Bonjour ou bonsoir tout le monde.
Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !
J'espère que ce chapitre vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)
Merci aux anonymes. Comme toujours, je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta-lecteur : Byakkance ( Mon Byak' d'amour. Coeur sur toi )
Bonne lecture.
Harry's problems !
Chapitre 19 : Je suis perdu !
La fin de la semaine arriva en toute tranquillité. La tension entre Harry et Séraphine s'était peu à peu apaisée, au plus grand plaisir de l'aîné.
La petite s'adressait à lui avec une toute petite, mais vraiment toute petite pointe de gentillesse dans la voix. C'était déjà cela de gagner. Il n'était plus victime de sa froideur, et cela faisait du bien. Il lui aurait quand même fallu pas mal de temps pour arriver à cette étape qu'il avait attendu avec peine. Non, vraiment cela faisait du bien de voir Séraphine moins sur la défensive et un peu plus réceptive à ses demandes !
Évidemment, elle restait encore en retrait par rapport à son frère qui commençait à voir Harry comme un membre de sa famille. Il n'avait d'ailleurs pas hésité à le dire au concerné. Concerné qui fut bien surpris, puis ému par l'attention et les sentiments réels que lui portait le jeune garçon. Cela ferait bientôt un mois qu'il travaillait au sein de la demeure des Riddle. Harry aussi s'était attaché à eux. Lui qui avait appréhendé ce nouveau job, aujourd'hui, il pouvait vraiment dire qu'il était heureux d'être au sein de cette famille haute en couleur.
Faisant un froid de canard, il souffla de plaisir lorsqu'il passa la porte de la maison. Avec hâte, il retira son manteau, avant de se diriger directement vers les chambres des enfants pour vérifier si, comme tous les matins, ils avaient bien rangé leur petit cocon. À sa grande satisfaction, les deux chambres étaient impeccables. Un sourire de contentement se dessina sur ses lèvres en refermant la porte de la chambre de Séraphine. Et dire qu'au début, ça avait été difficile de se faire obéir de la gamine.
Le passage obligatoire des chambres fini, il descendit à l'entrée afin de récupérer son manteau. La maison étant clean, il se décida d'aller rejoindre Sebastian qui dorlotait comme tous les matins les chevaux à l'écurie. Mais en arrivant en bas, son portable se mit soudainement à sonner, l'arrêtant dans son élan. Immobile en haut des escaliers, il sortit son portable de la poche arrière de son jean. Il haussa les sourcils en voyant que c'était son avocat qui l'appelait.
- Oui allô, bonjour, répondit Harry.
- Bonjour Mr Potter, dit l'avocat à l'autre bout du fil. Je vous appelle pour vous prévenir que votre mari a bien reçu les papiers et qu'il demande une rencontre pour la signature, lui apprit-il. Ah ! Et il vous a accordé toutes vos demandes, rajouta t-il.
- Sérieusement, s'exprima Harry, abasourdi. C'est tout de même surprenant, murmura Harry. Surtout venant de lui. J'aurais pensé qu'il aurait refusé en bloc.
En réalité, il avait surtout pensé que Draco l'aurait tout de suite appelé une fois les papiers en mains. Et qu'après, il se mettrait en colère tout en l'injuriant, comme il savait si bien le faire. Mais à son grand étonnement, il n'avait reçu aucun appel.
- Oui, affirma l'avocat. Il a tout accepté.
-Très bien. C'est une bonne chose, dit Harry. La rencontre est pour quand ? Demanda-t-il alors.
- Mercredi prochain, à 10h. Elle se fera au cabinet de son avocat à Londres.
- Londres ! Grimaça Harry, en pensant qu'il allait devoir y retourner. Bien ! D'accord. Merci de m'avoir prévenu.
- C'est normal. C'est mon travail, dit Rabastan. Je vous dis alors à mercredi. Nous nous retrouverons devant le cabinet, à 9h30.
- Oui, confirma Harry. Merci encore.
- Je vous en prie, dit l'avocat, avant de raccrocher.
Harry souffla un bon coup, avant de remettre son portable dans sa poche.
Alors voilà ! On y était vraiment. Mercredi serait le jour où ils signeraient la fin de leur relation, mais surtout de leur mariage. Évidemment, cette pensée lui comprima le cœur mais la douleur était désormais bien moindre. Se passant une main lasse dans ses cheveux ébouriffés, il se dit qu'il devait alors se préparer psychologiquement à revoir Draco. Il était sûr que leur échange allait être des plus houleux. Et franchement, il n'avait pas hâte d'y être. En plus de cela, revoir Draco après plusieurs semaines de séparation, lui ferait sûrement quelque chose. C'était même évident. Et puis, il avait peur de ses propres réactions. Il ne savait même pas comment il réagirait face à lui. La seule chose qu'il ne souhaitait pas faire, était de se taire devant lui. Le laisser l'humilier. Cette fois-ci, il se devrait de se défendre.
