Bonjour ou bonsoir tout le monde.

Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !

J'espère que ce chapitre vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)

Merci aux anonymes. Je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC

Univers : UA

Rating : M

Pairing : mention HP/DM et HP/TR

Bêta-lecteur : Byakkance

Bonne lecture.


Harry's problems !

Chapitre 17 : Petit rapprochement ?

Comme tous les débuts de semaine depuis qu'il avait retrouvé du travail , celle-ci avait tout aussi bien débuté.

Harry était revenu de son week-end à la demeure des Riddle bien plus reposé et serein. Et cela se voyait sur son visage qui affichait bien moins de désespoir.

Il avait passé un week-end fort en émotion. Ses retrouvailles avec Ron avaient été plus ou moins difficiles, surtout au début. Sa joue s'en souvenait encore. Elle le tiraillait toujours et le coup avait bel et bien laissé un petit hématome qui durerait sûrement trois à quatre jours. D'ailleurs, ses parrains avaient autant été aussi effarés qu'amusé lorsqu'Harry leur avait raconté comment c'était passé le déjeuner chez ses amis. Eux non plus n'auraient pas cru Ron capable de frapper Harry et pourtant, il avait osé.

Enfin ! Après ce coup, Ron et lui avaient pu enfin s'expliquer une fois que son ami calmé.

Harry lui avait donné les mêmes explications qu'il avait fournies à Hermione. Il lui avait donc absolument tout raconté. Et bien que Ron ait été furieux contre son ami, sa colère était avant tout tournée contre Draco qu'il avait maudit et insulté toutes les deux minutes, tant son comportement le rendait fou.

Malgré les explications, Ron ne s'était pas retenu de lui dire à quel point aussi il avait été bête d'agir de la sorte. Se laisser morfondre dans son appartement avec pour seule compagnie la nourriture. Cela n'avait pas été la meilleure chose à faire. Ron avait essayé de le comprendre, mais il n'arrivait pas à savoir comment Harry avait pu en arriver à une telle extrémité. Après tout, son ami avait toujours été fort de caractère, ne se laissant jamais abattre. Et bien il fallait dire que sur ce coup là, Draco avait vraiment réussi un exploit, vu qu'il était le principal responsable de la situation.

En effet, Harry qui était déjà bien touché par son accident, l'éloignement et le dédain de son époux avaient été la goutte de trop. Pourtant même avec ce raisonnement, Ron ne comprenait pas l'attitude de son ami. Il n'arrivait pas à saisir pourquoi Harry n'en avait pas profité pour les appeler pour le soutenir et l'aider.

Le rouquin aurait voulu être là pour lui. Il se serait même installé à Londres rien que pour être à ses côtés. Lorsqu'il le lui avait dit, Harry n'avait pu s'empêcher de verser une larme, bouleversé par les paroles de son ami. A ce moment-là Harry prit réellement conscience de son tort. Il n'aurait jamais dû se laisser guider dans cette pitoyable voie qui ne lui avait apporté que des tracas. Il n'aurait jamais dû laisser ses proches de côté. Mais ce qui était fait, était fait et il ne pouvait pas revenir en arrière. Aujourd'hui il ne pouvait qu'avancer et avec ses proches auprès de lui, désormais.

Harry toucha sa joue meurtri, avant de sourire. Ron lui en voulait encore un peu, mais le plus important était qu'il n'avait pas perdu son amitié. Harry comptait bien rattraper le temps bêtement perdu.

D'ailleurs, les deux comptaient se revoir en fin de semaine. Harry avait proposé à Ron une petite sortie que ce dernier avait acceptée. Petit à petit ils allaient retrouver leur complicité, ce qui ravissait autant l'un que l'autre.

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Doucement Harry remit les bibelots en porcelaine sur le grand meuble qui trônait dans le salon. Après cela, il put enfin souffler. Il avait fini de dépoussiérer le salon, comme tout le reste de la demeure. Il en avait eu pour la matinée. Demain il s'étalerait à faire les fenêtres. Là, il préféra aller se préparer un léger déjeuner pour lui seul étant donné que Sebastian n'était pas là.

Au moment où il sortit du salon, la porte d'entrée s'ouvrit sur son employeur qui émit un fort soupir une fois la porte fermée.

