Bonjour ou bonsoir tout le monde.
Me revoilà avec un nouveau chapitre de Harry's problems !
J'espère que ce chapitre vous plaira, comme toujours. Je vous remercie pour toutes vos reviews si encourageantes. Merci encore :)
Merci aux anonymes. Comme toujours, je n'ai pas pu répondre à leur commentaire sur mon profil.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Et personnages OOC.
Univers : UA
Rating : M
Pairing : mention HP/DM et HP/TR
Bêta-lecteur : Byakkance ( Mon Byak' d'amour. Coeur sur toi )
Bonne lecture.
Harry's problems !
Chapitre 20 : Éloignement ?
La nuit avait été affreuse pour Harry. En effet, il n'avait pas réussi à fermer l'œil à cause de toutes ses pensées, encore et toujours, dirigées vers sa relation avec Riddle père. Mais plus que tout, c'était surtout, et sans aucun doute, à cause du rêve qu'il avait fait.
Il s'était vu, lui et son patron, dîner ensemble, rien que tous les deux, avant de finir leur soirée dans une chambre. Sa chambre. La suite... Il valait mieux tenter de l'oublier tant elle l'avait retourné. Et elle l'avait tellement retourné qu'il s'était levé en sueur et très humide à un endroit bien précis de son pyjama. Là encore, cela l'avait complètement horrifié car non seulement il s'était rendu compte qu'il avait fait un rêve érotique concernant son employeur, mais qu'en plus de ça, comme un adolescent bourré d'hormones, il n'avait pu se retenir. Il se sentait si honteux d'avoir eu ce genre de rêves. Malheureusement, cette fois-ci il ne pouvait pas mettre la faute sur Sebastian comme il avait pris l'habitude de le faire. À ce stade, il était le seul fautif.
Depuis quelques jours, il voyait son employeur d'un autre œil, à son plus grand dam. Pourtant, il essayait de se soustraire à ces pensées beaucoup trop suggestives mais il était maintenant à un point où il n'arrivait plus à les éviter. Désormais, à chaque fois qu'il était en la présence de Riddle père, il se sentait fébrile mais surtout désireux. Honnêtement, il se serait bien passé de ressentir tout cela. Il n'était vraiment pas prêt à envisager quelque chose avec lui, ni même avec personne d'autre, d'ailleurs. Et puis franchement, il était bien le seul à avoir ce genre de pensées. Il était certain que Riddle n'en avait aucune de ce style à son égard. Certes, il était plus que sympathique avec lui et il avait avoué l'apprécier, mais cela s'arrêtait là. Il n'y avait rien d'autre pour sa part. Harry en était persuadé. Et quand bien même, que ce dernier puisse ressentir quelque chose de tel à son encontre, cela était juste stupide. Du moins, aux yeux d'Harry.
Non, vraiment, il ne savait plus quoi faire. Il était comme piégé et irrémédiablement perdu. Il s'était promis après l'épisode de Draco de ne plus jamais tomber amoureux. Son physique l'y aidant d'ailleurs. Avec un tel corps, il n'attirait plus les regards, alors dans un certain sens cela l'arrangeait bien. Mais comment se tenir à ses engagements quand un homme comme Tom Riddle rentrait dans votre vie et chamboulait tout sur son passage que ce même homme avait des mots emplis de sincérité et vous paraissait quand même bien accessible ? « Impossible ! » lui criait sa conscience. Tout simplement impossible.
Honnêtement, il devait trouver une solution à son problème. Il ne pouvait plus se permettre d'avoir de telles pensées et encore moins avoir des rêves si équivoques.
L'esprit embrouillé, il touilla d'une manière lasse la sauce bolognaise qui mijotait doucement dans une casserole. L'heure du repas allait bientôt sonner et comme la veille, le père de famille ne rentrerait pas pour le dîner. D'ailleurs, il ne l'avait pas du tout croisé, pas même quelques instants le matin. Ce dernier était parti très tôt pour rentrer très tard. Tapotant la cuillère contre le bord de la casserole, il éteignit le feu et alla s'occuper des spaghettis qui cuisaient dans l'eau frémissante.
Tout en les égouttant, il repensa au fait qu'il devait avoir une discussion plus ou moins sérieuse avec son patron… Ou au moins lui faire comprendre que leur rapprochement n'avait rien de professionnel. Après tout, il n'agissait pas de cette manière-là avec Sebastian, par exemple, et encore moins avec ses autres employés. Harry en était certain. Il avait l'impression d'être une exception. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Mais il ne pouvait nier qu'au fond de lui cela lui plaisait comme cela l'effrayait. Pourtant, il se devait de s'éloigner et fixer des limites. Mais comment ?
Soufflant, il finit la préparation du dîner. Ce soir, le père de famille n'était pas des leurs, ni même Sebastian qui avait été invité au restaurant par de veilles connaissances. Ce serait donc un dîner en tête à tête avec les deux enfants. Pas que cela le dérangeait, au contraire. Il les aimait beaucoup. Oui, même Séraphine. Et cela, malgré leurs débuts quelque peu chaotiques.
