Bonsoir ou bonjour tout le monde. Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !
J'espère qu'il vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)
Merci aux anonymes. Je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta-lecteur : Byakkance
Bonne lecture.
Harry's problems !
Chapitre 13 : Remises en question et Excuses.
Tom était parti en trombe de chez lui, à bord de l'une de ses voitures de luxe.
Pendant plus d'une heure, il n'avait fait que tourner dans la ville, avant de rejoindre son entreprise. Le seul endroit où il se sentait bien - en dehors de sa demeure – était à son bureau.
Lorsqu'il arriva au pied de son entreprise qui était sur plus d'une dizaine d'étages, il n'attendit pas plus longtemps et entra dans l'enseigne sous les yeux écarquillés des hôtesses d'accueil, ainsi que des hommes de la sécurité. C'était bien la première fois qu'ils voyaient leur boss habillé autrement que ses éternels costumes trois pièces.
Là, si décontracté, il paraissait être un autre homme, mais toujours aussi beau.
Sans même prêter attention aux regards de ses employés, il marcha à toute vitesse vers l'un des ascenseurs. Lorsqu'il monta dans l'un, il appuya sur le bouton où était marqué le numéro 10. En sortant de l'ascenseur, il passa devant sa secrétaire et d'autres employés. Et là comme en bas, il ne prêta attention à personne. Au lieu de cela, il se dirigea avec hâte vers son bureau et une fois à l'intérieur, il s'y enferma.
Adossé à la porte, il souffla pour tenter de reprendre une respiration normale, avant que son regard ne se pose sur une bouteille de whisky posée sur l'un des meubles qui décoraient son bureau. Sans plus tarder, il alla se servir un verre parce qu'il en avait bien besoin.
Pourquoi était-il autant touché par les paroles d'Harry ? Pourquoi cela lui serrait le cœur de voir que même lui, alors qu'il n'était qu'un simple employé à son service, ait pu remarquer ce problème persistant.
Sa mère lui avait déjà - et a de nombreuses reprises – reproché ses absences et son manque de communication évident avec ses enfants. Et bien sûr, il n'avait pu supporter les reproches de celle-ci. À chaque fois, leurs discussions se transformaient en une virulente dispute. Et puis, sa mère n'avait pas été la seule personne à lui faire de telles remarques. Non. Il y avait eu quelques-unes de ses connaissances aussi qui avaient osé se mêler de sa vie, alors qu'il ne leur avait rien demandé.
Cela l'avait fortement énervé, à tel point qu'il s'était détourné de toutes ces personnes. Enfin...la plupart d'entre eux. Mais merde... ils n'avaient pas à se mêler ainsi de sa vie. Il la trouvait déjà bien difficile, il n'avait pas besoin qu'on y vienne mettre son grain de sel et rajouter plus de complication.
Mais aujourd'hui, recevoir de nouveau ce genre de commentaire qu'il aurait voulu ne pas entendre, l'avait, certes énervé, mais aussi profondément blessé. Que cela vienne d'Harry le rendait encore plus honteux qui ne l'était déjà. Il ne savait pas pourquoi, mais de la part d'Harry cela rendait vraiment le problème plus clair, plus réel. Mais le plus étrange, c'était qu'il ne lui en voulait déjà plus. Il n'était même pas en colère contre lui. Sur le coup, certes, il l'avait été, mais c'était juste pour la forme. Rien d'autre. En réalité, comparé aux autres qui s'étaient permis une telle offense, il ne lui en voulait vraiment pas.
Affalé sur son siège et son verre de whisky en main, il se dit qu'il aurait pu se montrer moins agressif envers lui. Après tout, il n'avait certainement pas voulu le blesser. Juste constater ce qu'il avait vu depuis qu'il travaillait pour lui. Et peut-être même qu'il avait tenté cette approche dans l'espoir d'en apprendre plus sur le manque de relation évident qu'il y avait entre lui et ses enfants.
Mais comme toujours, lorsqu'on lui faisait remarquer quelque chose de déplaisant, notamment son attitude envers ses enfants, il avait tendance à se braquer et à remettre à sa place la personne.
Vidant d'un coup sec son verre, il ferma les yeux avant de se laisser aller sur le dossier de son siège. Mais alors qu'il allait de nouveau répartir dans ses pensées moroses, son portable bipa lui signalant la réception d'un message.
