Salut à tous

Merci infiniment à tous mes Reviewers. :-)

Une pensée pour 00-Crew-00 et Guest qui ont rejoint notre belle famille de lecteur.

En espérant avoir bientôt de nouvelles belles reviews de votre part à tous.

Comme promis, le premier chapitre de l'histoire parallèle de Steven dans l'univers de la Reine des Neiges est disponible. Son titre est : "La Reine, le Geek et la Princesse" et cela se déroule chronologiquement en même temps que Kunai & Cellphone, vous pouvez donc lire un chapitre de kunai, puis une de la reine etc…

Si cela vous intéresse, vous n'avez qu'a allez sur mon profil et suivre le lien ;-)

Allez. ^^ Je vous laisse suivre la suite de cette aventure dans l'univers Naruto. On se retrouve en bas.

Musique citée:

Metallica – Nothing Else Matter


Chapitre 7

"Emmenez-le." Ordonna le Sandaime. "Je m'occuperai de Naruto en personne."

Les deux Ninja finirent par emporter le jeune étranger, qui était toujours inconscient, avec une mine pathétique.

L'Hokage soupira en se tournant vers les fenêtres, d'où il avait une vue imprenable sur le village.

Parfois, il détestait vraiment être Hokage. Surtout dans les moments d'incertitude comme celui-ci. Qui était cet étranger? Etait-il une menace pour Konoha? Qu'allait-il dire à Naruto?

Tout ce qu'il pouvait faire, s'était fumer sa pipe et signer une nouvelle montagne de paperasse.


Six mois plus tard

Il y'a exactement trois choses que toutes les nations du monde ninja ont en commun :

Premièrement, il y'aura toujours des gens pour essayer de raviver les tensions entres-elles.

Deuxièmement, il y'aura toujours des gens pour mettre des bâtons dans les roues de ces premiers.

Et surtout, à partir de vingt-deux heures, tous les bars abritent au moins un soûlard en état d'ébriété.

Et ce n'était surtout pas un petit village à l'est de Konoha qui allait devenir une exception.

C'était une soirée tout ce qu'il y'a de plus ordinaire. Une jeune fille en kimono noir courait simplement derrière un cochon habillé en rouge. Ce dernier s'arrêta devant une porte. Il renifla un coup et couina en la pointant de sa patte. La fille en noir connaissait bien cet établissement, pour y être venu trois fois rien que cette semaine. Il était réputé dans toute la région pour son saké.

Nullement surprise, et pleine de colère, elle ouvrit violemment la porte du bar, faisant sursauter tout les clients, puis hurla à pleine voix.

"TSUNADE-SAMA !"

Une femme blonde, aux arguments mammaires anormalement développés, se tourna vers elle avec une mine foncièrement agacée.

"Shizune..." Se plaignit-elle."Qu'est-ce que tu fais là?"

"Je m'inquiétais! Je ne savais pas où vous étiez!"

La blonde répondit en buvant un peu d'alcool.

"Maintenant que tu le sais, fiche moi la paix."

La fille en noir fit l'inverse. Elle s'approcha du comptoir où était affalée Tsunade, le petit cochon sur les talons, et lui piqua sa bouteille. Ce qui provoqua chez la grande blonde des gémissements presque enfantins. Cette bouteille n'était visiblement pas la première.

"Rend moi çaaaa Shizune."

"Sûrement pas."

Tsunade argumenta en pointant la fenêtre devant elle, derrière le comptoir.

"Allez, il est pas tard. J'ai le droit de passer une bonne soirée."

"Sûrement pas comme ça. Vous avez promis d'aidez le médecin du village demain. Et vous n'avez pas honte de déjà dilapidez l'avance qu'il vous a faîte en jeu et boisson ?"

"Tout le monde s'en fiche que je sois encore ivre demain."

"PAS VOS PATIENTS !"

Le petit cochon regardait tout cela en soupirant. Il était visiblement habitué, à son grand malheur, à ce genre de scène. Puis il se tendit en percevant un parfum qu'il n'avait jamais sentit auparavant. Il renifla un coup, tandis que ses deux maîtresses continuaient leur dispute, puis tourna la tête vers l'entrée du bar. Une étrange personne, pas plus grande que Shizune, venait d'entrée. Elle portait un sweat noir dont la capuche qui lui cachait le visage. On pouvait seulement deviner qu'il s'agissait d'une jeune fille.