Descendant les dernières marches, il alla prendre son manteau accroché, tout en pensant qu'il devait se montrer fort le jour de la rencontre. Impossible de se montrer faible devant Draco. Au contraire, il devait lui montrer qu'il allait mieux et qu'il avait réussi à remonter la pente. Du moins qu'il avait commencé à reprendre du poil de la bête. Oui, en plus de lui dire ses quatre vérités qu'il avait tant de fois rêvé de lui dire depuis quelques mois, c'était ce qu'il devait faire. Absolument, lui dirait ses amis et sa famille.
Mettant son manteau qu'il ferma jusqu'au cou, il sortit de la demeure afin de rejoindre, comme prévu, son ami Sebastian. Brosser les poils des chevaux lui ferait du bien.
o00oo00o
La journée se passa en tout sérénité. Après avoir passé une bonne partie de l'après-midi avec Sebastian, Harry était rentré pour se changer avant d'aller récupérer les enfants à l'école.
De retour à la maison, à la demande d'Harry, le frère et la sœur s'étaient éclipsés pour se laver les mains avant de se rendre dans la cuisine où l'employé leur préparait le goûter. Ce dernier était resté avec eux, avant d'être rejoint par Sebastian qui, comme les plus jeunes, s'était fait un chocolat chaud. Par ce temps, il était plus appréciable de boire une boisson chaude. Après le goûter, Ethan avait aidé Harry à ranger la cuisine avant d'aller dans sa chambre afin de faire ses devoirs. Devoirs qu'il venait d'ailleurs de finir.
Tout en s'étirant, Ethan posa son stylo à plume sur son cahier où des exercices de grammaires avait été fait. Ses exercices n'étaient pas pressants, du fait qu'ils étaient pour lundi prochain, mais il avait préféré les faire maintenant. Au moins, il aurait un week-end tranquille pour faire ce que bon lui semblait. Comme finir de lire les mangas qu'il avait commencés, par exemple.
Avisant l'heure, il remarqua que c'était bientôt l'heure du dîner. Un sourire se dessina sur ses petites lèvres. Depuis qu'Harry était devenu leur gardien, il prenait plaisir à descendre dans la cuisine pour y manger. Avant son arrivé, soit après le départ d'Elena, ils se nourrissaient que de plats à emporter de chez le traiteur ou de la cuisine de Sebastian quand ce dernier avait le temps. Mais le pire dans tout cela, était qu'ils prenaient leur repas seuls ou en compagnie de Sebastian. Autant dire alors que l'ambiance était plus que morose et pesante. Pour Ethan, cela avait été bien pire que lorsqu'Elena était encore là. Et pourtant, les repas en sa présence se faisaient dans le silence le plus complet, et pourtant… ils n'étaient pas aussi lourds.
Avec Harry c'était plus joviale. Ils pouvaient enfin discuter de tout et de rien. L'adulte s'intéressait à eux et à leur journée passée. Il n'hésitait pas à leur poser des questions sur ce qu'ils apprenaient à l'école ou sur leurs activités de prédilection. Et puis grâce à Harry, leur père s'inquiétait enfin d'eux, alors que depuis la mort de leur mère, il les avait complètement délaissés au bon soin d'Elena et de Sebastian. Désormais, ce dernier prenait ses repas en leur compagnie et comme Harry, il se préoccupait enfin d'eux. Aussi, par moments, il venait dans leur chambre avant le coucher, pour leur souhaiter une bonne nuit. Tout comme Séraphine, Ethan appréciait énormément ces petits moments-là. Alors oui, il voyait la venue d'Harry comme une bouffé d'air frais. Il aimait beaucoup le jeune homme qui honnêtement se souciait et s'occupait très bien d'eux. Même Séraphine ne pouvait dire le contraire.
Constatant que l'heure avançait, il se leva pour aller voir ce que sa sœur faisait de son côté.
En arrivant devant la porte de sa chambre, il ne prit pas la peine de frapper. Il entra directement découvrant ainsi sa petite sœur, assise à son bureau devant un cahier grand ouvert, en train de réciter une poésie. Celle-ci se stoppa brusquement lorsqu'elle entendit des pas venir vers elle. En se retournant vers l'intrus son visage arbora une grimace de mécontentement quant à s'être fait déstabiliser et surtout déranger en pleine récitation.
- Ethan ! S'écria-t-elle. Eh bien voilà ! À cause de toi je ne sais plus où j'en suis. Qu'est-ce que tu me veux ? gronda-t-elle.
- Toujours aussi aimable, petite sœur, roula des yeux son frère. Et désolé, je ne l'ai pas fait exprès. J'étais simplement venu te chercher pour descendre diner, rajouta-t-il. Elle est pour quand ta poésie ?