Versant les pâtes dans un saladier, il entreprit ensuite de les assaisonner. Une fois cela fait, il posa le plat chaud sur la table déjà dressée avant d'attraper la casserole remplie de sauce bolognaise. Ce soir ils allaient se régaler. Tant pis pour les absents.
La table prête, il monta chercher les deux enfants. Un sourire tirait ses traits en se disant qu'il aimait vraiment son boulot désormais. Il aimait s'occuper des deux enfants comme il aimait entretenir la demeure. L'idée même de quitter cet emploi et cette famille lui déchirait le cœur. Pourtant, au plus profond de lui, il commençait à avoir peur. Peur de lui et de ses réactions vis-à-vis de son employeur plus principalement.
Dans un sens, Sebastian avait raison. Il ne devait pas se voiler la face. Le fait que Riddle père se soucie de lui et agisse si aimablement avec lui depuis le début avait fait, qu'avec le temps, il le voyait autrement. Il faisait pourtant tout pour ne pas aller dans ce sens. Un chemin qui le ridiculiserait plus qu'autres choses. Malheureusement, plus le temps passait, plus il ne pouvait nier l'évidence.
Il était complètement et irrémédiablement tombé sous le charme de Tom Riddle
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Le regard perdu sur le plafond de sa chambre, Harry tentait vainement de trouver le sommeil. Mais celui-ci avait décidé de se jouer de lui pour cette nuit. Il était près de minuit et il avait toujours les yeux bien grands ouverts sur ce qui l'entourait.
Comme tous les soirs, il avait lu et après une bonne lecture, il s'était dit que le sommeil viendrait facilement. Mais non ! Peut-être était-ce à cause de ces appréhensions qui le tiraillaient depuis le matin. Appréhensions dû à ses doutes mais surtout au rêve suggestif qu'il avait fait et qui le chamboulait toujours.
Se mordillant les lèvres, il tenta de ne pas laisser les souvenirs de ce songe plus qu'érotique venir envahir son esprit. Il se sentait déjà mal d'avoir fait ce rêve alors il lui était impensable d'être torturé par ses bribes. Pourtant, alors qu'il ferma fortement les yeux pour chasser ses souvenirs, ils lui revinrent encore plus violemment.
Il se revit être enlacé par Riddle dans son lit, puis celui-ci embrassant sa peau tendre qui rougissait sous ses attentions avant d'imaginer son corps se mouvoir contre le sien. Sans prendre conscience de ce qu'il faisait, sa main vint se poser sur son ventre avant de s'enfouir sous son pull. Doucement, elle se mit à caresser la peau qui l'accueillit dans un doux frisson. D'autres scènes toutes aussi équivoques affluèrent dans son esprit, l'emmenant dans un autre monde. Il se voyait alangui et gémissant des " Tom" sous le corps musculeux et parfait de cet homme qui ne se lésinait pas sur les frottements de corps à corps. C'était à la fois sensuelle et très excitant. Tellement qu'un halètement plus fort s'échappa de sa bouche alors que sa main remontait doucement vers son buste. Un autre petit gémissement s'entendit de nouveau alors que ses doigts vinrent effleurer ses tétons qui durcissaient sous ses belles attentions. Complètement perdu et toujours aussi inconscient de ses propres actes, il se laissa plonger encore plus profondément dans les souvenirs de son rêve si tentateur. Si dévastateur.
Ce ne fut que lorsqu'il jouit qu'il revint de son état plus que second. Ouvrant grand ses yeux, il regarda le plafond d'un air pitoyable et hagard, en comprenant ce qu'il venait de faire. Il retira prestement ses lunettes, avant de plaquer fortement ses deux mains sur ses yeux soudainement brillants. Il avait tant envie de pleurer. Il se sentait tellement honteux et horriblement mal.
Tremblant, il se redressa sur son lit, avant de baisser les yeux vers son entrejambe. Vraiment ! Il avait vraiment envie de pleurer. Étourdi, il se leva de son lit pour rejoindre sa salle de bain. En arrivant dans celle-ci, il se figea devant le miroir. Déjà que son reflet lui était insupportable, à ce moment-ci, c'était pire. Il n'avait pas de mot pour décrire l'état dans lequel il était. Se détournant du miroir, il enleva ses vêtements comme s'il avait le diable aux trousses. Une fois nu, il entra dans la douche et se lava frénétiquement tout le corps en se traitant mentalement de tous les noms d'oiseaux qui passaient dans sa tête. Ce qu'il venait de faire était, à ses yeux, plus qu'atroce. Jamais il n'aurait pensé tomber aussi bas.
Posant son front contre le carrelage de la douche, il laissa l'eau couler abondamment sur son corps. Il avait conscience que malgré cette sensation de mal-être qu'il ressentait, il commençait réellement à douter de ses sentiments vis-à-vis de son employeur. Fermant les yeux, il laissa un sourire désabusé fleurir sur son visage. Il venait de constater qu'il était totalement foutu.
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Après s'être correctement garée sur une place libre dans son grand garage rempli d'autres voitures aussi luxueuses que celle qu'il venait de conduire, Tom souffla de répit. Il n'avait qu'un désir : rentrer et boire un bon thé pour se réchauffer, avant d'aller retrouver son lit douillet. Il détacha sa ceinture, puis prit sa mallette posée à ses côtés sur le siège passager. Sans plus tarder, il sortit de sa voiture, ferma celle-ci et se dirigea vers une porte qui le mènerait directement à son hall d'entrée.
