Et nous voici sur le chapitre 2 de mon défi couple plus un. Nous aurons donc aujourd'hui Eowyn et Faramir, rejoint par Aragorn et sa femme qui vous découvrirez dans le récit.
Je vous laisse apprécier cette suite et n'hésitez pas à me donner votre avis !
À bientôt en Terre du Milieu !
Chapitre 2 : L'amour d'un roi.
Le lendemain de cette désastreuse nuit, le couple princier se rendit dans les jardins pour profiter du doux soleil de printemps.
L'esprit de Faramir était toujours troublé par les paroles de son père résonnant dans sa mémoire, son cauchemar ne cessant de répéter encore et encore, et de nombreuses questions se bousculaient dans sa tête. Cependant, la présence de sa femme à ses côtés l'apaisait grandement, et il serra doucement dans la sienne la main de sa compagne qui lui offrit un sourire radieux. Oui, il était chanceux d'avoir trouvé une épouse telle qu'Eowyn, forte et douce à la fois. Elle était le rayon de lumière dans son cœur empli de ténèbres et de chagrin.
Finalement, l'intendant et sa princesse s'assirent sur un banc de pierre et contemplèrent l'horizon, savourant la tranquillité de ce moment, blottis l'un contre l'autre.
Ils furent bientôt rejoint par le roi et sa reine, la dame Galadriel qui déambulaient main dans la main.
-Mon Seigneur. Salut Faramir en se levant. Ma Dame.
-Repos Faramir. Répondit Aragorn en souriant. Nul besoin de formalités.
-Bien mon Seigneur.
Eowyn ne put retenir le gloussement qui s'échappa de sa bouche et s'attira un regard outré de la part de son époux.
-Ce qu'Aragorn essaie de te dire, Min Léofa, c'est qu'il t'autorise à l'appeler par son prénom.
-Oh... Rougit alors l'Intendant.
- Puis-je vous parler un instant Faramir ? Demanda Elessar, épargnant ainsi le capitaine d'un embarras certain.
- Bien sûr, mon Seig... Aragorn.
Les deux hommes s'éloignèrent, non sans un coup d'oeil inquiet de Faramir lancé à son épouse.
- Votre mari semble tourmenté. Fit remarquer Dame Galadriel en s'asseyant aux côtés d'Eowyn.
- Je ne sais comment y remédier... Confessa la guerrière en secouant tristement la tête.
- Puis-je vous faire une confession ?
- Faites, je vous en prie.
- Lorsqu'Aragorn et moi nous sommes rencontrés, il n'était encore qu'un jeune homme. À cette époque j'étais mariée à Celeborn, nous nous aimions passionnément mais cela ne m'a pas empêché de tomber follement amoureuse de ce garçon et lui de moi. Sa bonté et sa sagesse m'ont tout de suite subjuguée et mon cœur en fut conquis. Notre amour était impossible, il était un Homme et moi une Elfe, la paix dans la Terre du Milieu était incertaine et mes pouvoirs s'avéraient instables par moment. Mais nous n'avons jamais perdu espoir. Et nous voilà aujourd'hui réunis. Mon cher Celeborn est passé dans les Terres Immortelles, et Aragorn et moi vivons heureux. Nous avons tout ceux que nous avons toujours souhaité. Conta Galadriel. L'espoir peut apparaître même quand tout semble désespéré. Ne l'oubliez pas Dame Eowyn.
La dame du Rohan tourna les yeux vers son bien-aimé et sentit son cœur se réchauffer en le voyant sourire.
- Vous réussirez à vaincre ses démons, tout comme Aragorn et moi nous aidons à nous défaire de nos peurs. Conclut l'Elfe en observant les deux hommes échanger.
- Comment allez-vous Faramir ? Demanda le roi à l'intendant.
- Bien mon Seigneur, je vous remercie.
- Faramir... Soupira Aragorn.
- Je suis navré mon Seigneur. S'empressa d'ajouter le capitaine qui sentait une soudaine vague de panique l'envahir. Je fais de mon mieux mais...
Grand-Pas posa sa main sur l'épaule de son protégé, le coupant dans ses excuses et le rôdeur tenta de ne pas se formaliser du sursaut de son prince à son approche. Il allait falloir qu'il aide son bras droit dans un futur proche, il ne pouvait supporter les regards inquiets et la tension des muscles de son capitaine lorsqu'il s'adressait à lui. Il espérait de toute son âme que Denethor brûle en enfer pour ce qu'il avait fait.
- Faramir tout va bien, respirez. Rassura-t-il en souriant d'un air bienveillant.
Le garçon rougit jusqu'à la pointe de ses oreilles, honteux de se montrer si faible devant son roi.
- Je ne suis pas Denethor, Faramir. Je ne lèverai jamais la main sur vous.
Le capitaine écarquilla les yeux devant cette déclaration. Personne n'était au courant mis à part Mithrandir et Boromir. Gandalf avait juré de n'en parler à personne car Faramir l'avait supplié de ne rien dire. Et son frère était... Il n'était plus là... Alors comment...?
- Boromir m'en a parlé. Avoua Aragorn. Il m'a confié ses craintes vis-à-vis de votre père et de son... Éducation lors de notre séjour en Lorien.
- Je méritais ce qu'il m'a fait. Répondit immédiatement l'intendant en haussant les épaules d'un geste désinvolte.
- Non Faramir. Vous ne le méritez pas. Clama le roi en raffermissant sa prise sur le Gondorien et en le regardant droit dans les yeux.
- Je... Voulut protester le prince.
Il avait mérité tout ce que son père lui avait fait subir, les coups, les brimades, les humiliations. Il n'avait jamais été un bon fils. Boromir avait été parfait, courageux, fort et discipliné. Lui n'était que faible et lâche.
- Vous ne méritiez en rien ce traitement, surtout venant de la part de votre père. Vous êtes quelqu'un d'incroyablement courageux Faramir, vos hommes vous suivent en toute confiance, vous savez maîtriser hommes et bêtes. Vous êtes formidable Capitaine.
Les prunelles du soldat brillaient d'une lueur innocente et enfantine, et Aragorn ne put s'empêcher de serrer contre lui le frère de Boromir en se jurant de le protéger comme son propre enfant.
- Tout ira bien maintenant.
Elessar s'éloigna de son Intendant et perçut le fin sourire qui étirait à présent les lèvres de son ami.
- Bien, je voulais aussi vous parler, car j'ai quelque chose d'important à vous avouer. Reprit le roi.
- Je vous écoute mon Seigneur.
Avant qu'Aragorn n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, une voix que Faramir ne connaissait que trop bien s'éleva derrière lui.
- Petit frère ?