- Mercredi, répondit-elle.
- Ça va, tu as le temps de l'apprendre ta poésie.
-Je voulais commence à l'apprendre maintenant. Le maître dit que, plus tôt on commence à apprendre mieux c'est.
- Oui, mais ça te laisse encore cinq-six jours pour la mémoriser. Si tu veux je t'aiderais pour m'excuser de t'avoir dérangé, dit alors Ethan.
- Hum ! Émit sa sœur, le regard ailleurs, avant de fermer son cahier de poésie. Pas que je ne veuille pas que ce soit toi, dit-elle soudainement, mais tu crois qu'il m'aiderait à l'apprendre, si je le lui demandais, souffla-t-elle en se tournant vers son frère.
- Qui ça ? demanda Ethan, en s'avançant vers elle
-Tu sais...Harry, dit-elle.
-Tu es sérieuse ?
- Pourquoi tu dis ça ? fronça-t-elle des sourcils.
- Eh bien…, commença Ethan, C'est étonnant de ta part de demander ça. Bon, c'est vrai que ces temps-ci tu es bien plus calme en sa présence et que tu fais ce qu'il te demande sans rechigner. Mais je ne pensais pas que tu irais jusqu'à vouloir être plus proche de lui, tu vois.
-Je sais bien que j'ai été méchante avec lui au début. Mais je ne veux plus être déçue, dit-elle, en croisant ses bras sur son bureau et baissant le regard.
- Séraphine, souffla son frère.
- Puis Papa m'a dit de bien me comporter avec lui, reprit-elle soudainement. Et je vous ai observé. Toi et lui. Je vois bien qu'il est…gentil.
- Super gentil, tu veux dire, rit Ethan. Moi j'aime beaucoup passer du temps avec lui. En plus il m'a même proposé de m'amener au judo la semaine prochaine pour la reprise. Je vais pouvoir lui montrer comment je suis doué, dit Ethan avec un sourire aux lèvres.
Séraphine sourit devant la tête de son frère. Bien sûr qu'elle avait remarqué comment les garçons étaient devenus proches. Ethan ne faisait presque plus ses devoirs, enfermé dans sa chambre comme avant. Maintenant, la plupart du temps, il descendait soit dans le salon ou dans la cuisine pour les faire, toujours en compagnie d'Harry. Et Séraphine les avait épiés à plusieurs reprises. À des moments, elle avait ressenti l'envie de les rejoindre parce qu'ils avaient l'air aussi de s'amuser. Mais elle n'avait jamais rien fait car elle avait encore honte du comportement qu'elle avait adopté jusqu'alors envers Harry. Elle avait beau avoir seulement huit ans, bientôt neuf, mais elle n'était pas stupide. Elle savait très bien que son attitude envers Harry avait été des plus irrespectueuses et sans raison. La discussion avec son père lui avait permis de comprendre mais aussi de réaliser qu'elle ne devait pas se montrer si injuste envers une personne qui ne le méritait pas. Et que donc, être méchant avec autrui n'était pas bien. Que la règle d'or, lorsque l'on rencontrait une personne pour la première fois, était le respect avant tout. Ce qu'elle avait mis au placard le premier jour de sa rencontre avec Harry.
Mais alors pourquoi sa grand-mère lui avait toujours dit de se comporter comme la Lady qu'elle était. De toujours se montrer supérieure aux autres et surtout envers les personnes qui n'étaient pas dignes de leur rang. Et combien de fois avait-elle vu sa grand-mère être abjecte envers ses gouvernants ou même envers des personnes qu'elle rencontrait lors d'une sortie.
Son père avait été furieux de savoir ça. Il lui avait expressément dit de ne pas agir comme le faisait sa grand-mère. Par ailleurs, il avait même décidé que ni elle, ni Ethan n'irait chez leur grand-parents désormais. Il ne souhaitait plus que ses enfants les fréquentent, si cela était pour devenir des êtres infernaux et détestables.
Est-ce que cela lui faisait quelque chose ? Elle n'en savait rien. Cependant, du côté d'Ethan, elle savait que cela lui allait parfaitement. Après tout, à contrario d'elle, il n'avait jamais été proche leur grands-parents. Peut-être était-ce parce qu'elle était une fille ou qu'elle était la plus jeune. Honnêtement, elle n'en savait fichtrement rien. Tout ce qu'elle retenait, était que la méchanceté n'amenait jamais rien de bon. Alors elle avait écouté son père et s'était peu à peu calmée, mais aussi adoucie avec Harry. Évidemment, cela n'allait pas jusqu'au grand sourire et câlin, mais au moins elle faisait des efforts, et cela se voyait. Et aujourd'hui elle avait décidé de faire un pas de plus vers Harry. Car mine de rien, au fond d'elle, elle se disait que cela pourrait être vraiment sympa d'être proche d'Harry comme Ethan l'était.