Plaqué contre celle-ci, les yeux fermés et la bouche déformée par une grimace, Tom ne se rendit pas compte que son employé le fixait avec surprise et inquiétude.

- Vous rentrez bien tôt. Est-ce que tout va bien ?, s'exclama Harry.

- Vous êtes là, souffla Tom en rouvrant les yeux. Je crois que je couve quelque chose. Je ne me sens pas très bien, grimaça-t-il, avant de se masser les tempes.

- Ça peut se comprendre avec le froid qui s'installe peu à peu, grimaça Harry en s'approchant de lui. Venez ! Ne restez pas là. Allez vous mettre à l'aise dans le salon. Je vais aller chercher de quoi vous soulager ses débuts de maux de tête.

- Si cela ne vous dérange pas.

- Au contraire, assura Harry avec un sourire avant de partir à l'étage.

Enlevant sa veste et la déposant sur le porte-manteau, Tom se dirigea vers le salon. Sans aucune élégance, il se laissa tomber lourdement sur l'un des canapés. Les doigts toujours appuyés sur ses tempes, il espérait que l'aspirine donnée par Harry lui serait d'une grande aide. Franchement il ne s'était pas attendu à tomber malade. L'hiver s'installait petit à petit et le froid avec, certes, mais quand même... Il aurait préféré éviter ça. Alors que, comme beaucoup de personnes, il détestait être malade mais en plus pour lui c'était toujours une immense perte de temps. On avait le corps engourdi, la tête qui pesait trois tonnes, le nez qui coulait et pleins d'autres choses plus désagréables les unes que les autres. En soi, Tom détestait définitivement être malade.

Il laissa sa tête partir en arrière, soufflant de mécontentement. Il l'avait bien senti ce matin en se levant qu'il couvait quelque chose. Il avait eu un léger vertige. Et quand cela arrivait généralement, cela ne présageait jamais rien de bon. Ce ne fut qu'en arrivant au bureau, qu'il avait ressenti les premiers symptômes d'un bon début de rhume. Pourtant il avait fait comme-ci de rien n'était, pensant que cela n'était que passager. Mais plus les minutes et les heures étaient passées, plus les symptômes se précisaient. Et tout ça pour son plus grand désespoir. Alors évidemment, il avait préféré rentrer chez lui. C'était la meilleure chose à faire de toute façon dans ces moments-là.

Il se redressa et son regard tomba sur son employé qui tenait un verre d'eau et une aspirine. Tom était touché de l'attention que lui portait le jeune homme. Savoir qu'il se souciait vraiment de lui autant qu'il se souciait de ses enfants le réconfortait. Harry était vraiment une bonne personne.

Plantant son regard bleuté dans celui émeraude de son vis-à-vis, il le remercia d'un petit sourire.

- J'espère que cela vous fera du bien.

- Je l'espère aussi. Merci, dit Tom mettant le médicament dans la bouche avant de boire une gorgée d'eau.

- J'allais commencer à faire à manger. Il serait mieux que vous mangiez quelques choses. Il n'est jamais bon de rester le ventre vide, surtout après avoir pris des médicaments.

- Vous avez raison.

- Bien. En attendant il faut vous reposer. Même un peu. Je viendrai vous voir dès que ce sera prêt.

- Vous êtes vraiment prévenant, sourit Tom. Vous n'êtes même pas obligé de vous comporter de la sorte avec moi. Et pourtant.

- Autant que vos enfants, je m'inquiète aussi pour vous.

- Et c'est très aimable de votre part.

- Bien, sourit Harry, les joues quelque peu rougies sous le regard fixe de son employeur. Je vais à la cuisine. Vous, prenez le temps de vous reposer un peu, finit-il avant de s'en aller vers ladite cuisine.

Tom le regarda partir, non sans afficher un visage ravi. Il était vraiment content qu'Harry travaille pour lui. Il était tombé à pic. Il était aussi gentil, prévenant et agréable que l'avait été Elena, son ancienne nourrice. Cependant, et en moins de deux semaines, il était devenu bien plus proche de Harry qui ne l'avait été avec Elena. Avec Elena, cela avait toujours été très formel entre eux. En même temps, hormis avec sa femme, il n'avait jamais été proches des autres femmes. Et Harry, étant un homme, cela lui avait été bien plus facile. De plus, son nouvel employé avait cette aura de bienveillance qui faisait qu'on allait facilement vers lui. Ce que Tom avait d'ailleurs fait.