L'étrangère regarda en direction de la sannin. Elle fut, apparemment, soulagée. Elle prit ensuite une grande inspiration, comme pour prendre son courage à deux mains, puis s'avança vers le duo en pleine lutte pour la bouteille de saké. L'une pour la vider, l'autre pour qu'elle reste pleine.

D'une voix énergique, mais très tendu, l'étrangère les interrompit.

"Heu... Excusez-Moi. Vous êtes la légendaire Tsunade, n'est-ce pas?"

La concernée et sa disciple, surprises, s'arrêtèrent de se battre un instant en découvrant ainsi la jeune fille. Mais, l'alcool aidant, la sannin ne lui répondit pas et profita de cette interruption pour arracher la bouteille de saké des mains de Shizune d'un air triomphale.

"HAHAHA !" Fanfaronna la Sannin. "Ma bouteille adorée!"

Elle se frotta joyeusement le visage contre la boisson et, sous le regard attristé de Shizune, et celui déconcerté de l'inconnue, la brandit comme un trophée.

Soudain, il y'eut un sifflement et un bruit de verre brisée. Personne, à part l'inconnue, n'entendit cela. En moins d'une seconde, l'étrangère eut un air paniquée, attrapa Shizune et la sannin et les jeta au sol en criant.

"À TERRE!"

Personne dans le bar ne comprit ce qu'il se passait, surtout le tenancier, derrière le bar. Ils regardèrent les trois femmes au sol comme si elles étaient devenues folles. Shizune regarda l'inconnue avec le même air.

"Mais qu'est-ce qu'il vous prend?" Demanda-t-elle.

"Mon sakéééé!" Pleura Tsunade.

Dans son action rapide, l'étrangère avait fait tombée la bouteille d'alcool au sol, la brisant au passage. Il y'avait du saké un peu partout désormais.

"Hé! Vous êtes malade?!" Gronda le barman. "Vous avez intérêt à me nettoyez tout ça."

La sannin passa du chagrin d'ivrogne à l'énervement en une seconde. Elle se leva et attrapa le tenancier par le col en grognant.

"Tu me prends pour qui? Une femme de ménage? C'est ton bar, tu nettoies."

Le barman répliqua.

"Ma politique c'est : Vous cassez, vous nettoyez."

L'étrangère rattrapa la grande blonde par le bras en la tirant de nouveau vers le sol, lui sommant de rester couchée.

Elle eut à peine le temps de la ramener au sol qu'un nouveau sifflement et bruit de verre cassée se fit entendre. Mais, cette fois, il s'en suivit le fracas d'un corps s'effondrant sur son comptoir: Celui du barman, un trou sanglant au milieu du front.

Cette fois, tous les clients dans la pièce paniquèrent pour de bon. Shizune et Tonton écarquillèrent les yeux de peur. Tsunade, elle, voyant s'écouler du crâne de la victime un atroce filet de sang, et l'alcool aidant, sembla prête à courir d'effroi.

Continuant d'appuyer ses mains sur les épaules de Shizune et la kunoichi blonde, l'étrangère risqua un coup d'œil par-dessus le comptoir et le corps sans vie du propriétaire. Elle vit la vitre du magasin, en face de laquelle se trouvait un peu avant le barman et la sannin. Elle donnait sur une longue avenue et il y'avait deux petits trous dans le verre, comme elle le redoutait.

Elle se rabaissa très vite. Il y eut un autre sifflement et bruit de verre. La jeune inconnue respira encore plus vite, les yeux grands ouverts. Mais, sans perdre de temps, elle se calma en prenant une grande inspiration, puis, le plus accroupis possible, commença a courir vers la porte de service du bar, ordonnant aux deux autres femmes.

"Suivez-moi! Mais surtout rester au sol jusqu'à ce que je vous dise le contraire."

"Quoi ?!" S'exclama Shizune. "Mais qu'est-ce qu'il se passe?! Et vous êtes qui?!"

