Bonsoir ou bonjour tout le monde. Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !
J'espère qu'il vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)
Merci aux anonymes. Je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta-lecteur : Byakkance
Bonne lecture.
Harry's problems !
Chapitre 14 : Changement et Règlement de compte
En ce jour, Tom avait décidé d'aller travailler seulement la matinée et de finir sa journée chez lui.
Il était plus d'une heure de l'après midi lorsqu'il rentra et trouva Harry dans le salon en train de lire un livre. Livre qu'il avait sûrement dû emprunter dans sa bibliothèque.
Même s'il l'avait déjà salué ce matin en le croisant, il le salua de nouveau, pour la forme.
- Vous rentrez bien tôt !, lui dit Harry en fermant son livre pour accueillir son employeur.
- J'ai décidé de continuer à travailler en toute tranquillité à la maison. J'en ai aussi profité pour récupérer certains dossiers restés dans mon bureau. Et puis, il me fallait être présent quand les enfants rentreront de l'école.
- Oh ! Pourquoi?, le questionna Harry, les sourcils froncés.
- Je dois parler à Séraphine. Je sais qu'entre vous ce n'est pas encore la joie, expliqua Tom. Et il est temps que j'ai une discussion sérieuse avec elle.
- Vous n'êtes pas obligé, dit Harry.
- Rien ne m'y oblige, certes, mais il est impératif qu'elle sache qu'elle doit se comporter respectueusement envers vous.
- Eh bien... si vous êtes décidé à lui parler... qui suis-je pour vous en empêcher ?, lui dit alors Harry.
- Bien !, fit Tom. Je serais dans mon bureau si besoin.
- Oh... très bien, acquiesça Harry avant de rouvrir son livre.
Tranquillement, Tom monta à l'étage et passa par sa chambre afin d'y déposer sa veste. Une fois cela fait, il alla s'enfermer dans son bureau. Et pendant plus de deux heures, il travailla sans relâche, revoyant certains contrats ou projets qu'il avait décidé d'entreprendre pour la pérennité de son entreprise.
Harry, lui, était resté dans le salon, continuant de lire l'un des romans de la bibliothèque de son employeur qui avait attiré son attention. Depuis leur petite discussion, il avait l'impression d'être devenu bien plus proche de ce dernier.
Cela aurait dû paraître déplacé mais en y réfléchissant bien, il était plutôt content d'entretenir une certaines relation de confiance avec Riddle père. Enfin, c'était ce qu'il pensait. Après tout, il y avait bien une certaine confiance qui s'était crée entre eux. Non ?
Les deux hommes se parlaient sans tabou et se livraient à cœur ouvert.
Toutefois, Harry voyait bien que le père de famille avait encore du mal à se livrer totalement. Pourtant, il avait été ravi lorsque ce dernier lui avait parlé, pour la première fois, de sa défunte femme. Par Sebastian, il était du courant de l'essentiel, mais d'en savoir plus de la bouche même du mari, était encore mieux. Il le cernait nettement mieux, comme s'il voyait enfin qui était vraiment cet homme.
Quand on le rencontrait pour la première fois, on se disait tout de suite qu'il était une personne froide, peut-être même hautaine, et fermée à toute approche qui n'était pas du domaine du professionnel.
Cependant avec lui, il avait su se montrer sous un tout autre jour. Il s'était révélé à lui et Harry avait pu lire à travers lui. En fait, il avait tristement découvert qu'il s'agissait d'un homme toujours dépassé par la mort de son épouse. Un homme empli de tristesse mais surtout brisé.
Harry avait donc découvert que l'homme était aussi un père qui, suite à cette perte tragique, s'était intentionnellement enfermé dans son travail, ne remarquant même pas qu'il en venait à délaisser ses deux enfants.
