Salut tout le monde
Encore navré pour l'attente T^T
J'ai eu quelques soucis. Mais voici le moment que vous attendiez tous ;-)
A plus tard.
Chapitre 5:
Une atmosphère oppressante régnait dans le salon des Hasaki. Un Anbu fixait Le forgeron et sa femme sans les quitter un instant des yeux. Le mari avait un visage carré aux yeux tournés vers le sol, semblant attendre une lourde condamnation, mais qu'il avait pleinement accepté. Sa corpulente femme, par contre, rendait au ninja son regard, bien que cachés par un masque de renard. Elle ne semblait pas vouloir se laisser assujettir par qui que ce soit, ninja ou autre. Sa fierté, et celle de sa famille, semblait en dépendre. Renard informa le forgeron, sans émotions apparentes.
"Mon collègue ne devrait plus tarder. "
Les époux n'eurent aucune réaction. Renard poursuivit.
"Il n'est pas trop tard pour tout avouer."
L'épouse regarda son mari du coin de ses yeux fins. Il n'y eut aucun mouvement de sa part. Les trois personnes rétablir le silence qui précédait. Mais cela ne dura pas longtemps. Ils entendirent, au loin, la porte d'entrée s'ouvrir, puis une course dans le couloir se rapprochant de plus en plus. Finalement, a leur grand étonnement, ils virent la petite Hasaki ouvrir la porte du salon, un curieux sourire aux lèvres. En entrant, la fillette cria joyeusement.
"Papa ! J'ai trouvé quelqu'un qui va te sauver !"
Personne n'osa bouger. Aucun ne comprenait ce qu'elle disait.
"Tenten..." Hésita sa mère. "Mais de quoi parles-tu?"
L'intéressée bomba le torse avec fierté et répondit en pointant le pouce derrière elle.
"Le monsieur que j'ai trouvé a dit qu'il savait comment montrer que papa est innocent."
Les trois personnes comprirent encore moins. Le père demanda.
"Quel monsieur Tenten ?"
La fillette fut surprise et intriguée. Elle se retourna et ne vit personne. Elle regarda ensuite dans le couloir, et ce fut le choc. Elle y vit un homme affalé par terre comme une masse, dégoulinant de sueur, haletant affreusement fort et bavant à moitié sur le plancher. Un spectacle absolument pathétique.
"Héééé! Mais qu'est-ce que tu fais ?!" beugla Tenten.
Steven répondit d'une voix étouffée et entrecoupée d'ignobles inspirations.
"Je ne ... Me suis ... Toujours... Pas... Remis...de ma... course...d'hier..."
La petite fille lui cria dessus.
"Mais relève toi enfin. Tu dois dire ce que tu as à dire à ce shinobi."
"Laisse...Moi...Mourir..."
"Pas avant que tu n'aies sauvé mon papa !"
Steven se rendit, il n'était pas en état de lutter, même contre une fille de six ans. Absolument pitoyable.
"Je respire... et je... parle... après..."
Steven prit une grande et longue, très longue, inspiration.
"Ça va mieux."
Aucune expiration.
L'adolescent se releva. Puis il se plaça devant l'entrée du salon, sous les regards complètements perdu des parents de Tenten et celui, caché, du ninja au masque de renard. Steven se rappela des politesses d'usage au Japon et s'inclina légèrement en se présentant.
"Hajimemashite. Mon nom est Steven Ryan. Appelez-moi Rai-san."
Ses interlocuteurs s'inclinèrent à leur tour, mais pas sans hésité un instant devant l'allure plus qu'étrange du jeune homme. Steven avait remarqué cela mais n'en fit pas cas. Il commençait à être habitué, sans savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Tenten expliqua.
"Rai-san sait comment t'aidez papa. Je lui ai dit que tu avais des problèmes et il a tout compris."
Steven lui ordonna avec le calme d'un ainé à une cadette.
"Tenten, je voudrais que tu attendes dehors s'il-te-plait."
La petite fille ne saisit pas sur le coup. Elle lui adressa un regard déconcerté et lui demanda.
"Mais pourquoi ? Je veux savoir !"
Steven s'expliqua, sur le même ton, en la regardant droit dans les yeux.
"Ce sont des histoires d'adultes et j'ai besoin que tu sois dehors pour tout expliquer."
La fillette voulut protester. Mais Steven la pris de court.
"Si tu ne fais pas ce que je dis, je ne dirais rien de plus."