L'étrangère tourna son visage et ses yeux verts dans sa direction.

"Je vous promet de tout vous expliquer quand on sera en sécurité." Promit-elle. "Mais pour l'instant, faîtes ce que je vous dis!"

La fille en kimono noir hésita. Elle regarda Tonton, le cochon, puis Tsunade. Celle-ci était toujours en état de choc, contemplant avec horreur le sang qui s'écoulait du cadavre du tenancier. Shizune ne savait pas si cette étrangère était digne de confiance, mais si elle voulait leur mort, quelque soit la méthode inconnue utilisé en ce moment, elle n'aurait rien fait. Elle semblait réellement vouloir leur sauvé la vie.

Shizune sentit qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Elle attrapa Tsunade par le bras en l'implorant.

"Tsunade-Sama. Il faut que vous veniez."

Elle détourna la sannin du sang qui s'écoulait, puis l'amena avec elle à la suite de la mystérieuse fille en sweat noir.

Elles passèrent dans l'arrière boutique. L'étrangère vérifia qu'il n'y avait aucune fenêtre. Une fois rassurée, elle fit entrée les deux kunoichi et ferma la porte derrière elles, leur indiquant qu'elles pouvaient se relever.

Sans s'arrêter, l'étrangère ouvrit la porte arrière du bar et regarda si la voie était libre. Elle fit signe à Shizune et Tsunade de lui emboîter le pas. Seulement la ninja légendaire, un peu appuyé contre un meuble de cuisine, ne semblait pas vraiment en pleine forme. L'alcool était encore vivace dans ses veines. L'étrangère redoutait de ne pouvoir les emmener bien loin.

'Si ce sniper est accompagné, on risque d'avoir de sacrés problèmes.' Songea l'étrangère.

Shizune voulut aider sa Sensei, mais celle-ci rejeta le coup de main et se tint le plus droit possible. L'inconnue n'eut pas d'autre choix que de tenter sa chance comme cela. Elle commença à courir dans la petite rue derrière le bar, faiblement éclairée, suivit par les deux autres femmes.

Mais elle dût s'arrêter d'un coup en voyant un homme littéralement atterrir devant elle.

"Et Merde !" Fit-elle.

Ce qu'elle redoutait s'était révélé exact. Un shinobi à l'air cruel se tenait devant elle. Ses yeux menaçant, entourés de peintures noirs, avaient chacun un trio de traits pointus verticaux et parallèles tatoués, de même couleur. Ce qui accentuait, avec sa barbiche pointu, son air implacable. Ses cheveux courts en pic surplombaient un bandeau-ninja, ou Hitai ate, dont le signe était un symbole de Konoha traversé par un trait horizontal. Mais ce qui effrayait le plus la jeune étrangère, c'était les deux faucilles que le combattant tenait fermement.

L'étrangère recula de frayeur, sous les regards surpris et inquiets de Shizune et Tsunade.

Le guerrier, habillé d'une tenue réglementaire de ninja aux manches déchirées, et munie de bien plus ceinturons et kunais, déclara d'une voix terriblement sévère.

"Je savais que tu te mêlerais de cela, traîtresse."

La fille en sweat déglutit. Pour Shizune, il était assez clair que cet homme était celui voulant les tués, ou au moins un partenaire de celui-ci. Cette inconnue essayait donc réellement de les aidés. Mais elle semblait figée. Shizune se plaça alors devant elle, en position de combat. Elle déclara avec courage.

"Laissez-nous! Vous ne savez pas à qui vous avez affaire!"

L'adversaire, pas le moins du monde impressionné, lui répondit.

"Une vieille lâche ivrogne, une disciple inconsciente, leur mascotte et une gamine sans courage. Voilà ce que je vois."

Shizune gronda, offensée, tout comme Tonton. Tsunade fit de même, mais en ayant failli trébucher. La kunoichi en kimono noir saisit un kunai de sous son vêtement. Le cochon aussi sembla prêt à donner l'assaut, tandis que l'étrangère recula jusqu'à côté de la sannin, qui s'appuyait contre un mur désormais.