Une heure du matin allait sonner et il était sûr de ne trouver personne encore debout à une heure aussi avancée.
À son plus grand étonnement, au cours de la soirée il avait eu une pensée pour Harry et ses enfants qui dineraient seuls. Il aurait bien voulu être en leur compagnie comme il en avait pris l'habitude désormais. Habitude qu'il prenait plaisir à avoir. C'était quand même bien désolant en sachant qu'il avait fallu qu'Harry entre dans leur quotidien pour retrouver tous ces petits plaisirs de la vie. Il regrettait vraiment de ne pas avoir continué à interagir avec ses enfants après la mort de sa femme. Si Iris avait été là, elle l'aurait massacré pour avoir honteusement mis de côtés leurs propres enfants.
L'arrivée d'Harry les avait quand même bien tous chamboulée. Encore aujourd'hui, Tom en était surpris. Lui qui de base n'affectionnait guère les inconnus, Harry lui avait vraiment fait forte impression à ses yeux. Quelque chose en lui l'avait comme… attiré. Était-ce parce qu'il présentait des similitudes avec sa défunte femme ? Peut-être, répondrait Tom.
Évidemment, Harry avait des qualités propres qu'il appréciait vraiment. Et il n'avait pas hésité à le lui dire. Ce qui était dommage, ou plutôt triste de constater, était que le jeune homme avait très peu d'estime de lui. Il ne pouvait s'empêcher de parler de lui en négatif. Certes, il était passé par des phases difficiles dans sa vie, et Tom en était désolé. Mais la vie continuait ! Harry ne devrait pas se laisser encore plus prendre par ses problèmes. Au contraire, il devrait les affronter avec hargne et dignité. Et s'il avait besoin soutien, comme il le lui avait dit, il ne devait pas hésiter à lui demander de l'aide. Même ça, c'était surprenant, en sachant que s'il détestait les inconnus, alors les aider…..C'était encore pire ! Mais là encore, c'était Harry. Et ça changeait tout et surtout ça expliquait tout. En très peu de temps, il était devenu indispensable dans cette demeure. Tom espérait grandement que ce dernier resterait auprès d'eux encore très longtemps. Après tout, il s'entendait très bien avec ses enfants et avec lui.
Souriant à cette pensée, il se dit que ces temps-ci il pensait beaucoup trop à ce jeune homme aux beaux yeux verts émeraude.
Entrant dans le hall d'entrée, il se dirigea vers le porte-manteau pour y accrocher son manteau. Alors qu'il avait pensé ne trouver personne debout, il vit la lumière de la cuisine allumée. Posant sa mallette sur la commode de l'entrée, il prit la direction de la cuisine et ne fut pas surpris d'y trouver Harry. Ce dernier était en train de verser de l'eau dans une tasse. Tom plissa soudainement des yeux en remarquant que le jeune homme n'allait pas bien. Son corps était plus que tendu et sa main qui tenait la bouilloire tremblait légèrement. Et puis le fait d'être réveillé à une heure pareille était une autre preuve de son état préoccupant. Non ?
Décidément rien n'allait vraiment dans la vie du jeune homme, constata Tom avec dépit.
- Bonsoir ! s'exclama-t-il en faisant sursauter Harry.
- Oh ! Bonsoir, bredouilla ce denier en se retournant vers son employeur.
Ses joues devinrent subitement rouge à sa vue, avant qu'il ne se détourne du regard inquisiteur.
- Il se fait tard. Le sommeil vous fuit, dit Tom en s'avançant pour s'installer autour de la table. Vous m'en faite un, demanda-t-il.
- Bien sûr, hocha Harry de la tête avant de pendre une autre tasse. Vous avez raison… J'ai eu du mal à fermer l'œil.
- Encore inquiet pour la rencontre de ce mercredi ?
- Entre autre, souffla Harry toujours le dos tourné.
- C'est compréhensible.
- Mais bon ! Après, j'irais mieux. Enfin je l'espère, rajouta Harry en changeant de ton.
- Je l'espère pour vous. Je me répète, mais si vous avez besoin d'aide ou d'une oreille attentive, n'hésitez pas.
- Merci. Mais je devrais arrêter de vous ennuyer avec mes histoires. Vous avez quand même mieux à faire que d'écouter un pauvre jeune homme qui ne cesse de s'apitoyer sur son sort, grimaça Harry.
- Je crois vous avoir déjà dit que vous m'ennuyez pas, répondit Tom en fronçant des sourcils. Après, je ne vous oblige pas à vous confier à moi. Comme vous ne m'obligez pas à en faire de même. Mais sachez que si je le fais, c'est simplement parce que je suis à l'aise en votre présence. Est-ce le cas de votre côté ?
- Bien sûr, avoua le jeune homme. Mais je commence à me dire que je n'ai vraiment pas le comportement qu'un employé devrait avoir envers son patron. Je me dis qu'il n'y a rien de professionnelle dans mon attitude.