Tenten voulait piailler comme une gamine. Mais elle comprit petit à petit, en voyant son regard, qu'elle ne pourrait pas le faire changer d'avis. Elle sortit alors de la maison en boudant.
Lorsque l'anglais la vit fermer la porte derrière elle. Il soupira un grand coup. Il n'avait pas aimé faire du chantage à une enfant, mais il n'avait rien trouvé d'autre pour la faire sortir. Steven se tourna vers les trois personnes présentes dans le salon. Il s'était attendu, puisqu'il se trouvait dans un univers de Shonen, à trouver un homme puissamment bâtit et une épouse ultra sexy. Au lieu de quoi, il découvrait un homme maigre, avec une canne posé près de lui, et une épouse aux cheveux court, qui devait être ravissante si on appréciait les femmes d'un certain poids. Il pensa.
'J'imagine que j'ai dû voir trop de Manga Mainstream. '
Il remarqua ensuite le shinobi au masque de renard. Il reconnaissait désormais la tenue officielle qu'il portait, pour l'avoir vu des centaines de fois par hasard sur le net. L'adolescent dût se forcer à ignorer le katana qu'il avait en bandoulière dans son dos, cela l'intimiderait trop d'y songer. C'était visiblement lui qu'il devait convaincre, mais pas moyen de savoir comment il réagirait à ses propos. Le jeune anglais commença par tout raconter a l'assemblée.
"Bon, avant toute chose laissez-moi tout vous expliquer."
Steven confirma qu'il était bel et bien un étranger, et qu'il venait de très loin, tout en s'excusant de débarquer comme ça chez eux. Il ne devait pas les braquer en jouant les intrus se croyant tout permis. Il leur raconta, en omettant quelques détails embarrassants, l'incident de l'Ichiraku Ramen et qu'il ne s'était pas sentit capable dire non à une enfant au bord des larmes. Les parents de Tenten baissèrent la tête en entendant ça, signe qu'ils le comprenaient un peu. Le père de la petite démone en question demanda pardon à l'étranger.
"Toute nos excuses pour le dérangement que notre fille vous à causer."
Steven eut un étrange sourire aux lèvres, ainsi qu'un air mystérieusement enjoué.
"Oh inutile de vous excusez. Je n'aurais regretté cette décision que si je n'avais rien trouvé."
Les trois personnes présentes semblèrent encore plus surprises qu'à son arrivé.
"Que voulez-vous dire?" Interrogea Renard.
Le jeune anglais s'assit, les yeux fermés, et commença à raconter son enquête, jetant de temps à autre un coup d'œil à son public.
"J'ai passé l'après-midi à essayer de trouver des éléments pouvant apporter une réponse définitive, quel qu'elle soit, à votre fille. Je dois vous avouez que si elle n'était pas aussi adorable, j'aurais sûrement laissez tomber cette histoire dès le début. Contrairement à ce que vous pourriez imaginer, je n'aime pas me mêler des affaires des autres. Je ne sais même pas de quoi vous êtes accusé pour tout vous dire. Mais j'ai compris, de par votre fille, que si vous êtes dans de sale draps, c'est parce qu'on ne sait pas ce que vous faisiez hier soir. Et je dois dire que j'ai eu du mal à trouver la réponse, votre ami du Shamisen Bar ayant refusé de me parler."
Les trois spectateurs semblait d'ors et déjà très attentifs à ce que racontait l'adolescent. Même si c'était plus difficile à affirmer pour le shinobi masqué. L'anglais poursuivit.
"J'ai commencé par parler à votre voisin. Celui qui a détruit votre alibi, Monsieur Hasaki. Il m'a mené vers une rue, où vous ne pouviez qu'être passez vu la direction où vous alliez selon lui, et le fait que si vous alliez ailleurs, n'importe quel autre rue aurait fait l'affaire. Cette rue n'avait que des bars ouverts le soir. Ensuite, les barmans m'ont indiqués que vous fréquentiez pas mal le Shamisen bar, l'établissement que dirige votre ancien compagnon. L'affaire aurait pu s'arrêter là, mais il a refusé de confirmer votre présence hier soir. Vous pouvez être fier de vous être attiré une telle loyauté."
Le forgeron sembla un peu agacé, et un peu inquiet. Sa femme, elle, ne perdait pas un mot de ce que disait l'étranger. Le shinobi semblait se contenter d'écouter le récit d'une oreille. Steven ne s'arrêta pas.