Le prenant en main, il le déverrouilla, avant d'ouvrir le message. Ses yeux se plissèrent en voyant le nom de l'émetteur.
" De : Severus
Je suis en ville pour quelques jours. Si tu veux que l'on se voie, je loge à l'hôtel du Nord. J'espère te voir. Et pourquoi pas ce soir. »
Cela faisait bien un petit moment qu'il n'avait reçu de nouvelles de la part de Severus qui était un ami de longue date et avec lequel il avait une relation intime depuis quelques temps.
Cela était arrivé sans prévenir. De base il n'aurait jamais eu une telle relation avec une personne qu'il considérait presque comme un ami. Mais un an après la mort de sa femme, leur relation était devenue sacrément ambiguë. Et puis, un jour sans s'y attendre ils avaient fini dans le même lit. Et depuis, ils renouvelaient la chose lorsqu'il se voyait. Pour Tom, cela était un bon moyen de décompresser. Ils ne s'étaient jamais rien promis. Les deux hommes prenaient juste du bon temps et rien d'autre. Et mine de rien, cela leur convenait parfaitement.
Que Tom puisse avoir ce genre de relation avec un homme n'était pas une surprise.
Bien avant de se marier, il avait déjà eu des relations avec des hommes, voulant élargir son plaisir. Hommes, femmes, il n'avait pas fait de distinction. Cela avait été au feeling, jusqu'à ce qu'il rencontre LA personne, sa femme, Iris.
Il avait réellement été fou d'elle. À ses yeux elle avait représenté la perfection. Elle avait tout ce dont un homme comme Tom désirait avoir auprès de lui. Il l'avait profondément aimée et elle aussi. Il n'avait eu aucun doute là-dessus. Elle lui avait dit oui sans détour lorsqu'il lui avait demandé de l'épouser malgré les réticences de ses parents. Mais surtout, elle lui avait donné deux beaux enfants. Iris avait illuminé sa vie. Tout avait été parfait entre eux. Mais – parce qu'il avait toujours un mais – leur bonheur fut de courte durée. Malheureusement, le destin s'était joué d'eux et les avait séparés. Brutalement.
On avait diagnostiqué, que tardivement, un cancer du foie à sa femme. À ce moment-là, tout était allé trop vite. Tom, conscient qu'il allait perdre sa femme, avait profité autant qu'il avait pu de celle-ci, jusqu'à ce qu'elle s'éteigne, après lui avoir dit qu'elle aimait. Qu'elle avait été heureuse à ses côtés, et d'être la mère de ses enfants. Et qu'il devait les protéger, d'être là pour eux et continuer de vivre sa vie.
Mais au lieu de tenir ses promesses, il s'était renfermé sur lui et il s'était noyé dans le travail, laissant ses enfants bien trop jeunes au soin de leur nourrice.
Ce ne fut que des mois plus tard, la tension jusque-là accumulée, qu'il était allé trouver du réconfort entre les bras de quelques hommes, dont ceux de Severus. Seulement des hommes et non des femmes. Tout simplement parce qu'à ses yeux la seule femme qui serait à jamais la perle rare est, était et resterait sa femme. Aucune autre femme n'avait su trouver grâce à ses yeux. Alors il s'était retourné vers les hommes. Mais avec eux, il cherchait simplement du bon temps. Rien d'autre. Il n'avait jamais voulu s'attacher à l'un d'entre eux et essayer d'entamer une nouvelle relation.
En revanche, avec Severus c'était différent. À chaque fois qu'ils se voyaient, ils finissaient dans une chambre d'hôtel. Ils étaient passés d'amis à amants.
Lui qui voulait se vider la tête, son ami tombait à point nommé. Il avait bien besoin de se distraire. Alors sans plus tarder il répondit brièvement à ce dernier, lui confirmant sa venue en début de soirée. Il reçut, dix minutes plus tard, une réponse de celui-ci qui lui disait qu'il l'attendait avec impatience, non sans oublier de lui donner le numéro de sa chambre.
D'une main lasse, il lissa ses cheveux, avant de poser son portable sur son bureau. Il se leva pour aller se resservir un verre. Il était encore tôt, alors autant rester enfermer ici, avant d'aller rejoindre son ami.
