Voilà un nouveau défi qui ne sera sans doute pas plus long que deux ou trois chapitres ! Le but étant d'ajouter un couple à chaque nouveau chapitre. J'espère que cette courte histoire vous plaira et n'hésitez pas à me donner votre avis ! Nous commençons ainsi avec Faramir et Eowyn.
Bonne lecture et à bientôt au Gondor !
Chapitre 1 : L'amour d'une femme.
Eowyn, Dame du Rohan, ne s'était jamais imaginée mariée. Pour elle, son avenir n'avait été que batailles et chevauchées pour sauver son peuple. Puis elle avait rencontré le seigneur Aragorn, et elle en était tombée éperdument amoureuse. Il était tout ce qu'elle désirait, important, d'une grande prestance et d'une beauté indescriptible. Mais lorsque ses yeux se posèrent sur le capitaine et Intendant du Gondor, la jeune femme sentit son cœur battre à la chamade dans sa poitrine. Quelque chose chez cet homme poussa la guerrière à s'ouvrir et à accorder sa confiance. Un amour inconditionnel emplissait l'âme de Faramir et Eowyn en fut éblouie.
Leur relation avait tout d'abord commencé dans les jardins des maisons de guérison. Tous les deux blessés, ils avaient appris à se connaître et à s'apprécier petit à petit. Eowyn avait alors fini par ouvrir son cœur et leurs vies furent liés à jamais par les liens sacrés du mariage.
Cependant, malgré leur passion et leur amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, l'Ombre planait toujours au-dessus d'eux lorsque la nuit tombait. Bien que l'anneau ne soit détruit et la guerre terminée, les rêves des combattants n'en demeuraient pas moins troublés.
Alors qu'ils s'étaient endormis, étroitement enlacés, Eowyn se réveilla brusquement en sentant le corps pressé contre elle s'agiter et se débattre. Ouvrant les yeux, la Dame du Rohan découvrit le visage de son époux tordu de douleur.
- Faramir... Chuchota-t-elle en posant une main sur sa joue.
Le capitaine se détourna dans un gémissement et tenta de se libérer des entraves invisibles qui le retenaient prisonnier, mais il ne réussit qu'à entortiller un peu plus les draps autour de lui. Se redressant, sa femme essaya de l'aider mais il ne cessait de la rejeter, une complainte s'échappant à chaque fois de ses lèvres.
- Ce n'est qu'un cauchemar mon Amour... Murmura-t-elle à son oreille. Ce n'est pas réel.
Les sourcils froncés et la respiration rauque, le capitaine se débattit férocement contre son ennemi et bascula hors du lit avant de s'écraser dans un bruit mat sur le sol recouvert de tapis.
- Faramir ! S'écria Eowyn en se précipitant hors de la couche.
À présent réveillé, l'Intendant cherchait à se débarrasser du drap d'un geste saccadé sans vraiment voir de quoi il s'agissait, perdu dans les brumes cauchemardesques de son esprit.
- Mon Amour tout va bien. Dit la jeune femme en s'agenouillant devant lui.
Les yeux aveugles du capitaine se posèrent sur elle et la lueur de panique qui y brillait perça le cœur de la guerrière.
- Faramir tu es dans un rêve mon bien-aimé. Reviens-moi je t'en prie...
- S'il vous plaît... Supplia-t-il tandis que des larmes innondaient ses joues et se perdaient dans son habit de nuit.
- Je suis là, tout va bien. Continua la princesse en espérant ramener son époux des ténèbres de sa mémoire.
Cependant le valeureux soldat se recroquevilla sur lui-même, cherchant à se protéger de son agresseur, anéantissant un peu plus Eowyn.
- Père arrêtez...
Le sang de la Dame du Rohan ne fit qu'un tour et sans réfléchir elle attrapa le corps tremblant de Faramir qu'elle berça doucement en murmurant des paroles de réconfort.
- Eowyn...? Vint la voix brisée de l'Intendant.
- Je suis là... Je suis là mon Amour... Tout va bien. Ce n'était qu'un cauchemar. Rassura-t-elle en calant la tête de son mari dans le creux de son cou.
Elle sentit alors les bras puissants de son amant s'enrouler autour d'elle et l'agripper comme si la vie en dépendait.
- Je suis là. Répéta-t-elle. Je suis là.
Déposant un baiser sur le sommet du crâne de Faramir, elle continua de les bercer jusqu'à ce qu'enfin le cœur du Gondorien ne se calme et que sa respiration ne se fasse plus paisible.
Lorsqu'il fut assez détendu, le capitaine sentit la honte envahir tout son être et les paroles cinglantes de son père le traitant de bon à rien résonnèrent de nouveau dans son esprit.
- Je sais où tu viens de partir, mon Amour. Murmura Eowyn. Tu n'es pas faible, bien au contraire.
Elle l'entendit marmonner quelque chose dans son cou mais ne put en saisir le sens.
-Qu'est-ce que c'était ? Encouragea Eowyn.
-Rien... Souffla Faramir.
Cependant la jeune femme ne l'entendait pas de cette oreille et elle obligea son mari à relever la tête mais celui-ci refusa de la regarder dans les yeux.
- Min Léofa, regarde-moi s'il te plaît. Dit-elle en posant sa main sur la joue de son bien-aimé.
Lorsque les prunelles du capitaine croisèrent celles de la dame du Rohan, elle en fut bouleversée.
-Je... Je ne comprends pas... Pourquoi m'aimes-tu? Murmura-t-il piteusement. Je ne suis rien...
- Tu es tout mon Amour! Tu m'as sortie l'Ombre, tu m'as sauvée, sans toi je ne serai plus là ! Et je t'aime de tout mon cœur ! N'en doute jamais.
- Alors pourquoi... Pourquoi mon père ne m'a-t-il jamais aimé si tout ce que tu dis est vrai? Demanda le guerrier d'un air abattu et dévasté.
Son épouse avait entendu des rumeurs sur l'Intendant Denethor, d'horribles dires, mais jamais son mari n'avait voulu en parler. Gandalf lui avait expliqué que le père du garçon n'avait jamais été tendre avec lui et que la folie l'avait poussé à de cruels desseins. Néanmoins Eowyn se doutait quelque peu des funestes actes qu'avait pu entreprendre Denethor pour briser ainsi son propre enfant. Elle avait vite appris que son amant, malgré la force qu'il pouvait montrer, était quelqu'un de sensible et timide. C'était un homme qui acceptait d'aimer sans que l'on puisse l'aimer en retour.
- Je ne sais pas mon Amour... Mais il a fait une grave erreur.
La Dame du Rohan embrassa délicatement les lèvres de son époux, puis le sentant frissonner de froid, le guida jusqu'au lit où ils se couchèrent, les membres s'entremêlant d'eux-mêmes.
- Je t'aime Faramir et chaque jour je te prouverai que tu mérites l'amour des autres.