Harry aurait voulu le comprendre. Perdre quelqu'un de cher était difficile et cela mettait du temps à cicatriser. Lui, avait perdu ses parents, mais à cette époque il n'avait qu'un an alors il n'avait aucun souvenir d'eux. Il ne connaissait donc pas cette douleur qui vous étreignait horriblement la poitrine après avoir perdu des êtres chers. Pourtant lorsqu'il regardait des photos qui représentaient ses parents, il ressentait tout de même un pincement au cœur comme s'il ressentait de la peine et de la tristesse.
Comme lui, ils avaient eu un accident de voiture, à la différence qu'eux, avaient péri dans le tragique accident. C'était quand même ironique en y repensant. Ses parents morts dans un accident de voiture, et lui qui avait failli perdre la vie dans un même accident.
Enfin, tout cela pour dire qu'il était extrêmement dur de se révéler d'une telle tragédie.
Soupirant, il tourna la page pour lire la suivante mais il était beaucoup trop distrait pour être concentré dans sa lecture. Il se rendit compte qu'il lisait la même ligne depuis plusieurs minutes. Il referma doucement le livre, caressant distraitement la couverture.
Dans tous les cas, la seule chose qu'il espérait, était que dans les jours à venir, la relation entre le père et ses enfants retrouverait ce lien si particulier qu'ils avaient autrefois. C'était vraiment ce qu'il désirait du plus profond de son cœur. Il voulait voir le visage des deux enfants exprimer autre chose que du chagrin.
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- Vous avez fini de goûter ?, intervint Harry en entrant dans la cuisine.
- Oui, lui répondit Ethan, tandis que Séraphine finissait son bol de chocolat chaud.
- Bien, sourit Harry. Tu peux monter faire tes devoirs alors.
- J'aimerais faire mes devoirs dans le salon. Et j'aurais besoin d'aide pour mon exposé. Il me reste encore cette semaine pour le finir. J'ai ma présentation lundi, demanda timidement Ethan.
- Bien sûr que tu peux aller les faire dans le salon. Et c'est avec plaisir que je viendrais te donner un coup de main pour ton exposé. On va tout faire pour que tu aies le meilleur des exposés, lui sourit Harry, avant de lui ébouriffer les cheveux, sous les yeux pétillants du plus jeune.
- J'en suis sûr, dit Ethan, arborant un grand sourire.
Celui-ci débarrassa sa tasse, avant de sortir de la cuisine en trottinant.
- Et toi, Séraphine ? Est-ce que tu as des devoirs?, demanda Harry à la jeune fille, jusqu'ici restée silencieuse.
- Non, s'exclama-t-elle, avant de claquer son bol sur la table.
Comme d'habitude, sans un mot de plus, la fillette quitta la cuisine, sans un regard pour Harry qui ne pouvait que soupirer face à son comportement. Bien sûr, il s'était habitué au comportement froid de la gamine, mais plus le temps passait, plus il avait envie de s'entendre avec elle. Du coup là, il était plus que content que le père veuille lui parler. Peut-être que la discussion qu'il aurait avec sa fille saurait la réveiller et surtout l'adoucir à son contact.
Tout en soufflant, il débarrassa la table, non sans au passage, prendre un morceau de brioche qu'il engloutit avec délice.
- Ils ont déjà fini leur goûter ? s'exclama une voix soudaine.
Surpris, Harry se retourna et tomba sur Riddle père qui se tenait contre le chambranle de la porte.
- Oh ! Oui, ils viennent tout juste de monter. Ethan va faire ses devoirs dans le salon et je le rejoindrais pour l'aider dans son exposé et Séraphine est dans sa chambre, lui apprit-il.
- Bien !, dit Tom, en hochant de la tête. Je vais pouvoir lui parler. J'espère que cette discussion va lui permettre de changer auprès de vous.
- C'est ce que je souhaite, avoua Harry. Enfin… On verra bien, finit-il par dire en haussant des épaules.
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N'ayant aucun devoir, Séraphine était assise sur son lit avec ses deux poupées préférées. Tranquillement, elle s'amusa avec celles-ci, avant d'être interrompue lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit et se ferma.
Elle releva la tête pour voir qui était la personne qui avait osé l'interrompre, qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir qu'il s'agissait de son père. Elle se demanda pourquoi celui-ci était venu la voir.