Bon ! Il aurait bien voulu retourner chez lui. Mais il ne se sentait pas prêt à faire face à Harry. Il ressentait toujours cette sensation désagréable à cause de la façon dont il lui à avait parlé. Il aurait pu se montrer...moins cassant. Mais il était comme ça. Quand on l'attaquait sur un sujet qui fâche, il contre-attaquait. Tout simplement.
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Comme d'habitude, après avoir fini de prendre sa douche, Harry ne se regarda même pas une seconde dans le miroir. Il ne voulait certainement pas se voir grimacer de dégoût en voyant son corps déformé. Non, hors de question.
Alors il passa en coup de vent devant le miroir pour se rendre dans sa chambre. Et comme d'habitude, il s'habilla de ses éternels vêtements trop larges et trop sombres qui cachaient ses formes disgracieuses à ses yeux. Parfois certains vêtements et certaines couleurs ne cachaient pas vraiment ses formes. Au contraire, elles les augmentaient. Mais ces vêtements là, Harry les avait mis de côté et les avait presque en horreur. Il ne mettait que des habits amples qui ne lui collaient pas à la peau.
Vêtu, il se coiffa d'un simple coup de main, avant d'aller s'asseoir sur son lit. Son visage exprima de nouveau une certaine culpabilité après ce qu'il s'était passé plus tôt dans la cuisine. Il se sentait coupable d'avoir blessé son employeur et mal d'avoir osé lui faire de tels reproches. Qui n'en était pas, d'ailleurs.
Vraiment, il s'en voulait d'avoir osé franchir une limite à ne pas dépasser. S'il l'avait su, il n'aurait rien dit, se contentant d'agir comme il l'avait fait jusqu'à maintenant. C'est-à-dire, rester à sa place d'employé. Mais malheureusement la tentation fut plus forte de ce qu'il avait imaginé. Il avait vraiment envie de les voir avoir une belle et réelle relation parent-enfant. Entre eux, il n'y avait que des échanges quasi inexistants. Ils se contentaient simplement de se dire « bonjour », « bonsoir », « comment ça va » , « tu as bien travaillé ? ». Et encore ! Franchement, c'était affligeant et désolant. Leurs échanges étaient plats. Aucune once de joie, de chaleur, ou autres dans leurs paroles.
Harry trouvait cela si triste, si dommage qu'il avait eu envie de comprendre le fond de ce problème de communication pour tenter d'aider cette famille. Une famille qui avait grandement besoin de retrouver la joie de vivre.
Harry s'était beaucoup attaché à Ethan qui par moment avait le regard lointain lorsqu'il apercevait, en coup de vent, son père. Il voyait bien que le plus jeune avait envie de s'approcher de lui. D'aller à se rencontre. Mais il se retenait. Il avait sûrement peur de se faire gronder par son père parce qu'il l'aurait dérangé. Et il était sûr que c'était la même chose pour Séraphine. Même si ça relation avec la petite n'était toujours pas au beau fixe, il appréciait cette jeune fille pleine de verve. Et la voir aussi triste que son frère, ne le laissait pas indifférent.
Les deux enfants souffraient en silence de cette relation inexistante avec leur père. Et pour Harry, voir cela, était juste insupportable et douloureux. C'était évident qu'ils avaient tant besoin de lui. Harry était prêt à tout pour les aider, tant il appréciait vraiment cette petite famille désunie. Mais sa première approche avait été un échec cuisant. Il aurait dû réfléchir, avant d'agir si impulsivement. Il n'avait pas voulu blesser Riddle père ou autre...Juste comprendre, être à son écoute comme lui l'était à son encontre et aider.
Harry ressentait le besoin de présenter ses excuses à son employeur. Il ne voulait pas qu'il y ait un froid entre eux, alors que jusqu'ici il s'entendait super bien avec Riddle père. Alors dès qu'il rentrerait, il irait s'excuser.
Hochant de la tête, il se dit que c'était la meilleure chose à faire.
Se levant, il prit son portable en main et avisa l'heure. Il était bientôt l'heure d'aller chercher les enfants à l'école.