Par contre, certes, elle voulait bien faire tous ses efforts, mais elle avait quand même peur de s'attacher à Harry. Peur qu'un jour il les quitte lui aussi. Son père lui avait promis le contraire. Seulement, rien n'était vraiment certain. Peut-être qu'un jour Harry déciderait à son tour de les laisser parce qu'il aurait trouvé un meilleur travail ou autre chose encore.
Alors oui, c'était peut-être une enfant qui avait peur de l'attachement et de l'abandon. Elle était très jeune lorsqu'elle avait perdu sa mère. Si elle n'avait pas eu de photos d'elle, elle n'aurait jamais pu mettre un visage sur sa propre mère. Elle ne saurait plus à quoi elle ressemblerait. Elle n'avait que cela pour ne pas l'oublier, comme elle avait oublié son parfum, par exemple. Ethan lui se souvenait toujours du son de son rire et de sa douce voix lorsqu'elle leur chantonnait des chansons. Mais si elle avait été beaucoup trop jeune pour comprendre, Ethan lui avait bien compris que leur mère ne reviendrait plus. Qu'elle ne rirait plus avec eux, comme elle ne jouerait ou ne s'occuperait plus d'eux. Pour son frère, sa disparition avait été bien plus difficile à surmonter. Voir sa mère très affaiblie avait été extrêmement dur pour lui. Être témoin de la santé de l'un de ses parents se dégradant de jour en jour... Un enfant n'avait pas à subir cela. En grandissant elle avait tenté de comprendre pourquoi sa mère était morte. Son père ne pouvant, à cette époque-là, lui répondre tant il s'était renfermé, préférant surmonter sa douleur dans son coin, elle avait questionné sa grand-mère. Cette dernière lui avait simplement dit que c'était les choses de la vie.
- Mais tu n'as pas peur, se reprit la petite fille.
- Peur de quoi ? Demanda Ethan, surpris.
- Qui il s'en aille lui aussi.
- Eh bien, je ne me suis pas poser la question à dire vrai, dit son frère, en se mettant près de sa sœur. J'ai bon espoir qu'il reste auprès de nous encore longtemps.
- Hum…alors je vais faire beaucoup d'efforts, dit-elle. Mais petit à petit hein, rajouta-t-elle. Peut-être que si on lui montre tous les deux à quel point on est attaché à lui, il ne partira pas.
- Peut-être, sourit Ethan, heureux d'entendre cela de la part de sa sœur.
-Tu penses que c'est aussi grâce à lui que papa est plus présent maintenant ? demanda-t-elle.
- Eh bien… je pense que oui. Depuis qu'Harry travaille ici, papa a changé, acquiesça-t-il vivement. Il passe plus de temps à la maison. Il dîne avec nous quand il le peut et il vient parfois nous voir avant le coucher. Avant son arrivée, et même quand Elena était là, papa ne faisait plus ça, dit-il en grimaçant à ses souvenirs.
- Hum, c'est vrai. Mais papa nous aime tu sais. Même s'il n'était pas très présent avant.
- Bien sûr, petite sœur, sourit Ethan. Je le sais bien. Et il ne faut pas en douter. Peu importe ce que les gens en disent, affirma Ethan
En disant ça, il pensa à leur grand-mère qui avait osé, et à plusieurs reprises, dire que leur père ne les aimait pas assez puisqu'il les délaissait à leur sort ou au sort d'une nourrice. À chaque fois qu'elle disait ce genre de chose, Ethan l'avait détesté un peu plus. S'il avait pu, il aurait répliqué. Mais il ne disait rien, de peur d'être sévèrement puni. Il se contentait simplement de la regarder méchamment, avant de s'en aller pour aller se réfugier dans une autre pièce où il n'entendrait plus ces monstrueuses paroles.
- À vous voilà, s'exclama une voix soudaine qui appartenait à Harry. Est-ce que tout va bien ? demanda-t-il en les voyant silencieux.
-Très bien, sourit Ethan. Je venais lui donner un coup de main parce qu'elle n'arrivait pas à retenir sa poésie.
- Menteur, siffla-t-elle en écrasant le pied de son frère qui gémit de douleur. J'y arrivais très bien avant que tu viennes me déranger, dit-elle en reniflant, la tête haute.
Harry ne put s'empêcher de rire légèrement sous la taquinerie d'Ethan et l'action de la gamine.
- Vous venez. C'est l'heure du dîner, dit-il ne cherchant pas à savoir ce qu'il s'était vraiment passé entre eux.
- Je meurs de faim, s'écria Ethan en passant devant lui.
- Pas besoin de crier comme un goret, sermonna Séraphine, en le suivant de près.