Avait-elle fait une bêtise ? Était-il venu pour la punir ? Lâchant ses poupées, elle regarda son père s'approcher d'elle, avant de s'asseoir sur son lit, à ses côtés.
- Père!, dit-elle doucement. Êtes-vous venu pour me gronder?
- Quoi? Non, Séraphine. Je suis là pour te parler, dit Tom surpris par la question de sa fille.
Alors c'était cela qu'elle pensait de lui. Était-il juste là pour les gronder ? Était-il ce genre de pères aux yeux de sa fille ? Si c'était le cas, cela lui pinça douloureusement le cœur. Bon sang ! Il fallait vraiment qu'il se rapproche de ses enfants et qu'ils retrouvent une certaine complicité. Il ne voulait pas que ses enfants le voient comme un parent méchant, uniquement présent pour les réprimander. Il ne voulait pas qu'ils pensent de lui en négatif, comme lui l'avait fait envers ses propres parents.
- Oh ! Fit Séraphine, les yeux grands ouverts.
- Séraphine... j'aimerais savoir pourquoi tu n'arrives pas à accepter Harry. Et pourquoi tu te comportes aussi froidement avec lui?
Prise au dépourvue, elle ne dit rien, avant de baisser la tête sous le regard insistant de son père. Que pouvait-elle répondre ? Si ces questions étaient venues de son frère ou même d'Harry, elle se serait contentée de les envoyer balader. Sauf que là c'était impossible ! C'était quand même son père face à elle. Et même si elle se savait bonne menteuse, devant son père elle était incapable de mentir tout comme elle était incapable de soutenir son regard.
Triturant les cheveux de l'une de ses poupées, elle se demanda ce qu'elle allait bien pouvoir répondre.
- Séraphine? Veux-tu bien me répondre, lui demanda Tom, les sourcils froncés.
- Je... eh bien..., bafouilla-t-elle le regard toujours baissé.
- Regarde-moi quand tu me parles, lui dit son père.
- Oui père, dit-elle en relevant la tête.
- Alors je t'écoute. Pourquoi un tel comportement envers lui?
- Je ne sais pas père, bredouilla la jeune fille, les joues rouges. Je ne sais pas…
- Comment cela tu ne sais pas? Il doit bien y avoir une raison?, insista son père. Tu ne l'aimes pas, c'est cela?
- Oui... non... je ne sais pas, dit-elle la voix tremblotante.
- Séraphine, je ne te gronde pas, dit Tom surpris par les yeux brillants de sa fille. Je veux juste comprendre. Tu sais... il est très gentil. Regarde... il s'entend bien avec ton frère et je trouve qu'il s'occupe très bien de vous. Tu ne trouves pas ?
- Si..., souffla-t-elle. Mais...je ne sais pas trop père. Je... je crois que si je suis comme ça... c'est parce que je crois que je ne veux pas m'attacher à lui comme le fait Ethan.
- Pourquoi ?
- Pour ne pas avoir mal lorsque lui aussi nous laissera tomber.
- Oh !, fit Tom franchement hébété par les dires de sa fille.
Il ne s'était pas attendu à ce que sa jeune fille ressente cela. Non. Comment aurait-il pu savoir qu'elle avait ce genre d'appréhension étant donné qu'il n'avait plus fait attention à elle et ni à son frère ?
Après la disparation de leur mère et le départ inattendu d'Elena, leur nourrice, cela l'avait fortement ébranlée. Aujourd'hui il s'en voulait de ne pas en avoir pris conscience bien plus tôt. Leur imposer une nouvelle personne, pour veiller sur eux, avait dû la bouleverser bien plus qu'il ne l'aurait jamais pensé.
La petite ne désirait plus qu'une personne extérieure s'occupe d'elle, par peur d'être de nouveau abandonnée. Le fait d'être si méchante, si froide et irrespectueuse envers Harry n'était qu'une façade qui avait pour seul but de se protéger. Tom pouvait comprendre, mais Séraphine était quand même aller trop loin dans ses paroles par moment.