L'ennemi croisa ses faucilles devant lui, les yeux fermés, sous le regard prêt-à-tout de Shizune. L'inconnue en sweat recula près de Tsunade.

C'est alors que les tatouages sur le visage de l'assassin passèrent du noir au bleu et, à la grande surprise de ses adversaires, s'étendirent jusqu'à ses bras et ses mains.

En voyant cela, l'étrangère cria à Shizune.

"Attention ! Il a..."

Elle fut interrompue par le guerrier qui se lança à l'assaut de Shizune. La kunoichi en noir anticipa en lui lançant son kunai, qu'il arrêta en lui en envoyant un autre. Les armes de jets s'entrechoquèrent. Shizune et l'ennemi coururent l'un vers l'autre.

Les deux combattant commencèrent à s'échanger des coups. Shizune fut la plus agressive, enragé par l'idée qu'on puisse s'attaquer aussi lâchement à sa protectrice. Mais, malheureusement, elle ne semblait pas le moins du monde posé de difficulté à l'assassin. Il esquivait et parait ses assauts sans problèmes, tout en la regardant d'un air condescendant.

"Je n'ai pas de temps à perdre avec toi." Nargua-t-il. "J'en finis avec la grande blonde et je reviens."

L'ennemi lui fit une prise qui la jeta au sol avant de se lancer vers la sannin. Celle-ci se remit droite, aider parla colère, et lui hurla.

"Ne me sous-estime pas !"

Elle tenta de le frapper. Il l'esquiva sur le côté mais elle anticipa son action et, se chargeant en chakra, lui balança un poing en plein torse... Ce qui le repoussa d'à peine deux mètres.

La sannin et sa disciple écarquillèrent les yeux d'incompréhension. Même sous l'effet de l'alcool, elle avait mis assez de chakra dans son attaque pour réduire un mur en béton en poussière. Le guerrier sourit et s'apprêta à l'attaquer à nouveau. Mais il s'interrompit en entendant quelque chose tomber au sol. Lui et Tsunade eurent à peine le temps de voir un cylindre métallique, à quelque pas d'eux, qu'un puissant bruit d'explosion résonna, accompagné d'un puissant éclair lumineux qui les aveugla, eux et Shizune.

Le guerrier gronda de rage, les yeux brûlant et les oreilles sifflantes. Il attaqua au hasard autour de lui, plus pour se protéger d'une éventuelle attaque surprise que par espoir de toucher quelqu'un. Il ne vit rien du tout pendant un moment. Lorsqu'il recouvra enfin la vue et l'ouïe, ses trois cibles avaient disparus. Il regarda partout autour de lui, mais il ne trouva rien. Elles s'étaient tout simplement volatilisé.

Sentant la colère monter en lui, il sursauta en entendant un crissement venu d'un petit appareil attaché à sa ceinture. Une voix en jaillit, demandant, légèrement paniqué.

"Genkishi ! C'était quoi ça ?"

Le dénommé Genkishi pris l'appareil rectangulaire en main et déclara, irrité.

"Une Grenade Flash. La traîtresse était là. Cela faisait sûrement partit des choses qu'elle nous a volée en partant."

"Et les cibles ?"

L'assassin râla avant de répondre.

"Je les ai perdus. Je me met à leur recherche."

"Non. Tu connais les ordres. Au moindre problème on évacue la zone. Et avec la victime innocente et de tout à l'heure on va déjà en avoir pas mal avec Sokora-sama."

Genkishi serra fort l'appareil, presque sur le point d'être écrasé. Il regarda partout autour de lui une dernière fois avant de se résigner.

"Très bien. On se retrouve au point d'extraction."

"Bien reçu."

Le guerrier raccrocha son appareil à sa ceinture puis s'en alla en rangeant ses faucilles dans son dos, cognant une poubelle au passage.

C'est seulement après qu'il se soit suffisamment éloigné que la porte arrière du bar se rouvrit légèrement. L'étrangère jeta un coup d'œil prudent dans la ruelle.