"Sans autres pistes, j'ai bien cru devoir dire à votre fille que son père était sans doute un criminel. Je me suis dit 'Pourquoi pas?'. Après tout, des coupables, il y'en a forcément, c'est la vie. Mais j'ai continué de réfléchir et j'ai finis par comprendre que si j'avais du mal à trouver la solution, c'est parce qu'il y'avait plusieurs questions sans réponses. J'avais des dizaines d'hypothèses pour chacune d'entre elle, mais aucun élément pouvant en relier certaines en un tout rationnel et cohérent... Puis soudain, un éclair à traverser mon esprit."
Là, les trois spectateurs parurent intrigués. Le visage du père de famille montrait qu'il était de plus en plus inquiet.
"Après avoir dû oublier les possibilités les plus logiques mais incomplètes, comme le fait que vous puissiez être le chef d'une secte démoniaque voué à des créatures extra-terrestre, ou que vous éleviez un dragon en secret..."
'En quoi est-ce logique ?!' Pensèrent les trois spectateurs.
"J'ai finis par trouver les réponses aux trois questions les plus importantes."
Le geek leva son index.
"Premièrement : Pourquoi Est-ce que vous, Monsieur Hasaki, vous ne vouliez pas dire où vous étiez? Si vous n'étiez qu'au bar, il n'y avait aucune raison de la cacher. Or, vous étiez prêt à vous laisser accuser d'un crime plutôt que de le dire aux forces de l'ordre. Alors qu'en tant qu'ancien Shinobi, et plus simplement membres de ce village, vous saviez qu'ils finiraient par le savoir en fouillant dans votre esprit. Votre femme a même confirmé votre premier alibi. Je partais du principe qu'elle savait où vous étiez et voulait le cacher aussi. Mais en modifiant cet élément, tout devint plus logique. En réalité, elle ne savait PAS où vous étiez. Elle vous a seulement couvert car elle a confiance en vous. Elle vous a soutenu en croyant que vous n'aviez rien fait de mal, mais que vous aviez vos raisons de mentir, sans doute avec l'espoir que vous lui raconteriez tout. Il n'y avait donc qu'une seule réponse à la première question. Vous vous moquiez que les shinobis sachent ce que vous faisiez hier soir. Mais vous ne vouliez pas que VOTRE FEMME le sache."
Les deux époux semblèrent légèrement sous le choc. Le shinobi tourna légèrement plus sa tête en direction de l'étranger.
Steven leva un deuxième doigt avant que le forgeron ne puisse dire quoi que ce soit.
"Deuxièmement: Pourquoi préférez que les shinobis lisent dans votre esprit plutôt que de tout dire a votre épouse? La réponse: Parce que, en tant qu'ancien shinobi, vous pensiez sûrement pouvoir leur parler et les convaincre de garder cette information pour eux. Vous seriez déshonorez mais cela vous était égale tant que votre femme ignorait la vérité. Et si vous étiez si sûr que les shinobis accepterais, c'est que ce que vous avez fait n'était pas assez grave pour qu'ils y fassent attention et parce que, en tant qu'ancien ninja, cette petite faveur ne les dérangerait pas plus que cela..."
"Taisez-vous! " Hurla le forgeron. "Vous dîtes n'importe quoi ! Vous n'avez ni preuve ni..."
"AKAHIKO !" Interrompit sa femme.
Le père de Tenten tourna rapidement son regard troublé vers son épouse. Il voulait protester, lui dire que c'était des mensonges, qu'elle ne devait pas croire cet étranger. Mais le regard de sa femme lui imposait de se taire. Elle voulait que Steven continue de parler. Le suspect ne se sentit pas capable de résister. Il ne put que baisser le regard et laisser Steven asséner le coup de grâce.
Steven avait été pas mal effrayé par les cris du forgeron pendant un instant. Mais, la mère de Tenten le retenant, le jeune anglais se sentit un peu plus en sécurité. Même s'il trouvait dérangeant l'attitude froide du shinobi au masque de renard. Sa froideur lui faisait se demander s'il arrivait à le convaincre. L'anglais ne put que terminer son œuvre.
Il leva un troisième et dernier doigt.