- Donc... ton comportement envers Harry est volontaire, si je comprends bien…
- Hum... hum, fit la jeune fille, en baisant les yeux. Je... sais que j'ai été très méchante l'autre fois, mais...
Elle parlait de la fois où elle avait volontairement insulté Harry.
- Et je suis désolée, reprit-elle. Mais si je ne veux pas m'attacher à lui, alors je dois être méchante. Comme ça, quand il partira, je ne serais pas triste.
- Mais Harry ne compte pas partir Séraphine, dit alors Tom, confus.
- C'est pas vrai. Tout le monde part un jour, dit-elle.
Ébahi, Tom fixa sa fille qui le regardait de son regard si identique au sien. Bon sang comment une enfant de huit ans pouvait dire de telles choses si censées.
- Séraphine, Harry ne va vraiment pas partir, affirma Tom. Il aime beaucoup s'occuper de vous. C'est même lui qui me l'a dit tu sais. Même si tu ne te montres pas très gentille avec lui, eh bien, lui, il t'apprécie quand même et aimerait être plus proche de toi, comme il l'est avec Ethan.
- Oh!, fit alors la jeune fille ne sachant pas quoi répondre.
- J'aimerais beaucoup que tu apprennes à le connaître et que tu sois plus gentille avec lui. Tu peux faire ça ?, lui demanda son père. Tu verras, je suis sûr que tu ne le regretteras pas.
- Hum... hum..., fit-elle en haussant les épaules. Et toi? Pourquoi tu ne t'occupes pas de nous? C'est parce que tu ne nous aimes pas ?, dit-elle soudainement, en ancrant son regard dans celui écarquillé de son père.
- Quoi ?, tonna Tom d'une voix choqué. Non ! Bien sûr que non. Où es-tu allé chercher ça ? Je sais que je n'ai pas été un père exemplaire avec vous ces dernières années… Mais je vous aime vraiment très fort, ton frère et toi.
- C'est vrai ?, dit-elle, les yeux rempli d'espoir. Parce que...C'est… c'est grand mère qui le dit, lui apprit-elle.
- Comment ça ?, questionna Tom, les sourcils froncés.
- Bah... quand on va chez grand-mère et grand-père, eh bien grand-mère dit toujours des choses méchantes sur toi. Et elle dit aussi que si tu ne t'occupes pas de nous, c'est parce que tu ne nous aimes pas, lui révéla-t-elle, sous les yeux horrifiés de son père qui finit par plisser les yeux de colère.
Vraiment ? Sa propre mère ?
Comme avait-elle osé dire de telles choses à ses enfants ? Oh, bon sang ! Il sentait en lui son sang bouillonner. Voilà pourquoi il détestait envoyer ses enfants chez leurs grands-parents. Sa mère n'en loupait pas une pour le rabaisser de la plus vile des manières auprès de ses propres enfants. Ses enfants, pardi !
Ceux-là n'avaient pas à souffrir de telles rebuffades. D'accord, ces quatre dernières années, il n'avait pas été le meilleur des pères. Cependant cela ne voulait absolument pas dire qu'il n'aimait pas ses enfants. Pas du tout même. Il les aimait plus que tout ! Ils étaient tout ce qui lui restait d'Iris. Ils représentaient cet amour plus fort que tout qu'il y avait eu entre eux deux. De plus, il les avait ardemment désirés ! Il se souvenait encore comme il les avait tout de suite aimés lorsqu'ils étaient venus au monde.
Il n'aurait jamais dû se détacher d'eux après la mort de leur mère, il le savait. Et savoir que ses enfants puissent douter de son amour, lui fit mal au cœur.