Les yeux baissés, Harry n'osa pas regarder Tom qui avait, lui, les yeux plissés d'incompréhension. Qu'essayait-il de lui faire comprendre ?
- Qu'est-ce qui ne va pas réellement ?, demanda Tom, en se doutant qu'il y avait anguille sous roche.
« Tout ! » aurait voulu crier Harry, mais il n'en fit rien.
- Pourquoi me dites-vous cela ? Est-ce que j'ai dis ou fais quelque chose qui vous à déplu ? Dites-le moi si c'est le cas, continua Tom.
- Non, non, vous n'êtes pas en cause. Simplement… Simplement… je suis votre employé. Et je…, reprit Harry d'une voix hésitante. Et je pense que nous sommes en train de passer une barrière qu'on ne devrait pas, tenta Harry de s'expliquer.
Cette discussion était complètement confuse. Pourtant Tom ne savait pas quoi dire. Il ne savait même pas pourquoi Harry lui disait ça. Pire encore, il ne savait même pas où il voulait en venir et comment en étaient-ils arrivés à une telle discussion qui, à ses yeux, n'avait pas lieu d'être. Lui aimait bien la relation qu'il entretenait avec Harry. Certes, elle était différente de celles qu'il avait avec ses autres employés ou connaissances mais il ne souhaitait absolument rien changer de tout cela. De plus, le jeune homme était encore plus tendu ce soir, en sa présence et ne l'avait que très peu regarder droit dans les yeux. Tout ceci prouvait davantage qu'il s'était passé quelque chose. Franchement, cette subite retraite ne lui plaisait vraiment pas et ne lui disait rien qui vaille.
En ayant assez entendu, Tom se leva. Le Harry qu'il avait devant lui n'était pas celui qu'il avait agréablement côtoyé les autres soirs et cela lui mina le moral.
- Je ne sais pas ce qui vous est arrivé aujourd'hui, souffla-t-il. Je crois quand même saisir ce que vous essayer de me dire, bien que je ne comprenne pas pourquoi vous en êtes venu à penser cela, dit Tom. Si vraiment vous souhaiter qu'on ait une relation purement professionnelle, alors soit !
Silencieux, Harry regarda son employeur, une boule coincée au fond de la gorge. Il ne le comprenait pas, certes cela était une chose mais lui se comprenait parfaitement bien. Il agissait ainsi dans le seul but de se protéger. De se protéger des sentiments qui commençaient dangereusement à naître vis-à-vis du père de famille.
Sachez une chose, dit Tom avant de quitter la cuisine. J'aimais beaucoup la relation que nous avions. Je pensais que c'était aussi votre cas, finit-il avant de s'en aller laissant un Harry effondré et désemparé.
Le regret commençait à le ronger. Maintenait, il se demandait s'il avait eu raison d'avoir engagé cette discussion.
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Harry avait l'esprit ailleurs et Ron l'avait bien remarqué depuis qu'ils s'étaient installés dans un petit bar de la ville. Comme prévu, Harry avait rejoint le rouquin chez lui, avant de sortir passer une journée tranquille malgré le froid hivernal.
Assis à une table isolée, Ron regarda minutieusement son ami. Celui-ci était totalement sur une autre planète et cela commença à l'irriter.
- Harry tu es avec moi ? Qu'est-ce que tu as ? finit par demander Ron bougon.
- Quoi ? fit Harry en regardant son ami.
- Depuis qu'on est sorti de chez moi, je te sens ailleurs. Je te parle, tu me réponds à peine. Est-ce que ça va ?
- Je suis désolé, gémit Harry en portant ses mains sur la tasse chaude posée juste devant lui.
- Je vois !, souffla son ami. Il s'est passé quelque chose cette semaine pour que tu aies l'air d'avoir enterré ton chat. Même si tu n'en as pas, ricana Ron.
Harry sourit devant la blague. Il n'y avait que Ron pour sortir ce genre d'âneries.
- Tout va bien, répondit alors Harry. C'était une semaine comme une autre, finit-il par dire avant de boire une gorgée de sa boisson chaude.
- C'est bizarre… mais j'ai du mal à te croire, insista Ron, les yeux froncés.
Devant le regard éloquent de son meilleur ami, Harry ne sut quoi lui répondre. Il n'en avait aucune idée. En fait, si. Il savait mais il n'avait pas envie de saouler son ami avec ses problèmes, même s'il était sûr que cela ne le dérangerait pas. Cependant Harry en avait marre. Marre de toujours se larmoyer. De toujours se montrer pitoyable. Marre de toujours se plaindre comme un enfant.
- Harry !, l'appela son ami.
Toujours rien. Il se contenta juste de regarder fixement la crème de son cappuccino disparaître.
- C'est en rapport avec ton divorce ? le questionna Ron.
« S'il n'y avait que ça », pensa Harry.
Certes le divorce était le principal problème auquel il était confronté depuis quelques temps. Pourtant alors qu'il était sur le point de s'en défaire, voilà qu'un autre montrait le bout de son nez et de la plus vile des manières. Le pire était que ce problème qui aurait normalement dû le rapprocher de son employeur, l'avait plutôt éloigné de lui. Et cela, Harry le vivait mal. Terriblement mal ! Cependant il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. S'il n'avait pas été faire comprendre à Riddle père que leur relation devait strictement rester professionnelle, rien de tout cela ne serait arrivé. Il savait fort bien qu'il avait fait une connerie qu'il regrettait amèrement. Malheureusement, ça avait été la seule solution pour qu'il se protège des sentiments qui naissaient envers son employeur.
