. Mais avec Harry cela avait été différent. Il avait été curieux, et il ne regrettait pas. Il avait vraiment envie d'apprendre à le connaître, même si son action le surprenait encore. Et pourquoi pas l'aider. Ce jeune homme avait besoin d'aide. Il en était sûr.
Mais maintenant, il avait aussi envie de savoir quel avait été le déclencheur de sa prise de poids. Peut-être que lui demander serait indiscret, mais peut-être que de se livrer à lui, lui ferait du bien. Le soulagerait d'un poids en moins.
Il ne savait vraiment pas d'où venait ces envies soudaines. Peut-être que c'était son côté « confident » qui resurgissait en la présence d'Harry. Soufflant, il ferma les yeux et au même moment, il revit les yeux bien trop verts de son employé, dans lesquels une réelle détresse s'y lisait au fond. Et il ne savait pas pourquoi...mais il souhaitait l'atténuer ou même la faire disparaître, si cela était possible.
o00oo00o
Voilà voilà pour ce chapitre qui j'espère vous aura plu. Une petite conversation entre nos deux tourtereaux... J'espère que cela vous a plu.
Je sais bien que vous l'avez attendu pour certains, et je m'excuse pour ce retard. Mais mon bêta-lecteur avait des problèmes de connexion internet et il n'avait pas pu le corriger et me le renvoyer à temps. Mais ta dam, après des jours de retard, le voilà enfin, avec la meilleure des corrections faite pas mon Byakkance ( D'ailleurs, allait lire sa fiction Pour Une Famille, elle est super. C'est moi qui vous le dis )
Bien, je vous dis à la prochaine. Et j'attends avec hâte vos avis:).
Pleins de bisous
Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !
Review !