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Des gémissements et grognements s'élevaient dans l'une des chambres d'un hôtel de luxe. Hôtel dans lequel séjournait d'ailleurs Severus, l'ami de Tom.
Comme promis, ce dernier était parti retrouver son ami, sous les coups se sept heures du soir, après être resté des heures enfermé dans son bureau. Dès qu'il avait mis un pied dans la chambre de son ami qu'il n'avait pas vu depuis des mois, il l'avait sauvagement embrassé. Severus en était resté pantois sur le coup. Mais bien vite le désir était monté en eux et ils avaient fini sur le lit, leur corps s'emboîtant parfaitement.
Après des heures à baiser encore et encore comme des animaux en chaleur, ils arrivèrent à bout de le troisième étreinte. Enfouis dans la chair si étroite de son amant, Tom s'enfonça une dernière fois avec force, avant de pousser un râle rauque et de jouir profondément dans l'antre de Severus. Sous le plaisir intense, ce dernier s'était arqué, avant de jouir à son tour.
Repu, Tom se retira de son amant, pour se laisser tomber près de lui. Il tenta de reprendre un souffle régulier, alors que Severus se leva du lit pour aller dans la salle de bain.
Les yeux fermés, il sentit une soudaine fatigue l'envahir. Mais malgré cette fatigue, il resta éveillé. Il sentit le lit s'affaisser à ses côtés et rouvrit les yeux. Il avisa son ami qui s'était réinstallé près de lui, couvert d'un peignoir.
- Tu restes ?, demanda Severus.
Tom regarda l'heure et vit qu'il était plus de minuit passé. Il aurait bien voulu rester, mais il préférait rentrer.
- Non, souffla-t-il.
- Tu n'as pas été très bavard, fit remarquer son amant.
- J'avais mieux à faire que de parler, grommela Tom, en s'asseyant.
- Évidement, confirma Severus. Mais d'habitude, tu es plus ouvert. Là...j'ai comme l'impression qu'il s'est passé quelque chose.
- Pas du tout, grogna Tom, en commençant à rassembler ses affaires.
- Vraiment !, dit Severus, en haussant un sourcil. Si tu le dis, rajouta-t-il en faisant un geste de la main.
Tom ne dit rien, se contentant d'aller dans la salle de bain pour se rincer, avant de se rhabiller. Lorsqu'il revint dans la chambre, Severus était toujours dans le lit, avec un verre de whisky en main.
- Au fait...as-tu enfin trouvé une nourrice pour tes enfants ?, demanda-t-il subitement. Je me souviens que t'avais paniqué au téléphone en me disant qu'il fallait à tout prix que tu trouves une nouvelle nourrice.
- J'étais pas paniqué, dit Tom, en fronçant les sourcils.
- Mais tu en a trouvé une ?
- Oui. Et ce n'est pas une femme. Mais un homme, lui apprit Tom.
- Quoi ?, s'étrangla Severus.
- Pourquoi cela te paraît si surprenant ?
- Tout simplement parce que cela l'est, répondit Severus, surpris.
- Tant que la personne fait bien son travail, je me fous que celle-ci soit un homme ou femme.
- Tu m'en diras tant, souffla Severus. Et il s'en sort bien ? Surtout en sachant que ta fille n'est pas facile.
- Il a encore du mal avec Séraphine, mais il s'entend très bien avec Ethan.
- Hum...cela n'est pas une surprise. Ta fille, qui n'a que huit ans, est plutôt froide, et parfois malpoli, alors que ton fils est un ange à côté.
- Ma fille n'est pas froide ou malpoli. C'est juste qu'elle...
- A pris le côté des Riddle. Ou plutôt de ta mère, le coupa Severus, en ricanant. D'ailleurs...ça va entre vous ?
- De quoi tu parles ?, grogna Tom, en sentant l'énervement pointé le bout de son nez.
Lui qui ne voulait, à la base, pas entrer dans une discussion. Surtout si elle dérivait vers des sujets qu'il ne voulait pas entendre…
- Je parle de ta relation avec tes enfants, dit Severus. Est-elle toujours ….
- Finis ta phrase et je peux te le jurer que tu le regretteras, le coupa sèchement Tom, sous les yeux surpris de Severus. Décidément...aujourd'hui ce n'est pas mon jour, cracha-t-il.