- Entre autre, répondit-il alors. Mon avocat m'a appelé en début de semaine et il m'a dit que Draco avait accepté mes conditions. On signe la fin de notre mariage ce mercredi à 10h à Londres.
- Ce n'est que maintenant que tu me le dis, s'égosilla son ami. Enfin….C'est une très bonne nouvelle, rajouta-t-il en souriant malgré tout.
- Hum.., fit Harry.
- Ok, désolé, grimaça-t-il en voyant le visage maussade de son ami. J'aurais dû m'enthousiasmer autrement. Mais honnêtement, ca reste une bonne chose parce que tu seras enfin libérer et tu pourras enfin aller de l'avant.
- Sûrement, dit Harry. Mais y a autre chose qui fait que je ne vais pas bien. Et cela n'a rien à voir avec Draco ou le divorce, avoua Harry.
- D'accord, fit Ron, confus. Dis-moi.
- Je ressens des choses pour mon employeur, dit Harry d'un but en blanc.
- Quoi ? s'étonna son ami, ne s'y attendant pas.
- Je commence à ressentir des choses pour mon employeur, répéta Harry. Et cela, à cause de la relation que nous avions jusqu'ici, dit-il. Si tu voyais comme il est avec moi. Si tu entendais ce qu'il me dit pour me rassurer…. Comment ne pas le voir autrement que comme mon patron. J'ai pourtant essayé de ne pas y prêter attention, souffla-t-il. Et puis, l'intervention de Sebastian ne m'a pas beaucoup aidé. Au contraire. Il a même été l'élément déclencheur de tout ça je dirais, s'expliqua piteusement Harry sous les yeux ahuris de Ron. C'est horrible hein.
- Ok. Alors attends, se reprit Ron. Je suis surpris. Agréablement surpris. Mais je ne vois pas c'est quoi qui est horrible dans tout cela. Tu as le droit de vouloir refaire ta vie. Comme tu as le droit d'avoir envie de papillonner. Et si c'est avec ton patron, alors pourquoi pas. Il est comment d'ailleurs ?
- Il est beau. Très beau même. Très charismatique. Il est d'une compagnie fort agréable, lista Harry. J'aime vraiment passer du temps avec lui. Je ne sais pas comment il est avec les autres mais avec moi il est extrêmement gentil, agréable et à l'écoute. Il a vraiment tout pour plaire.
- Waouh, siffla Ron. Il ne te laisse vraiment pas indifférent.
- Et ça se voit tant que ça ?
- Ouais mec.
- Ça ne devait pas arriver, gémit Harry.
- Il faut croire que si, affirma Ron. Cet homme te plaît.
- Certainement. Mais je ne ferais rien.
- Et pourquoi ?
- Tu m'as bien regardé dernièrement, grimaça Harry. Non vraiment il n'y aura rien entre lui et moi. À part dans mes rêves qui sont….
- Garde les détails pour toi, le coupa Ron, en riant.
- Vaut mieux, oui, sourit Harry.
- Alors si je comprends bien… Tu ne tenteras rien ?
- Rien, confirma Harry, sûr de lui.
- Je ne te comprends pas. Tu as peut-être la chance d'être de nouveau heureux dans les bras d'un autre homme. Pourquoi tu ne la saisis pas ?
- Par peur… sans aucun doute. Et puis de toute façon, depuis deux jours on ne se parle plus, révéla Harry tristement.
- Pourquoi ?
- Parce que je lui ai fait comprendre que nous ne devrions pas être trop proches et que la relation que nous avions était loin d'être professionnelle.
- Mais pourquoi tu as fais ça ?!, le gronda Ron.
- Pour me protéger. Ecoute, Ron, je me suis promis de ne plus jamais tomber amoureux. Pas après tout ce qui s'est passé et se passe encore dans ma foutue vie.
- Tu es un idiot, Harry, souffla son ami. La raison pour laquelle tu as peur d'aller vers lui, c'est ton physique. Tu bloques tellement sur ta morphologie que tu oublies que le physique ne fait pas tout. Tu peux plaire. Encore faut-il que tu y croies, le sermonna Ron. Ta vie ne s'est pas arrêtée après que tu aies pris un kilo en trop. Elle a continué à avancer. Mais de façon négative. Mais cela, c'est toi qui l'as voulu. À présent, fais la avancer de manière positive. Et puis s'il le faut, moi je serais la pour t'épauler et t'aider à redevenir cet Harry qui te manque tant, même en étant comme tu es à présent.
- Ron, je…
- Écoute-moi, le stoppa son ami. Je comprends qu'actuellement tu es encore chamboulé par tout ce qui t'arrives… Mais après, ça ira mieux ! Et quand ça ira mieux, si tu as envie d'être proche de ton boss, ou même d'une autre personne, alors soit le. Et franchement, s'il est aussi gentil, rassurant, confiant avec toi, c'est qu'il te considère plus que tu ne le crois.