Lorsqu'elle avait sentit que le combat partait mal pour la sannin et Shizune, elle s'était empressé d'ouvrir son sweat noir pour prendre une grenade flash caché dessous, accrochée à une ceinture en bandoulière avec d'autres objets étranges. Elle l'avait ensuite balancé et fermer les yeux en se bouchant les oreilles. Ensuite de quoi elle avait rapidement saisit l'ivrogne et Shizune, qui elle tenait le cochon venu lui porter assistance, et les attira dans l'arrière boutique dont elles étaient tout juste sortit.

Heureusement, sa stratégie fonctionna. Comme elle l'espérait, on pensait rarement à chercher à l'endroit le plus évident, surtout quand le temps nous est compté. Revenir en arrière plutôt que foncez au hasard avait payé.

L'inconnu en sweat se débarrassa de la goupille de sa grenade dans un coin de l'arrière-boutique. Elle vérifia ensuite de n'avoir rien perdu des équipements à sa ceinture en bandoulière. Mise à part l'emplacement de la grenade Flash, tout les autres, y compris celui de la grenade à fragmentation et la fumigène, étaient pris. Elle ferma son vêtement et s'assura que les kunoichi étaient saines et sauve.

Tsunade était assise au sol en se tenant la tête. L'association d'alcool et de flash commençait à lui donner une migraine carabinée. Shizune était à ses côtés et Tonton finissait de se frotter les yeux avec ses pattes. Cela rassura l'étrangère, elle avait redoutée le pire. La kunoichi en noir posa sur elle son regard inquisiteur et l'interrogea.

"C'est bon? On est en sécurité?"

"Je crois, oui."

Shizune soupira de soulagement. Puis elle s'adressa à la grande blonde.

"Tsunade-sama... Qu'est-ce qu'il s'est passé dans la rue? Vous n'avez jamais raté un coup de poing...Même complètement ivre."

"J'en sais rien." Grommela l'intéressée. "Pourtant je t'assure que je me suis pas retenu, même un peu."

Tonton pensa que le saké avait même dût lui enlever toute retenu, ce qui l'inquiéta encore plus.

"C'est à cause de la technique de ce ninja, Genkishi." Déclara l'étrangère, assise à son tour au sol, contre le mur.

Elle s'attira ainsi l'attention des deux kunoichi, plus le cochon. La jeune en noir précisa.

"Vous parlez de ses tatouages?"

"Exactement." Confirma l'étrangère. "Il est l'un des deux seuls au monde à pouvoir s'en servir. Je crois qu'ils l'appellent Munashii no Koutetsu (Armure du Néant)."

L'intérêt des kunoichi fut bien piqué.

"Je pige rien à tout ces trucs de ninja... Mais si j'ai bien compris, quand on sait les utilisés, ces tatouages permettent à leur porteurs de ne pas émettre ou être blesser par du chakra."

Cette révélation choqua au plus haut point la sannin et Shizune, plus Tonton. On pouvait bien voir à leur tête qu'elles n'arrivaient pas à y croire. Voyant cela, l'étrangère ajouta.

"Tout chakra entrant en contact avec sa peau est envoyé dans le vide ou un autre délire dans le genre. C'est pour ça que le poing de Tsunade ne lui à rien fait. C'était comme recevoir une attaque tout ce qu'il y'a de plus ordinaire, pour lui. Je comprends que ce soit difficile à croire pour vous. Mais c'est la vérité."

Shizune fronça les sourcils en l'interpellant.

"Nous vous croirions plus si vous nous disiez enfin qui vous êtes."

L'étrangère soupira, résignée, et baissa la capuche de son sweat noir, révélant une chevelure rousse mi-longue agrémentée d'une mèche à perles de bois.

"Je m'appelle Rihannon Ashford. Je suis là pour sauvez vos fesses et parce que j'ai besoin de votre aide."


Prison de Konoha

Le lendemain matin

Le village caché de Konoha était l'un des plus puissants de tout le monde ninja. Mais avoir une bonne armée ne suffisait pas, il fallait également un excellent système carcéral. Et celui de la nation du feu n'avait rien à envier aux autres.

A l'intérieur de la prison civile du village, une kunoichi de treize ans avec deux marques rouges au visage, en forme de crocs, finissait de descendre un escalier menant à un sous sol, dans le coin le plus isolé de l'établissement, jusqu'à une épaisse porte en fer.