- De quoi tu...
- Le problème que j'ai avec mes enfants, ne te regarde pas. Et il me semble te l'avoir déjà dit. Tu n'as pas à parler de ça.
- Mais...je..., tenta de s'expliquer Severus, confus par le revirement de situation.
- Tais-toi !, lui ordonna Tom, sèchement.
Celui-ci finit de s'habiller, sous le regard sidéré de Severus. C'est bien la première fois que son ami prenait vraiment mal ses propos. La fois dernière, il lui avait simplement dit, d'une voix ferme, qu'il ne souhaitait pas en parler. Mais tout cela, sans qu'il n'ait perdu le contrôle de lui-même.
Sans un regard en arrière, Tom s'en alla, en claquant fortement la porte derrière lui et laissant un Severus pantois et confus.
Effectivement... aujourd'hui Tom n'avait pas été dans ses beaux jours.
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Harry n'arrivait pas à dormir.
Allongé sur son lit et le regard fixant le plafond, il ne faisait que repenser à son altercation survenue avec son employeur. D'ailleurs, ce dernier n'était toujours pas rentré. De ce fait, Harry n'avait pu s'excuser.
En rentrant de l'école des enfants, après être parti les chercher, il avait pensé trouver Riddle père présent. Mais celui-ci avait été aux abonnés absents. Alors Harry avait attendu. Mais plus le temps passait, plus il s'était dit que son employeur ne comptait décidément pas rentrer. À un moment donné, il s'était même mis à penser que peut-être celui-ci l'évitait.
Il voulait vraiment présenter ses excuses à Riddle père parce qu'il ne souhaitait en aucun cas être en froid avec ce dernier. Ils s'entendaient si bien, que cela en serait dommage. Il ne voulait pas briser cette petite relation naissante qui n'était autre qu'amicale.
Soufflant, il se redressa, passant une main las dans ses cheveux. Avisant l'heure, il vit qu'il était près d'une heure du matin. Et son employeur n'avait toujours pas montré le bout de son nez.
Doucement, il se leva et sortit de sa chambre pour se rendre dans la cuisine afin d'aller boire un verre d'eau. Il se serait bien fait une tasse de thé, mais encore aujourd'hui il n'en ressentait pas l'envie d'en boire un. Depuis deux jours il n'en avait bu aucun, car il s'était surpris à penser que boire une tasse de thé sans la compagnie de Riddle était étrange. Il s'était habitué à leur petit rendez-vous du soir. Et ce soir ne faisait pas exception.
Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas la porte d'entrée s'ouvrir. Ce ne fut que lorsqu'elle claqua qu'il revint à lui. Du haut des escaliers, Harry vit le maître des lieux. Figé, il n'osa rien dire. Il se contenta juste de le fixer. Et en le détaillant ainsi, il remarqua le visage fatigué qu'il arborait, bien vite transformé en surprise, lorsqu'il le vit.
La surprise passée, il lui jeta un dernier regard, avant de se rendre dans le salon. Alors qu'il était sensé se rendre à la cuisine pour boire, Harry descendit les escaliers restant pour se rendre auprès de Riddle père.
Peut-être que celui-ci ne voulait certainement pas lui parler, mais Harry ne voulait pas attendre plus longtemps pour s'excuser. Il s'était impatienté toute la journée, il ne comptait pas continuer.
Lorsqu'il arriva dans la pièce, il vit l'autre homme assis sur l'un des canapés, avec un verre de whisky en main. À cette vue, Harry grimaça légèrement en se disant que cela était une mauvaise idée de boire à une heure pareil. Surtout qu'il se doutait fortement que ce dernier avait dû boire durant la journée qui s'était écoulée.
Document, comme pour pas l'effrayer, il s'avança avant de s'asseoir sur le canapé d'en face.
- Je n'aurais pas dû m'emporter contre vous, s'exclama soudainement Tom.
- Non, c'était compréhensible. Je n'aurais jamais dû vous faire de telles remarques. Je m'en excuse. Ce n'était pas la meilleure des approches, dit Harry, dans un sourire penaud. Je ne voulais en aucun cas vous offenser ou vous blesser.