" Et troisièmement: Que pouviez-vous bien faire hier soir pour justifier tout cela ? La réponse est assez logique quand on connait votre passé. Vous étiez un shinobi, sans doute très respecté, mais votre fille m'a dit que vous vous êtes blessé et que vous aviez dû vous contenter d'être forgeron. Bien que je ne doute pas que vous aimiez votre métier."
Steven regardait la canne du suspect en disant cela.
"Seulement, il me semble évident que rien ne remplace les sensations d'une mission de ninja. Cela a dut vous manquer. Je me trompe?"
Le forgeron ne répondit rien. Il ne pouvait que regarder le sol avec angoisse.
"Du coup, pour remplacer cela, vous vous êtes mis à autre chose. Quelque chose qui vous procurais du frisson et que vous pouviez faire chez votre ami au Shamisen bar. Tout cela ajouté au fait que vous ne vouliez pas que votre femme ne l'apprenne, cela me donnait très peu de résultat probable au final. Du coup, la réponse est clair selon moi: Vous étiez au bar à jouer aux cartes, et très probablement en misant de l'argent."
Monsieur Hasaki serra fort les poings.
"Et pour finir, au vu des derniers éléments, je ne pense pas que vous vouliez le cacher simplement par honte que votre femme l'apprenne. Elle aurait dut se douter que vous faisiez quelque chose dans le genre. Mais sa réaction et son regard autoritaire, tout à l'heure, me font penser qu'elle voulait vraiment savoir ce que vous faisiez, pas juste que je parle pour vous innocentez. Donc, en réfléchissant, cela me laisse à croire qu'elle se doutait un peu que vous faisiez cela, tout en espérant que ce soit faux. Elle voulait que je confirme ou infirme ses soupçons. Vous avez dû jouer il y'a longtemps et lui promettre de ne plus le faire. Et voici donc la raison ultime pour laquelle vous ne vouliez pas que votre femme apprenne ce que vous faisiez: Vous n'aviez pas envie qu'elle découvre que vous aviez rompu votre promesse."
Steven en avait enfin terminé.
Mais son cœur battait à toute allure. Il avait beaucoup parlé, mais cela n'aurait servi à rien s'il n'avait pas convaincu Renard. Le geek regarda le shinobi. Son masque ne laissait rien transparaitre. Puis il entendit un petit sanglot. C'était Akahiko Hasaki, au bord des larmes; les poings serrés de colère contre lui-même. Il se retint tant qu'il put. Mais au moment où de petites gouttes tombèrent sur ses genoux, l'ancien guerrier se tourna péniblement, mais vite, vers son épouse et s'inclina à s'en cogner la tête contre le sol. Il l'implora d'une voix forte et noyé de chagrin.
"PARDONNE-MOI !"
Tandis que Renard soupirait, et qu'un autre ninja écoutait secrètement tout avec satisfaction depuis le bord du toit, près de la fenêtre, l'épouse contemplait son conjoint d'une manière dignement inexpressive. Elle ferma les yeux au bout d'un instant et lui déclara.
"Tu me déçois Akahiko."
"Pardonne-moi..." Reprit-il.
Cette scène gêna autant qu'elle satisfit le jeune geek. Il se sentait de trop, mais il avait réussi. Il tenta de parler au shinobi, sans le regarder en face, autant pour le style que parce qu'il était intimidé par le guerrier.
"J'imagine que l'on peut considérer cela comme des aveux. Nul besoin d'en faire une grosse affaire. Il a tout simplement avoué avant d'avoir eu besoin de lui explorer la mémoire. Ce sera plus simple pour tout le monde et parfaitement vrai. N'est-ce pas?"
Le guerrier masqué ne réagit pas.
'Je sais que cela fait partit du personnage...' Pensa Steven. 'Mais ça me rassure moyennement qu'il dise rien. Je ferais mieux d'y aller.'
Le jeune enquêteur se leva et s'avança vers la sortie. Sous le regard de madame Hasaki et, vu qu'il avait tourné la tête, du shinobi masqué. Mais, avant de s'en aller, Steven se rappela de Tenten et arrêta sa marche. Il y'avait quelque chose qu'il voulait...Non "Devait" dire au vieux forgeron. Il se tourna légèrement et dit calmement à l'homme à genoux, sans que celui-ci ne relève la tête.
"Monsieur Hasaki... Je n'ai rien dit de tout cela à Tenten. Quand elle m'a parlé de vous, j'ai senti qu'elle vous admirait énormément. Alors, si je peux vous donner un simple conseil, vous devriez songer à lui parler un jour de tout cela. Pas avant quelques années sans doute, mais un jour. A moins que vous ne préfériez qu'elle l'apprenne d'un de vos copain de bistrot dans la rue?"