La ninja, au nez prononcé, frappa à la porte avec force. Après une bonne minute d'attente, un petit judas carré s'ouvrit au niveau de ses yeux. Il était tout juste assez grand pour révéler un œil ridé qui étudia la kunoichi avant de demander, d'une voix enrouée.

" C'est pour quoi?"

La kunoichi montra un rouleau qu'elle avait dans une main et s'annonça.

" Hana Inuzuka. J'ai ici un document me permettant de parler avec un de vos prisonnier et, éventuellement, l'emmener devant l'Hokage."

"Et qui t'as donné ce droit gamine?"

"L'Hokage lui-même."

La personne derrière la porte regarda la kunoichi d'un œil suspect. Il finit par fermer le judas. La Inuzuka vit un tiroir en fer d'ouvrir devant elle. Elle y inséra le rouleau et le referma. Elle dut patienter encore un moment, qui parut interminable, avant d'entendre enfin les cliquetis de la serrure.

La porte de métal s'ouvrit en grinçant très fort, révélant un vieux ninja, d'au moins la cinquantaine, portant une veste médical par dessus de sa tenue ninja réglementaire. Il laissa entrer la kunoichi dans ce qui semblait être un bureau, sachant pertinemment qu'une fillette de douze ans, portant un hitai ate, était autant une ninja que lui. Il n'y avait qu'une table, de quoi écrire, deux chaises et une armoire. Mais le plus intéressant, c'était la seconde porte en métal au fond de la pièce.

"Attend un instant." Ordonna le médecin.

Il ouvrit son armoire et y prit un des six uniques dossiers qui y était rangé. Il le lut un instant en pensant à voix haute.

"Ma seule visite du mois et c'est pour faire prendre l'air à un de ces malades au nom de Gros-chapeau... Il pourrait au moins venir me le demander en personne"

La jeune kunoichi n'aimait pas du tout son ton prétentieux.

"Vous pourriez montrez un peu de respect pour le Sandaime."

"Tss ! Tu peux me croire petite. Être nommé geôlier des dingues de ce village, c'est pas une promotion. Ça donne absolument pas envie d'être sympa avec celui qui vous à coller ici."

La jeune ninja fit comme si rien ne s'était passé, elle n'était pas là pour se battre avec une personne qu'elle ne reverrait sans doute jamais, avec un peu de chance. Le médecin grincheux sortit une clé de sa poche avant d'aller vers la porte du fond. L'Inuzuka ne put s'empêcher de questionner le vieux ninja sur celui qu'elle venait voir. Elle comptait lui demander quelque chose de très important après tout.

"Qu'est-ce que vous pouvez me dire sur lui?"

Le médecin lui répondit en lui tendant le dossier, avant de faire faire des tours et détours, connus de lui seul, à la clé dans la serrure de la porte du fond.

"Franchement, si cela ne tenait qu'à moi, je te laisserais pas le sortir d'ici. J'ai jamais vu un type pareil. Quand il se croit seul, il parle et chante dans une langue bizarroïde en faisant des gestes stupides, comme balancer la tête dans tout les sens ou frapper les murs et le sol du poing. Et le pire c'est qu'à force de l'écouter, je crois que son baragouin a une vraie construction grammaticale."

La porte finit par s'ouvrir.

"Enfin... Il est plutôt calme depuis une semaine."

La kunoichi fronça les sourcils en entendant tout cela et lisant le dossier. Elle devait reconnaître que cet homme, bien que très désagréable, semblait être un médecin très compétent. Ce qu'elle lisait était précis, à défaut d'être clair ou rassurant. 'Délires', 'Hallucinations','Crises','Rêves','Cauchemars' et 'Refus de coopérer' comptait parmi les seuls termes qu'elle pouvait saisir. Elle s'inquiéta de plus en plus tandis qu'elle et le médecin parcourait un long couloir, qui comptait une dizaine de portes en fer cadenassées.

Ils s'arrêtèrent devant la porte la plus au fond. Le médecin, ayant remarqué l'inquiétude de la kunoichi, lui expliqua, sans compassion.