- Je sais. Vous n'êtes pas ce genre de personnes, reprit Tom. Vous avez simplement voulu comprendre pourquoi il y avait un tel gouffre entre moi et mes enfants.
- Oui, avoua Harry.
- C'est affligeant, n'est-ce pas ?
-Eh bien...
- Soyez honnête. Ne prenez pas de gants avec moi, dit Tom.
- Eh bien alors oui. Et je dirais aussi...dommage et surtout triste, rajouta Harry. Je peux comprendre que vous avez vécu des mois, voire des années difficiles, mais de là à laisser vos enfants de côtés alors qu'ils avaient besoin de vous... Je trouve que ce n'était pas la meilleure façon de faire. Je ne veux pas vous faire la morale. Je veux juste que vous preniez réellement conscience que vous auriez pu agir autrement. Je sais que je me répète, mais vos enfants ont vraiment besoin de vous, dit Harry.
- Je vois, souffla Tom. Vous avez raison, dit Tom. Tout ce que vous me dîtes, on me l'avait plus ou moins reproché. Mais j'ai passé outre parce que je ne voulais pas me confronter à ce problème. Mais je crois qu'il est temps de l'affronter. Je ne sais pas pourquoi mais...que cela vienne de vous m'a vivement fait réagir.
- Je dirais alors que c'est une bonne chose, dit Harry.
- Oui. Bien que ça reste dur à entendre, souffla Tom.
- Vous savez..., reprit Harry en entrelaçant ses doigts. Si à chaque fois je vous demandais de vous joindre à nous pour le dîner, c'était uniquement pour que vous puissiez être proche de vos enfants. Même à travers un simple repas, avoua-t-il. Pendant les repas on a toujours tendance à s'enquérir des personnes qui nous entoure. A discuter plus librement.
- Je m'en étais douté, dit Tom. Avant... tout allait bien entre nous. Mais cela c'était avant la mort de ma femme, avoua Tom, en ancrant son regard dans celui émeraude de son employé qui afficha un visage triste à cette affirmation. Après sa mort tout a changé et j'étais conscient de ce changement, rajouta-t-il. Je ne le montre peut-être pas... mais je me sens mal et honteux de me comporter si... froidement, d'être si distant avec mes propres enfants, reprit Tom, sans détour. Mais lorsqu'elle était là... tout avait l'air si facile, si...
- Joyeux ?, le coupa Harry.
- Oui, acquiesça Tom. Bon sang !, grogna-t-il, en se prenant la tête entres ses mains.
- Je suis désolé. Je ne voulais en aucun cas faire remonter des souvenirs douloureux, dit Harry précipitamment.
- Non, ça va. Parler de ma femme est toujours douloureux.
- C'est normal. Mais parfois il est bien de se laisser aller et de se confier. Le plus souvent à des personnes qui ne sont pas du tout proches de nous.
- C'est ce qu'on m'a dit oui. Mais ce n'est pas dans mes habitudes de faire ça. Pourtant, avec vous j'ai l'impression d'être une autre personne. C'est effrayant.
- À ce point là, rit Harry. ?
- Oui, ricana Tom. Mais j'apprécie discuter avec vous. Alors qu'en temps normal je déteste parler à telle ou telle personne. Mais je ne sais pas... avec vous c'est différent.
- En positif, j'espère, demanda Harry, doucement.
- Évidement, confirma Tom, en souriant légèrement. J'aimerais me livrer à vous comme vous l'avez fait. Mais...
- Je comprends, le coupa Harry. Un jour peut-être, dit Harry en souriant.
- Hum... peut-être un jour oui, dit alors Tom.
- En attendant... Rapprochez vous de vos enfants, en commençant par prendre vos repas en leur compagnie. Je suis sûr que cela leur fera extrêmement plaisir, reprit Harry, en se levant. Et puis, c'est un bon début de rapprochement.
- Vous avez raison. Je peux au moins faire cet effort là.
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Voilà, voilà pour ce chapitre qui j'espère vous aura plu. On voit un début de rapprochement entre Harry et Tom, bien qu'il soit subtile :).
Le titre est Harry's problems ! Mais on peut voir aussi que même Tom a des problèmes.
Enfin...je vous laisse là, et vous dis à la prochaine pour la suite qui arrivera très vite cette fois-ci.
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
Review !