Toujours le sourire aux lèvres, Harry referma la porte et les suivit jusqu'à la cuisine où déjà attendaient Sebastian, ainsi que le père de famille qui accueillit avec bonheur ses deux enfants qui s'activèrent à lui raconter leur journée.
Comment ne pas être émerveillé devant ce petit tableau familial ? Depuis quelques temps, Harry trouvait que le dîner du soir était la dernière note de la journée, représentant douceur et gaîté.
Son regard se riva sur le père qui était penché vers sa fille. Ce dernier lui souriait chaudement tout en lui répondant de la tête à chaque parole qu'elle prononçait. Sentant un regard pesant sur lui, il se détourna de la scène pour ancrer son regard dans celui moqueur de Sebastian qui lui fit un clin d'œil suggestif, avant de montrer d'un signe discret de la tête son employeur.
Harry rougit fortement en comprenant la subtile tentative de son ami. Franchement, il fallait qu'il arrête tout de suite ses pauvres insinuations. Non, vraiment, il se devait d'avoir une autre conversation avec lui.
-Tout va bien ? s'exclama soudainement Riddle père.
-Quoi ? se reprit Harry.
-Vous étiez sur le point de commencer à servir jusqu'à ce que vous vous figiez soudainement. Quelque chose ne va pas ?, demanda Tom.
- Oh non, non, tout va bien. Désolé, dit-il avant de servir d'abord les enfants sous les yeux suspects de Tom mais rieurs de Sebastian.
Harry lui jeta d'ailleurs un regard noir qui promettait mille souffrances.
Cependant, pour Sebastian, Harry pouvait continuer à nier, encore et toujours, le fait qu'il y avait quelque chose entre lui et le père de famille. De toute façon, à ses yeux, ce qu'il se passait entre eux, n'avait rien d'anodin. Il y avait bien plus qu'une simple relation d'employeur à employé.
o00oo00o
Après avoir, comme tous les soirs, nettoyé la cuisine, Harry s'était réfugié dans le grand salon. Assis sur l'un des canapés, il lisait un autre bouquin intéressant, tout en communiquant par texto avec Ron.
Les deux garçons avaient prévu de se revoir ce week-end, et Harry était déjà bien impatient de retrouver son ami. Ron et lui commençaient petit à petit à retrouver leur complicité. Pour Harry c'était un soulagement de ne pas avoir perdu son amitié. Dans le cas contraire, cela lui aurait été invivable.
Souriant à l'un des messages de ce dernier, il ne vit pas Riddle père entrer dans le salon et venir vers lui. Ce ne fut que lorsqu'il entendit le bruit d'une tasse posée sur la table basse qu'il prit conscience qu'il n'était plus seul dans la vaste pièce. Relevant la tête, il tomba dans le regard bleuté de son employeur qui le fixait sans aucune retenue, avant de poser une deuxième tasse fumante devant lui.
- Cest pour moi ? demanda Harry en relevant les yeux vers Tom.
- Perspicace, sourit ce dernier avant de s'installer en face de lui.
- Merci, lui sourit-il en retour, en prenant la tasse chaude en main pour boire une première gorgée.
Tom le regarda faire avant de s'installer plus confortablement pour faire de même.
-J'ai remarqué que vous étiez ailleurs ces temps-ci. Quelque chose est arrivé ?
- Oh vous l'avez remarqué, dit Harry en grimaçant.
Tom hocha simplement de la tête.
- Une rencontre est prévue pour mercredi prochain. Nous allons enfin mettre un terme à notre mariage, lui apprit-il. Je me dis que cette journée va surement me hanter quelques jours.
- Pourquoi dites-vous cela ?
- Ce sera la dernière fois qu'on se reverra Draco et moi. Et nous aurons beaucoup de chose à nous dire, expliqua Harry. Je sais bien que ce que je risque d'entendre va très certainement me déplaire. Pourtant je compte bien profiter de ce moment pour lui dire tout ce que j'ai sur le cœur. Mais plus que tout, je veux surtout savoir pourquoi. Pourquoi tout ça, finit-il par dire d'un ton quelque peu douloureux. Enfin… Je sens que cette journée ne me sera pas des plus joyeuses.
-Je vois, intervint Tom. Je peux vous donner votre journée si vous le souhaitez. Je pense en effet que vous en aurez besoin.
- Quoi ? fit Harry, surpris. Oh non ça ira. Vraiment.
- J'insiste. Sebastian s'occupera volontiers des enfants à votre place. Profiter de cette journée pour vous aérer physiquement et mentalement. Honnêtement, vous en aurez grandement besoin.
Stupéfait Harry regarda fixement son employeur un long moment avant d'acquiescer lentement, à contrecœur, il fallait le dire. Néanmoins, au fond de lui, il était touché de l'attention que lui portait son employeur.