Personne ne bougea. Steven s'en moquait. Il avait dit ce qu'il avait à dire. Le jeune homme se rendit à la porte, la mine un peu basse, et sortit de la maison, tombant nez à nez avec la petite casse-pied à chignons. Elle avait attendu assise à côté de la porte, dans la poussière. Quand elle vit son détective privé sortir de la maison, elle se releva très vite et l'interrogea en sursautant.
"Alorsalorsalors ? Mon papa est sauvé?"
Steven retrouva un certains sourire et annonça à l'enfant.
"Oui Tenten. Tout va s'arranger pour ton père. Va le voir très vite."
La petite fille bondit de joie et couru tel une formule 1 dans sa maison. Le jeune anglais, lui, se contenta de sourire. Il se sentait...étrangement bien. Il n'était pas sûr d'avoir fait exactement ce qu'il fallait. Qui était-il pour en juger véritablement? Mais, au moins, la petite allait garder son père près d'elle.
L'anglais n'avait plus rien à faire ici. Cela lui sembla étrange de passer d'une histoire aussi stressante à un retour à la normal, s'il pouvait vraiment parler de normalité.
'J'imagine que ça aurait été normal dans un épisode de Doctor Who.' Pensa-t-il.
Mais il ne pouvait pas rester planter là, et Naruto allait bientôt rentrer vu comme le ciel s'était teinté d'orange. C'était encore plus bizarre de penser qu'un héros, en devenir, allais être impatient de le revoir. Lorsqu'il s'apprêta à partir, une voix féminine le stoppa.
"Attendez s'il-vous-plait."
Steven se retourna et revit la mère de Tenten. La femme d'un certain poids fixait l'étranger avec les mains croisé devant elle. Sans attendre bien longtemps, elle s'inclina devant lui en déclarant.
"Merci pour tout ce que vous avez fait."
Steven prit au dépourvu, s'inclina, par politesse, et se contenta de prononcer.
"Ce n'est rien. J'ai fait ce qu'il fallait, tout simplement."
La dame se remit droite et plaisanta.
"Beaucoup n'aurait pas 'simplement' put faire ce que vous avez fait. Cette histoire s'est terminée de la meilleure des façons possible. Et c'est grâce à vous."
Steven fut un peu perdu. Il lui demanda.
"Que voulez-vous dire?"
Elle lui répondit tendrement.
"Vous avez innocenté mon mari, lui évitant le déshonneur et la prison. Vous avez évité que ma fille n'ait à être déçu et vivre sans lui un long moment. Tout cela d'une manière à ce que cela ne fasse pas de vagues pouvant nuire à notre vie privée... où attrister Tenten. Votre discrétion et votre intelligence nous ont épargné une montagne de problèmes."
Steven ne sut pas quoi dire sur le coup. Il se frotta la nuque en la questionnant.
"Vous n'êtes pas... déçu? A cause de votre mari?"
La mère de Tenten perdit un peu son sourire et baissa la tête. Elle expliqua, sur ton étrangement dépourvu de tristesse.
"Mon mari... est loin d'être parfait. Il était déjà comme cela à notre rencontre."
Steven comprit qu'elle faisait référence à son goût pour le jeu.
"Mais je l'ai aidé à s'en sortir. C'est pour cela que nous nous aimons et nous sommes mariés. Je le ferai à nouveau, et je sens qu'il est sincèrement navré."
La grande dame semblait parfaitement sincère dans ses propos. Cela toucha Steven plus qu'il ne l'aurait admis. Elle poursuivit.
"Vous savez... Ce n'est pas vraiment le fait qu'il ait rechuté qui m'a déçu. On peut tous tomber. Ce qui m'a blessé, c'est qu'il ait cru que passez un long moment loin de sa fille, et se faire traiter de menteur par tout le village, ait put être mieux que tout m'avouer. Il à penser à sa petite fierté avant Tenten."
Le geek n'arriva pas à tout comprendre sur le coup. Mais en comparant à diverses séries comportant des problèmes de familles, il crut saisir ce qu'elle voulait dire, un peu. Steven se sentit rassuré. Il la salua une dernière fois en avouant son soulagement.