- Écoute moi bien Séraphine !, s'exclama Tom. Ton frère et toi êtes les plus belles choses qui me soient arrivées dans la vie. Je vous aime très fort. Je suis désolé de vous avoir délaissés alors que vous aviez tant besoin de moi. Je m'en veux beaucoup. Mais aujourd'hui je sais enfin qu'il faut que ça change car on m'a ouvert les yeux. Tout ira pour le mieux, maintenant. Tu verras. Il ne faut pas écoutez ce que dit votre grand-mère. C'est quelqu'un de méchant. Et désormais, vous n'irez plus chez vos grands-parents !, finit Tom, les dents serrés.
- Vraiment ?, demanda Séraphine, les yeux écarquillés.
- Oui, lui dit-il. Et crois-moi, elle va m'entendre, siffla-t-il après, entre ses dents.
Il était hors de question qu'il laisse passer ce genre de choses. Il lui fallait, et au plus vite, aller à la rencontre de sa mère et lui dire en face ce qu'il pensait de son comportement. Mais surtout pour lui faire savoir qu'il ne voulait désormais plus avoir affaire à elle. Si sa fille avait déjà un comportement peu tolérable, c'était uniquement de sa faute. Sa présence auprès de ses enfants était néfaste et son influence, bien trop dangereuse. Tom ne voulait en aucun cas que sa fille, ou même son fils, devienne comme elle. Une personne froide, hautaine, insensible et il en passait.
A contrario de lui, il souhaitait que ses enfants grandissent entouré de joie et d'amour. Il souhaitait que plus tard, ils deviennent des personnes douces, respectueuses, chaleureuses et ouvertes au monde. Pas comme sa mère. Pas comme lui. Il voulait qu'ils aient une enfance bien plus joyeuse que la sienne et que plus tard, ils puissent prendre leurs propres décisions, choisir leur propre chemin.
Le regard toujours fixé sur sa fille qui jouait discrètement avec ses poupées, il se morigéna mentalement pour ses années écoulées à ne pas s'être occupé comme il le fallait de ses enfants. Harry lui avait réellement fait prendre conscience à quel point il avait été un père absent. Mais désormais il souhaitait, plus que tout, changer cela.
Les yeux plissés de colère en repensant aux propos que sa mère avait tenu contre celui, il se leva du lit sous les yeux surpris de sa fille.
- Père ?, questionna Séraphine.
- Ça va aller, dit-il en lui souriant légèrement. Continues de jouer.
Séraphine lui envoya un sourire timide. Mais alors que Tom allait sortir de la chambre de sa fille, celle-ci s'exprima de nouveau faisant son père se figer sur le pas de sa porte.
- Je t'aime aussi... papa, dit-elle doucement.
Le cœur battant, Tom se retourna vers elle. Son regard s'adoucit et ses lèvres dessinèrent un vrai et doux sourire. Qui avait dit qu'entendre de tels mots de la part de ses enfants était le plus beau des cadeaux ? Sans aucun doute tous les parents de cette planète.
- Moi aussi... ma fille, murmura-t-il avant de sortir pour de bon.
Il alla jusqu'à sa chambre avec le sourire aux lèvres et le cœur battant à tout rompre. Mais une fois dans celle-ci, la réalité le rattrapa et les révélations de sa fille lui revinrent de plein fouet. Son corps se raidit et un éclair de colère passa dans son regard en pensant à sa matrone.
Il était temps qu'il aille régler ses comptes avec elle. Et dès maintenant. Alors sans plus tarder, il prit sa veste et la clef d'une de ses voitures. Pressé, il descendit et sortit en tout hâte de la maison, sous les yeux surpris d'Harry qui sortait de la cuisine.
Il ne savait pas ce qu'il s'était passé. Mais au vu du visage de son employeur, cela devait être grave. Son regard se tourna vers le haut des escaliers, avant de souffler. S'il s'était bien entendu avec la petite, il serait monté la voir, mais ce n'était pas le cas alors il allait s'abstenir.
Se passant une main dans les cheveux, il espérait juste que la discussion entre le père et la fille ait abouti à quelque chose de positif. Enfin, au vu de l'attitude de Riddle père, il en doutait. Laissant ses pensées de côtés, il partit rejoindre Ethan qui l'attendait dans le salon.