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L'horloge murale, qui se trouvait dans la cuisine, sonna pile midi et demi et la table était déjà bien disposé. Souriant, Harry s'apprêtait à aller chercher Riddle père, mais celui-ci entra à ce moment-là.

- Ça sent vraiment bon, dit Tom avant de jeter un regard vers la table bien remplie. Et il ne fallait pas vous donner autant de peine. Nous sommes que tous les deux à déjeuner

- J'ai encore une fois eu la main trop lourde, rit Harry.

- Bon au moins, il en restera pour ce soir. Ce n'est pas perdu, dit Tom avant de s'installer, suivi de près par Harry. Bon et vous alors, reprit Tom après s'être servi d'un peu de salade. Comment allez-vous ? Et que vous est-il arrivé ?, demanda-t-il en montrant sa joue.

- Oh ça, dit Harry en se touchant sa joue. C'est deux fois rien !

- Ce n'est pas votre ….époux qui…

- Quoi !, fit Harry, surpris. Oh ! Non, non ! Je ne l'ai pas revu depuis que je suis revenu en ville. C'est…hum… juste des retrouvailles avec un bon ami à moi.

- Oh !. Sacrés retrouvailles.

- Je ne vous le fais pas dire, rit Harry.

- Mais sinon…Vous allez bien ?, redemanda Tom en posant sa fourchette.

- Oui. Enfin…je vais mieux.

- Quand est votre rendez-vous avec votre avocat, sans indiscrétion.

- Oh et bien mercredi matin. J'espère qu'après ce rendez-vous, la procédure de divorce avancera vite.

- Connaissant Rabastan, je pense que oui, sourit Tom.

- Alors je n'ai pas de souci à me faire, sourit Harry avant de se servir un verre d'eau.

Ils continuèrent de discuter de tout et de rien. Tom en avait même oublié son mal de crâne. Parler avec Harry était toujours rafraîchissant. Habituellement, il ne parlait jamais autant avec une personne, pas même avec Severus. Mais Harry était différent. Et puis les yeux de ce dernier brillaient lorsqu'il parlait. C'était agréable à voir. Les yeux d'Harry étaient vraiment beaux, et cela Tom ne pouvait le nier.

- Rassurez-moi ! Vous n'allez tout de même pas essayer de travailler ?, demanda Harry en se levant pour commencer à débarrasser.

- Oh non. Je n'arriverais pas à me concentrer.

- Bien ! acquiesça l'employé. Vous devriez aller faire une sieste et plus tard vous reprendrez un cachet.

- Vraiment vous me surprenez, sourit Tom, en ancrant son regard dans celui surpris d'Harry. Vous continuez à être prévenant. Je ne dis pas que cela me dérange, bien au contraire. Mais hors mis ma femme, personne, pas même Elena, n'avait agi de cette manière envers moi.

- Je… eh bien… je vous l'ai dit. Je me soucie autant du bien-être de vos enfants que du vôtre.

- De mes enfants, je veux bien. Mais de moi... Enfin… C'est surprenant mais c'est vraiment gentil de votre part.

- Je pourrais dire la même chose de vous, reprit Harry. Vous vous êtes soucié de moi en me proposant l'aide de votre ami avocat.

- C'est vrai ! Comme quoi.., sourit Tom. Bien ! Je vais monter me reposer. A plus tard.

- Oui, acquiesça Harry.

Tom sortit de la cuisine pour se rendre dans sa chambre. Toutes ses pensées étaient tournées vers Harry. C'était vrai qu'en y repensant bien, lui-même avait été aussi attentionné qu'Harry l'avait été avec lui. Il ne savait pas pourquoi mais les problèmes qui entouraient Harry le touchaient. En l'écoutant exposer ses soucis, il avait tout de suite ressenti cet irrépressible besoin de lui venir en aide. Venant de lui, c'était aussi surprenant qu'étrange, surtout quand on connaissait le personnage. Tom n'était vraiment pas quelqu'un qui se souciait et surtout qui se mêlait des affaires des autres. Pourtant, à son plus grand étonnement, avec Harry cela avait totalement différent.