Cependant, savoir aussi que ce dernier ait remarqué qu'il n'avait pas été dans le meilleur état d'esprit ces derniers jours le surprenait. Évidemment, cela était à cause de sa future et dernière rencontre avec Draco.
Mais s'il n'y avait que ça….
Ces questionnements sur sa relation avec son employeur ne l'avaient pas quitté de toute cette semaine. Si au départ sa présence lui était tout ce qu'il y avait de plus amicale. À présent Harry voyait cette relation sous un autre angle. À ses yeux il y avait bien plus qu'une simple relation employeur-employé. Et constater cela le gênait et le déstabilisait fortement. Il était complètement perdu face à ses nouveaux sentiments qui prenaient peu à peu le pas leur relation qui aurait due ou plutôt devrait être purement et simplement professionnelle ou tout au plus, amicale. Et encore !
Harry ne voulait certainement pas nager dans le flou total dans lequel il était depuis peu, pour la simple et bonne raison qu'il ne souhaitait tout bonnement pas comprendre qu'il était réellement en train de tomber dangereusement sous le charme de l'autre homme. Il ne voulait pas le comprendre parce qu'il ne se sentait pas prêt à avancer dans ce sens-là. Tout ce qui touchait de près ou de loin à l'amour l'effrayait au plus au point désormais. Et puis honnêtement, il était loin d'avoir oublié son passé avec Draco. Leur rupture était encore bien trop fraîche. Il lui fallait bien plus de temps pour rebondir. Alors envisager une relation amoureuse alors qu'il était encore plongé dans des eaux troubles lui était impensable.
Baissant les yeux, Harry serra sa tasse de ses deux mains en y repensant. Non vraiment, il ne savait plus quoi faire. Il était totalement perdu. Autant il voulait continuer d'être proche de son employeur, autant il voulait s'en éloigner pour ne pas succomber.
Succomber. Ce mot sonna lourdement et vicieusement à ses oreilles. En y regardant de plus près, des deux hommes ce serait plutôt à lui que cela arriverait. Sûrement pas à cet homme si charismatique qui était assis en face de lui. Riddle père ne pouvait pas s'intéresser à lui de cette façon-là. Ce n'était pas possible. Il n'y avait plus rien de désirable qui ressortait chez lui. Il était franchement devenu laid. Du moins à ses yeux, car d'après ses amis et sa famille, il était toujours aussi charmant. Il se demandait bien où était le « charmant » ! Quand il se regardait dans un miroir, la seule chose qu'il voyait était ses yeux ternes, des cernes de fatigue dus à un cruel manque de sommeil, et surtout ses kilos en trop. Alors comment pouvait-il être charmant et surtout comment cet homme pourrait le désirer ou le vouloir alors qu'il était réduit à être un jeune homme insignifiant et grassouillet.
Il savait bien qu'il ne devrait pas se dévaloriser ainsi mais c'était plus fort que lui. Il n'était vraiment plus le Harry d'autrefois, celui sûr de lui, joyeux, charmeur et il en passait. Et cela était bien triste à voir et à constater.
Un raclement de gorge soudain se fit entendre, le ramenant à la réalité. Relevant ses yeux, il tomba dans deux lagons bleus qui le fixaient sans gêne. Il rougit sous l'insistance du regard, avant de détourner le sien.
- Merci, souffla Harry en se reprenant.
- Ne me remerciez pas, dit Tom tout en posant sa tasse. Alors dites-moi, tout se passe bien avec les enfants notamment avec Séraphine.
- Oui, répondit Harry, retrouvant le sourire. Cela va de mieux en mieux. Quand on apprend à la connaitre on se rend compte que, comme son frère, ce n'est pas vraiment une enfant difficile.
- Je vous l'accorde. Je ne veux pas lui trouver des excuses, mais son comportement irrespectueux qu'elle avait eu envers vous, était simplement le fruit de l'influence de ma chère mère, cracha ce dernier.
- Votre mère ? le questionna Harry.
- Hum…, acquiesça Tom. Ce que je vais vous dire risque de vous surprendre ou même vous choquer, mais ma mère est une femme mauvaise et non fréquentable. Elle essaye d'engrener les gens et même mes enfants dans son sens. Elle exige, elle décide et ce n'est pas autrement. C'est comme cela qu'elle fonctionne. Évidemment, cela n'a jamais marché avec moi. Ce qu'elle n'a d'ailleurs jamais digéré.
Dire qu'Harry était stupéfait par les dires de l'autre homme serait un euphémisme. Sebastian lui avait déjà fait le portrait peu flatteur de la grand-mère paternel des enfants. Cela l'avait sidéré de savoir que, de nos jours, il existait encore ce genre de personnes. Des personnes qui méprisaient le petit peuple parce qu'il n'était pas aussi noble et riche qu'eux.