"Je suis ravi d'avoir pu vous aidez alors. Passez une bonne journée."
Elle lui rendit son salut en déclarant.
"Vous aussi. Si vous avez un jour besoin de notre aide, n'hésitez pas à demander."
Steven la remercia et lui tourna le dos, partant dans le dédale de rue. Il repensa à cette journée tout le long de son trajet jusqu'à la maison de Naruto. Une fois sur place, il retrouva le petit blond qui semblait l'attendre, assit à son salon, et visiblement très énervé. Le garçon courut vers l'anglais et lui aboya.
"Tu avais promis d'être là à mon retour!"
Steven soupira en déclarant, avec un calme proche du je-m'en-foutisme.
"Erreur. Tu m'as fait promettre d'être là pour dix-neuf heures."
"IL EST PRESQUE VINGT HEURES!"
Steven poursuivit sur le même ton.
"Excuse j'étais occupé à aider une fillette casse-pied pour empêcher son père de finir en prison."
Naruto hésita, surpris, puis beugla.
"Te fiche pas de moi !"
"Je ne mens pas !"
"Et tu vas dire quoi après? Que t'as été retenu parce que tu devais affronter une armée de samourais?"
"Non, ça c'était hier!" Répondit Steven en songeant à sa partie de Dynasty Warrior.
Le grand geek et le petit ninja se défièrent du regard. Puis Steven se rendit compte de ce qu'il avait raconté. Il n'arrivait pas à croire qu'il ait pu dire autant de choses insensés sans hésité. Puis le futur héros baissa les yeux, la mine sombre. Il serait fort dans sa main le médaillon-pentacle que Steven lui avait offert.
"J'ai cru que tu étais partit." Marmonna-t-il.
L'adolescent comprit ce que ressentait le mini-ninja. Il avait eu peur d'être abandonné. Steven ne pouvait pas lui en vouloir, avec un passé comme celui qu'il soupçonnait Naruto d'avoir eu. L'adolescent posa un genou à terre pour être au niveau du petit blond.
"Ecoute-moi Naruto." Tenta le geek, avec bienveillance." Je ne suis pas le genre de personne qui rompt ses promesses. Il y'en a beaucoup comme ça dans ce monde hélas, mais moi, je n'en suis pas un. Ma devise, c'est de toujours tenir mes promesses."
Naruto leva enfin les yeux, déconcerté. Steven poursuivit.
"Si jamais je n'arrivais pas à tenir l'une d'entre elle, se serait pour une bonne raison. Et il faudrait qu'elle soit terrible."
L'enfant sembla abasourdit.
"C'est vrai ?"
"Absolument." Confirma Steven. "Il faudrait au moins une armée de dragons ou que la vie d'une belle reine soit en danger pour m'empêcher de tenir parole."
Le futur héros, tout stupéfait qu'il était, le cru. Il ignorait comment, mais il sentait la sincérité derrière les drôles de paroles de l'étranger.
Steven en avait rajouté pas mal il trouvait. Il lui arrivait souvent de tenir ses promesses en retards, mais il n'avait pas mentit en déclarant qu'il les tenait toujours et qu'il faudrait une bonne raison pour le retarder. Comme par exemple un nouvel épisode de Game of Thrones ou un donjon à terminer sur Elder Scrolls.
L'enfant demanda.
"Est-ce que je peux te piquer cette devise?"
Cela fit rire un peu le geek.
"On ne peut pas 'piquer' une devise. Mais tu peux choisir de suivre celle d'un autre en exemple."
Naruto l'implora.
"Alors je peux te prendre en exemple?"
Là, ce fut le choc. Steven eut l'esprit en mode Machines Stoppées pendant un moment. Un héros de manga lui demandait s'il pouvait être son modèle. Alors là, il ne sut s'il devait s'en réjouir où paniquer. C'était un honneur d'une certaine manière. Mais ça pouvait tout aussi bien être la pire chose qu'il pouvait arriver à cet univers !
'Les héros de manga adorent des types hyper fort d'habitude !' S'affola mentalement le geek. 'Je sais pas qui il est censé admirer pour devenir le plus fort mais je suis sûr à CENT POUR CENT que je dois faire mine d'asticot en comparaison.'
Steven tenta de lui retirer cette idée de la tête.
"N...Naruto... Tu dois bien avoir d'autres personnes bien plus cool et forte à qui ressembler."
L'enfant répondit en souriant.