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Ce fut dans un dérapage assourdissant qu'une belle voiture se gara devant un gigantesque manoir.
Tom en sortit, le visage fermé et les yeux exprimant une fureur sans nom. Il claqua la portière de sa voiture, avant de se diriger vers l'entrée. Il ne prit même pas la peine de sonner ou de frapper à celle-ci. Il l'ouvrit à la volée, faisant sursauter des servantes qui passaient par là.
Ébahies, elles le regardèrent se diriger sans leur prêter la moindre attention, vers le salon principal.
Comme prévu, Tom trouva la personne qu'il était venu voir où il s'en était douté. Sa mère était assise sur l'un des grands canapés qui ornaient le salon, un magazine quelconque en main. En entendant du bruit, elle leva la tête et haussa un sourcil à la vue de son fils. Si elle était surprise de le voir ici, elle n'en laissa rien apparaître. En revanche, elle se permit d'arborer un sourire narquois, selon Tom.
Qu'est-ce qu'il pouvait la détester...
- Tom ! Quelle bonne surprise, dit-elle d'une voix mielleuse. Que viens-tu faire ici après n'être plus venu depuis... je dirais… plus de trois ans.
- Régler mes comptes une bonne fois pour toute avec vous, mère, cracha-t-il.
Celle-ci plissa les yeux face au ton pris par son fils.
- Ne me parle pas sur ce ton, Tom. Je suis ta mère ! Tu me dois le respect !, dit-elle en se levant et le regardant froidement.
- Mon respect ?, ricana ce dernier. Vous ne l'avez plus depuis bien longtemps, mère. Depuis que vous avez manqué de respect, et cela à de trop nombreuses reprises, à Iris. Alors ne me parler pas de respect, si vous êtes incapable d'en faire preuve envers autrui !
- Ta femme ne méritait aucunement mon respect. Pourtant, je lui avais laissé une chance de se faire bien voir, mais elle ne l'a pas saisi. Je lui avais laissé une chance de me prouver qu'elle...
- Mais elle n'avait rien à vous prouver ! Rien du tout ! Et certainement pas à quelqu'un comme vous, la coupa sèchement Tom. Et je suis bien content qu'Iris ne se soit pas laissée déstabiliser ou influencer par vous. Vous êtes néfaste !
- Petit impertinent ! Comment oses-tu ?, cracha-t-elle. Tu n'es qu'une déception.
- Oh mais je ne le sais que trop bien. Et aujourd'hui cela me fait ni chaud, ni froid de le savoir, dit Tom, froidement. Si je suis là, c'était pour vous dire en face que dorénavant, Ethan et Séraphine ne viendront plus vous voir ! Pas après toutes les horreurs que vous leur avez faites entendre. Si jusqu'à maintenant je vous tolérais, c'était simplement pour eux. Mais il faut croire que là aussi, j'ai fait une terrible erreur, tonna-t-il. Vous avez osé mettre dans la tête de mes enfants que je ne les aimais pas.
- Il faut dire que tu ne leur montres pas beaucoup ton, soi disant, amour. Si tu les aimais réellement tu ne les aurais pas délaissés comme on délaisse une vielle paire de chaussettes.
- Ce que vous dîtes est abject. Vous êtes abject, cracha-t-il. Et que savez-vous de l'amour, vous qui ne m'avez montré durant toute ma vie que mépris ? Je peux dire que vous, vous ne m'avez jamais aimé. Ni vous, ni même père. Je n'étais qu'un objet bon à satisfaire tous vos désirs, rajouta-t-il. Ce n'est sûrement pas grâce à vous que j'ai pu connaître ce sentiment. Alors ne me parlez pas d'amour si vous-même êtes incapable d'aimer, si ce n'est que votre propre personne, s'écria Tom, rouge de colère.
Sa mère, qui s'appelait Mérope, regarda son fils les yeux écarquillés. Jamais encore ce dernier ne s'était permis de telles paroles à son encontre. Comme il ne lui avait encore jamais rejeté toute sa haine, car c'était bien de la haine qu'elle voyait au fond de ses yeux.