Arrivé dans sa chambre, il alla directement vers son lit dans lequel il s'allongea, avant de fermer les yeux. Se reposer ne pouvait que lui faire du bien. Mais pas trop non plus.

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Déposant le torchon sur la table, Harry jeta un dernier regard dans la vaste cuisine pour vérifier qu'il n'avait rien oublié. Mais il constata que tout était en ordre. Alors il sortit de la pièce afin de se rendre sans le salon, dans lequel il pourrait continuer son livre emprunté, jusqu'à l'heure d'aller chercher les enfants à l'école.

Tranquillement, il prit le livre qu'il avait laissé en évidence sur la bibliothèque et alla s'installer confortablement sur l'un des canapés. Reprenant la page où il s'était arrêté, il tenta de reprendre sa lecture mais sans succès. En effet, toutes ses pensées se redirigèrent ailleurs. A savoir vers son employeur. D'ailleurs, ces temps-ci, cela lui arrivait souvent. Surtout depuis les insinuations douteuses de Sebastian. Il fallait le dire aussi que celui-ci n'avait rien arrangé. A cause de lui, il voyait par moment son employeur d'un autre œil. Et il n'arrivait pas à dire si cela était bien ou mal. D'autant plus que Riddle père lui-même ne lui facilitait pas la tâche en se comportant de manière si agréable avec lui.

Évidemment Harry ne pouvait pas nier le fait qu'il prenait plaisir à parler avec son employeur. Après, de là à dire qu'il pourrait s'intéresser à lui, c'était juste inenvisageable. Surtout qu'Harry n'avait, pour le moment, pas la moindre envie de penser à une potentielle relation avec quelqu'un. Et puis franchement, vu à quoi il ressemblait, cela l'étonnerait qu'il plaise un tant soit peu à une personne.

Non, vraiment. Certes, Harry trouvait Tom Riddle très beau. Et bien oui c'était un bel homme qui avait beaucoup de qualité que toute personne aimerait retrouver chez un potentiel compagnon ou compagne. Mais cela ne voulait pas forcément dire qu'il s'intéressait à lui plus intimement. N'est-ce pas ?

Bon sang ! Était-il vraiment en train de se convaincre lui-même que cela ne pouvait être possible ? C'était ridicule.

Rivant son regard sur les lignes face à lui, il chassa ses idées saugrenues. Riddle père et lui s'entendaient bien. Point ! Cela s'arrêtait là. Il n'avait et n'y aurait ni plus ni moins. Franchement sur ce coup là, Sebastian aurait mieux fait de se taire.

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En sortant du plus grand cabinet d'avocat de la ville, Harry se permit de lever les yeux sur le ciel nuageux avant de souffler.

La veille, il avait eu du mal à dormir. Alors il était descendu dans la cuisine. Il y avait rencontré Riddle père qui se préparait une infusion, emmitouflé dans un gros pull. Harry était alors resté en sa compagnie comme chaque soir. Il avait d'ailleurs constaté l'état de son employeur qui ne s'était pas du tout amélioré. Ce dernier, depuis lundi était toujours autant malade. Pourtant cela ne l'empêchait pas de sortir du lit alors qu'Harry lui avait dit, et à plusieurs reprises, de rester bien au chaud. Mais l'homme n'en faisait qu'à sa tête. Bref ! Harry lui avait tenu compagnie avec plaisir. Ils avaient reparlé de son rendez-vous et comme toujours son employeur avait su trouver les mots justes pour l'apaiser.

« Voilà une bonne chose de faite » se dit-il, en descendant les marches et en souriant alors qu'il repensait à sa soirée.

Tout c'était très bien passé et, comme convenu, il avait rencontré son avocat, ami de son employeur. Celui-ci l'avait extrêmement bien reçu.

L'homme l'avait écouté avec attention. Harry lui avait exposé la cause du divorce, tout en ressentant une pointe d'amertume. D'ailleurs Rabastan Lestrange, car tel était le nom de l'avocat, avait été surpris. Jamais encore on était venu le voir pour un tel problème. Habituellement, il recevait des personnes qui demandaient le divorce parce que l'un ou l'autre avait trompé son partenaire. Parce que les deux époux n'arrivaient plus à se comprendre, à se supporter ou même à s'aimer. Et cela malgré les thérapies de couples. Dans le cas d'Harry, ce fut Draco qui avait cessé de l'aimer parce qu'il ne lui convenait plus physiquement. Mine de rien, le divorce partait vraiment de là. Alors bien que difficilement, Harry avait révélé à l'avocat que Draco avait bel et bien décidé de mettre un terme à leur mariage parce qu'il ne supportait tout simplement plus l'image qu'il renvoyait. Ne plus l'aimer définitivement était venu après. Enfin c'était ce qu'Harry avait supposé. Et puis, bien avant de changer, Draco avait déjà commencé à s'éloigner de lui lorsqu'il avait été en fauteuil roulant.