"Rien ne m'empêche d'en avoir plusieurs."
Cette fois-ci, Steven stoppa les machines de honte. Il avait fait un véritable foin mental pour rien. Evidemment qu'on pouvait admirer plusieurs personnes et pour diverses raisons. Si Naruto l'admirait juste pour une petite devise à une Livre, d'autant qu'à cet âge on est facilement impressionné, il allait sans doute admirer quelqu'un d'autre pour tout le côté guerrier de sa vie. Steven se relaxa et caressa la tête de Naruto.
"Bon alors d'accord." Accepta le geek. "Et si on en discutait pendant le dîner?"
Il avait vraiment faim pour tout dire. Le petit blond sursauta de joie.
"Ouai ! Je sors les ramens !"
' PAS ENCORE DES RAMENS! ' Se lamenta en pensée Steven.
Mais il ne pouvait pas se mettre entre le héros de l'histoire et son plat préféré. Steven soupira un grand coup en s'asseyant à table, repensant à ça journée mouvementé. Il repensa à la petite fille blonde d'hier 'Ino c'est cela?', à Tenten et enfin à Naruto. Il ignorait si ses actions avaient été une bonne chose mais il songea, fatigué et refusant de succomber à la déprime.
'Enfin bon, au moins la vérité a été dîtes. Je suis sûr que tout finira bien pour tout le monde. '
Au même moment, à l'intérieur d'un grand bâtiment officiel, un vieil homme au grand chapeau, vêtu de blanc et de rouge, réfléchissait à ce que venait de lui raconter ses deux agents: l'une aux masque de chat, et un autre de Renard. Il les interrogea sur un ton inquisiteur.
"Si j'en crois vos rapports, Chat et Renard, cet étranger semble assez malin. Trop pour un garçon ordinaire j'ai l'impression."
Les deux membres de l'Anbu ne prononcèrent pas un mot.
"Il a résolu cette 'affaire' sans aucune preuve concrète, rien que son imagination et un raisonnement très précis."
Toujours aucune réaction.
"Ce qui m'inquiète le plus, c'est combien il a réussi à être proche d'Uzumaki en si peu de temps. Il s'est fait apprécié de lui et s'est placé dans son entourage en une seule rencontre ? C'est très suspect, surtout en lisant ce qu'il prétend sur ses origines."
Renard ne fit rien, mais Chat baissa légèrement la tête.
"Et Naruto n'est pas le seul. Quand on pense également à combien les Hasaki semblent désormais apprécié cet étranger, on peut se demander s'il a une sociabilité fantastique... ou s'il fait tout, exactement comme il faut, exprès pour se faire apprécier des gens du village. Vu son intelligence, il ne m'a pas l'air incapable de faire cela."
Chat tenta.
"Hokage, si je puis me permettre, je n'ai pas l'impression que ce soit une mauvaise personne. je l'ai bien observé et je n'ai pas vu une once de malice du début à la fin de ma filature. Cela me parait difficile de cacher ce genre de chose sans interruption pendant tout une journée."
Le dirigeant du village répondit sans élever la voix.
"J'aimerais pouvoir tenir compte de cela Chat, mais nous ignorons absolument tout de cette personne. Aussi je ne peux pas ne pas penser qu'il en serait capable."
Chat, malgré son masque, parut déçu. L'agent au masque de Renard demanda.
"Alors que fait-on Hokage ?"
Le vieil homme fronça les sourcils en tournant sa chaise vers les fenêtres donnant sur le village, désormais plongé dans la nuit. Après quelques instants de réflexions, il ordonna à ses ninjas.
"Amenez-le ici, Chat. Et vous renard, allez me chercher Yamanaka Inoichi. Je vais appelez d'autres personnes de mon côté."
Les deux agents confirmèrent la réception de leurs ordres et disparurent dans deux nuages de fumée.
L'Hokage de Konoha sentait que la soirée allait être pénible et longue. Pour lui, mais surtout pour l'étranger.
Ouf, c'est fini pour cette affaire. Alors? Qu'en pensez-vous? C'était une bonne conclusion? Aviez-vous trouvez la solution?
Alors encore désolé pour l'attente. En espérant que cela ne vous coupera pas l'envie de lire la suite des aventures de Steven.
A plus ;-)
Œuvres citées:
Le mythe de Cthulhu, Dragon, Doctor Who, Dynasty Warrior, Game of Thrones, The Elder Scrolls