"Honnêtement, il est pas dangereux. J'en ai des psychopathes derrières ces murs, des vrais. Mais lui, c'est tout sauf un tueur ou un monstre. C'est le moins fou de tout mes... 'Patients'. J'ai même l'impression qu'il est plus sain d'esprit que bien des gens dans ce village."

La ninja aux marques rouges s'enquérit.

"Alors pourquoi est-il ici? L'Hokage m'a seulement dit que c'était nécessaire."

Le Sandaime lui avait aussi dit qu'elle n'avait pas besoin de le savoir. Mais elle cacha ce détail pour que le médecin lui réponde.

"Parce qu'il ennuyait trop les geôliers de son ancienne prison. Il était en isolement, mais pas aussi discret ou seul qu'il l'imaginait. Comme je l'ai dit, dès qu'il se croyait seul, il n'arrêtait pas de dire des trucs et jouer des 'scènes' dans sa langue bizarre. Comme s'il faisait une pièce de théâtre en solo. Et chaque fois qu'on le prenait sur le fait, il envoyait paître les gardiens. Même ceux qui le cognait pour qu'il parle, ou la boucle. Et il faisait pareil avec les ninjas qui l'interrogeaient. Plus personne le supportait, il tenait tête à tout le monde, même Morino-san. Rien que pour ça je l'aurais enfermé, moi."

L'Inuzuka eut l'air surprise en apprenant tout cela, surtout la dernière information. Elle ne put s'empêcher d'avoir un sourire en coin en entendant cela.

'C'est peut-être bien l'homme dont j'ai besoin, finalement.'

Elle ajouta cependant, réalisant tout ce qu'avait raconté le docteur.

"Vous m'en avez dit un peu trop non?"

Le médecin lui rappela.

"Rappelle toi: Devenir responsable de cet endroit, ça donne pas très envie de faire plaisir à celui qui vous a envoyé ici."

Le médecin ouvrit le judas de la cellule, ainsi qu'une petite grille pour entendre ce qu'il se passait à l'intérieur. Puis il laissa Hana regarder au travers. Découvrant une pièce qui n'avait qu'une ampoule pour toute lumière, des murs en matelas et un simple futon en guise de lit. Le 'patient' était tranquillement allongé dessus, entrain de bouger ses bras et ses doigts comme s'il tenait un instrument de musique, chantonnant dans sa langue incompréhensible.

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters

Never cared for what they do
Never cared for what they know
But I know

La ninja fit un signe de tête au médecin. Il inséra sa clé dans la porte et l'ouvrit. Lorsqu'elle le fut complètement, ils virent le jeune prisonnier assis sur son lit, l'air un à la fois surpris et légèrement apeuré. Il semblait vraiment redouter la raison pour laquelle on avait ouvert sa cage.

En l'observant plus attentivement qu'à travers le judas, l'Inuzuka fut un peu plus étonné. Elle devait reconnaître que l'Hokage ne lui avait pas mentit : il était spécial. Ses habits, un vêtement avec des loups dans une forêt enneigée, son pantalon en tissus bleu et ses deux pendentifs bizarroïdes le rendait curieusement suspect. D'autant que ses cheveux bruns mi- longs et un peu en bataille lui donnaient un air très négligé.

Le médecin prit l'initiative en rassurant son 'patient'.

"Calmes-toi petit. Tu as de la visite. Et peut-être même un ticket de sortie."

Le jeune homme eut un geste de recul, très surpris. La kunoichi fit un pas en avant et s'adressa à lui de la façon la moins menaçante possible.

"Monsieur Steven Ryan... Je suis Hana Inuzuka. Je suis ici pour vous demandez votre aide."

Dire que le jeune homme était choqué était un euphémisme. Lui et le médecin arquèrent tout les deux un sourcil.


Et voilà ^^

Ce chapitre, un peu charnière, est terminé. La prochaine fois, Steven Ryan entre en scène à un tout autre niveau. Le clan Inuzuka a besoin de lui.

A la prochaine, j'ai hâte d'avoir vos avis sur ce chapitre et celui de la reine des neiges.

Aucune référence ici pour cette fois :-P