Silencieusement, Rabastan avait écouté son client. Puis une fois qu'Harry avait fait part de ses demandes, ils avaient revu ensemble les obligations des deux parties. Cela leur avait prit plus d'une heure au moins pour tout finaliser. À la fin, Harry s'était sentit plus léger. L'avocat avait exactement refait les papiers du divorce selon sa convenance. Et Harry savait que cela n'allait pas plaire du tout à Draco. Grâce à eux et surtout à son avocat, il allait toucher ce qui lui revenait de droit.

En temps normal, Harry n'était pas une personne qui courait après l'argent. Cependant, dans ce cas-ci, ce n'était pas une question d'argent mais de principe. D'autre part, Draco ne lui avait pas vraiment laissé le choix. En s'y opposant comme il l'avait fait, Harry comptait bien lui faire comprendre qu'on ne se jouait pas de lui. Il ne se laisserait pas humilier une fois de plus par lui. Après tout, Draco ne devrait pas oublier à qui il devait sa notoriété et sa réussite. Sans Harry, il n'aurait sûrement rien ou presque rien. Alors, oui, Harry était dans son droit de réclamer réparation en plus de remboursement. Et d'après son avocat, il y avait de forte chance pour que le juge tranche en sa faveur.

Harry ne voulait pas imaginer la tête de Draco quand il allait recevoir les papiers de son avocat. Celui-ci allait enrager. Mais ce n'était rien comparé à la douleur ressentie lorsqu'il lui avait jeté l'enveloppe au visage.

A la fin de leur entrevue, Harry avait chaudement remercié l'avocat. Rabastan lui avait fait la promesse de faire avancer au plus vite la procédure du divorce.

Revenant à lui, Harry ajusta son écharpe et traversa le passage pour piéton afin de rejoindre le trottoir d'en face. Il avait encore du temps devant lui. Alors il décida d'aller se balader dans le centre ville.

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Assis au bord de son lit, Tom se massa une nouvelles fois les tempes. De nouveau, un mal de tête venait d'apparaître, malgré le cachet pris il y avait plus d'une heure. Il allait devoir attendre encore un peu avant d'en prendre un nouveau. Laissant retomber lourdement ses mains de part et d'autre de son corps, il fixa un point fixe au loin, avant de les river vers le réveil qui se trouvait sur sa table de chevet.

Il était déjà plus de six heures du soir. Il n'avait dormi qu'une heure ou peut-être moins. Après le déjeuner du midi toujours confectionné par les soins d'Harry, il était ensuite remonté dans sa chambre pour ne plus y bouger. Il avait tenté de se plonger dans un de ses dossiers en attentes, mais franchement avec le nez qui coulait toutes les dix minutes et ses éternuements, il n'avait pu s'y plonger réellement. Harry était même venu le voir un peu plus tard pour voir s'il allait bien. Tom l'avait accueilli avec un sourire crispé. Il détestait vraiment être malade. Il était faible et sûrement pas à son avantage. D'ailleurs, il avait été surpris par son changement d'attitude. Mais il s'était vraiment sentit gêné de se montrer dans un tel état de fatigue et de faiblesse devant Harry. Pourtant ce dernier n'en avait rien à faire si on pouvait dire. Ce dernier s'occupait vraiment de lui avec attention, venant s'enquérir de son état toutes les deux heures au moins, tout en se proposant pour lui apporter telle et telle chose qui pourrait le soulager.