Clignant des yeux Harry assimilait ce que son employeur lui disait sur sa matrone. L'entendre de la bouche même de Sebastian était une chose. Mais celle du fils lui-même en était une autre. Maintenant il comprenait d'où venait le comportement irrespectueux de Séraphine. Enfin, aujourd'hui cette dernière se comportait très bien désormais. Et cela était le plus important. Franchement, il espérait vraiment ne jamais rencontrer cette femme.
-J'ai décidé que Séraphine et Ethan n'iraient plus passer de week-end ou vacances chez mes parents, continua Tom. Et je leur ai interdit de mettre les pieds dans ma maison. Surtout ma mère, dit-il en en se levant doucement. Mais connaissant ma mère… elle ne lâchera pas l'affaire. Elle va essayer de revenir pour s'imposer de nouveau.
- Lui avez vous simplement parler ? Dis les choses concrètement, demanda Harry.
- Évidemment, grimaça Tom en se souvenant le nombre de fois où il s'était brouillé avec elle. Mais c'est qu'elle est tenace.
- Alors il lui fait une bonne raison de vous laisser une bonne fois pour toute tranquille vous et vos enfants, argua Harry. Laissez-moi vous dire que je trouve cela quand même bien dommage d'en arriver là. Tout compte fait, votre famille ne se résume qu'à vous et à vos enfants.
- Certainement, dit Tom. Mais heureusement qu'ils ont encore leurs grands-parents maternels. Bien qu'ils habitent en Amérique.
- Oh ! Alors on peut dire que ça compense, rit Harry pour alléger l'atmosphère
-Je suppose oui, sourit finement Tom. Mais je préfère vous prévenir. Ma mère risque de débarquer ici. Comme je vous ai dit, elle va tenter de revenir. De s'imposer. Si je ne suis pas là, n'hésitez pas à la renvoyer. Empêchez-là de s'approcher de mes enfants.
Les yeux écarquillés, Harry acquiesça lentement sous l'ordre clairement donné.
-Je ferais ce que je pourrais si un jour l'occasion se présente. Ce que je n'espère pas, dit Harry franchement.
-Je ne le souhaite pas non plus. Bien ! dit Tom en reprenant sa tasse vide. Il commence à se faire tard et je me lève tôt. On ne se verra sûrement pas demain. Je risque de rentrer vraiment tard. Alors ne m'attendez pas pour le dîner.
-Très bien. Bonne nuit, salua alors Harry.
- Bonne nuit, salua en retour Tom, avant de s'en aller.
Il passa par la cuisine afin de poser sa tasse, avant de monter dans sa chambre laissant Harry en pleine réflexion dans le salon.
L'esprit ailleurs, il finit doucement sa tasse de thé. Malgré tout ce qu'il pouvait en dire, la compagnie de son employeur lui était franchement agréable. Et comme à chaque fois, celui-ci ne se privait pas de se confier en lui relevant des choses importantes de sa vie.
C'était vraiment une chose d'avoir su de la bouche même de Sebastian que la relation mère-fils plus principalement n'était pas au beau fixe. Mais de l'entendre du fils était plus qu'impressionnant et surtout sidérant.
Comme il le lui avait dit, Harry trouvait cela dommage qu'entre eux il y'ait cette relation plus que conflictuelle. D'accord, il s'était toujours douté que dans les familles aristocrates telles que les Riddle, les relations ou les tentions pouvaient être plus ou moins difficiles à supporter à cause de toutes ces règles et obligations imposées par les parents. Mais à ce point-là, Harry plaignait ces familles-là. Ou plutôt leurs enfants.
Maintenant qu'il y repensait, Draco venait lui aussi d'une famille aristocrate. Mais ce dernier s'était assez bien entendu avec ses géniteurs. Du moins, avant qu'ils se rencontrent, se mettent en couple et se marient. Le jour où Draco avait pris les devants en révélant à sa famille qu'il était en relation, avec un homme de surcroît, cela avait été la catastrophe du siècle. Tout s'était alors écroulé dans la famille Malfoy. Ses parents avaient tout fait pour remette leur fils dans le droit chemin. Ils ne voulaient en aucun cas d'un déviant dans leur prestigieuse famille. Malheureusement, Draco s'était opposé et n'avait pas hésité à crier à qui voulait l'entendre qu'il ne changerait jamais d'avis. Ses parents avaient continué à les menacer lui et Harry. Cependant, Draco n'en avait eu que faire de leur menace. Il était resté avec Harry parce qu'il l'aimait comme un fou. Mais cela, ses parents ne voulaient l'entendre. Alors le jour où Draco leur avait appris qu'il allait en plus se marier, ce fut la goutte de trop. Leur unique enfant s'était alors retrouvé à la rue et sans un sous. Cela l'avait bien entendu déchiré mais Harry et ses amis l'avaient soutenu et surtout beaucoup aidé.