Soufflé par les paroles de son ami, Harry ne sut pas quoi répondre. Il regarda son meilleur ami comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Jamais Ron ne lui avait parlé comme il venait de le faire. Entendre ses paroles lui fit un bien fou et il voulait y croire.
Requinqué, Harry sourit à son ami qui le lui rendit. Voilà à quoi servaient les vrais amis.
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Tom avait passé un très, mais alors, un très mauvais week-end.
Évidemment, il avait essayé de se trouver des occupations intéressantes pour animer son week-end morose mais rien à faire. Même la compagnie de ce cher Severus n'avait suffit à lui faire oublier cette abominable soirée où Harry lui avait clairement fait comprendre que tous deux devaient désormais s'en tenir à une relation professionnelle.
Sérieusement, Tom ne savait toujours pas comment prendre cette décision si soudaine. Comme il ne savait toujours pas pourquoi le jeune homme en était venu à émettre cette fâcheuse idée. Cependant une chose était sûre, il était déçu. Déçu du comportement inexplicable du jeune homme et il se sentait aussi peiné. Oui c'était cela. Il était horriblement peiné.
Voilà sûrement les principales raisons de son mauvais week-end passé. Après tout, il n'avait fait que penser à Harry et à cette étrange discussion qui les avait menés à s'éloigner. Depuis, ils ne s'étaient pas reparlés. Sauf un simple bonjour samedi matin avant que le plus jeune ne parte chez lui. Cela avait été d'ailleurs un bonjour assez terne, voire glaciale.
Allongé de tout son long sur son lit, il regarda le réveil posé sur la petite commode près de lui. Il était deux heures du matin passée.
Il avait passé la journée, puis la soirée avec Severus, tout en pensant que celui-ci lui ferait changer les idées. Mais que nenni ! Pourtant l'autre homme avait tout fait pour le distraire agréablement. Il l'avait emmené dans l'un des restaurants huppés de la ville, puis il s'était retrouvé à finir la soirée dans une soirée organisée par un ami de Severus. Un homme riche et pas désagréable à regarder.
D'ailleurs, à la grande horreur de Severus, son ami avait passé la soirée à lui faire du charme. Pourtant, malgré l'évidente beauté de l'autre homme, Tom était resté de marbre. Certes, l'homme n'était pas laid, mais lui n'avait eu aucune envie de rentrer dans son jeu de séduction. D'ailleurs, à la fin de la soirée, Severus avait soufflé de soulagement avant de partir avec Tom dans un hôtel pour finir leur nuit en beauté. Cependant, bien que son ami ait passé une excellente soirée, du côté de Tom ça avait été tout le contraire.
S'il avait refusé les avances de l'ami de Severus, il n'avait pu échapper aux siennes. Évidemment, coucher avec Severus était loin d'être désagréable pourtant ce soir il n'avait eu aucune envie de coucher avec qui que ce soit. Mais allez faire comprendre ça à Severus sans qu'il ne le prenne mal et qu'il ne fasse de scène… Impossible ! Du coup, Tom avait alors cédé à ses avances. Leur étreinte n'avait pas duré bien longtemps, surtout après que Tom ait eu une pensée fugace pour Harry alors qu'il était en train de préparer son amant à le recevoir. Cela l'avait complément bloqué quelques secondes avant qu'il ne se reprenne et finisse au plus vite sa besogne.
Sans même se laisser le temps de rependre son souffle, il était sortit en toute hâte du lit sous les yeux ahuris de Severus, avant d'aller dans la salle de bain pour se rincer. Il en était ressorti habillé. Severus avait bien tenté de le retenir mais face au refus glaciale et au regard noir que Tom lui avait lancé, il s'était tu et l'avait laissé partir.
Tout au long du chemin jusqu'à chez lui Tom s'était morigéner mentalement. Pourquoi à un moment pareil il en était venu à penser à Harry. Était-ce parce qu'il était réellement affecter par cet éloignement non voulu pour sa part. Sûrement !
Soufflant, il riva de nouveau son regard vers son réveil. Il était bientôt trois heures du matin. Il devrait dormir, surtout que demain après une journée plus que chargée, il partait pour deux jours sur Paris pour régler une affaire urgente.
Bon sang ! Il allait être fatigué et sûrement de mauvais poil. En plus de cela, il risquerait de croiser Harry qui reviendrait de son weekend. Tous deux allaient-ils avoir la même attitude que samedi matin ? Peut être. Et rien que de penser que cela serait le cas, Tom en grimaça avant de se tourner sur un côté, puis de fermer les yeux.
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En arrivant ce lundi matin à la demeure des Riddle, Harry avait un objectif bien précis en tête. S'excuser auprès de Tom Riddle et lui donner de très, mais alors de très bonnes explications.
Cependant, là debout dans l'entrée de la résidence, sa montre sonnant 7h du matin, il était moins sûr de lui. Et puis il ne savait pas comment amorcer le pas vers Riddle père sans que celui-ci ne le rejette. Mais surtout il ne savait pas quoi lui dire. Il n'avait pas réfléchit à cela. C'était bien beau de vouloir donner des explications. Encore fallait-il les avoir et ce n'était pas son cas.