- Plus jamais vous m'entendez ! Plus jamais vous ne verrez mes enfants ! Je ne veux pas qu'ils côtoient une personne telle que vous. Une personne qui n'est pas capable de donner de l'amour, même à sa propre famille. Tout comme moi, mes enfants n'ont pas besoin de vous, finit-il d'un ton cassant.
- Bien sûr qu'ils ont besoin de nous… De moi ! Tu ne peux pas faire ça !, dit-elle.
- Oh que si je le peux et je le fais même avec plaisir, dit-il dans un sourire venimeux. C'est moi qui décide de ce qui est bon ou mauvais pour eux. Et vous, vous êtes ni plus, ni moins un obstacle malsain à leur bonheur, dit-il sans détour et dans un ton mordant.
Il lui avait enfin dit ce qu'il pensait d'elle. Certes, dans les grandes lignes, mais c'était plus qu'il n'avait jamais osé faire. Son cœur battait si furieusement qu'il avait l'impression qu'il allait sortir de la poitrine.
- Rester loin de nous, dit-il avant de s'en aller sans un regard en arrière.
Mérope le regarda s'en aller, prenant peu à peu conscience de ce qu'il venait réellement de se passer. Elle avait toujours su que son fils la haïssait, mais de le voir était plus que déroutant.
Le corps figé, elle resta debout le regard tourné vers la porte où Tom s'en était allé. Elle ne vit même pas l'une de ses servantes arriver près d'elle et se courber.
- Madame ?, dit elle.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Dehors ! Dehors j'ai dit, cria-t-elle soudainement.
Effrayée, la servante s'en alla le visage baissé et le corps tremblotant.
Elle aurait dû ressentir quelque chose face à ce qui s'était passé. Avoir au moins mal face aux paroles de son fils. Mais la seule chose qu'elle ressentit, c'était la colère et encore plus de mépris qu'auparavant envers cet avorton.
Peu importe ses interdictions, elle continuerait de rester proche de ses petits-enfants. Eux, au moins, représentaient l'espoir qu'elle avait toujours voulu voir en son fils.
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Ce soir là, Harry était de nouveau seul à table avec les enfants. Sebastian était porté absent et le père de famille était partit, il ne savait où.
Comme chaque soir, il fit quelque chose de léger. Une petite salade de tomate puis en plat de résistance des légumes poêlés avec un steak. Au moins, niveau nourriture, les deux enfants n'étaient pas difficiles. Ils mangeaient de tout, même des légumes à son grand étonnement.
Après avoir posé les plats sur la table, il sortit de la cuisine pour appeler les deux enfants. Mais ceux-ci étaient déjà en train descendre les escaliers.
- Vous tombez bien ! J'allais vous appeler, leur dit Harry en souriant.
- Je meurs de faim, lui sourit Ethan.
- Tant mieux. Allez-vous mettre à table.
Les deux enfants s'assirent à leurs places respectives, en face d'Harry. Au moment où il commença à les servir, une voix se fit entendre.
- Il reste une place pour moi ?, dit-elle.
Relevant la tête Harry haussa les sourcils de surprise à la vue de Riddle père, avant qu'un doux sourire ne vienne se dessiner sur ses lèvres. Ethan était tout aussi surpris qu'Harry. Cependant en y regardant de plus près, on pouvait voir ses yeux pétiller, tout comme ceux de Séraphine, d'ailleurs.
- Père! S'exclama celle-ci, le sourire aux lèvres, tant elle était contente de le voir.
- Il y a toujours une place pour vous, répondit alors Harry.
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Voilà, voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu.
La mère de Tom fait une brève apparition, et on a pas fini d'entendre parler d'elle.
Et ne vous inquiétez pas, dans le prochain chapitre on retrouvera le problème de Harry, à savoir son divorce et il aura un peu d'aide de vous savez qui mdrr :P
Je vous laisse là, et vous dis à la prochaine.
Que la folie du Byak' & Sha' soit avec vous !
Review !