Il ne put empêcher le sourire triste de se dessiner sur ses lèvres à ces pensées. Oui, il lui avait tout donné. Son corps, son cœur, sa joie, son sourire et il en passait. Il avait tout fait pour que Draco n'ait plus à penser à cette étape de sa vie, mais plutôt à son avenir. Avec lui. Mais voilà, voilà où ils en étaient aujourd'hui… Ils divorçaient pour la plus pitoyable des raisons.
Tout compte fait, malgré toute la volonté qu'il y mettait, il n'arrivait toujours pas à ne plus penser à son passé avec Draco. Rien qu'un mot suffisait à le renvoyé à un moment de sa vie passée avec lui. Se passant une main dans les cheveux, Harry baissa les yeux sur ses mains posées à plat sur ses cuisses. Il les fixa un moment avant que sa discussion avec Riddle père ne lui revienne en mémoire. Il aurait aimé savoir ce que ce dernier ressentait réellement face à ce conflit. Comment il arrivait à supporter tout ça. Après, en y réfléchissant bien, la manière dont il parlait de ses parents, on pouvait déjà supposer qu'il n'avait aucune estime pour eux. Et pareil de leur côté. Et franchement, aux yeux d'Harry, il n'y avait rien de plus déplorable et de plus triste.
Enfin ! Ce qu'il retenait de tout cela était qu'il n'avait aucune envie de rencontrer les parents de ce dernier. Surtout sa mère.
Se levant du canapé, il attrapa sa tasse et se rendit à son tour dans la cuisine. Il lava sa tasse, avant de la remettre dans l'un des placards. Toujours l'esprit ailleurs, il s'essuya les mains et sortit de la cuisine, non sans oublier d'éteindre toutes les lumières. Tranquillement, il monta dans sa chambre. Son corps, comme son esprit, était soudainement lourd et fatigué. Baillant à s'en décrocher la mâchoire, il entra dans sa chambre.
Avant de se plonger dans la chaleur de ses draps accueillants, il déposa son portable sur sa table de chevet, puis partit rejoindre sa salle d'eau pour faire sa petite toilette du soir.
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Les bras croisés et une moue boudeuse sur le visage, Sebastian écoutait Harry lui faire la leçon. Encore aujourd'hui, il avait subtilement fait des allusions sur la relation avec leur employeur. Cette fois-ci, Harry l'avait stoppé dans son élan. Pourtant, il pouvait bien dire tout ce qu'il voulait, pour Sebastian il y avait quelque chose entre eux, et c'était indéniable.
-Tu as fini, baragouina ce dernier en le regardant fixement.
- Seulement si tu arrêtes de dire des sottises, répliqua Harry en s'asseyant en face de son ami.
- Je ne dis que la vérité.
- Sebastian, grogna Harry.
- Pourquoi est-ce que cela t'énerve autant. Il n'y a rien de mal dans ce que je dis. J'émets simplement une évidence. Pourquoi, pour toi, c'est si impossible qu'il puisse avoir quelque chose entre vous ?
-Tu sais très bien pourquoi, dit Harry en détournant le regard. Et puis ce n'est pas la question, se reprit-il en voyant son ami qui allait se remettre à déblatérer. Je ne veux plus en parler. Ni même y penser. Rentre-toi bien dans le crâne qu'il n'y a et n'y aura jamais rien d'intime entre moi et Tom Riddle. Compris !
-Tu es si sûr de toi, dit simplement Sebastian. Mais compris, je ne dirais plus rien. Mais sache que je n'en pense pas moins. Je ne comprends pas ton pessimisme. Je conçois bien que tu vives encore mal ton divorce, comme ton physique. Mais ne te mets pas plus mal. Reprends-toi et vas de l'avant. Et puis tu n'es pas tout seul. Tu as ta famille, tes amis et moi, sourit-il. S'il te plait, fais tout pour retrouver une vie pleine de joie, de nouveautés et autres qui égayeront ta vie.
Les yeux brillants d'émotion, il ne fit qu'acquiescer de la tête.
Ils se connaissaient que depuis peu de temps mais Sebastian était devenu un réel ami sur qui il pouvait compter. Celui-ci n'hésitait pas à l'aider et lui remonter le moral lorsqu'il le fallait. Lorsqu'il en avait besoin. Il avait beaucoup de chance de l'avoir près de lui, ici au sein de la demeure des Riddle. Il était comme un pilier. Oui, c'était cela, il était un pilier. Son pilier.
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Voilà voilà. Me revoilà de retour avec un nouveau chapitre. J'espère vraiment qu'il vous à plu.
Comme vous avez pu le constater je n'abandonne pas cette histoire mais la publication n'est plus aussi régulière qu'au départ et je m'en excuse.
Je vous dis à la prochaine
Que la folie Byak & Sha' soit avec vous.
Sha'
Review !