Ils étaient déjà assez proches mais Tom se rendit compte que depuis lundi, ils l'étaient devenus davantage. Bien sûr cela ne le gênait aucunement. Il appréciait énormément le jeune homme. Il se demandait si c'était aussi le cas de son côté. Évidemment, il doutait qu'Harry ne l'appréciait pas. Mais il aurait aimé savoir ce que son employé pensait de leur relation qui n'avait vraiment rien de professionnelle. Avec ses salariés au bureau, il ne se comportait pas comme il le faisait avec Harry. Pas du tout même. Rien que d'y penser cela le fit grimacer. De toute façon, il préférait nettement la présence du jeune homme à celle des ses salariés qui le craignaient à cause de son caractère. Même avec Severus, il ne se comportait pas de la sorte. Oh bien sûr ce dernier connaissait beaucoup de pans de sa vie mais il avait dit des choses à Harry qu'il n'avait jamais dit à Severus. Par exemple, Tom n'avait jamais voulu parler de sa défunte femme avec Severus malgré ses demandes. Mais avec Harry cela avait été le contraire. D'ailleurs, ce fut même lui qui était allé vers lui. Harry lui ne lui avait jamais posé de question sur sa femme, respectant son silence. Il ne regrettait pas de s'être confié, pas même un seul instant, à lui. S'il y avait bien une chose qu'il pensait, c'était qu'Harry ressemblait beaucoup à sa défunte Iris sur certains points. Ce fut d'ailleurs à cause de cette constatation qu'il se sentait vraiment à l'aise en sa compagnie, plus qu'avec quiconque.

Passant une main dans ses cheveux, il se décida à se lever et aller se ressourcer un peu. Mais avant, en sentant son nez le titiller, il attrapa un mouchoir et se moucha non sans grommeler comme un homme des cavernes. Non vraiment, il détestait être malade. Cela était une grosse perte de temps et surtout d'énergie.

Jetant son mouchoir, il se leva enfin et alla vers sa salle de bain. Arrivant devant l'une de ses vasques, il ouvrit l'eau pour s'asperger le visage. Une fois cela fait, il se regarda un moment dans le miroir. Son regard loucha sur sa barbe.

Il serait peut être temps de la raser. Lorsqu'elle avait commencé à repousser, il l'avait laissé en souvenir de sa femme qui avait toujours apprécié cette barbe de trois jours sur lui. Mais pourquoi la laisser continuer à pousser. Mine de rien, il n'en était pas vraiment fan. Oh et puis un peu de changement ne lui ferait pas de mal. Il ne devait pas rester dans le passé mais plutôt avancer. La barbe ne faisait que lui rappelait sa tendre Iris. Alors d'un mouvement sûr, il ouvrit l'un des petits placards et sortit tout l'attirail qui servirait à enlever ses poils. Il ne lui fallut pas plus d'une dizaine de minutes pour tout raser. En se regardant dans le miroir, il avait l'impression d'être un autre homme. Et si malgré tout la barbe lui donnait un côté charmant, il se préférait sans. Il se trouvait bien plus charismatique ainsi. Se passant une main sur le visage et il apprécia la douceur de sa peau qui était sans imperfection.

Satisfait, il retourna dans sa chambre. Il attrapa un gilet qu'il passa sur lui car, qui disait être malade, disait avoir froid, alors il se couvrit.

En descendant vers la cuisine, là où il était sûr de trouver Harry qui préparait le dîner, il se demanda comment ce dernier allait réagir en le voyant sans la barbe. Bon d'accord, c'était étrange de penser ça, se dit-il en fronçant des sourcils. Pourquoi s'intéressait-il soudainement à ce que son employé pouvait pensait de lui physiquement ?

Il sortit de ses pensées lorsqu'il arriva devant la cuisine où bien évidemment le jeune homme s'activait à faire cuire – d'après l'odeur - du poisson, tout en écoutant son fils lui réciter une leçon.

A cette vue, un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il s'approcha de son fils qui le salua chaleureusement.

Harry se retourna à ce moment-là. Il allait dire quelque chose mais ses mots moururent dans sa gorge en voyant Riddle père plus beau que jamais sans la barbe de trois jours. A cette pensée Harry rougit furieusement. Encore plus par le regard fixe de ce dernier. Oh bon sang ! Qu'est-ce qui lui arrivait ?, se dit-il en se détournant de lui, espérant qu'il ne l'ait pas vu rougir.

- Vous voulez de l'aide ?, se proposa Tom, s'étant approché.

- N-non ça ira, bredouilla Harry le regard soudainement fuyant. Vous devriez aller vous…..