Soufflant, il enleva sa veste avant de l'accrocher au porte manteau. Alors qu'il se retournait pour prendre l'escalier afin de se rendre à l'étage, il tomba justement nez-à-nez avec Riddle père, près à partir. Celui-ci lui jeta un regard plus que neutre qui fit grimacer Harry.
- Bonjour, salua Harry en souriant légèrement, mais quand même bien mal à l'aise.
- Bonjour, salua Tom par respect. Ne m'attendez pas pour le dîner, je ne rentre que dans deux jours, rajouta-t-il brusquement, avant de passer devant Harry et de quitter la demeure.
« Bon ! Plus tard la discussion ! », pensa avec peine Harry.
Ses yeux devinrent tristes. D'habitude, il le saluait avec un sourire. Et d'un ton très chaleureux, il lui demandait comment s'était passé son week-end. Aujourd'hui, ça avait été tout le contraire. Cela toucha Harry plus qu'il ne l'aurait pensé, tout comme cela lui mina complètement le moral.
« La journée commence bien », pensa-t-il avec ironie, avant se monter dans sa chambre.
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Comme il l'avait prédit, Harry avait passé un début de journée très maussade et Sebastian l'avait d'ailleurs bien vite remarqué. Cependant, il n'avait rien dit. Rien du tout, à la surprise totale d'Harry qui s'était attendu du contraire. Pourtant cela l'avait soulagé car il n'avait aucunement ressenti l'envie de discuter de ce qui n'allait pas avec Sebastian. Il était sûr que ce dernier aurait été déçu qu'il ait agit de cette manière-là avec Riddle père, alors que lui, il croyait à une possible relation entre les deux hommes. Il lui aurait de nouveau dit toutes ces choses dont il voulait y croire malgré tout. Et puis, le mal était déjà fait. Sebastian avait déjà bien réussi à le faire douter. Ses pensées et les rêves qu'il avait faits, le prouvaient amplement.
Évidemment, au plus profond de lui, se cachait encore l'espoir de connaitre l'amour. Seulement, il avait mit tellement d'ardeur à le cacher et l'oublier qu'il avait fini par ne plus y penser. Toutefois, aujourd'hui, son déni s'était complètement fait la malle. Et cela lui faisait vraiment peur. Pourtant, il comptait bien avoir de nouveau une discussion avec son employeur. Mais celle-ci aurait pour but de donner des explications. Mais quelles explications ? Il ne pourrait décidemment pas lui dire que c'était parce qu'il ressentait des sentiments pour lui qu'il s'était alors éloigné. Il allait sûrement le prendre pour un fou. Pire, il pourrait même le virer. Tout ce qu'Harry ne souhaitait pas. Il aimait tellement son travail qu'il lui était hors de question de le mettre en danger. Mais alors qu'allait-il lui dire ? Toute l'après midi, il avait cherché de bonnes excuses qui pourraient passer aux yeux du père. Et c'était un vrai casse-tête. Il regrettait vraiment d'avoir fait une chose aussi stupide que de s'éloigner de lui, alors qu'il aimait tant sa compagnie.
- Enfin à la maison, s'écria Ethan.
Harry sortit de ses pensées sous l'exclamation joyeuse de l'enfant.
Ethan poussa la porte d'entrée, avant d'enlever en tout hâte son manteau, ses gants et son écharpe. Silencieusement, Séraphine fit de même. Elle aussi était bien contente d'être au chaud.
- Allez ranger vos affaires dans votre chambre, puis vous laver les mains. Je vais préparer le goûter, dit Harry alors qu'il prenait en main leur manteau et autres pour les accrocher.
- Oui Harry, dit Ethan avant de monter en vitesse.
Harry sourit avant d' hausser les sourcils de surprise en voyant Séraphine camper devant lui. Elle le regardait fixement sans même bouger un seul cil.
- Séraphine ! appela-t-il. Tu veux me demander quelque chose ?
Cette dernière plissa un moment des yeux, avant d'afficher un visage un peu plus détendu et… souriant. Stupéfait, Harry la regarda et attendit que celle-ci réponde à sa question.
- J'aimerais… j'aimerais beaucoup manger des pâtes à la bolognaise. Comme l'autre jour. C'était bon, lui dit-elle de sa voix fluette.
- Agréablement surpris, Harry sourit à la petite fille, avant de se baisser vers elle.
- Avec grand plaisir, Séraphine. Tu sais… n'hésites pas à me demander ce dont tu as envie. Cela me ferait très plaisir. Surtout si c'est pour te faire de bon petit plat, dit Harry en lui faisant un clin d'œil.
Séraphine baissa les yeux, mais ses petites lèvres se recourbèrent dans un fin sourire
- Alors… Je pourrais vraiment te demander tout ce je veux ?
- Eh bien… oui ! Mais dans la mesure du possible évidemment, rit Harry, avant de se relever.
- D'accord, accepta-t-elle, avant de se détourner de lui et de monter à l'étage.
Toujours souriant, il se passa une main dans les cheveux, avant de rejoindre la cuisine pour préparer le goûter des enfants. En entrant dans la vaste cuisine, il y rencontra Sebastian. Ce dernier était complètement avachi sur la table.