- Ne me dites pas d'aller me reposer, le coupa Tom. Je n'en peux plus de rester enfermé comme un enfant dans ma chambre. Et puis je vais bien mieux. Et c est grâce à vous.

Harry, le visage baissé, ne put s'empêcher de rougir de nouveau.

- D'accord. Mais il ne me reste pas grand choses à faire, dit Harry le regard toujours posé sur la cuisson du poisson.

- Papa, s'exclama soudainement Ethan.

Ouf ! Sauvé par le gong, pensa Harry qui s'était sentit bien trop mal à l'aise d'un coup.

- Tu veux savoir la note que j'ai eue à mon exposé ? Harry m'a beaucoup aidé. Le professeur nous l'a rendu ce matin. Il a été impressionné par mon oral, mais encore plus par ma plaquette.

- Bien sûr que je veux tout savoir, dit Tom en allant vers son fils, non sans jeter un coup d'œil à Harry qui était toujours plongé dans la cuisson de ses poissons.

Il trouvait étrange que celui-ci ne lui ait pas prêté plus d'attention que cela.

- Alors dis-moi, dit-il en s'asseyant près de son fils.

- J'ai eu 18 sur 20.

- C'est une très bonne note ça dit donc.

- C'est vrai. Mais bien sûr, j'aurais voulu avoir 20, rit son fils.

- Je m'en doute bien mais ça reste une très bonne note, lui dit son père. Et là que faisais-tu ?, en montrant un livre d'école et un cahier fermés devant lui.

- Oh ! J'ai un contrôle ce vendredi. Avec Harry, je mémorisais ma leçon.

- Au début des Temps Modernes, qui régnaient sur l'Angleterre et de quelle année à quelle année ? demanda soudainement Harry en se retournant les yeux fixés sur Ethan qui se redressa à la question.

- Alors se sont les Tudors qui ont régné sur l'Angleterre de 1485 à hum…. réfléchit Ethan en fermant les yeux. A 1603 !, finit-il par dire en souriant.

- Bien !, acquiesça Harry. D'où part l'origine de leur dynastie ?

- La dynastie des Tudors est issue d'une famille galloise remontant au moins au XIIIe siècle, répondit le plus jeune, fièrement.

- Et le nom ?, demanda soudainement Tom, intéressé.

- Tudors ou Tudur est la variante galloise du prénom Théodore.

- Bien, Bien, fit Tom impressionné.

Harry sourit tout en commençant à mettre la table pour le dîner.

- Aller ! Va ranger tes affaires. Tu as bien travaillé, sourit doucement Tom en passant une main affectueuse dans les cheveux de son fils qui sourit en retour, heureux de l'attention de son père.

- Oui, dit-il en se levant.

Il ramassa ses affaires et partit les ranger dans sa chambre. En cours de route, il rencontra sa sœur qui descendait. Celle-ci ne dit rien se contentant de continuer sa route.

En entrant dans la cuisine elle sourit en voyant son père. Elle était super contente de voir que leur père prenait désormais le temps de venir prendre son repas en leur compagnie. Même malade.

- Voilà c'est prêt. On a juste à attendre Ethan, dit Harry en prenant place.

Celui-ci arriva bien vite et une fois installé, ils purent commencer à manger.

Les deux enfants prirent la parole, racontant leur journée sous l'attention des deux adultes. Mais par moment, Tom jetait des petits coups d'œil vers Harry qui restait bien silencieux. Était-ce à cause de son rendez-vous de ce matin chez l'avocat ? Il n'avait pas osé lui demander comment cela s'était passé. Peut-être aurait-il l'occasion de le faire ce soir lors de leur rendez-vous nocturne ? Il sourit intérieurement à cette pensée. Il s'était attaché à leur rencontre chaque soir autour d'un thé. Il n'y avait que dans ces moments-là que les deux pouvaient se confier l'un à l'autre. Et puis il ne fallait pas oublier que leur attachement à l'un et à l'autre était parti de là.

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Voilà voilà ce sera tout pour aujourd'hui ;). J'espère que ce chapitre vous aura plu.

Un petit Tom malade qui se rapproche doucement de Harry.

J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé ;).

Je vis dis à bientôt

Et que la folie Byak' & Sha' soit avec vous.

Review !