- Sebastian ? Est-ce que ça va ?, s'inquiéta Harry en se rapprochant de lui.
- Je crois que je suis malade, baragouina son ami avant d'éternuer
- Oui, je crois aussi, rit Harry en se reculant tout compte fait.
- C'est pas drôle, gronda Sebastian. J'ai hyper mal au crâne. C'est atroce, gémit il. C'est venu d'un coup.
- Tu as pris un cachet ?
- Je n'ai pas eu la force de monter m'en chercher un.
- Raaaahh, grogna Harry. Ne bouge pas, je reviens, dit-il alors.
- Je suis pas prêt de bouger tu peux me croire, souffla Sebastian avant de laisser sa tête retomber entre ses bras croisés.
Argh ! Il avait vraiment mal au crâne. Il avait l'impression qu'un cheval le lui piétinait sournoisement.
- Tiens ! entendit-il.
En relevant la tête, il tomba nez-à-nez avec les mains tendus d'Harry. L'une tenait un verre d'eau et l'autre un aspirine. Il ne l'avait même pas entendu revenir.
- Merci, le remercia-t-il avant de prendre le cachet.
- De rien. Je vais préparer le goûter. Tu veux quelque chose en particulier ? demanda Harry en fouillant dans les placards.
- Oh non, merci, ça ira. Je vais comater un moment, dit-il avant de replonger sa tête dans ses bras.
Harry le regarda un moment. Affligé, il secoua la tête avant de se concentrer sur la préparation du goûter. D'ailleurs, les enfants arrivèrent dix minutes plus tard. Tous deux haussèrent les sourcils à la vue d'un Sebastian souffrant, avant de s'installer pour prendre leur goûter.
Harry sourit avant de se joindre à eux. Comme il en avait prit l'habitude, Harry écouta les enfants raconter leur journée. Harry apprit qu'Ethan avait de nouveau eu une bonne note à un devoir fait en classe et que Séraphine était invitée à l'anniversaire d'une amie à elle.
Alors que le frère et la sœur continuaient de parler, Harry se perdit de nouveau dans ses pensées. Mais avant même qu'il ne puisse se perdre un peu plus, une main se posa soudainement sur son bras le faisant sursauter. Tournant la tête, il vit le visage rouge et fiévreux de Sebastian se tourner vers lui.
- Ma tête… C'est horrible, gémit-il, avant d'éternuer de nouveau.
- Arggh ! Sebastian ! Gardes tes microbes pour toi, veux-tu, grimaça Harry avant de se détacher de son ami pour aller se laver les mains. Monte dans ta chambre. Va te reposer, lui ordonna-t-il.
- Aide-moi à me lever alors, dit son ami tout larmoyant.
- Tu ne veux pas non plus que je te porte jusqu'à ton lit !
- Pourquoi pas.
- Eh bien tu rêves.
Des petits rires se firent entendre et Harry se tourna vers les enfants. Mains devant la bouche, ils tentaient de retenir leurs pouffements de rire mais peine perdu. La tête de Sebastian et leur petite joute verbale les faisaient bien rire. À lui aussi, d'ailleurs.
- Eh ! s'exclama Sebastian. Ce n'est pas bien de se moquer d'un malade. Je suis malade vous savez, s'époumona-t-il.
- On l'avait bien compris, dit Séraphine, en roulant des yeux. Tu devrais nous épargner tes microbes et monter te reposer comme te l'a suggéré Harry.
- Ça va, ça va, grogna-t-il. Je vais vous épargner ma compagnie tout court, dit-il avant de tousser et d'éternuer en même temps.
- Et dire que j'avais nettoyé la cuisine ce matin, se plaignit Harry, une fois son ami hors de vue. Les enfants… Je vais devoir tout désinfecter de fond en comble. Si vous n'avez rien à faire, je veux bien un peu d'aide.
- Pas de problème ! acquiesça Ethan.
Séraphine regarda son frère puis Harry, avant de s'exclamer fortement, sous les regards surpris des deux garçons.
- Ouais. Détruisons les microbes de Sebastian, dit-elle vigoureusement.
Les deux garçons la fixèrent un instant avant d'éclater de rire.
- Oui ! Faisons cela, s'écria son frère, sous le vif hochement de tête d'Harry, lui aussi d'accord.
Tout compte fait, la journée allait plutôt bien se termine. Sur une note agréable mais surtout très amusante.
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Voilà voilà. J'espère vraiment que ce chapitre vous à plu.
Je sais qu'il a mit beaucoup de temps à arriver. Mais je viens d'être promu à un nouveau poste et mes horaires ont changé. Alors je vous dis pas la surcharge de travail et de fatigue qui s'imposent. Malgré tout, je trouve toujours du temps pour écrire
D'ailleurs le prochain chapitre est déjà écrit et corrigé. Et je suis en plein dans l'écriture du chapitre 22. Donc pas de souci...vous aurez bien la suite.
Petite dédicace à mon Byak qui fait toujours un merveilleux travail de correction. Plein de bisous à toi.
Je vous laisse là et je vous dis à très vite pour la suite.
Que la folie Byak' and Sha' soit avec vous !
Sha'
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